Charles Duclerc
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| Eugène Duclerc | ||
Eugène Duclerc. | ||
| Fonctions | ||
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| Président du Conseil des ministres français et ministre des Affaires étrangères | ||
| – (5 mois et 21 jours) |
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| Gouvernement | Duclerc | |
| Législature | IIIe législature | |
| Prédécesseur | Charles de Freycinet | |
| Successeur | Armand Fallières | |
| Ministre des Finances | ||
| – (1 mois et 17 jours) |
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| Président | François Arago | |
| Gouvernement | Commission exécutive | |
| Législature | Assemblée nationale constituante IIe République | |
| Prédécesseur | Louis-Antoine Garnier-Pagès | |
| Successeur | Michel Goudchaux | |
| Sénateur inamovible | ||
| – (12 ans, 7 mois et 8 jours) |
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| Biographie | ||
| Nom de naissance | Charles Théodore Eugène Duclerc | |
| Date de naissance | ||
| Lieu de naissance | Bagnères-de-Bigorre, Hautes-Pyrénées (France) | |
| Date de décès | (à 75 ans) | |
| Lieu de décès | Paris, France | |
| Nationalité | Française | |
| Parti politique | Modéré | |
| Diplômé de | Collège Bourbon | |
| Profession | Journaliste Industrie |
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| Présidents du Conseil des ministres français | ||
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Charles Théodore Eugène Duclerc, né le à Bagnères-de-Bigorre et mort le à Paris, est un homme politique français.
Duclerc commence ses études à Dax, à Saint-Sever puis au collège Bourbon à Paris. Engagé comme correcteur au journal Le Bon Sens en 1836, il entame alors une carrière dans le journalisme en devenant rapidement rédacteur. Collaborateur à la Revue du Progrès à partir de 1838, il y acquiert une réputation de spécialiste des questions économiques et financières et est engagé au National pour rédiger les rubriques dans ces domaines de 1840 à 1846. Dans le même temps, il participe à la réalisation du Dictionnaire politique, publié en 1842, avec deux figures du mouvement républicain, Laurent-Antoine Pagnerre et Étienne Garnier-Pagès (qui en rédige l'introduction avant sa mort en 1841). En 1846, il entreprend avec Louis-Antoine Garnier-Pagès, frère d'Étienne dont il devient un proche, une Histoire politique et financière de la France depuis Henri IV jusqu'à nos jours.
Première participation politique : révolution de 1848 et IIe République (1848-1851)
Sa proximité avec les milieux républicains lui permet d'occuper, pour la première fois, des postes à responsabilité politique après la révolution de 1848. Adjoint au maire de Paris, qui n'est autre que son ami Garnier-Pagès, du au , il suit ce dernier, nommé ministre des Finances du Gouvernement provisoire de Jacques Charles Dupont de l'Eure, en tant que sous-secrétaire d'État du au .
Ministre des Finances
Élu député des Landes aux élections législatives du (arrivé 4e sur 7 avec 36 299 voix dans le département), il succède à son mentor en tant que ministre des Finances à partir du dans la commission exécutive de François Arago. À ce poste, il s'oppose notamment à la création du papier-monnaie et tente, en vain, de négocier pour réconcilier insurgés et gouvernement lors des journées de Juin. Hostile à leur répression, il refuse de participer au gouvernement d'état d'urgence du général Cavaignac pour ne pas y être associé.
Député républicain modéré
Il siège ensuite à gauche à la Constituante, et est membre du comité des Finances. Fermement libéral et modéré, il s'oppose tant aux socialistes ou proudhoniens qu'aux conservateurs et vote notamment contre la proposition du de Pierre-Joseph Proudhon de réorganisation de la société (rejetant notamment le principe de propriété privée et appelant à développant l'idée d'une société mutualiste), contre les poursuites contre Louis Blanc (progressiste organisateur des Ateliers nationaux que la majorité tente alors de rendre responsable des journées de Juin) et Marc Caussidière (lui aussi figure de la révolution de 1848 devenu préfet de Paris, limogé après la manifestation du 15 mai 1848 puis que les conservateurs tentent également de poursuivre pour les journées de Juin), contre l'« amendement Grévy » du (qui tentait d'empêcher l'élection du président de la République au suffrage universel direct, Duclerc se montre donc favorable à ce dernier), contre le droit travail défendu par le progressiste Alexandre Ledru-Rollin le (et qui prévoyait d'établir constitutionnellement un « double » droit à l'assistance sociale et au travail, présenté par ses détracteurs comme « socialiste ») et contre la proposition de du député conservateur Pierre Rateau fixant une date (le ) pour la dissolution de la Constituante et la convocation de l'élection de la nouvelle Assemblée nationale législative établie par la constitution de la IIe République (que les conservateurs et monarchistes, alors minoritaires, voulaient hâter pour bénéficier de l'élan populaire suscité par l'élection à la présidence de la République de Louis-Napoléon Bonaparte, avec qui ils se sont alliés pour former le gouvernement, et ainsi obtenir une majorité)[1],[2],[3],[4].

Retrait de la vie politique (1851-1870)
Charles Duclerc semble toutefois se mettre en retrait progressif de la scène politique, est souvent absent lors des séances et ne prend part qu'à certains votes. N'étant pas réélu lors des législatives du marquée par une forte victoire du parti de l'Ordre, il tente de se représenter à l'élection partielle organisée le après le décès de l'un des députés landais Frédéric Bastiat, il est battu par le conservateur et ancien général Antoine Simon Durrieu par 10 052 voix contre 17 802. Il se retire ensuite en Espagne où il se lance dans les affaires industrielles.
Il est notamment administrateur de la Société de canalisation de l'Èbre, puis directeur du Crédit mobilier espagnol (es) (principal actionnaire de la Compañía de los Caminos de Hierros del Norte, l'une des plus importantes lignes de chemin de fer de la péninsule, fondée en ). Sollicité à plusieurs reprises pour être candidat au Corps législatif sous le Second Empire, il refuse à chaque fois. À la chute de Napoléon III, le , il est déjà revenu en France, résidant à Bayonne, et sa carrière politique est relancée par le rétablissement de la IIIe République.