Combas

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Combas
Combas
Mairie.
Blason de Combas
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Nîmes
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Sommières
Maire
Mandat
Michel Debouverie
2020-2026
Code postal 30250
Code commune 30088
Démographie
Gentilé Combassol
Population
municipale
780 hab. (2023 en évolution de +24,2 % par rapport à 2017)
Densité 49 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 51′ 20″ nord, 4° 06′ 50″ est
Altitude Min. 55 m
Max. 274 m
Superficie 16,04 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Nîmes
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Calvisson
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Combas
Liens
Site web combas.ccpaysdesommieres.fr

Combas est une commune française située dans le centre du département du Gard, en région Occitanie.

Exposée à un climat méditerranéen, elle est drainée par le ruisseau d'Aigalade, le ruisseau de Brie et par divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable composé d'une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Combas est une commune rurale qui compte 780 habitants en 2023, après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1968. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Nîmes. Ses habitants sont appelés les Combassols ou Combassoles.

Localisation

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont Crespian, Fontanès, Montpezat, Souvignargues et Vic-le-Fesq.

Hydrographie et relief

Massif du Mas de Bayle (167 m) à l’ouest ou du Bois de Monsieur (262 m) et Serre du Suc (231 m) au nord, les Ombrens (271 m) au nord-est, les Devès (148 m) à l’est et le Bois de la Paillade (134 m) au sud, autant de massifs de collines qui ceinturent le village. De ces monticules calcaires, de nombreuses sources sont exploitées pour l’approvisionnement en eau de Combas ou de ses proches voisins, ou encore laissées en l’état, simplement couvertes pour ne pas les oublier.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen[3] et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (2 600 h/an), un été chaud (21,5 °C), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > 5 m/s) et peu de brouillards[4]. Elle est en outre dans la zone H3 au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 14 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 860 mm, avec 6,6 jours de précipitations en janvier et 0,3 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Vic-le-Fesq à 3 km à vol d'oiseau[7], est de 14,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 844,7 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 43,3 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −16 °C, atteinte le [Note 1].

Voies de communication et transports

Desserte par la route (20 min de Nîmes, 35 min de Montpellier, 30 min d'Alès. Autoroute A9 à 20 min (Lunel) ou 25 min (Nîmes Ouest).

Milieux naturels et biodiversité

Carte de la ZNIEFF de type 2 localisée sur la commune.

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Une ZNIEFF de type 2[Note 2] est recensée sur la commune[10] : le « bois de Lens » (8 318 ha), couvrant 19 communes du département[11].

Urbanisme

Typologie

Au , Combas est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle est située hors unité urbaine[I 2]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nîmes, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[I 2]. Cette aire, qui regroupe 92 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[I 3],[I 4].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (63,1 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (63,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (61,8 %), cultures permanentes (24,9 %), zones agricoles hétérogènes (9,1 %), zones urbanisées (2,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,3 %)[12]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs

Le territoire de la commune de Combas est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[13]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[14].

Risques naturels

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment le ruisseau d'Aigalade. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 2001, 2002 et 2005[15],[13].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Combas.

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 77,4 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (67,5 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 311 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 280 sont en aléa moyen ou fort, soit 90 %, à comparer aux 90 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[16],[Carte 2].

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[17].

Risques technologiques

Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à 350 m, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[18].

Toponymie

Ses habitants sont les Combassols et les Combassoles.

Histoire

Moyen Âge

[19] Il existe de nombreuses preuves du peuplement du territoire aux périodes néolithique, âge de fer, romaine, gallo-romaine notamment dans les lieux de Prouvessa, Frigoulet et Cannac. Il y a plus d'une dizaine de carrières de pierre recensées dans les bois de Lens qui ont servi aux édifices notamment romains (ex Maison Carrée à Nîmes). Le , pour la première fois, il est fait mention de « COMBATIO » dans une vente établie entre Engelvin et sa femme Archimberge au profit de Gilbert, évêque de Nîmes. À cette époque, les habitants se sont probablement regroupés en partie sur l'emplacement du village actuel, un petit sanctuaire païen, puis chrétien, ayant peut-être précédé l'église romane que nous connaissons. En l'an 1099, dans une bulle d'Urbain II, la « VILLA COMBATIS » et le bénéfice du prieuré St Brice sont confirmés au profit du monastère de Psalmody[20]. L'église Saint-Brice est mentionnée dans une bulle du pape Urbain II en l'an 1099. Les seigneurs de Combas sont au XIIe siècle l'abbé et le monastère de Psalmodi. En 1185, le village est vendu à Pierre Ribaute. À partir du XIVe siècle, ce sont les Bermond qui deviennent barons de Combas. Le château attenant à l'église fortifiée est mentionné comme achevé en 1364[19].

Époque moderne

À partir de 1527, la baronnie de Combas passe de la famille des Bermond à celle des Pelet. Au mois d', Louis XIV érige la baronnie de Combas en vicomté sous le titre nom de Pelet Narbonne[19].

Combas est très marqué par les guerres de religion. Alors qu'une grande majorité de la population du village est devenue protestante à partir de la Réforme en 1530, le village est pris d'assaut le par une armée de 4 000 hommes de pied et 300 chevaux commandée par Edouard d'Albert de Mondragon, Seigneur de Saint-André, gouverneur d'Aigues-Mortes. Le château est en grande partie détruit. Au moment de la révocation de l'Edit de Nantes en , beaucoup de protestants sont obligés d'abjurer et de redevenir officiellement catholiques. Pendant la guerre des camisards ( - ), le village est confronté aux combats. Le , 300 camisards mettent à sac l'église fortifiée[19].

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 2020 Pierre Gaffard-Lambon DVG[21] Agriculteur retraité
2020 en cours Michel Debouverie SE Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[23].

En 2023, la commune comptait 780 habitants[Note 4], en évolution de +24,2 % par rapport à 2017 (Gard : +3,6 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
480413558557577533552554561
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
562524540494508469439453430
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
426442461404388417425371357
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
316287313357381433515581628
2021 2023 - - - - - - -
720780-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[25].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

Les deux communes de Combas et de Fontanès sont regroupés dans un RPI (Regroupement Pédagogique Intercommunal). Les maternelles sont assurées dans les locaux de l'école de Combas et les primaires sont assurées à Fontanès.

Santé

Les médecins et pharmaciens les plus proches se trouvent à Sommières, Saint-Mamert ou Quissac. Le centre hospitalier Carrémeau de Nîmes est à 20 min de voiture.

Manifestations culturelles et festivités

Fêtes votives taurines. Courses et randonnées VTT rassemblant jusqu'à 800 adeptes.

Cultes

Cultes catholiques dans l'église et réformés dans le temple. En moyenne une fois par mois.

Emploi

Les emplois sur Combas concernent principalement le bâtiment et la viticulture. Nombreux sont les habitants qui travaillent autour de la commune, notamment dans les agglomérations de Nîmes ou de Montpellier.

Activités hors agriculture

Secteurs d'activités

41 établissements[Note 5] sont implantés à Combas au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 6],[I 5].

Secteur d'activitéCommuneDépartement
Nombre%%
Ensemble41100 %(100 %)
Industrie manufacturière,
industries extractives et autres
614,6 %(7,9 %)
Construction1126,8 %(15,5 %)
Commerce de gros et de détail,
transports, hébergement et restauration
717,1 %(30 %)
Information et communication24,9 %(2,2 %)
Activités financières et d'assurance12,4 %(3 %)
Activités immobilières24,9 %(4,1 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
et activités de services administratifs et de soutien
717,1 %(14,9 %)
Administration publique, enseignement,
santé humaine et action sociale
24,9 %(13,5 %)
Autres activités de services37,3 %(8,8 %)

Le secteur de la construction est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 26,8 % du nombre total d'établissements de la commune (11 sur les 41 entreprises implantées à Combas), contre 15,5 % au niveau départemental[I 6].

Entreprises et commerces

L'entreprise la plus importante est la Holding Clement Molinelli de ferronnerie d'art employant une vingtaine d'employés.

Agriculture

La commune est dans les Garrigues, une petite région agricole occupant le centre du département du Gard[26]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 7] sur la commune est la viticulture[Carte 3].

1988200020102020
Exploitations58533316
SAU[Note 8] (ha)435451275342

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 58 lors du recensement agricole de 1988[Note 9] à 53 en 2000 puis à 33 en 2010[28] et enfin à 16 en 2020[Carte 4], soit une baisse de 72 % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 61 % de ses exploitations[29],[Carte 5]. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 435 ha en 1988 à 342 ha en 2020[Carte 6]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 8 à 21 ha[28].

Entreprises de l'agglomération

Petites structures liées au bâtiment ou à la viticulture

Économie

Revenus

En 2018 (données Insee publiées en ), la commune compte 275 ménages fiscaux[Note 10], regroupant 673 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 21 170 [I 7] (20 020  dans le département[I 8]).

Emploi

Taux de chômage
200820132018
Commune[I 9]9,7 %8,3 %11,3 %
Département[I 10]10,6 %12 %12 %
France entière[I 11]8,3 %10 %10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 409 personnes, parmi lesquelles on compte 74,5 % d'actifs (63,2 % ayant un emploi et 11,3 % de chômeurs) et 25,5 % d'inactifs[Note 11],[I 9]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui du département, mais supérieur à celui de la France.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Nîmes, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 7],[I 12]. Elle compte 87 emplois en 2018, contre 73 en 2013 et 76 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 259, soit un indicateur de concentration d'emploi de 33,5 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 58,5 %[I 13].

Sur ces 259 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 50 travaillent dans la commune, soit 19 % des habitants[I 14]. Pour se rendre au travail, 87,6 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 2,7 % les transports en commun, 4,3 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 5,4 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 15].

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

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