Puechredon

commune française du département du Gard From Wikipedia, the free encyclopedia

Puechredon est une commune française située dans le centre du département du Gard en région Occitanie.

Faits en bref Administration, Pays ...
Puechredon
Puechredon
Vue du hameau.
Blason de Puechredon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Le Vigan
Intercommunalité Communauté de communes du Piémont Cévenol
Maire
Mandat
Guillaume Gras
2020-2026
Code postal 30610
Code commune 30208
Démographie
Population
municipale
49 hab. (2023 en évolution de +22,5 % par rapport à 2017)
Densité 6,1 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 57′ 28″ nord, 4° 02′ 53″ est
Altitude Min. 93 m
Max. 242 m
Superficie 8,08 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Quissac
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Puechredon
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Puechredon
Géolocalisation sur la carte : Gard
Voir sur la carte topographique du Gard
Puechredon
Géolocalisation sur la carte : région Occitanie
Voir sur la carte administrative de région Occitanie
Puechredon
Fermer

Exposée à un climat méditerranéen, elle est drainée par divers petits cours d'eau.

Puechredon est une commune rurale qui compte 49 habitants en 2023, après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1975. Ses habitants sont appelés les Puechredonais ou Puechredonaises.

Géographie

Carte

Puechredon est situé à 20 km au sud d'Alès entre Lédignan et Sauve. Le village est sis sur une butte de faible altitude dominant une petite plaine agricole. La route départementale 8 passe à son pied.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen[3] et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (2 600 h/an), un été chaud (21,5 °C), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > 5 m/s) et peu de brouillards[4]. Elle est en outre dans la zone H3 au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 14,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 899 mm, avec 6,7 jours de précipitations en janvier et 3,2 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Cardet à 9 km à vol d'oiseau[7], est de 14,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 974,6 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 43,1 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −12,8 °C, atteinte le [Note 1].

Milieux naturels et biodiversité

Aucun espace naturel présentant un intérêt patrimonial n'est recensé sur la commune dans l'inventaire national du patrimoine naturel[10],[11],[12].

Urbanisme

Typologie

Au , Puechredon est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle est située hors unité urbaine[I 2] et hors attraction des villes[I 3],[I 4].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (55,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (55,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (52 %), cultures permanentes (41,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3,8 %), zones agricoles hétérogènes (2,3 %)[13]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs

Le territoire de la commune de Puechredon est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[14]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[15].

Risques naturels

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1993, 1994 et 2002[16],[14].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Puechredon.

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 84,4 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (67,5 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 17 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 17 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 90 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[17],[Carte 2].

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[18].

Risques technologiques

Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à 350 m, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[19].

Toponymie

Puechredon est composé de puech, forme locale dérivée du latin podium, "lieu élevé, petite montagne", et de l'adjectif occitan redon (prononcer 'rédoun'), "rond".

Histoire

église de Puechredon

Le cartulaire de ND de Nîmes mentionne en 959 le legs d'une propriété située entre les paroisses d'Ezas et Bragassargues. La première mention du lieu date de 1156 dans une bulle du pape Adrien IV[20], en 1217 une bulle du pape Honorius III indique que des terres de Puechredon appartiennent à l'abbaye de Mazan.

On sait que le château a été partiellement incendié lors de la guerre des Camisards, que la seigneurie appartint successivement aux familles de Montuzorgues, de Salve, de la Roque, Daguerre de Massanes, Molle[21]. Rivoire mentionne en 1842 une commune de plaines et de coteaux boisés[22].

Politique et administration

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1792 1792 Jean-François Cazaly    
1792 1816 Louis Richard    
1816 1859 Auguste Bros    
1859 1877 Alphonse Bros    
1878 1884 Jean-Louis Dombre    
1884 1889 Paul Durand    
1889 1906 Jean Vachalde    
1906 1912 Julien Vachalde    
1912 1924 Justin Durand    
1924 1936 Albain Gras    
1936 1945 René Liautaud    
1945 1983 Arthur Gras    
1983 2014 Jean-Claude Gras SE  
2014 en cours Guillaume Gras SE  
Les données manquantes sont à compléter.
Fermer

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[23]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[24].

En 2023, la commune comptait 49 habitants[Note 2], en évolution de +22,5 % par rapport à 2017 (Gard : +3,6 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
726152526572566055
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
665049545243335938
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
575555598666386550
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
403820303536373735
Davantage d’informations - ...
2018 2023 - - - - - - -
4449-------
Fermer
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2006[26].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

Emploi

Taux de chômage
200820132018
Commune[I 5]3,8 %8,7 %6,9 %
Département[I 6]10,6 %12 %12 %
France entière[I 7]8,3 %10 %10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 29 personnes, parmi lesquelles on compte 44,8 % d'actifs (37,9 % ayant un emploi et 6,9 % de chômeurs) et 55,2 % d'inactifs[Note 3],[I 5]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et du département.

La commune est hors attraction des villes[Carte 3],[I 8]. Elle compte emplois en 2018, contre 11 en 2013 et 5 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 11, soit un indicateur de concentration d'emploi de 18,2 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 35,1 %[I 9].

Sur ces 11 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 1 travaillent dans la commune, soit 9 % des habitants[I 10]. Pour se rendre au travail, 90,9 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues et 9,1 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 11].

Activités hors agriculture

Deux établissements[Note 4] seulement relevant d’une activité hors champ de l’agriculture sont implantés à Puechredon au [I 12].

Agriculture

1988200020102020
Exploitations5456
SAU[Note 5] (ha)202257252207

La commune est dans les Garrigues, une petite région agricole occupant le centre du département du Gard[27]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 6] sur la commune est la viticulture[Carte 4]. Six exploitations agricoles ayant leur siège dans la commune sont dénombrées lors du recensement agricole de 2020[Note 7] (cinq en 1988). La superficie agricole utilisée est de 207 ha[29],[Carte 5],[Carte 6].

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

  • Ancienne chapelle Saint-André-de-Puechflavard (vestiges, privée, ne se visite pas). La première mention de cette église relevant du chapitre de Notre-Dame de Nîmes date de 1156. Il reste de l’église le chevet, très abîmé et fendu, et une portion des murs gouttereaux. Le bâtiment est qualifié de magnifique lors d’une visite de l’évêque Cohon au début du XVII e s. L'église est désaffectée depuis le XVIII e s., en ruines au moins depuis 1842[22]. Elle dépendait du chapitre de Notre-Dame de Nîmes[30] ;
  • Chapelle du mas de Puechredon (privée, ne se visite pas, construite en 1686 par Joseph Delaire maçon à Quissac sur les plans de Guillaume Calhaud architecte de Carcassonne) ;
  • Charbonnière du bois du Castellas ;
  • Four à chaux (privé, ne se visite pas) : ce four est mentionné par Émilien Dumas dans les années 1870.

Personnalités liées à la commune

  • Jean-Pierre Claris de Florian (1755-1794), neveu d'Antoine de Claris coseigneur de Puechredon.
  • Jean-Frédéric Bros de Puechredon, capitaine de frégate, auteur d'un essai sur les écoles de marine.
  • Charles Gide (1847-1932), beau-frère de Charles Brot du domaine de Puechredon, fut conseiller municipal dans les années 1880.
  • Marcel Bros de Puechredon (1877-1945), capitaine de cavalerie, pilote de la Grande Guerre, tankiste puis banquier.
  • Jean Charvein (1928-2013), directeur de la photographie

Héraldique

Ce blason est à l'origine celui de la communauté des habitants de Saint-André de Puechflavard. Imposé arbitrairement par le roi en vertu de l'édit de novembre 1696. Les armes de Puechredon se blasonnent ainsi : D'or, à la bande fuselée d'argent et de sable.

Voir aussi

Notes et références

Related Articles

Wikiwand AI