Nathalie Delattre
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| Nathalie Delattre | ||
Nathalie Delattre en 2025. | ||
| Fonctions | ||
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| Sénatrice française | ||
| En fonction depuis le (5 mois et 19 jours) |
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| Circonscription | Gironde | |
| Groupe politique | RDSE | |
| Prédécesseur | Mireille Conte-Jaubert | |
| – (7 ans et 20 jours) |
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| Élection | 27 septembre 2020 | |
| Circonscription | Gironde | |
| Groupe politique | RDSE | |
| Prédécesseur | Xavier Pintat | |
| Successeur | Mireille Conte-Jaubert | |
| Présidente du Parti radical[1] | ||
| En fonction depuis le (1 an, 6 mois et 28 jours) |
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| Élection | 19 octobre 2025 | |
| Prédécesseur | Laurent Hénart | |
| Conseillère municipale de Bordeaux | ||
| En fonction depuis le (18 ans, 1 mois et 11 jours) |
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| Élection | 9 mars 2008 | |
| Réélection | 23 mars 2014 28 juin 2020 |
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| Maire | Alain Juppé Nicolas Florian Pierre Hurmic |
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| Ministre déléguée chargée du Tourisme | ||
| – (9 mois et 17 jours) |
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| Président | Emmanuel Macron | |
| Premier ministre | François Bayrou | |
| Ministre | Éric Lombard | |
| Gouvernement | Bayrou | |
| Prédécesseur | Marina Ferrari | |
| Successeur | Serge Papin | |
| Ministre déléguée chargée des Relations avec le Parlement | ||
| – (3 mois et 2 jours) |
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| Président | Emmanuel Macron | |
| Premier ministre | Michel Barnier | |
| Gouvernement | Barnier | |
| Prédécesseur | Marie Lebec | |
| Successeur | Patrick Mignola | |
| Secrétaire générale du Parti radical[a] | ||
| – (10 ans, 2 mois et 23 jours) |
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| Avec | Guillaume Lacroix (2017-2019) | |
| Président | Laurent Hénart Sylvia Pinel (2017-2019) |
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| Prédécesseur | Laurent Hénart | |
| Vice-présidente du Sénat | ||
| – (2 ans, 11 mois et 25 jours) |
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| Président | Gérard Larcher | |
| Prédécesseur | Jean-Marc Gabouty | |
| Successeur | Pierre Ouzoulias | |
| Conseillère régionale de Nouvelle-Aquitaine | ||
| – (1 an, 10 mois et 5 jours) |
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| Élection | 13 décembre 2015 | |
| Président | Alain Rousset | |
| Adjointe au maire de Bordeaux | ||
| – (9 ans, 6 mois et 25 jours) |
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| Élection | 14 mars 2008 | |
| Maire | Alain Juppé | |
| Biographie | ||
| Date de naissance | ||
| Lieu de naissance | Aubervilliers (France) | |
| Nationalité | Française | |
| Parti politique | PRV (depuis 1989) UDF (1989-2002) UDI (2012-2017) MR (2017-2021) |
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| Diplômée de | IEJE de Périgueux | |
| Profession | Viticultrice | |
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Nathalie Delattre, née le à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), est une femme politique française.
À partir de 2008, elle est conseillère municipale de Bordeaux. Elle est élue sénatrice de la Gironde en 2017 et occupe une vice-présidence du Sénat de 2020 à 2023 puis en 2024, elle devient présidente du plus vieux parti de France, le Parti radical.
Dans le gouvernement Barnier, formé en 2024, elle est ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée des Relations avec le Parlement. Puis elle est ministre déléguée chargée du Tourisme au sein du gouvernement Bayrou jusqu'au .
Nathalie Delattre grandit à Périgueux (Dordogne). Elle passe ses années de lycée au lycée Laure-Gatet[2].
Elle abandonne ses études en cours d'année de maîtrise de droit à l'université Lumière Lyon II.[réf. nécessaire]
En 2002, elle opère une reconversion professionnelle et s'installe sur un vignoble en friche de 3,3 ha, le domaine de Bellevue à Langoiran. En 2006, elle obtient un diplôme universitaire d'aptitude à la dégustation (DUAD) des vins[2].
À partir de 2003 elle s’implique, avec son compagnon, dans une exploitation viticole à Langoiran, en AOC Cadillac dans le Bordelais[3].
En 2004, elle devient présidente de VMEH Gironde[4].
Nathalie Delattre est en 2020 la compagne de Jean-François Boras (1963), viticulteur, maire de Langoiran depuis 2014 et vice-président de la Communauté de communes des Portes de l'Entre-Deux-Mers[5],[6].
Parcours politique
En 2002, elle est candidate aux élections législatives dans la première circonscription de la Dordogne, avec l'investiture du Parti radical, de l'UMP et de l'UDF. Elle est battue au second tour avec 48,7 % des voix face au député sortant, Michel Dasseux (PS).
Engagement en Gironde avec Alain Juppé

Nathalie Delattre est candidate aux élections législatives de 2007 dans la quatrième circonscription de la Gironde (Lormont, Cenon, Tresses). Elle est à nouveau battue avec 40,5 % au second tour face à la socialiste sortante, Conchita Lacuey.
À partir de 2008, Nathalie Delattre est élue à la ville de Bordeaux, aux côtés d'Alain Juppé, qui la nomme maire adjointe du quartier Bordeaux maritime[7] et est élue conseillère communautaire à la communauté urbaine de Bordeaux (devenue Bordeaux Métropole). La même année, elle est candidate aux élections cantonales dans le canton de Bordeaux-1 (Centre), où elle parvient à se qualifier au second tour, mais est battue par le conseiller général sortant, Philippe Dorthe.
En , elle est candidate aux élections sénatoriales sur la liste « Unis pour la Gironde », en 4e position. Cette liste obtiendra 47,80 % des suffrages exprimés[8].
En , Nathalie Delattre est élue conseillère régionale UDI de Nouvelle-Aquitaine. Elle devient vice-présidente du groupe Union des démocrates et indépendants[9], présidé par le maire d'Agen, Jean Dionis du Séjour. Au nom du groupe, ils portent tous deux plainte à Bordeaux contre les irrégularités constatées par la Chambre régionale des comptes dans l'affaire de la gestion des comptes de l'ancienne région Poitou-Charentes[10].
Aux élections municipales de 2020 à Bordeaux, elle est colistière de Nicolas Florian, maire sortant ; elle est réélue conseillère municipale au second tour, dans un contexte marqué par la victoire de Pierre Hurmic à la mairie de Bordeaux. Elle est également élue conseillère métropolitaine.
Au sein du Parti radical
Membre du Parti radical depuis 1989, elle est membre du comité exécutif du parti depuis 1991[réf. nécessaire].

En 2003, elle devient vice-présidente nationale du Parti Radical. Elle est à la tête de la fédération du Parti Radical de la Gironde de 2010 à 2015.
Après le retrait de Jean-Louis Borloo pour raisons de santé, elle est élue, en , secrétaire générale du Parti radical[11], aux côtés de Laurent Hénart, le ticket Hénart-Delattre ayant obtenu 61 % des voix face à Rama Yade.
En , elle devient présidente de la fédération girondine de l'Union des démocrates et indépendants (UDI), fondée par Jean-Louis Borloo et dont le Parti radical est membre fondateur.
Elle devient présidente par interim du Parti radical le , succédant à Laurent Hénart, qui occupait cette fonction depuis dix ans[12]. Lors des élections interne de 2025, elle se présente à la présidence du Parti Radical face à Dominique Faure, également ancienne ministre et candidate[13] et est élue avec 65,30% des suffrages[14].
Sénatrice de Gironde et vice-présidente du Sénat
Le , elle devient sénatrice de la Gironde à la suite de la démission de Xavier Pintat, l'un des 41 sénateurs à avoir choisi de privilégier ses mandats locaux en vertu de la loi du sur le non-cumul des mandats en France[15],[16]. Nathalie Delattre quitte dès lors ses fonctions d'adjointe au maire de Bordeaux et de conseillère régionale pour rejoindre la Chambre haute. Elle conserve ses mandats de conseillère municipale et métropolitaine de Bordeaux.
Fin 2018, elle est élue co-présidente de l'Association nationale des élus de la vigne et du vin (Anev) aux côtés de Didier Paris, député de Côte-d'Or[17].
Dans le cadre de la réunion du Parti radical et du Parti radical de gauche au sein du Mouvement radical (MR), dont elle est co-secrétaire générale, elle choisit alors de siéger au Sénat au sein du groupe historique des radicaux comme vice-présidente du groupe du Rassemblement démocratique et social européen (RDSE).


Elle introduit un nouveau dispositif, la convention judiciaire d'intérêt public (CJIP), qui a permis, en , de contraindre Google à verser un milliard d'euros à l'État français[18].
En , elle défend — à l'occasion du projet de loi relatif à l'engagement dans la vie locale et à la proximité de l'action publique — sa proposition visant à instituer un médiateur territorial dans certains collectivités territoriales aux fins d'éviter, lorsque c'est possible, les recours judiciaires et favoriser le règlement des différends au niveau local[19]. Sa proposition a été adoptée par le Parlement et a permis d'introduire dans le droit français un cadre législatif pour développer cette pratique au sein des collectivités territoriales.
Nathalie Delattre est nommée, à l'automne 2019, présidente de la commission d'enquête sénatoriale sur la radicalisation islamiste et les moyens de la combattre[20].
Pour cet engagement, Nathalie Delattre est récompensée en , avec Jacqueline Eustache-Brinio, par le prix de sénatrice de l'année, accordé par le jury du Trombinoscope[21].
En 2020, Nathalie Delattre est élue sénatrice de la Gironde et devient vice-présidente du Sénat[22],[23],[24].
Le , la proposition de loi de la sénatrice concernant les agressions envers les élus est adoptée à l'unanimité au Sénat avec avis favorable de Dominique Faure, ministre de l'époque. Elle vise à permettre aux associations représentatives nationales d'élus de se porter partie civile, à leurs côtés avec leur accord, lorsqu'ils portent plainte pour incivilités, outrages ou agressions. Elle prévoit également d'élargir les motifs pour lesquels cette procédure est possible si la victime est l'un des proches de l'élu, en cas de dégradations de biens ou en cas de divulgation d'informations personnelles[25],[26],[27].
Le , Nathalie Delattre appelait le gouvernement à ériger la santé mentale des jeunes en grande cause nationale. Une proposition de résolution votée à l’unanimité au Sénat, avec l’assentiment de la ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités, Catherine Vautrin[28],[29],[30],[31].
Ministre déléguée chargée des Relations avec le Parlement
Le , Nathalie Delattre est nommée ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée des Relations avec le Parlement malgré sa faible notoriété[32].
Le , au cours d'une réunion de l'ANEV pendant les discussions du Projet de loi de financement de la sécurité sociale 2024, elle revendique d'être « une lobbyiste des alcooliers »[33]. Elle-même ancienne vigneronne, elle s'attache à exonérer les viticulteurs de toute contribution supplémentaire au budget de la sécurité sociale et prend position contre des mesures de prévention de l'alcoolisme comme le Dry January[34],[35],[36].
Ministre déléguée chargée du Tourisme

Elle est nommée le ministre déléguée chargée du Tourisme dans le gouvernement de François Bayrou[37].
En , elle prend position sur le ski et déclare « dire stop au ski bashing »[38], indiquant qu'il s'agit d'un secteur très important pour l’économie touristique française[39].
Face à la pénurie de saisonniers estimé à 63 000 personnes, elle émet l'hypothèse de revoir les contrats proposés et de les adapter aux situations tout en gardant une idée de CDI. Elle annonce à Lourdes travailler sur un projet de loi visant à la simplification des normes en matière touristique[40],[41]. Le , à l'occasion du Comité interministériel sur le handicap, elle annonce relancer le label Destination pour tous[42],[43],[44].
Elle quitte le gouvernement lors de la nomination de Sébastien Lecornu au poste de premier ministre et retrouve son siège au Sénat.
Synthèses mandats et fonctions
Au Gouvernement
- Ministre chargée des relations avec le parlement (2024)
- Ministre déléguée chargée du tourisme (2024-2025)
Au Sénat
- Vice-Présidente du Sénat (2020-2023)
- Sénatrice de Gironde (depuis 2017)
Ville de Bordeaux
- Maire Adjointe (2008-2017)
- Conseillère Municipale (2008-2026)[45]
- Présidente du groupe d'opposition "Bordeaux ensemble" (2025-2026)[46]
Parti Radical
- Membre du comité exécutif (depuis 1991)
- Vice-présidente (2001-2014)
- Référente du parti en Gironde (2010-2015)
- Secrétaire générale (2014-2024)
- Présidente du parti (depuis 2024)
