Élections sénatoriales françaises de 2026
élections de sénateurs de la République française
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Les élections sénatoriales françaises de 2026 visent à renouveler au scrutin indirect la moitié des membres du Sénat, la chambre haute du Parlement français. Elles ont lieu le .
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| Élections sénatoriales françaises de 2026 | ||||||||||||||
| 178 des 348 sièges du Sénat | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Type d’élection | Élection sénatoriale | |||||||||||||
| Corps électoral et résultats | ||||||||||||||
| Inscrits | 93 469 | |||||||||||||
| Groupe Les Républicains | ||||||||||||||
| Sièges en 2023 | 133 | |||||||||||||
| Groupe Socialiste, Écologiste et Républicain | ||||||||||||||
| Sièges en 2023 | 64 | |||||||||||||
| Groupe Union centriste | ||||||||||||||
| Sièges en 2023 | 56 | |||||||||||||
| Groupe Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants | ||||||||||||||
| Sièges en 2023 | 22 | |||||||||||||
| Groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste – Kanaky | ||||||||||||||
| Sièges en 2023 | 18 | |||||||||||||
| Groupe Les Indépendants – République et territoires | ||||||||||||||
| Sièges en 2023 | 18 | |||||||||||||
| Groupe Écologiste – Solidarité et Territoires | ||||||||||||||
| Sièges en 2023 | 17 | |||||||||||||
| Groupe du Rassemblement démocratique et social européen | ||||||||||||||
| Sièges en 2023 | 16 | |||||||||||||
| Président du Sénat | ||||||||||||||
| Sortant | ||||||||||||||
| Gérard Larcher LR |
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| Législature élue | ||||||||||||||
| Triennat 2026-2029 | ||||||||||||||
| Site officiel des sénatoriales 2026 | ||||||||||||||
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Contexte
Élections sénatoriales de 2023

Les élections sénatoriales de septembre 2023 aboutissent à un affaiblissement de la majorité de la droite et du centre. Les principaux autres groupes stagnent, ce sont donc les groupes mineurs, notamment les écologistes et les indépendants, qui profitent de la recomposition du Sénat. Le Rassemblement national parvient à revenir au sein de la chambre haute dont il était absent depuis 2022 à la suite du départ de son seul sénateur, Stéphane Ravier, pour Reconquête, en faisant élire 3 sénateurs, ce qui reste néanmoins insuffisant pour former un groupe parlementaire[1].
Dans sa configuration précédant les élections de 2026, le Sénat est composé de 3 groupes principaux : les Républicains, les Socialistes et l'Union centriste et de 6 groupes mineurs. La chambre haute est ainsi majoritairement orientée à droite et au centre droit, Les Républicains et l'Union centriste détenant à eux seuls 189 des 348 sièges. La principale force d'opposition est incarnée par le groupe socialiste avec 65 sénateurs.
Élections européennes et législatives de 2024
Les élections européennes de 2024 ont vu l'extrême droite effectuer une percée historique[2] : d'une part le Rassemblement national parvient à dépasser la barre des 30 %, lui permettant ainsi d'obtenir 30 eurodéputés, ce qui en fait la plus grande délégation du Parlement européen[3], d'autre part Reconquête réussit à dépasser le seuil électoral de 5 %, ce qui lui permet d'être également représenté à Bruxelles et qui aboutit à la création d'un troisième groupe parlementaire d'extrême droite au sein du Parlement européen[4]. En parallèle, la liste de la coalition présidentielle s'effondre par rapport à l'élection précédente[2], perd près de la moitié de ses députés, et parvient à conserver la deuxième place d'une courte tête. Le soir même de l'annonce des résultats, le président de la République Emmanuel Macron annonce la dissolution de l'Assemblée nationale et la tenue d'élections législatives anticipées[5].
Les élections législatives de 2024 ont été marquées par une campagne particulièrement mouvementée aboutissant à de nombreux changements au sein de la classe politique française :
À gauche, les différents partis qui étaient divisés lors des européennes parviennent à se réunir au delà des limites de la NUPES en 2022 et forment ainsi le Nouveau Front populaire réunissant l'ensemble de la gauche[6] ; cependant, dans le même temps, un certain nombre de cadres de la France insoumise sont purgés du parti et se réunissent pour former l'Après[7],[8].
À droite, Les Républicains s'enfoncent dans une crise majeure à la suite de l'annonce faite par Éric Ciotti, alors président du parti, d'une alliance avec le Rassemblement national[9], sans en avoir informé, et contre la volonté des autres cadres du parti, aboutissant au départ de Ciotti des Républicains et à la création de l'Union des droites pour la République. Similairement, Marion Maréchal, alors vice-présidente de Reconquête, annonce contre l'avis d'Éric Zemmour, son soutien aux candidats de l'union RN-UDR, ce qui aboutit à son exclusion ainsi qu'à celles de 3 des 4 autres eurodéputés du parti élus quelques jours plus tôt[10].
À la suite de cette élection, l'Assemblée nationale se retrouve fracturée et sans majorité absolue. Malgré un score tout aussi historique que lors des européennes et avoir gagné le vote populaire, le RN et ses alliés ne parviennent pas à obtenir la majorité[11],[12]. De la même manière, les groupes parlementaires issus du NFP enregistrent une augmentation de leur nombre de sièges, mais ne parviennent à obtenir qu'une majorité relative[11]. Enfin la coalition présidentielle note un recul important, perd sa majorité relative de 2022[11] et se retrouve obligée de s'appuyer sur les députés Républicains afin de rester la force principale de la chambre basse[13]. Le pays connait alors une période de forte instabilité politique illustrée notamment par la censure du gouvernement Barnier le 4 décembre 2024[14] et la chute du gouvernement Bayrou le 8 septembre 2025[15].
Élections municipales de 2026
Les élections sénatoriales de 2026 prennent place six mois après les municipales de la même année. La très grande majorité des 162 000 grands électeurs français étant issus des conseils municipaux[16], leur composition a dès lors un impact important sur le scrutin sénatorial[17].
Modalités

Dates
Ces élections se tiennent le [18], les sénateurs étant élus pour une durée de six ans à partir du [19] et les précédentes élections ayant eu lieu le .
Mode de scrutin
Le Sénat français est composé de 348 sièges pourvus au suffrage universel indirect pour une durée de six ans mais renouvelés par moitié tous les trois ans[19],[20]. Les élections de 2026 visent ainsi à élire les 178 sénateurs correspondant à la série 2[21].
Les sénateurs sont élus dans des circonscriptions correspondant aux départements[22] (en tant que circonscriptions administratives), aux collectivités d'outre-mer, à la Nouvelle-Calédonie et aux Français établis hors de France (ces derniers constituent une circonscription unique à l'échelle mondiale, renouvelant ses sièges par moitié tous les trois ans), réparties en deux séries (en 2026, ce sont les circonscriptions de la série 2 qui votent). Le système électoral utilisé dépend du nombre de sièges qui y sont à pourvoir.
Dans les circonscriptions désignant un ou deux sénateurs, ceux-ci sont élus au scrutin majoritaire obligatoire à deux tours. Est élu le candidat qui réunit la majorité absolue des suffrages exprimés et les voix d'un quart des électeurs inscrits dans la circonscription. À défaut, un second tour est organisé. Celui qui remporte le plus de voix au second tour est déclaré élu[23].
Pour les circonscriptions désignant trois sénateurs ou plus, il est fait recours au scrutin proportionnel plurinominal. Les électeurs votent pour des listes de candidats, et les sièges sont répartis après dépouillement des suffrages aux différentes listes en proportion de leurs parts des voix, suivant la règle de la plus forte moyenne, sans panachage ni vote préférentiel[24],[25].
Collège électoral
Les élections sénatoriales sont un scrutin indirect, cela signifie que seuls les grands électeurs sont appelés à voter lors de cette élection.
Dispositions de droit commun
Ces dispositions s'appliquent aux départements de l'Hexagone, à l'exception des départements suivants : Corse-du-Sud, Haute-Corse, Bas-Rhin, Haut-Rhin et Rhône.
Sont membres du collège électoral[26] :
- les députés et les sénateurs élus dans le département concerné (selon les départements : 1 à 21 députés et 1 à 11 sénateurs) ;
- les conseillers régionaux élus dans la section départementale correspondant au département concerné (selon les départements : 4 à 69 élus) ;
- les conseillers départementaux du département concerné (selon les départements : 18 à 82 élus) ;
- les délégués des conseils municipaux du département concerné.
Dispositions spéciales applicables aux départements de la Corse-du-Sud et de la Haute-Corse
Sont membres du collège électoral[27] :
- les députés et les sénateurs élus dans le département concerné (2 députés et 1 sénateur dans chaque département) ;
- les conseillers de l'Assemblée de Corse, ainsi répartis : 29 élus pour la Corse-du-Sud et 34 élus pour la Haute-Corse ;
- les délégués des conseils municipaux du département concerné.
Dispositions spéciales applicables aux départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin
Sont membres du collège électoral[28] :
- les députés et les sénateurs élus dans le département concerné (Bas-Rhin : 9 députés et 5 sénateurs / Haut-Rhin : 6 députés et 4 sénateurs) ;
- les conseillers régionaux du Grand Est élus dans la section départementale correspondant à la Collectivité européenne d'Alsace, ainsi répartis après les élections régionales de 2021 : 36 élus pour le Bas-Rhin et 25 élus pour le Haut-Rhin ;
- les conseillers départementaux d'Alsace élus dans les cantons situés dans le département concerné (46 élus dans le Bas-Rhin et 34 élus dans le Haut-Rhin) ;
- les délégués des conseils municipaux du département concerné.
Dispositions spéciales applicables au département du Rhône
Sont membres du collège électoral[29] :
- les députés et les sénateurs du Rhône (14 députés et 7 sénateurs) ;
- les conseillers régionaux d'Auvergne-Rhône-Alpes élus dans les sections départementales correspondant au Rhône (12 élus) et à la Métropole de Lyon (29 élus) ;
- les conseillers départementaux du Rhône (26 élus) et les conseillers métropolitains de Lyon (150 élus) ;
- les délégués des conseils municipaux du Rhône et de la Métropole de Lyon.
Dispositions spéciales applicables à la Guyane
Sont membres du collège électoral[26] :
- les députés et les sénateurs de la Guyane (2 députés et 2 sénateurs) ;
- les conseillers à l'assemblée de Guyane (55 élus) ;
- les délégués des conseils municipaux de la Guyane.
Dispositions spéciales applicables à Saint-Barthélemy et à Saint-Martin
Sont membres du collège électoral[30] :
- le député de Saint-Barthélemy et de Saint-Martin et le sénateur élu dans la collectivité concernée ;
- les conseillers territoriaux de la collectivité concernée (19 élus dans chaque collectivité).
Dispositions spéciales applicables à Wallis-et-Futuna
Sont membres du collège électoral[31] :
- le député et le sénateur de Wallis-et-Futuna ;
- les membres de l'assemblée territoriale des îles Wallis et Futuna (20 élus).
Dispositions spéciales applicables à la Polynésie française
Sont membres du collège électoral[31] :
- les députés et les sénateurs de la Polynésie française (3 députés et 2 sénateurs) ;
- les membres de l'assemblée de la Polynésie française (57 élus) ;
- les délégués des conseils municipaux de la Polynésie française.
Dispositions applicables aux sénateurs représentant les Français établis hors de France
Sont membres du collège électoral[32] :
- les députés et les sénateurs des Français établis hors de France (12 députés et 12 sénateurs) ;
- les conseillers des Français de l'étranger (433 élus) ;
- les délégués consulaires (77 élus).
Répartition des sénateurs
- Répartition des départements et territoires français par série et mode de scrutin :
- Série 2 avec scrutin majoritaire.
- Série 2 avec scrutin proportionnel.
- Série 1 (non concernée par l'élection de 2026).
Le nombre de sénateurs par territoire est défini en fonction de sa population.
| N° | Département | Sièges |
|---|---|---|
| 01 | Ain | 3 |
| 02 | Aisne | 3 |
| 03 | Allier | 2 |
| 04 | Alpes de Haute-Provence | 1 |
| 05 | Hautes-Alpes | 1 |
| 06 | Alpes-Maritimes | 5 |
| 07 | Ardèche | 2 |
| 08 | Ardennes | 2 |
| 09 | Ariège | 1 |
| 10 | Aube | 2 |
| 11 | Aude | 2 |
| 12 | Aveyron | 2 |
| 13 | Bouches-du-Rhône | 8 |
| 14 | Calvados | 3 |
| 15 | Cantal | 2 |
| 16 | Charente | 2 |
| 17 | Charente-Maritime | 3 |
| 18 | Cher | 2 |
| 19 | Corrèze | 2 |
| 2A | Corse-du-Sud | 1 |
| 2B | Haute-Corse | 1 |
| 21 | Côte-d'Or | 3 |
| 22 | Côtes-d'Armor | 3 |
| 23 | Creuse | 2 |
| 24 | Dordogne | 2 |
| 25 | Doubs | 3 |
| 26 | Drôme | 3 |
| 27 | Eure | 3 |
| 28 | Eure-et-Loir | 3 |
| 29 | Finistère | 4 |
| 30 | Gard | 3 |
| 31 | Haute-Garonne | 5 |
| 32 | Gers | 2 |
| 33 | Gironde | 6 |
| 34 | Hérault | 4 |
| 35 | Ille-et-Vilaine | 4 |
| 36 | Indre | 2 |
| N° | Départements | Sièges |
|---|---|---|
| 37 | Indre-et-Loire | 3 |
| 38 | Isère | 5 |
| 39 | Jura | 2 |
| 40 | Landes | 2 |
| 41 | Loir-et-Cher | 2 |
| 42 | Loire | 4 |
| 43 | Haute-Loire | 2 |
| 44 | Loire-Atlantique | 5 |
| 45 | Loiret | 3 |
| 46 | Lot | 2 |
| 47 | Lot-et-Garonne | 2 |
| 48 | Lozère | 1 |
| 49 | Maine-et-Loire | 4 |
| 50 | Manche | 3 |
| 51 | Marne | 3 |
| 52 | Haute-Marne | 2 |
| 53 | Mayenne | 2 |
| 54 | Meurthe-et-Moselle | 4 |
| 55 | Meuse | 2 |
| 56 | Morbihan | 3 |
| 57 | Moselle | 5 |
| 58 | Nièvre | 2 |
| 59 | Nord | 11 |
| 60 | Oise | 4 |
| 61 | Orne | 2 |
| 62 | Pas-de-Calais | 7 |
| 63 | Puy-de-Dôme | 3 |
| 64 | Pyrénées-Atlantiques | 3 |
| 65 | Hautes-Pyrénées | 2 |
| 66 | Pyrénées-Orientales | 2 |
| 67 | Bas-Rhin | 5 |
| 68 | Haut-Rhin | 4 |
| 69 | Rhône | 7 |
| 70 | Haute-Saône | 2 |
| 71 | Saône-et-Loire | 3 |
| 72 | Sarthe | 3 |
| 73 | Savoie | 2 |
| N° | Départements | Sièges |
|---|---|---|
| 74 | Haute-Savoie | 3 |
| 75 | Paris | 12 |
| 76 | Seine-Maritime | 6 |
| 77 | Seine-et-Marne | 6 |
| 78 | Yvelines | 6 |
| 79 | Deux-Sèvres | 2 |
| 80 | Somme | 3 |
| 81 | Tarn | 2 |
| 82 | Tarn-et-Garonne | 2 |
| 83 | Var | 4 |
| 84 | Vaucluse | 3 |
| 85 | Vendée | 3 |
| 86 | Vienne | 2 |
| 87 | Haute-Vienne | 2 |
| 88 | Vosges | 2 |
| 89 | Yonne | 2 |
| 90 | Territoire de Belfort | 1 |
| 91 | Essonne | 5 |
| 92 | Hauts-de-Seine | 7 |
| 93 | Seine-Saint-Denis | 6 |
| 94 | Val-de-Marne | 6 |
| 95 | Val-d'Oise | 5 |
| 971 | Guadeloupe | 3 |
| 972 | Martinique | 2 |
| 973 | Guyane | 2 |
| 974 | La Réunion | 4 |
| 975 | Saint-Pierre-et-Miquelon | 1 |
| 976 | Mayotte | 2 |
| 977 | Saint-Barthélemy | 1 |
| 978 | Saint-Martin | 1 |
| 986 | Wallis et Futuna | 1 |
| 987 | Polynésie française | 2 |
| 988 | Nouvelle-Calédonie | 2 |
| Français de l'étranger série 1 | 6 | |
| Français de l'étranger série 2 | 6 | |
| TOTAL | 348 |
- Série 2 avec scrutin majoritaire.
- Série 2 avec scrutin proportionnel.
- Série 1 (non concernée par l'élection de 2026).
Enjeux
À l'approche du scrutin, et à la suite du renouvellement du collège électoral lors des élections municipales du mois de mars, les différents groupes sénatoriaux et partis politiques affichent des objectifs différents.
Groupe Les Républicains
Alors que le principal groupe du Sénat projetait de perdre 9 à 10 sièges avant la tenue des élections municipales, les Républicains ont depuis revu leurs estimations, réduisant le recul entre 3 et 5 sièges. Roger Karoutchi, sénateur des Hauts-de-Seine, précise toutefois que « tout va dépendre de l’unité des candidats, le fait de ne pas avoir de divisions à l’intérieur de la droite, etc. », et compte compenser les pertes infligées par le Rassemblement national et l'UDR en capitalisant « sur les divisions de la gauche »[33]. Par ailleurs, le parti compte également sur des gains potentiels, notamment en Haute-Vienne et dans le Doubs, où il est parvenu à prendre Limoges et Besançon lors des municipales, afin de compenser ses pertes[34].
Groupe Socialiste, Écologiste et Républicain
Le groupe socialiste, principale force d'opposition de la chambre haute, affiche pour objectif de rester la deuxième force du Sénat. Afin d'atteindre cet objectif, le parti souhaite mettre en place d'une stratégie électorale visant « l’union de la gauche et des écologistes dans tous les départements concernés par le renouvellement de 2026 »[35].
Groupe Union centriste
L'Union centriste affiche pour ce scrutin un objectif de stabilité, Hervé Marseille, son président, indique en mars 2026 au lendemain des municipales qu'« il y aura globalement une forme de stabilité, car il y a des gains qui compensent les défaites »[33]. Il n'exclut toutefois pas la possibilité de devenir le deuxième groupe de la Haute Chambre en passant devant les socialistes[36].
Groupe Les Indépendants – République et territoires
Lors de cette élection, le groupe LIRT ne fait pas partie de ceux risquant la disparition puisque seul 9 des 20 sénateurs du groupe voient leurs sièges êtres remis en jeu, leur assurant ainsi de ne pas tomber sous la barre des 10 sénateurs nécessaires pour former un groupe. Son président, Claude Malhuret, estime que le groupe « devrait être dans la stabilité et [...] espère une légère progression »[37]. Bien qu'écartant l'idée d'un intergroupe ou d'une fusion, le groupe affiche néanmoins une volonté de se rapprocher de la majorité sénatoriale, composée des Républicains et de l'Union Centriste, et envisage potentiellement d'y entrer[37].
Groupe Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants
Pour le groupe RDPI, la fin de la mandature est surtout marquée par le décès de son président François Patriat, un mois avant le scrutin. Ce dernier avait néanmoins confié que, malgré le risque théorique pour le groupe de disparaître, puisque 11 des 19 sièges détenus par le groupe sont en jeu lors de ce scrutin, il était plutôt confiant, estimant que le groupe comptera « entre 16 et 20 membres »[38]. La succession de la présidence du groupe et l'anticipation des évolutions à la suite de l'élection présidentielle, et donc du départ d'Emmanuel Macron, sont les principales préoccupation des membres du groupe, ceux-ci écartant la possibilité d'une fusion, mais évoquant la possibilité d'un intergroupe rassemblant le socle commun[38].
Groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste – Kanaky
Bien que réduit en nombre de sénateurs, le groupe CRCE-K aborde ces élections avec sérénité dans la mesure ou seuls 4 de leurs 18 sièges sont en jeu lors des ce scrutin, il ne risque ainsi pas la disparition en passant sous la barre des 10 sénateurs[39]. Ainsi, le groupe affiche un objectif de stabilité, visant à renouveler les sortants à leurs postes, voire même une possible progression en espérant obtenir un siège dans le Gard en raison de la prise de Nîmes lors des municipales précédentes[39].
Groupe du Rassemblement démocratique et social européen
Lors de ces élections, le groupe RDSE voit 9 de ses 17 sièges être remis en jeu, risquant ainsi théoriquement la disparition s'il venait à passer sous la barre des 10 sénateurs. Toutefois, Maryse Carrère, présidente du groupe, indique en juin 2026 qu'elle n'a « pas d’inquiétude sur la pérennité du groupe »[40]. Au contraire, elle indique que le groupe vise « la stabilité, voire gagner un petit peu », faisant remarquer que le groupe est le plus ancien du Sénat, présent depuis 135 ans, et qu'il est plutôt dans une pente montante depuis quelques années, le groupe réunissant 14 sénateurs en 2020, 16 en 2023 et 17 à la veille de ce scrutin[40].
Groupe Écologiste – Solidarité et Territoires
En raison de la perte de Bordeaux, de Strasbourg et de la métropole de Lyon lors des élections municipales et métropolitaines de mars 2026, le groupe écologiste, fort de 16 sénateurs dont 7 renouvelables, affiche un objectif de limitations des pertes mais ne se considère « pas en sursis »[41]. Guillaume Gontard, président du groupe, déclare en juin 2026 « si on arrive à stabiliser et être à 14-15 sénateurs, ce serait quelque chose de très bien »[41]. Pour atteindre cet objectif, le parti espère s'appuyer sur des accord notamment avec le Parti socialiste, permettant ainsi d'obtenir des sièges ailleurs, afin de compenser les pertes des sièges obtenus en 2020 suite à la vague verte des municipales de l'époque[41].
Rassemblement national
En partant de 3 sénateurs déjà présents dans l'hémicycle qui ne seront renouvelés qu'en 2029, le Rassemblement national compte capitaliser sur la percée réalisée lors des municipales pour atteindre la barre des 10 sénateurs permettant de former un groupe[42]. Le parti affiche l'objectif d'occuper entre « 9 et 13 sièges » au total après le scrutin, auxquels viendraient s'ajouter les sénateurs de l'Union des droites pour la République, attendus dans les Alpes-Maritimes[42]. De plus, le RN espère que quelques sénateurs transfuges des Républicains, notamment des sénateurs « qui ne sont pas nécessairement encartés au groupe LR », c'est à dire des apparentés et des rattachés, les rejoindront une fois le quota atteint[42].
La France insoumise
Pour la France insoumise, l'objectif affiché est de réussir à entrer au palais du Luxembourg, dont le parti reste jusqu'alors exclu[43],[44],[45]. Pour ce faire, le parti compte s'appuyer sur la percée réalisée lors des municipales[44], principalement dans le Rhône, où un accord avec les Écologistes avait été espéré dans un premier temps[44], mais n'a finalement pas abouti, obligeant le parti de gauche radicale à se présenter seul[45], mais également dans d'autres départements comme la Haute-Garonne où la liste de François Piquemal a réussi à s'imposer comme force majeure à Toulouse[44].
Résultats
Résultats par nuance
| Nuance[46] | Scrutin proportionnel | Scrutin majoritaire | Sièges totaux |
+/- | ||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Premier tour | Second tour | Total | ||||||||||||
| Voix | % | Élus | Voix | % | Élus | Voix | % | Élus | ||||||
| Divers droite | DVD | 13 691 | 21,61 | 34 | 7 465 | 16,75 | 7 | 2 721 | 19,23 | 5 | 12 | 46 | ||
| Les Républicains | LR | 6 052 | 9,55 | 16 | 10 152 | 22,78 | 16 | 1 437 | 10,15 | 1 | 17 | 33 | ||
| Divers centre | DVC | 7 769 | 12,26 | 13 | 3 895 | 8,74 | 6 | 1 507 | 10,65 | 3 | 9 | 22 | ||
| Divers gauche | DVG | 6 804 | 10,74 | 12 | 2 882 | 6,47 | 1 | 1 324 | 9,36 | 2 | 3 | 15 | ||
| Union à gauche | UG | 7 333 | 11,58 | 13 | 13 | |||||||||
| Parti socialiste | SOC | 971 | 1,53 | 2 | 6 034 | 13,54 | 4 | 2 977 | 21,04 | 3 | 7 | 9 | ||
| Union à droite | UD | 3 495 | 5,52 | 6 | 6 | |||||||||
| Union au centre | UC | 2 417 | 3,82 | 6 | 6 | |||||||||
| Rassemblement national | RN | 5 086 | 8,03 | 5 | 2 696 | 6,05 | 0 | 785 | 5,55 | 0 | 0 | 5 | ||
| Union de l'extrême droite | UXD | 2 051 | 3,24 | 4 | 4 | Nv. | ||||||||
| Horizons | HOR | 422 | 0,67 | 1 | 1 205 | 2,70 | 1 | 832 | 5,88 | 2 | 3 | 4 | Nv. | |
| Les Écologistes | VEC | 1 471 | 2,32 | 2 | 699 | 1,57 | 0 | 28 | 0,20 | 0 | 0 | 2 | ||
| Union des droites pour la République | UDR | 1 081 | 1,71 | 2 | 643 | 1,44 | 0 | 534 | 3,77 | 0 | 0 | 2 | Nv. | |
| Parti communiste français | COM | 976 | 1,54 | 1 | 1 799 | 4,04 | 1 | 104 | 0,73 | 0 | 0 | 2 | ||
| Union des démocrates et indépendants | UDI | 98 | 0,15 | 0 | 1 507 | 3,38 | 1 | 673 | 4,76 | 1 | 2 | 2 | ||
| Divers | DIV | 801 | 1,26 | 1 | 703 | 1,58 | 0 | 274 | 1,94 | 1 | 1 | 2 | ||
| La France insoumise | FI | 2 003 | 3,16 | 1 | 1 168 | 2,62 | 0 | 374 | 2,64 | 0 | 0 | 1 | ||
| Renaissance | REN | 1 048 | 2,35 | 1 | 345 | 2,44 | 0 | 1 | 1 | |||||
| Parti radical de gauche | RDG | 698 | 1,57 | 1 | 221 | 1,56 | 0 | 1 | 1 | |||||
| Régionaliste | REG | 113 | 0,18 | 0 | 649 | 1,46 | 1 | 1 | 0,01 | 0 | 1 | 1 | ||
| Parti radical | PR | 607 | 1,43 | 1 | 1 | 1 | Nv. | |||||||
| Droite souverainiste | DSV | 183 | 0,41 | 0 | 15 | 0,11 | 0 | 0 | 0 | Nv. | ||||
| Extrême droite | EXD | 387 | 0,61 | 0 | 130 | 0,31 | 0 | 0 | 0 | |||||
| Reconquête | REC | 170 | 0,27 | 0 | 14 | 0,03 | 0 | 0 | 0 | Nv. | ||||
| Divers écologiste | ECO | 136 | 0,21 | 0 | 310 | 0,70 | 0 | 0 | 0 | |||||
| Génération.s | GEN | 73 | 0,17 | 0 | 0 | 0 | Nv. | |||||||
| Mouvement démocrate | MDM | 19 | 0,03 | 0 | 0 | |||||||||
| Suffrages exprimés | 63 677 | 98,86 | 25 786 | 96,87 | 10 911 | 97,57 | ||||||||
| Votes blancs | 419 | 0,65 | 450 | 1,69 | 143 | 1,28 | ||||||||
| Votes nuls | 318 | 0,49 | 383 | 1,44 | 129 | 1,15 | ||||||||
| Total | 64 414 | 100 | 119 | 26 619 | 100 | 41 | 11 183 | 100 | 18 | 59 | 178 | |||
| Abstentions | 833 | 1,28 | 395 | 1,46 | 180 | 1,58 | ||||||||
| Inscrits / participation | 65 247 | 98,72 | 27 014 | 98,54 | 11 383 | 98,42 | ||||||||
Sièges par groupe
| Groupes parlementaires | Sièges | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Total avant |
En jeu |
Élus | Total après |
+/- | ||
| Les Républicains (REP) | 131 | 77 | ||||
| Socialiste, Écologiste et Républicain (SER) | 64 | 30 | ||||
| Union centriste (UC) | 59 | 30 | ||||
| Les Indépendants – République et territoires (LIRT) | 20 | 9 | ||||
| Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants (RDPI) | 19 | 11 | ||||
| Communiste Républicain Citoyen et Écologiste – Kanaky (CRCE-K) | 18 | 4 | ||||
| Rassemblement démocratique et social européen (RDSE) | 17 | 9 | ||||
| Écologiste – Solidarité et Territoires (GEST) | 16 | 7 | ||||
| Rassemblement national | Groupe créé | Nv. | ||||
| Réunion administrative des sénateurs ne figurant sur la liste d'aucun groupe (RASNAG) | 4 | 1 | ||||
| Total | 348 | 178 | 178 | 348 | ||
Présidences de groupes
| Groupes parlementaires | Présidents de groupe | ||
|---|---|---|---|
| Sortants | Élus | ||
| Les Républicains (REP) | Mathieu Darnaud | ||
| Socialiste, Écologiste et Républicain (SER) | Patrick Kanner | ||
| Union centriste (UC) | Hervé Marseille | ||
| Les Indépendants – République et territoires (LIRT) | Claude Malhuret | ||
| Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants (RDPI) | Vacant | ||
| Communiste Républicain Citoyen et Écologiste – Kanaky (CRCE-K) | Cécile Cukierman | ||
| Rassemblement démocratique et social européen (RDSE) | Maryse Carrère | ||
| Écologiste – Solidarité et Territoires (GEST) | Guillaume Gontard[47] | Mélanie Vogel[48] | |
| Rassemblement national | Groupe créé | Edwige Diaz[49] | |
| Réunion administrative des sénateurs ne figurant sur la liste d'aucun groupe (RASNAG) | Délégué : Christopher Szczurek | ||
| Président du Sénat | Gérard Larcher (LR) | ||
Résultats par département
Parlementaires élus sénateurs
Huit députés et un député européen sont élus sénateurs lors du scrutin[133]. Les députés élus sénateurs cessent d'appartenir à l'Assemblée nationale et sont remplacés par leur suppléant, tandis que le député européen est remplacé par le candidat suivant de sa liste.
| Chambre | Parlementaire élu sénateur | Parti | Circonscription | Remplaçant | Parti[134] | Date de prise de fonctions du remplaçant | ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Assemblée nationale | Valérie Bazin-Malgras | LR | Aube (2e) | Bernard de la Hamayde[135] | LR | À préciser | ||
| Christophe Plassard | HOR | Charente-Maritime (5e) | Vanessa Parent[136] | HOR | ||||
| Loïc Kervran | HOR | Cher (3e) | Emmanuel Riotte[137] | HOR | ||||
| Sylvie Josserand | RN | Gard (6e) | Laurence Gardet[138] | RN | ||||
| Edwige Diaz | RN | Gironde (11e) | Christine Dumas[139] | RN | ||||
| Manon Bouquin | RN | Hérault (4e) | Benoit Gilhet[140] | RN | ||||
| Gabriel Amard | LFI | Rhône (6e) | Melouka Hadj-Mimoune[141] | PS | ||||
| Frank Giletti | RN | Var (6e) | Muriel Fiol[142] | RN | ||||
| Parlement européen | Laurent Castillo | UDR | France | Brice Hortefeux (suivant de la liste LR de 2024)[143] | LR | |||