Yokosuka E14Y
From Wikipedia, the free encyclopedia
| E14Y | |
Deux E14Y-11 en formation. | |
| Constructeur | |
|---|---|
| Rôle | Hydravion de reconnaissance embarqué à bord de sous-marin |
| Statut | retiré du service actif |
| Premier vol | |
| Mise en service | |
| Date de retrait | |
| Nombre construits | 126 |
| Équipage | |
| 2 (pilote & observateur-mitrailleur) | |
| Motorisation | |
| Moteur | Hitachi GK2 Tempu 12 |
| Nombre | 1 |
| Type | Moteur en étoile 9 cylindres refroidis par air |
| Puissance unitaire | 340 ch |
| Dimensions | |
| Envergure | 11 m |
| Longueur | 8,54 m |
| Hauteur | 3,82 m |
| Surface alaire | 19 m2 |
| Masses | |
| À vide | 1 119 kg |
| Avec armement | 1 450 kg |
| Maximale | 1 603 kg |
| Performances | |
| Vitesse de croisière | 167 km/h |
| Vitesse maximale | 246 km/h |
| Plafond | 5 420 m |
| Rayon d'action | 880 km |
| Autonomie | 5 h |
| Charge alaire | 76,3 kg/m2 |
| Armement | |
| Interne | 1 mitrailleuse Type 92 orientable de 7,7 mm en défense |
| Externe | 2 bombes incendiaires de 30 kg |
| modifier |
|
Le Yokosuka E14Y, désigné Glen par les Alliés, était un hydravion biplace de reconnaissance embarqué sur les sous-marins de Type Junsen B suivants : I-7 à I-11 et I-15 à I-35. Utilisé par la Marine impériale japonaise, sa désignation officielle était « hydravion léger de reconnaissance Type 0 » (零式小型 水上侦察机). Le « Glen » est connu comme étant le seul appareil de l'Axe à avoir pu bombarder le territoire national des États-Unis durant le conflit.
En 1937, la Marine impériale japonaise émit, dans le cadre du développement de sa force sous-marine, la spécification 12-Shi pour un petit hydravion de reconnaissance opérant à partir de sous-marins. Cet appareil devait remplacer l'hydravion biplan Watanabe E9W (désigné « Slim » par les Alliés) conçu pour ce même rôle en 1934.
Les bureaux d'études de K.K. Watanabe Tekkosho et de l'arsenal aéronautique de Yokosuka présentèrent leurs projets fin 1937. À noter que l'arsenal aéronautique basé à Yokosuka ou 海軍航空技術廠 (Kaigun Kōkū Gijutsu-shō) étant connu sous beaucoup de noms et d'acronymes en fonction des périodes, comme Kūgi-shō (qui est la contraction de Kōkū Gijutsu-shō), la dénomination Yokosuka est privilégiée car elle se réfère à son emplacement. Watanabe proposa un développement, désigné E14W, basé sur son biplan E9W, tandis qu'Yokosuka proposait un appareil, désigné E14Y, à la conception plus moderne, avec un monoplan à ailes basses. Après analyse des projets, les prototypes de chaque firme furent mis en chantier et purent prendre leur premier envol en 1939. Les essais en vol démontrèrent la supériorité évidente du monoplan Yokosuka face à son rival biplan.
Choisi pour être produit en série, le E14Y fut construit par la firme Watanabe car Yokosuka n'avait pas la capacité industrielle pour une production de masse. Au total, 125 appareils furent produits par la K.K. Watanabe Tekkosho et un prototype par l'arsenal aéronaval de Yokosuka.
Le E14Y était donc un hydravion à flotteurs biplace de reconnaissance embarqué à bord de sous-marin. Le fuselage avait une structure mixte : l'avant avait une structure métallique tubulaire recouvert d'un alliage léger et l'arrière avait une structure en bois entoilé. Son moteur en étoile Hitachi Tempu 12 de 340 ch qui entraînait une hélice bipale à pas fixe, était cependant recouvert d'un capot NACA. Les ailes suivaient aussi le principe de construction mixte : une structure d'alliage léger et de bois entoilée. Le pilote et l'observateur étaient logés en tandem dans un habitacle fermé par une verrière commune. La défense de l'appareil était assurée par une mitrailleuse Type 92 de 7,7 mm tirant vers l'arrière et servie par l'observateur. Deux bombes incendiaires de 30 kg pouvaient être embarquées sous le fuselage.

L'hydravion était transporté démonté en douze parties dans un hangar cylindrique étanche de 1,4 m de haut, 2,4 m de large et 8,5 m de long logé devant ou derrière le kiosque d'un sous-marin des classes Junsen, Type A et Type B. Sa mise en œuvre prenait environ 10 minutes et nécessitait une grue. Son lancement était assuré par une catapulte fixe de 20 m de long placée sur le pont du submersible.
