Classe Mackensen
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Classe Mackensen | ||||||||
Dessin de la classe Mackensen | ||||||||
| Caractéristiques techniques | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Type | Croiseur de bataille | |||||||
| Longueur | 223 m | |||||||
| Maître-bau | 30,4 m | |||||||
| Tirant d'eau | 8,40 à 9,30 m (pleine charge) | |||||||
| Déplacement | 31 000 tonnes 35 300 tonnes à pleine charge |
|||||||
| Propulsion | 24 chaudières à charbon 8 chaudières à double entrée à mazout 4 turbines, 4 hélices |
|||||||
| Puissance | 90 000 CV | |||||||
| Vitesse | 27 nœuds | |||||||
| Caractéristiques militaires | ||||||||
| Blindage | pont = 30 mm ceinture = 300 mm cloison = 45 mm tourelle = 320 mm barbette = 290 mm casemate = 100 mm kiosque = 350 mm |
|||||||
| Armement | (4×2) × 350 mm SK L/50 12 × 150 mm (cal.45) en casemates 8 × 88 mm contre-avions 5 tubes lance-torpilles (600 mm) |
|||||||
| Aéronefs | non | |||||||
| Rayon d'action | 5 500 nautiques à 14 nœuds (3 940 tonnes de charbon et 1 970 tonnes de mazout) | |||||||
| Autres caractéristiques | ||||||||
| Équipage | 1 186 hommes | |||||||
| Histoire | ||||||||
| Chantier naval | Blohm & Voss - Schichau-Werke - Kaiserliche Werft |
|||||||
| A servi dans | Kaiserliche Marine | |||||||
| Commanditaire | ||||||||
| Date début commande | 14 août 1914 | |||||||
| Période de construction |
1915-1918 | |||||||
| Navires construits | 0 | |||||||
| Navires prévus | 4 | |||||||
| Navires en activité | 0 | |||||||
| ||||||||
| modifier |
||||||||
La classe Mackensen fut la dernière classe de croiseurs de bataille, mis en construction pour la Marine Impériale allemande au début du XXe siècle.
Deux des quatre navires de cette classe furent lancés en 1917, mais aucun ne fut totalement achevé.
La commande des deux premiers croiseurs de bataille de la classe Mackensen a été passée à la mi-aout 1914, au titre du remplacement des croiseurs protégés SMS Victoria Louise et Freya. Lorsqu'il devint clair en Allemagne que la guerre ne connaitrait pas une issue aussi rapide que cela avait été le cas contre l'Autriche, en 1866, ou contre la France en 1870-71, la commande des deux bâtiments suivants a été passée, à la mi-, dans le cadre d'un programme de constructions navales pour remplacer les croiseurs perdus depuis le début du conflit, notamment le croiseur cuirassé SMS Blücher, perdu un mois et demi avant au Dogger Bank et le Friedrich Carl perdu en , à l'attaque de Libau en mer Baltique[1].
À cette époque, étaient déjà en construction les quatre cuirassés de la classe Bayern, qu'il était prévu d'armer de canons de 380 mm, alors que la Royal Navy aura mis en service en le HMS Queen Elizabeth armé de canons de ce même calibre. En revanche les plus récents cuirassés et « grands croiseurs » allemands en service ne portaient que des canons de 305 mm. L'Empereur Guillaume II, qui tenait la Marine Impériale sous son strict contrôle, était donc partisan de recourir pour les bâtiments qui devaient succéder à la classe Derfflinger au calibre de 380 mm, alors que l'amiral von Ingenohl qui a commandé la Hochseeflotte jusqu'au , pensait préférable d'en rester au calibre de 305 mm. Un compromis fut trouvé, avec un canon nouveau de 35 cm SK L/50[2], donc d'un calibre assez proche de celui des canons anglais de 356 mm (en) construits par Vickers pour le Kongō japonais, ou l'Almirante Latorre, devenu le HMS Canada, ou américains de la Classe New York et suivantes. La comparaison avec ces navires armés de pièces d'un calibre comparable, et avec à peu près le même déplacement, est intéressante : la classe Mackensen a le même nombre de canons que la classe Kongō, a sensiblement la même vitesse, mais un blindage très supérieur, 300 mm en ceinture, au lieu de 203 mm[3]. Quant aux cuirassés américains armés de canons de 356 mm, ils ont dix à douze pièces d'artillerie principale au lieu de huit, une protection supérieure à celle de la classe Mackensen (avec 356 mm au lieu de 300 mm en ceinture), mais une vitesse maximale très inférieure, 21 nœuds au lieu de 27 nœuds[4].
Pour le reste, la classe Mackensen aurait dû être très proche de la classe Derfflinger, avec la même disposition de l'artillerie principale en deux groupes de deux tourelles superposées, à l'avant et à l'arrière, les barbettes des tourelles arrière, "Cæsar" et "Dora", étant séparées par la salle des turbines. L'artillerie secondaire de calibre de 150 mm, sous casemates, est portée à quatorze pièces, comme sur les SMS Lützow et Hindenburg, mais est installée dans la coque, au-dessous du pont principal flush deck et non dans la superstructure. La protection aurait été, pense-t-on, la même que celle de la classe Derfflinger, avec 300 mm en ceinture, mais atteignant 320 mm sur la face avant des tourelles[2]. Les dimensions de coque sont augmentées, 223 m de long pour 30,6 m de large. Le rapport longueur/largeur est équivalent à celui de la classe précédente (7,28 au lieu de 7,24). Avec seize chaudières à double entrée (huit à charbon, huit chaudières à mazout) alimentant quatre turbines, entraînant 4 hélices, la puissance installée atteint 90 000 CV, soit la puissance obtenue sur le SMS Hindenburg à feux poussés, ce qui aurait permis de dépasser 27 nœuds[5].