Nathalie Delattre
femme politique française
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Nathalie Delattre, née le à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), est une femme politique française.
| Nathalie Delattre | |
Nathalie Delattre lors d'un déplacement au Japon en juillet 2025. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Sénatrice française | |
| En fonction depuis le (6 mois et 30 jours) |
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| Circonscription | Gironde |
| Groupe politique | RDSE |
| Prédécesseur | Mireille Conte-Jaubert |
| – (7 ans et 20 jours) |
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| Élection | 27 septembre 2020 |
| Circonscription | Gironde |
| Groupe politique | RDSE |
| Prédécesseur | Xavier Pintat |
| Successeur | Mireille Conte-Jaubert |
| Présidente du Parti radical[1] | |
| En fonction depuis le (1 an, 8 mois et 8 jours) |
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| Élection | 19 octobre 2025 |
| Prédécesseur | Laurent Hénart |
| Conseillère municipale de Bordeaux | |
| – (18 ans et 8 jours) |
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| Élection | 9 mars 2008 |
| Réélection | 23 mars 2014 28 juin 2020 |
| Maire | Alain Juppé Nicolas Florian Pierre Hurmic |
| Ministre déléguée chargée du Tourisme | |
| – (9 mois et 17 jours) |
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| Président | Emmanuel Macron |
| Premier ministre | François Bayrou |
| Ministre | Éric Lombard |
| Gouvernement | Bayrou |
| Prédécesseur | Marina Ferrari |
| Successeur | Serge Papin |
| Ministre déléguée chargée des Relations avec le Parlement | |
| – (3 mois et 2 jours) |
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| Président | Emmanuel Macron |
| Premier ministre | Michel Barnier |
| Gouvernement | Barnier |
| Prédécesseur | Marie Lebec |
| Successeur | Patrick Mignola |
| Secrétaire générale du Parti radical[a] | |
| – (10 ans, 2 mois et 23 jours) |
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| Avec | Guillaume Lacroix (2017-2019) |
| Président | Laurent Hénart Sylvia Pinel (2017-2019) |
| Prédécesseur | Laurent Hénart |
| Successeur | Véronique Guillotin |
| Vice-présidente du Sénat | |
| – (2 ans, 11 mois et 25 jours) |
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| Président | Gérard Larcher |
| Prédécesseur | Jean-Marc Gabouty |
| Successeur | Pierre Ouzoulias |
| Conseillère régionale de Nouvelle-Aquitaine | |
| – (1 an, 10 mois et 5 jours) |
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| Élection | 13 décembre 2015 |
| Président | Alain Rousset |
| Adjointe au maire de Bordeaux | |
| – (9 ans, 6 mois et 25 jours) |
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| Élection | 14 mars 2008 |
| Maire | Alain Juppé |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Aubervilliers (France) |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | PRV (depuis 1989) UDF (1989-2002) UMP (2002-2011) UDI (2012-2017) MR (2017-2021) |
| Diplômée de | IEJE de Périgueux |
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À partir de 2008, elle est conseillère municipale de Bordeaux. Elle est élue sénatrice de la Gironde en 2017 et occupe une vice-présidence du Sénat de 2020 à 2023 puis en 2024, elle devient présidente du plus vieux parti de France, le Parti radical.
Dans le gouvernement Barnier, formé en 2024, elle est ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée des Relations avec le Parlement. Puis elle est ministre déléguée chargée du Tourisme au sein du gouvernement Bayrou jusqu'au .
Situation personnelle
Nathalie Delattre grandit à Périgueux (Dordogne). Elle passe ses années de lycée au lycée Laure-Gatet[2].
En 2002, elle opère une reconversion professionnelle et s'installe sur un vignoble en friche de 3,3 ha, le domaine de Bellevue à Langoiran, en AOC Cadillac dans le Bordelais. En 2006, elle obtient un diplôme universitaire d'aptitude à la dégustation (DUAD) des vins[2].
À partir de 2003 elle s’implique, avec son compagnon, dans une exploitation viticole à Langoiran, en AOC Cadillac dans le Bordelais[3].
En 2004, elle devient présidente de VMEH Gironde[4].
Nathalie Delattre est en 2020 la compagne de Jean-François Boras (1963), viticulteur, maire de Langoiran depuis 2014 et vice-président de la Communauté de communes des Portes de l'Entre-Deux-Mers[5],[6].
Parcours politique
Dès l'âge de 15 ans, Nathalie Delattre s'engage à Périgueux aux côtés d'Yves Guéna, figure du gaullisme et alors président départemental du RPR[7].
En 1989, elle rejoint le Parti radical et devient, en 1990, responsable des jeunes de la fédération de la Gironde. En 1991, elle intègre le comité exécutif du parti[8].
En 2002, elle est candidate aux élections législatives dans la première circonscription de la Dordogne, avec l'investiture du Parti Radical, de l'UMP et de l'UDF. Elle est battue au second tour avec 48,7 % des voix face au député sortant, Michel Dasseux (PS).
À Bordeaux, les débuts avec Alain Juppé

Nathalie Delattre est candidate aux élections législatives de 2007 dans la quatrième circonscription de la Gironde (Lormont, Cenon, Tresses). Elle est battue avec 40,5 % au second tour face à la socialiste sortante, Conchita Lacuey.
À partir de 2008, Nathalie Delattre est élue à la ville de Bordeaux, aux côtés d'Alain Juppé, qui la nomme maire adjointe du quartier Bordeaux Maritime[9] et est élue conseillère communautaire à la communauté urbaine de Bordeaux (devenue Bordeaux Métropole). La même année, elle est candidate aux élections cantonales dans le canton de Bordeaux-1 (Centre), où elle parvient à se qualifier au second tour, mais est battue par le conseiller général sortant, Philippe Dorthe.
Aux élections municipales de 2020 à Bordeaux, elle est colistière de Nicolas Florian, maire sortant ; elle est réélue conseillère municipale au second tour, dans un contexte marqué par la victoire de Pierre Hurmic à la mairie de Bordeaux. Elle est également élue conseillère métropolitaine.
À la Région Nouvelle-Aquitaine
En , Nathalie Delattre est élue conseillère régionale UDI de Nouvelle-Aquitaine. Elle devient vice-présidente du groupe Union des démocrates et indépendants[10], présidé par le maire d'Agen, Jean Dionis du Séjour. Au nom du groupe, ils portent tous deux plainte à Bordeaux contre les irrégularités constatées par la Chambre régionale des comptes dans l'affaire de la gestion des comptes de l'ancienne région Poitou-Charentes[11].
Au sein du Parti radical

En 2003, elle devient vice-présidente nationale du Parti radical. Elle est à la tête de la fédération du Parti radical de la Gironde de 2010 à 2015.
Après le retrait de Jean-Louis Borloo pour raisons de santé, elle est élue, en , secrétaire générale du Parti radical[12], aux côtés de Laurent Hénart, le ticket Hénart-Delattre ayant obtenu 61 % des voix face à Rama Yade.
En , elle devient présidente de la fédération girondine de l'Union des démocrates et indépendants (UDI), fondée par Jean-Louis Borloo et dont le Parti radical est membre fondateur.
Elle devient présidente par interim du Parti radical le , succédant à Laurent Hénart, qui occupait cette fonction depuis dix ans[13]. Lors des élections interne de 2025, elle se présente à la présidence du Parti Radical face à Dominique Faure, également ancienne ministre et candidate[14] et est élue avec 65,30% des suffrages[15].
Sénatrice de Gironde
Le , elle devient sénatrice de la Gironde à la suite de la démission de Xavier Pintat, l'un des 41 sénateurs à avoir choisi de privilégier ses mandats locaux en vertu de la loi du sur le non-cumul des mandats en France[16],[17]. Nathalie Delattre quitte dès lors ses fonctions d'adjointe au maire de Bordeaux et de conseillère régionale pour rejoindre la Chambre haute. Elle conserve ses mandats de conseillère municipale et métropolitaine de Bordeaux.
Dans le cadre de la réunion du Parti radical et du Parti radical de gauche au sein du Mouvement radical (MR), dont elle est co-secrétaire générale, elle choisit alors de siéger au Sénat au sein du groupe historique des radicaux comme vice-présidente du groupe du Rassemblement démocratique et social européen (RDSE).
Fin 2018, elle est élue co-présidente de l'Association nationale des élus de la vigne et du vin (Anev) aux côtés de Didier Paris, député de Côte-d'Or[18].


Cette même année, Nathalie Delattre participe aux travaux parlementaires relatifs à la lutte contre la fraude fiscale. Elle est notamment à l’origine de l’introduction du mécanisme de convention judiciaire d’intérêt public (CJIP) dans ce domaine, dispositif qui permettra par la suite la conclusion d’un accord financier majeur avec Google, souvent qualifié de « milliard Google »[19].
En , elle défend — à l'occasion du projet de loi relatif à l'engagement dans la vie locale et à la proximité de l'action publique — sa proposition visant à instituer un médiateur territorial dans certains collectivités territoriales aux fins d'éviter, lorsque c'est possible, les recours judiciaires et favoriser le règlement des différends au niveau local[20]. Sa proposition a été adoptée par le Parlement et a permis d'introduire dans le droit français un cadre législatif pour développer cette pratique au sein des collectivités territoriales.
Nathalie Delattre est nommée, à l'automne 2019, présidente de la commission d'enquête sénatoriale sur la radicalisation islamiste et les moyens de la combattre[21]. Pour cet engagement, Nathalie Delattre est récompensée en , avec Jacqueline Eustache-Brinio, par le prix de sénatrice de l'année, accordé par le jury du Trombinoscope[22].
En 2020, Nathalie Delattre est élue sénatrice de la Gironde, puis elle devient vice-présidente du Sénat, jusqu'à Octobre 2023[23],[24],[25].
Durant l’été 2022, Nathalie Delattre suit de près la gestion des incendies majeurs de La Teste-de-Buch et de Landiras en Gironde. À la suite des « méga-feux », elle remet une note au président de la République et soutient plusieurs amendements portant sur la prévention des incendies de forêt, la sécurité civile et l’évolution du statut des sapeurs-pompiers [26].
Le , la proposition de loi de la sénatrice concernant les agressions envers les élus est adoptée à l'unanimité au Sénat, elle sera ensuite adoptée à l'unanimité par l'Assemblée nationale en janvier 2023. Elle vise à permettre aux associations représentatives nationales d'élus de se porter partie civile, à leurs côtés avec leur accord, lorsqu'ils portent plainte pour incivilités, outrages ou agressions. Elle prévoit également d'élargir les motifs pour lesquels cette procédure est possible si la victime est l'un des proches de l'élu, en cas de dégradations de biens ou en cas de divulgation d'informations personnelles[27],[28],[29].
Le , Nathalie Delattre appelle le gouvernement à ériger la santé mentale des jeunes en grande cause nationale. Une proposition de résolution votée à l’unanimité au Sénat, avec l’assentiment de la ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités, Catherine Vautrin[30],[31],[32],[33]. Michel Barnier, puis François Bayrou à sa demande, érige la santé mentale comme grande cause nationale en 2025 et en 2026.
Ministre déléguée chargée des Relations avec le Parlement
Le , Nathalie Delattre est nommée ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée des Relations avec le Parlement malgré sa faible notoriété[34].
Le , au cours d'une réunion de l'ANEV pendant les discussions du Projet de loi de financement de la sécurité sociale 2024, elle revendique d'être « une lobbyiste des alcooliers »[35]. Elle-même ancienne vigneronne, elle s'attache à exonérer les viticulteurs de toute contribution supplémentaire au budget de la sécurité sociale et prend position contre des mesures de prévention de l'alcoolisme comme le Dry January[36],[37],[38].
Ministre déléguée chargée du Tourisme
Elle est nommée le ministre déléguée chargée du Tourisme dans le gouvernement de François Bayrou[39].
En , elle prend position sur le ski et déclare « dire stop au ski bashing »[40], indiquant qu'il s'agit d'un secteur très important pour l’économie touristique française[41].
Face à la pénurie de saisonniers estimé à 63 000 personnes, elle émet l'hypothèse de revoir les contrats proposés et de les adapter aux situations tout en gardant une idée de CDI. Elle annonce à Lourdes travailler sur un projet de loi visant à la simplification des normes en matière touristique[42],[43]. Le , à l'occasion du Comité interministériel sur le handicap, elle annonce relancer le label Destination pour tous[44],[45],[46].
Elle n'est pas maintenue dans le gouvernement de Sébastien Lecornu et retrouve son siège au Sénat.
Synthèses mandats et fonctions
Au Gouvernement
- Ministre chargée des relations avec le parlement (2024)
- Ministre déléguée chargée du tourisme (2024-2025)
Au Sénat
- Membre de la commission culture, de l’éducation, de la communication et du sport
- Vice-Présidente du Sénat (2020-2023)
- Vice-présidente de la commission des lois (2017-2020 et 2023-2024)
- Sénatrice de Gironde (depuis 2017, réélue en 2020)
En Gironde
- Maire Adjointe de Bordeaux (2008-2017)
- Conseillère Municipale de Bordeaux (2008-2026)[47]
- Présidente du groupe d'opposition "Bordeaux ensemble" (2025-2026)[48]
Parti Radical
- Membre du comité exécutif (depuis 1991)
- Vice-présidente (2001-2014)
- Référente du parti en Gironde (2010-2015)
- Secrétaire générale (2014-2024)
- Présidente du Parti Radical (depuis 2024)
Distinctions
Le , Nathalie Delattre est nommée au grade de chevalier dans l'ordre national du Mérite au titre de « adjointe au maire de Bordeaux (Gironde), présidente départementale d'une association d'aide aux malades ; 22 ans de services »[49].
Pour approfondir
Articles connexes
Liens externes
- Site officiel
- Ressources relatives à la vie publique :
