Classe Duquesne (croiseur)
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| Classe Duquesne | ||||||||
Schéma du Duquesne dans sa configuration de 1939 | ||||||||
| Caractéristiques techniques | ||||||||
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| Type | Croiseur lourd | |||||||
| Longueur | 191 m[1] | |||||||
| Maître-bau | 19 m | |||||||
| Tirant d'eau | 6,32 m | |||||||
| Déplacement | 10 000 tonnes Washington | |||||||
| Port en lourd | 12 200 tonnes | |||||||
| Puissance | 120 000 ch | |||||||
| Vitesse | 33,75 nœuds (62,51 km/h) aux essais | |||||||
| Caractéristiques militaires | ||||||||
| Blindage | Soute à munitions : 30 mm Pont: 30 mm Tourelles: 30 mm |
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| Armement | 4 × 2 canons de 203 mm 8 canons de 75 mm AA 8 canons de 37 mm AA 4 × 2 mit. de 13,2 mm AA 2 × 3 TLT de 550 mm |
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| Aéronefs | 2 hydravions GL-812 puis 2 GL-832 puis 2 Loire 130 |
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| Rayon d'action | 4 500 milles marins (8 300 km) à 15 nœuds (28 km/h) | |||||||
| Histoire | ||||||||
| A servi dans | ||||||||
| Navires construits | 2 | |||||||
| Navires démolis | 2 | |||||||
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| modifier |
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La classe Duquesne est une classe de deux croiseurs lourds, la seconde unité étant le Tourville. C'est la première classe de croiseurs lourds français construits rigoureusement selon les dispositions du traité de Washington de 1922. Ces croiseurs sont de ce fait faiblement blindés mais ont un compartimentage serré. Leur propulsion est assurée par de 4 turbines "Râteau Bretagne" à engrenage entrainant 3 hélices quadripales et 9 chaudières "Guyot du Temple" délivrant une puissance totale de 120.000 cv. Ils ont de ce fait une vitesse élevée, ayant filé aux essais 33,75 nœuds tous feux poussés.
Ces 2 bâtiments sont longs de 191,20 mètres, large de 19,10 m et leurs tirant d'eau arrière est de 6,50 m. Leur déplacement standard est de 11.404 tonnes et de 12.435 tonnes en ordre de combat. Leur rayon d'action est de 5.500 nautiques à 13 nœuds.
Leur équipage a un effectif de 605 hommes dont 30 officiers.
Leur blindage est le suivant : ceinture 25mm, pont supérieur 25mm et tourelles principales 30mm. Leur armement se compose de 4 tourelle doubles de 203 mm, Contre avions, ils disposent de 8 affuts simples de 75 mm, 8 canons de 37 mm en 4 affuts doubles et 12 mitrailleuses de 13,2 en affuts simples, ils sont aussi équipés de 6 tubes lance torpilles de 550 mm en 2 plateformes triples. Ils peuvent embarquer 2 hydravions "Loire 130" à partir d'une catapulte de 3,5 tonnes à air comprimé orientables sur la plage arrière et d'une grue pour remonter les appareils à bord.
Historique
En 1924, le programme naval lance la construction de 2 croiseurs lourds, dont le premier est le Duquesne et le second, le Tourville, Ce programme respectait le traité de Washington qui limitait le déplacement des croiseurs à 10.000 tonnes et le calibre de l'artillerie à 203mm.
Le Duquesne est lancé à Brest le et entre en service début 1929. En , il part pour un tour du monde se terminant en . En , le croiseur effectuera une mission de représentation aux États-Unis. Basé à Toulon, il poursuivra son entrainement.
Au début de la guerre, le Duquesne effectue des missions de surveillance et de protection de convois en Méditerranée. En , il rejoint la "Force X". Cette force navale est créée le sous las ordres du vice amiral Godefroy. Au sein de cette flotte, le Duquesne effectuera des missions à Beyrouth et en mer Égée.
À la signature de l'armistice, le , la Force X est au mouillage dans le port d'Alexandrie bloquée par les conditions d'armistice, le Duquesne y est interné par la Royal Navy depuis le avec le cuirassé Lorraine, les croiseurs Tourville et Suffren, les torpilleurs de 1.500 tonnes Basque, Fortuné et Forbin, ainsi que le sous-marin de 1re classe Persée. La force X sera immobilisée jusqu'en , échappant ainsi au sabordage de la flotte à Toulon le . À Alexandrie, ils subiront de gros travaux de maintenance et une modernisation. Toutes les installations aviations sont débarquées ainsi que les hydravions et les tubes lance-torpilles. La force X rependra le combat en avec les alliés.
Le Duquesne rejoint Toulon en . Puis il est basé à Bizerte avant de rejoindre en la "Naval Task Force" chargée de réduire les poches allemandes de l'Atlantique. Il effectue de tirs sur les batteries allemandes à l'embouchure de la Gironde et sur celles de l'île d'Oléron.
À la fin du conflit, le croiseur Duquesne entre en grand carénage en et pour une modernisation bien nécessaire. après toutes ces années de guerre. La modernisation consiste en l'apport d'un équipement radar et son artillerie anti-aérienne sérieusement renforcée par 8 canons de 40mm et 20 canons de 20mm. Sa nouvelle silhouette est reconnaissable avec la suppression du mat arrière.
Le , le Duquesne est dans le port de Saïgon avec le Tourville. Les 2 croiseurs soutiendront les Forces françaises au Tonkin. Le , le Duquesne quitte l'Asie pour rejoindre Toulon. Il repartira pour une seconde campagne en Indochine cette même année, dès le où il retrouvera le Tourville, sur place depuis octobre.
Le croiseur Duquesne quitte définitivement l'Asie le . Il rentre au port de Toulon où il sera placé en réserve en septembre. Remorqué jusqu'à Oran au début 1948, il finira sa carrière comme caserne flottante pour héberger le personnel du "Centre d'Instruction des opérations amphibies d'Arzew".
Il est finalement vendu aux ferrailleurs en , pour être déconstruit.
Une classe de deux unités
| Nom du navire | Nommé d'après | Chantier | Sur cale | Lancement | Mis en service | Sort |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Duquesne | Abraham Duquesne | Arsenal de Brest | Démoli en 1955 | |||
| Tourville | Comte de Tourville | Arsenal de Lorient | Démoli en 1963 |