Aigues-Vives (Gard)

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Aigues-Vives
Aigues-Vives (Gard)
La mairie d'Aigues-Vives.
Blason de Aigues-Vives
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Nîmes
Intercommunalité Communauté de communes Rhôny Vistre Vidourle
Maire
Mandat
Magali pradeille
2026-2033
Code postal 30670
Code commune 30004
Démographie
Gentilé Aigues-vivois
Population
municipale
3 331 hab. (2023 en évolution de −0,18 % par rapport à 2017)
Densité 278 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 44′ 25″ nord, 4° 10′ 52″ est
Altitude Min. 10 m
Max. 87 m
Superficie 12 km2
Type Petite ville
Unité urbaine Lunel
(banlieue)
Aire d'attraction Nîmes
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Vauvert
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Aigues-Vives
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Aigues-Vives
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Aigues-Vives
Liens
Site web aigues-vives.fr

Aigues-Vives est une commune française située dans le sud du département du Gard, en région Occitanie.

Exposée à un climat méditerranéen, elle est drainée par le canal d'irrigation du Bas-Rhône Languedoc, le Rhony et par un autre cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable : un site Natura 2000 (les « costières nîmoises »), un espace protégé (les « Costières de Nimes ») et une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Aigues-Vives est une commune urbaine qui compte 3 331 habitants en 2023, après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1962. [réf. souhaitée] Elle fait partie de l'aire d'attraction de Nîmes. Ses habitants sont appelés les Aigues-Vivois et Aigues-Vivoises.

Le patrimoine architectural de la commune comprend un immeuble protégé au titre des monuments historiques : la maison Marty, classée en 1973.

Localisation

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont Aimargues, Aubais, Le Cailar, Calvisson, Codognan, Congénies, Gallargues-le-Montueux et Mus.

Géologie et relief

La superficie de la commune est de 1 200 hectares ; son altitude varie de 10 à 87 mètres[1].

Hydrographie

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen[4] et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (2 600 h/an), un été chaud (21,5 °C), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > 5 m/s) et peu de brouillards[5]. Elle est en outre dans la zone H3 au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 14,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 708 mm, avec 6,1 jours de précipitations en janvier et 2,8 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Gallargues-le-Montueux à 2 km à vol d'oiseau[8], est de 15,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 674,8 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 45,9 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −12,5 °C, atteinte le [Note 1].

Statistiques 1991-2020 et records station GALLARGUES LE MONTUEUX (30) - alt : 17 m, lat : 43°42'53"N, lon : 4°10'18"E
Records établis sur la période du au
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Record de chaleur (°C)
date du record
22
19.01.07
24,7
28.02.19
28,6
31.03.12
32
08.04.11
36
29.05.01
45,9
28.06.19
39
23.07.06
40,1
04.08.17
35,9
05.09.16
33,1
11.10.11
26,1
07.11.13
22
17.12.1985
45,9
2019
Température maximale moyenne (°C) 12,2 13,6 17,2 19,8 24 28,5 31,6 31,4 26,4 21,3 15,8 12,6 21,2
Température moyenne (°C) 7,5 8,2 11,4 14 17,9 22 24,9 24,7 20,3 16,2 11,2 8 15,5
Température minimale moyenne (°C) 2,7 2,8 5,7 8,2 11,9 15,6 18,1 17,9 14,3 11,2 6,6 3,5 9,9
Record de froid (°C)
date du record
−12,5
15.01.1985
−9
05.02.12
−6,7
02.03.05
−0,4
08.04.21
3,5
01.05.04
8
06.06.1986
11,6
10.07.07
8,5
30.08.1986
5
04.09.1996
−0,9
25.10.03
−5,5
23.11.1998
−9,1
25.12.01
−12,5
1985
Précipitations (mm) 56,6 35,9 41,5 63,5 47,3 37,7 19,7 44,2 97,9 87,7 88,8 54 674,8
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
79,6
08.01.18
76
11.02.1987
59,5
24.03.17
60
25.04.1989
56,5
02.05.07
49,2
08.06.15
55
28.07.1990
81,6
23.08.15
196,5
06.09.05
118,6
20.10.1994
80,1
20.11.18
70
31.12.1998
196,5
2005
Source : « Fiche 30123001 » [PDF], sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/data, édité le : 06/10/2025 dans l'état de la base (consulté le )
12,2
2,7
56,6
J
13,6
2,8
35,9
F
17,2
5,7
41,5
M
19,8
8,2
63,5
A
24
11,9
47,3
M
28,5
15,6
37,7
J
31,6
18,1
19,7
J
31,4
17,9
44,2
A
26,4
14,3
97,9
S
21,3
11,2
87,7
O
15,8
6,6
88,8
N
12,6
3,5
54
D
Moyennes : max min °C ■ Précipitations mm

Milieux naturels et biodiversité

Espaces protégés

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[11],[12].

Un espace protégé est présent sur la commune : les « Costières de Nimes », un terrain acquis (ou assimilé) par un conservatoire d'espaces naturels, d'une superficie de 2 027 ha[13].

Réseau Natura 2000

Sites Natura 2000 sur le territoire communal.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 2]. Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive oiseaux : les « costières nîmoises »[15], d'une superficie de 13 479 ha, qui accueillait, en 2004, 300 mâles chanteurs, soit 60% des mâles reproducteurs de la région et près du quart des mâles reproducteurs en France[16].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique

Carte de la ZNIEFF de type 1 localisée sur la commune.

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Une ZNIEFF de type 1[Note 3] est recensée sur la commune[17] : la « plaine entre Rhony et Vistre » (1 232 ha), couvrant 6 communes du département[18].

Urbanisme

Typologie

Au , Aigues-Vives est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle appartient à l'unité urbaine de Lunel[Note 4], une agglomération inter-départementale regroupant neuf communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 5],[I 2],[I 3]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nîmes, dont elle est une commune de la couronne[Note 6],[I 3]. Cette aire, qui regroupe 92 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[I 4],[I 5].

Occupation des sols

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (66,3 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (73,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (53 %), zones urbanisées (14,5 %), zones agricoles hétérogènes (13,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (9,1 %), forêts (5,5 %), eaux continentales[Note 7] (2,1 %), mines, décharges et chantiers (1,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,7 %)[19]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Morphologie urbaine

Logement

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 1 300, alors qu'il était de 1 129 en 1999[I 6].

Parmi ces logements, 87,9 % étaient des résidences principales, 7,1 % des résidences secondaires et 5,0 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 88,2 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 67,5 % des appartements[I 7].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 73,4 %, en augmentation par rapport à 1999 (66,1 %). La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) n'était que de 11,7 %[I 8].

Projets d'aménagement

Voies de communication et transports

Axes ferroviaires

La gare d'Aigues-Vives est une gare ferroviaire française fermée de la ligne de Tarascon à Sète-Ville. Elle est mise en service en par la Compagnie fermière du chemin de fer de Montpellier à Nîmes, peu après la mise en service de la ligne. Elle deviendra ensuite une gare de la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM). Elle est fermée, au service du fret en 2009 et au service des voyageurs en 2011, par la Société nationale des chemins de fer français (SNCF).

De 1892 à 1901, un chemin de fer d’intérêt local - dénommé localement "la lignette" - relie la ligne Nîmes-Montpellier au centre du village afin de faciliter l'exportation des productions locales.

Axes routiers

Transports en commun

Risques majeurs

Le territoire de la commune d'Aigues-Vives est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à deux risques technologiques, le transport de matières dangereuses et le risque industriel[20]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[21].

Risques naturels

La commune fait partie du territoire à risques importants d'inondation (TRI) de Montpellier/Lunel/Maugio/Palavas, regroupant 49 communes du bassin de vie de l'Montpellier et s'étendant sur les départements de l'Hérault et du Gard, un des 31 TRI qui ont été arrêtés fin 2012 sur le bassin Rhône-Méditerranée[22], retenu au regard des risques de submersions marines et de débordements du Vistre, du Vidourle, du Lez et de la Mosson. Parmi les derniers événements significatifs qui ont touché le territoire, peuvent être citées les crues de et de (Vidourle) et les tempêtes de et qui ont touché le littoral. Des cartes des surfaces inondables ont été établies pour trois scénarios : fréquent (crue de temps de retour de 10 ans à 30 ans), moyen (temps de retour de 100 ans à 300 ans) et extrême (temps de retour de l'ordre de 1 000 ans, qui met en défaut tout système de protection)[23],[24]. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1988, 1991, 1994, 1998, 2002, 2003, 2005 et 2021[25],[20].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux d'Aigues-Vives.

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 92,7 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (67,5 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 1 371 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 854 sont en aléa moyen ou fort, soit 62 %, à comparer aux 90 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[26],[Carte 2].

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[27].

Risques technologiques

La commune est exposée au risque industriel du fait de la présence sur son territoire d'une entreprise soumise à la directive européenne SEVESO[28].

Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à 350 m, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[29].

Toponymie

La localité est mentionnée sous le nom de Sanctus-Petrus de Aquaviva en 1099[30], sous les formes Aqua viva en 1125, Aquae Vivae en 1322[31].

Provençal Aigo-Vivo, du roman Aygas-vivas, Aigasvivas, du bas latin Aqua viva, Aquæ vivæ[32], « eau vive »[33].

Il y a quatre communes qui font référence à ce nom en France; mais aucune ne paraît d'origine romaine. C'est un vocable du haut Moyen Âge[34].

Ce toponyme rappelle l'existence d'eau et de fontaines au débit assuré dans une commune très proche, Vergèze, avec la Source Perrier de renommée mondiale.

Histoire

Moyen Âge

C'est à proximité de la bourgade du nom de Pataran, Pataranum en 1434[30], qu'Aigues-Vives a été construite. En effet, au VIIe siècle, les Sarrasins font une incursion sur Pataran et la ravagent. La population se réfugie alors sur une colline proche, où se trouve une fontaine d'eaux vives et abondantes. Les réfugiés de Pataran bâtissent leurs nouvelles demeures autour de cette fontaine et la nouvelle agglomération prend le nom d'Aigues-Vives (Ayga-Viva), allusion à la source qui les a décidés à se fixer à cet endroit. Aujourd'hui, on peut voir les ruines de la bourgade abandonnée au Moyen-Âge au pied de la colline d'Aigues-Vives, à côté du cimetière de Pataran et de la Nationale 113.

Pons de Montlaur, à la veille de son départ en croisade, fait une donation considérable à la Maison du Temple de Saint-Gilles. Le , il lui donne ses castra de Générac et d'Aigues-Vives, avec leurs tènements et leurs droits seigneuriaux[35].

Époque moderne

Révolution française et Empire

Époque contemporaine

Politique et administration

Administration municipale

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 2 500 et 3 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 23[36].

Tendances politiques et résultats

Liste des maires

Liste des maires successifs[37]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1888 1892 Talma Daudé    
1892 1907 Pierre Armand    
1907 1912 Hippolyte Pattus    
1912 1929 Albert Fournet    
1929 1935 Aimé Bonfils    
1935 ? Paul Pattus    
1945 1947 Georges Mailhan    
1947 1959 Paul Pattus    
1959 1965 Edmond Gaillard    
1965 1977 Simone Mouyren PCF  Institutrice
1977 1989 Jean-Claude Couderc DVD  
1989 1995 Simone Mouyren PCF Institutrice retraitée
1995 2001 Huguette Bouchardeau DVG (ex-PSU) Universitaire, éditrice, ancienne députée du Doubs
2001 en cours
(au 2026)
Jacky Rey DVG Contremaitre

Vice-Président CCRVV

Jumelages

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[38]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[39].

En 2023, la commune comptait 3 331 habitants[Note 8], en évolution de −0,18 % par rapport à 2017 (Gard : +3,6 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 4141 5201 6371 7401 6871 6691 6181 6011 619
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 6861 7351 8371 8981 7981 6061 8161 8541 862
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 9011 8321 7631 4601 4011 4591 4231 2251 366
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 3671 5061 6111 9082 1012 3312 5502 5872 990
2015 2020 2023 - - - - - -
3 2113 3393 331------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[40] puis Insee à partir de 2006[41].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 32,2 %, soit en dessous de la moyenne départementale (32,6 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 27,0 % la même année, alors qu'il est de 29,6 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 1 599 hommes pour 1 739 femmes, soit un taux de 52,1 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,82 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[I 9]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,0 
90 ou +
2,8 
6,9 
75-89 ans
8,8 
17,3 
60-74 ans
17,1 
20,2 
45-59 ans
20,1 
20,7 
30-44 ans
20,7 
13,4 
15-29 ans
11,8 
20,5 
0-14 ans
18,7 
Pyramide des âges du département du Gard en 2022 en pourcentage[42]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,9 
90 ou +
2 
8,6 
75-89 ans
10,9 
19,5 
60-74 ans
20,1 
20,2 
45-59 ans
20,1 
16,9 
30-44 ans
17,1 
16,4 
15-29 ans
14,2 
17,6 
0-14 ans
15,6 

Enseignement

Aigues-Vives est située dans l'académie de Montpellier.

En 2014-2015, elle administre une école maternelle regroupant 131 élèves[43] et une école élémentaire regroupant 204 élèves[44].

Les autres services de la petite enfance (crèche, cantine, accueil de loisirs) sont à proximité et sont gérés par la communauté de communes Rhôny Vistre Vidourle.

Santé

Manifestations culturelles et festivités

Deux festivals majeurs viennent ponctuer l'été : le Festival du film court qui se déroule dans les arènes (en juillet) et le Festival de musique classique organisé par l"association l'AVEM en août.

Sports

Médias

Depuis 2004, les habitants de la commune disposent d'un « journal privé indépendant de la mairie »[45].

Cultes

Au Temple : chaque dernier dimanche du mois

Économie

Revenus

En 2018 (données Insee publiées en ), la commune compte 1 369 ménages fiscaux[Note 9], regroupant 3 304 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 23 280 [I 10] (20 020  dans le département[I 11]). 54 % des ménages fiscaux sont imposés[Note 10] (43,9 % dans le département).

Emploi

Taux de chômage
200820132018
Commune[I 12]7,9 %9,4 %6,9 %
Département[I 13]10,6 %12 %12 %
France entière[I 14]8,3 %10 %10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 1 990 personnes, parmi lesquelles on compte 79,5 % d'actifs (72,7 % ayant un emploi et 6,9 % de chômeurs) et 20,5 % d'inactifs[Note 11],[I 12]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et du département.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Nîmes, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 3],[I 15]. Elle compte 751 emplois en 2018, contre 784 en 2013 et 764 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 1 469, soit un indicateur de concentration d'emploi de 51,1 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 59,9 %[I 16].

Sur ces 1 469 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 257 travaillent dans la commune, soit 18 % des habitants[I 17]. Pour se rendre au travail, 88,2 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 2,6 % les transports en commun, 5 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 4,3 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 18].

Activités hors agriculture

Secteurs d'activités

320 établissements[Note 12] sont implantés à Aigues-Vives au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 13],[I 19].

Secteur d'activitéCommuneDépartement
Nombre%%
Ensemble320100 %(100 %)
Industrie manufacturière,
industries extractives et autres
3310,3 %(7,9 %)
Construction5717,8 %(15,5 %)
Commerce de gros et de détail,
transports, hébergement et restauration
7423,1 %(30 %)
Information et communication113,4 %(2,2 %)
Activités financières et d'assurance51,6 %(3 %)
Activités immobilières216,6 %(4,1 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
et activités de services administratifs et de soutien
6620,6 %(14,9 %)
Administration publique, enseignement,
santé humaine et action sociale
309,4 %(13,5 %)
Autres activités de services237,2 %(8,8 %)

Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 23,1 % du nombre total d'établissements de la commune (74 sur les 320 entreprises implantées à Aigues-Vives), contre 30 % au niveau départemental[I 20].

Entreprises

Les cinq entreprises ayant leur siège social sur le territoire communal qui génèrent le plus de chiffre d'affaires en 2020 sont[46] :

  • CDR Aigues-Vives, entretien et réparation de véhicules automobiles légers (1 241 k€) ;
  • Gas Amenagement, promotion immobilière de logements (726 k€) ;
  • SAS Lebodis, conseil pour les affaires et autres conseils de gestion (574 k€) ;
  • Vitaeco, ingénierie, études techniques (514 k€) ;
  • Acr 34, travaux de maçonnerie générale et gros œuvre de bâtiment (506 k€).

Revenus de la population et fiscalité

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 32 289 , ce qui plaçait Aigues-Vives au 11 928e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 ménages en métropole[I 21].

En 2009, 47,4 % des foyers fiscaux n'étaient pas imposables[I 22].

Agriculture

La commune est dans la « Plaine Viticole », une petite région agricole occupant le sud-est du département du Gard[47]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 14] sur la commune est la viticulture[Carte 4].

1988200020102020
Exploitations64402013
SAU[Note 15] (ha)470540452250

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 64 lors du recensement agricole de 1988[Note 16] à 40 en 2000 puis à 20 en 2010[49] et enfin à 13 en 2020[Carte 5], soit une baisse de 80 % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 61 % de ses exploitations[50],[Carte 6]. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 470 ha en 1988 à 250 ha en 2020[Carte 7]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 7 à 19 ha[49].

Emploi

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 1 769 personnes, parmi lesquelles on comptait 73,1 % d'actifs dont 65,2 % ayant un emploi et 7,9 % de chômeurs[I 23].

On comptait 764 emplois dans la zone d'emploi, contre 712 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 1 165, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 17] est de 65,5 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre seulement deux emplois pour trois habitants actifs[I 24].

Entreprises et commerces

Au , Aigues-Vives comptait 272 établissements : 33 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 22 dans l'industrie, 42 dans la construction, 140 dans le commerce-transports-services divers et 35 étaient relatifs au secteur administratif[I 25]. À Aigues-Vives se trouve le siège de l'entreprise de chaussures et articles de cuir La Botte Gardiane.

En 2011, 31 entreprises ont été créées à Aigues-Vives[I 26], dont 17 par des autoentrepreneurs[I 27].

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Statue en bronze d'Émile Jamais.

Lieux et monuments remarquables

La commune contient un lieu « classé » à l'inventaire des monuments historiques[51], deux bâtiments[52] et trois monuments répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel[53] :

Autres lieux et monuments

On peut également citer de nombreuses maisons vigneronnes aux superbes portails, la maison natale de Gaston Doumergue, les tombes de Gaston Doumergue, Jean Bosc, Émile Jamais, des mas remarquables, un temple (ancienne église et sa tour particulièrement penchée) et l'église paroissiale du XIXe siècle dont le clocher en béton date du XXe siècle.

Temple protestant d'Aigues-Vives

Édifices religieux

Patrimoine culturel

Patrimoine environnemental

Appellation d'origine contrôlée

La commune fait partie de la zone de production de l'Olive de Nîmes AOC.

Personnalités liées à la commune

  • Jacques Mirabaud (1784-1864) est à l'origine d'une dynastie de banquiers.
  • Émile Jamais (1856-1893), avocat, député, sous secrétaire d'État aux colonies (1892), né et mort à Aigues-Vives. Une brillante carrière politique s'ouvrait devant le jeune tribun lorsque la mort vint l'enlever à l'affection des siens à l'âge de trente-neuf ans. Son pays natal lui fit des obsèques solennelles, plus de 20 000 personnes étaient venues de toutes les localités du Gard et de la région pour lui dire un dernier adieu.
  • Gaston Doumergue (1863-1937), président de la République de 1924 à 1931, né et mort à Aigues-Vives. Il a légué sa maison à la commune, elle est classée maison des illustres. Une exposition permanente lui est consacrée dans son ancienne demeure, à côté de la médiathèque. Il est inhumé au cimetière d'Aigues-Vives.
  • Sully-André Peyre (1890-1961), poète et homme de lettres provençal, né au Cailar et mort à Aigues-Vives. Il créa la revue et maison d'édition « Marsyas » en 1921 qu'il anima avec le soutien de la poétesse Amy Sylvel (1885-1984), son épouse.Quelques poètes, provençaux en majorité, y publièrent leurs œuvres comme Calendal-Vianès, Fanfartello ou Jòrgi Reboul. Sa maison, baptisée « Mûrevigne », dans le quartier de Garrigouille, devint un foyer de poésie, animé de l'esprit mistralien.
  • Robert Calle (1920-2015), cancérologue, célèbre collectionneur d'art contemporain, et ancien directeur de musée, né à Aigues-Vives.
  • Jean Bosc (1924-1973), dessinateur humoriste, né à Nîmes. Enfant du pays, sa famille réside dans un mas à Garrigouille. Il s'engage comme volontaire dans la guerre d'Indochine et en revient marqué à vie. C'est Paris Match qui publie ses premiers dessins (8) et se sera le début d'une collaboration d'une vingtaine d'années et de réussite. Il est inhumé au cimetière d'Aigues-Vives.
  • Patrick Castro (1948-2013), raseteur, né à Aigues-Vives.

Héraldique

Blason de Aigues-Vives (Gard) Blason
D'azur à la source d'argent jaillissant d'un amas de rochers au naturel mouvant des flancs et herbés de sinople, et se jetant dans une rivière aussi d'argent mouvant de la pointe, le tout surmonté de l'inscription AQVA VIVA en lettres capitales d'or posées en fasce voutée.
Détails

Liens externes

Voir aussi

Notes et références

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