Claude Cheysson

homme politique français From Wikipedia, the free encyclopedia

Claude Cheysson né le à Paris et mort le dans la même ville[2],[3], est un haut fonctionnaire et personnalité politique français.

Élection18 juin 1989
CirconscriptionFrance
Législature3e
Groupe politiquePSE
Faits en bref Fonctions, Député européen ...
Claude Cheysson
Illustration.
Claude Cheysson en 1980.
Fonctions
Député européen

(4 ans, 11 mois et 23 jours)
Élection 18 juin 1989
Circonscription France
Législature 3e
Groupe politique PSE
Commissaire européen
chargé de la Politique méditerranéenne et des Relations Nord-Sud

(3 ans, 11 mois et 30 jours)
Président Jacques Delors
Commission Delors I
Prédécesseur Lorenzo Natali
Successeur Abel Matutes
Ministre des Relations extérieures

(3 ans, 6 mois et 15 jours)
Président François Mitterrand
Premier ministre Pierre Mauroy
Laurent Fabius
Gouvernement Mauroy I, II et III
Fabius
Prédécesseur Jean François-Poncet (Affaires étrangères)
Successeur Roland Dumas
Commissaire européen
chargé du Développement

(4 ans, 4 mois et 16 jours)
Président Roy Jenkins
Gaston Thorn
Commission Jenkins
Thorn
Prédécesseur Jean-François Deniau
Successeur Edgard Pisani
Commissaire européen
chargé de la Politique de développement et de coopération, des Budgets et du Contrôle financier

(3 ans, 8 mois et 17 jours)
Président François-Xavier Ortoli
Commission Ortoli
Prédécesseur Jean-François Deniau (Développement), Albert Coppé (Budgets et Contrôle financier)
Successeur Christopher Tugendhat (Budget et Contrôle financier)
Ambassadeur de France en Indonésie

(3 ans et 7 mois)
Président Charles de Gaulle
Alain Poher (intérim)
Georges Pompidou
Prédécesseur Guy Dorget
Successeur Pierre Gorce
Biographie
Nom de naissance Claude Léon Philippe Paul Marie Cheysson[1]
Date de naissance
Lieu de naissance Paris 16e (France)
Date de décès (à 92 ans)
Lieu de décès Paris 6e (France)
Nationalité Française
Parti politique PS (1974-2012)
Grand-père paternel Émile Cheysson
Diplômé de Cours Hattemer
Collège Stanislas
École polytechnique
ENA
Fermer

Il a notamment été ministre des Relations extérieures de François Mitterrand et commissaire européen.

Jeunesse et formation

Claude Cheysson est le petit-fils d'Émile Cheysson[4] et, par sa mère, Sophie Funck-Brentano, celui de Frantz Funck-Brentano[5]. Après des études au collège Stanislas de Paris, il entre à l'École polytechnique[6],[1] en 1940 et en sort en 1942. Après la guerre, il intègre la promotion spéciale Croix de Lorraine à l'École nationale d'administration, de à [7],[8].

Seconde Guerre mondiale

Après sa sortie de l'École polytechnique, il est engagé volontaire le pour une durée de 5 ans au sein de l'Armée d'armistice, dans l’arme « cavalerie »[6]. Démobilisé en même temps que l'armée en , il s'évade de la France occupée, franchissant la frontière franco-espagnole le . Après une courte période de captivité en Espagne, il atteint Casablanca le et, le , rejoint le 12e régiment de chasseurs d'Afrique au sein de la 2e division blindée des Forces françaises libres. Il y sert comme officier de char[7],[9],[10].

Il embarque avec son régiment pour l'Angleterre en et débarque en France en . Il participe successivement à la fin de la campagne de Normandie, à la libération de Paris, aux combats des Vosges et à la campagne d'Alsace[11],[12].

Durant cette période, il est distingué par deux citations au corps d'armée et une citation à l'armée lui donnant ensuite droit au port de la croix de guerre 1939-1945.

Carrière

  • au  : envoyé en mission en Palestine en qualité d'observateur[11].
  • à  : chef du service de liaison auprès des autorités fédérales allemandes à Bonn (RFA)[13].
  • à  : conseiller à la présidence du gouvernement du Viêt Nam, en poste à Saïgon :
    • il est volontaire pour une période d'un mois auprès de l'armée française et participe aux opérations offensives au Nord Viêt Nam entre le et le , distingué par une citation à l'ordre de la division[11].
  • Mars à  : membre de la conférence de Genève sur l'Indochine.
  • à  : chef adjoint puis chef de cabinet de Pierre Mendès France, président du Conseil et ministre des Affaires étrangères.
  • Février à  : conseiller technique au cabinet d'Alain Savary, secrétaire d'État chargé des Affaires marocaines et tunisiennes. Il démissionne en même temps que le secrétaire d'État à la suite de l'arrestation de Ben Bella.
  • à  : secrétaire général de la commission de coopération technique en Afrique, Lagos, Nairobi.
  • à  : directeur général de l'Organisme saharien, devenu l'Organisme de coopération industrielle en 1966, en poste à Alger.
  • à  : ambassadeur plénipotentiaire en Indonésie[14].
  • à  : président du directoire de l'Entreprise minière et chimique[15] et président-directeur général de la Compagnie des potasses du Congo.
  • au  : commissaire européen chargé des relations avec les pays en voie de développement.
  • 1974 : il adhère au Parti socialiste[16],[17]
  • 1981 à 1984 : ministre français des Relations extérieures dans quatre gouvernements successifs :
  • au  : commissaire européen chargé de la politique méditerranéenne et des relations Nord-Sud.
  • au  : député européen (liste Majorité de progrès pour l'Europe)[21].
  • 1987 à 1991 : président de l'institut Pierre-Mendès-France ;
  • 1989 à 1993 : président de la fondation Arche de la fraternité (Fondation internationale des droits de l'Homme).

Il meurt le à l'âge de 92 ans[22].

Bibliographie

Distinctions

Divers

Il fait renommer le « ministère des Affaires étrangères » en « ministère des Relations extérieures », déclarant : « Il n'y a pas d'affaires étrangères, la politique extérieure fait intégralement partie de la politique nationale »[24]. Ce changement terminologique sera supprimé après son départ du ministère.

Selon Annie Laurent et Antoine Basbous, il donne ordre à l'ambassadeur Francis Gutmann d'informer les milices chiites d'Amal que leur caserne allait être bombardée par l'armée française en représailles contre l'attentat du Drakkar (1983), faisant en sorte qu'aucun milicien islamiste ne soit tué[25].

Contrairement à ses prédécesseurs et successeurs, Claude Cheysson était très libre dans ses propos, ce qui provoquait des polémiques ; ainsi, alors qu'un communiqué du Quai d'Orsay avait « provoqué une polémique » selon la presse, François Mitterrand, président de la République répondit au journaliste qui l'interviewait : « vous voulez dire que le ministre a fait une déclaration... », signifiant par là que les gaffes du ministre ne l'impressionnaient plus[réf. nécessaire].

Notes et références

Voir aussi

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