Côtes-du-rhône (AOC)

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Un côtes-du-rhône[4] est un vin d'appellation d'origine contrôlée produit sur les rives droite et gauche du Rhône entre Vienne et Avignon.

Désignation(s)Côtes-du-rhône
Type d'appellation(s)AOC / AOP régionale
Reconnue depuis1937
PaysDrapeau de la France France
Faits en bref Désignation(s), Type d'appellation(s) ...
Côtes-du-rhône
Image illustrative de l’article Côtes-du-rhône (AOC)
Le vignoble de Tain-l'Hermitage.

Désignation(s) Côtes-du-rhône
Type d'appellation(s) AOC / AOP régionale
Reconnue depuis 1937
Pays Drapeau de la France France
Région parente vignoble de la vallée du Rhône
Sous-région(s) vallée du Rhône
Localisation Rhône, Loire, Ardèche, Drôme, Vaucluse et Gard
Saison hiver et été secs ; automne et printemps pluvieux
Climat méditerranéen
Sol variés : argileux, caillouteux, calcaire ou sableux
Superficie plantée 29 151 hectares (en 2024)[1]
Cépages dominants grenache N[2], syrah N, carignan N, viognier B, grenache blanc B, roussanne B, etc.
Vins produits 85 % rouges, 8 % rosés et 7 % blancs
Production 987 460 hl (en 2024)[1]
Pieds à l'hectare maximum 2,5 m²/pied (4 000 ceps/ha)[3]
Rendement moyen à l'hectare 33 hl/ha en rouge, 37 en rosé et 39 en blanc (en 2024)[1]
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Son aire de production correspond à une grande partie du vignoble de la vallée du Rhône, car il s'agit d'une appellation régionale. D'autres appellations sont produites sur des parties de son aire :

Histoire

Au XIIIe siècle, la viguerie d'Uzès fut divisée en deux. Il y eut la « viguerie haute » ou Cévennes, et la « viguerie basse » qui prit le nom de la « côte du Rhône ». Les vins de la « côte du Rhône » étaient réputés : une réglementation intervient en 1650 pour protéger leur authenticité de provenance et garantir leur qualité[5].

Un premier édit royal daté du tenta de donner une identité vinicole à cette petite région. Il fut insuffisant et modifié en 1737 en ces termes :

« Tous les tonneaux de vin destinés pour la vente et transport du cru tant de Roquemaure que des lieux et paroisses voisines et contiguës : Tavel, Lirac, Saint-Laurent-des-Arbres, Saint-Geniès-de-Comolas, Orsan, Chusclan, Codolet et autres qui sont de qualités supérieures seront marqués sur l'un des fonds, étant pleins et non autrement, d'une marque de feu qui contiendra les trois lettres C D R signifiant Côte du Rhône avec le millésime de l'année[6]. »

Cette dénomination fit florès, puisqu'en 1783, un membre de l'Académie de Marseille indiquait que « La côte du Rhône est aussi renommée par la finesse de ses huiles que par le bouquet de ses vins »[7].

Ce nom traversa le siècle puisqu'en 1869, un journal local avait pour titre La Côte du Rhône et qu'en 1890, Frédéric Mistral parle de « Costo dou Rose, renommée pour ses vins ». Ce n'est qu'au XXe siècle que la côte du Rhône devient les côtes du Rhône en s'étendant aux vignobles situés sur la rive gauche du Rhône. La création du « Syndicat général des vignerons des Côtes du Rhône » en 1929, par Pierre Le Roy de Boiseaumarié, fut une étape décisive dans cette extension. Cette notoriété, acquise au fil des siècles, fut validée par les tribunaux de grande instance de Tournon et d'Uzès en 1936. L'appellation d'origine contrôlée (AOC) fut officiellement reconnue par le décret du [8]. Le cahier des charges de l'appellation a été modifié en (reconnaissance en AOP)[9], en [10], en (mourvèdre et syrah passent en cépages principaux ; autorisation du caladoc et du couston)[11], en [12], en (rajout de cépages à fin d'adaptation)[13], puis en [3].

Vignoble

Aire d'appellation

Vue générale des vignobles de Tain-l'Hermitage.
Vignoble des côtes-du-rhône gardoises à La Roque-sur-Cèze.

L'aire d'appellation se situe dans la partie française de la vallée du Rhône, à l'aval de Lyon : le vignoble s'étend de Vienne au nord jusqu'à Avignon au sud, mais pas tout à fait en continu. Le vignoble se répartit en deux sous-régions :

Il s'agit d'une appellation régionale, avec en son sein plusieurs autres aires d'appellation (ce qui dessine une hiérarchie) : celle du côtes-du-rhône-villages (dans la partie méridionale), ainsi que celles de 19 crus qui sont autant d'AOC spécifiques (du nord au sud : côte-rôtie, château-grillet, condrieu, saint-joseph, hermitage, crozes-hermitage, cornas, saint-péray, vinsobres, cairanne, rasteau, gigondas, vacqueyras, muscat de Beaumes-de-Venise, beaumes-de-venise, laudun, châteauneuf-du-pape, lirac et tavel).

Selon le service des Douanes, la superficie revendiquée en 2024 sous l'appellation est de 29 151 hectares, dont 24 698 ha pour faire du rouge, 2 319 ha pour du rosé et 2 133 ha pour du blanc[1].

L'aire d'appellation couvre un total de 172 communes, réparties sur six départements différents.

Images externes
Carte des communes concernées
Cartes cadastrales de l'appellation
Orthophotos du parcellaire de l'appellation

Département de l'Ardèche : Andance, Ardoix, Arras-sur-Rhône, Bourg-Saint-Andéol, Champagne, Charnas, Châteaubourg, Cornas, Félines, Glun, Guilherand-Granges, Lemps, Limony, Mauves, Ozon, Peyraud, Saint-Désirat, Saint-Étienne-de-Valoux, Saint-Jean-de-Muzols, Saint-Julien-en-Saint-Alban, Saint-Just-d'Ardèche, Saint-Marcel-d'Ardèche, Saint-Martin-d'Ardèche, Saint-Péray, Sarras, Sécheras, Serrières, Talencieux, Toulaud, Tournon-sur-Rhône et Vion.

Côtes-du-rhône rouges de La Vinsobraise à Vinsobres.

Département de la Drôme : Beaumont-Monteux, Bouchet, Chanos-Curson, Crozes-Hermitage, Érôme, Gervans, Larnage, Livron-sur-Drôme, Mercurol-Veaunes (pour le seul territoire de la commune déléguée de Mercurol), Mérindol-les-Oliviers, Mirabel-aux-Baronnies, Mollans-sur-Ouvèze, Montbrison-sur-Lez, Nyons, Le Pègue, Piégon, Pont-de-l'Isère, La Roche-de-Glun, Rochegude, Rousset-les-Vignes, Saint-Maurice-sur-Eygues, Saint-Pantaléon-les-Vignes, Serves-sur-Rhône, Suze-la-Rousse, Tain-l'Hermitage, Taulignan, Tulette, Venterol et Vinsobres.

Côtes-du-rhône rosé de Rochefort-du-Gard.

Département du Gard : Aiguèze, Aramon, Bagnols-sur-Cèze, Carsan, Castillon-du-Gard, Cavillargues, Chusclan, Codolet, Comps, Connaux, Cornillon, Domazan, Estézargues, Fournès, Gaujac, Laudun-l'Ardoise, Laval-Saint-Roman, Lirac, Montfaucon, Montfrin, Orsan, Le Pin, Pont-Saint-Esprit, Pougnadoresse, Pouzilhac, Pujaut, Remoulins, Rochefort-du-Gard, Roquemaure, La Roque-sur-Cèze, Sabran, Saint-Alexandre, Saint-André-d'Olérargues, Saint-Étienne-des-Sorts, Saint-Geniès-de-Comolas, Saint-Gervais, Saint-Hilaire-d'Ozilhan, Saint-Julien-de-Peyrolas, Saint-Laurent-de-Carnols, Saint-Laurent-des-Arbres, Saint-Marcel-de-Careiret, Saint-Michel-d'Euzet, Saint-Nazaire, Saint-Paul-les-Fonts, Saint-Paulet-de-Caisson, Saint-Pons-la-Calm, Saint-Victor-la-Coste, Sauveterre, Saze, Tavel, Théziers, Tresques, Valliguières, Vénéjan et Villeneuve-lès-Avignon.

Département de la Loire : Chavanay, Malleval, Saint-Michel-sur-Rhône, Saint-Pierre-de-Bœuf et Vérin.

Département du Rhône : Ampuis, Condrieu, Saint-Cyr-sur-le-Rhône et Tupin-et-Semons.

Côtes-du-rhône blanc de la Grand Romane, à Gigondas.

Département du Vaucluse : Avignon, Beaumes-de-Venise, Bédarrides, Bollène, Buisson, Cairanne, Camaret-sur-Aigues, Caumont-sur-Durance, Châteauneuf-de-Gadagne, Châteauneuf-du-Pape, Courthézon, Faucon, Gigondas, Grillon, Jonquerettes, Jonquières, Lafare, Lagarde-Paréol, Mondragon, Morières-lès-Avignon, Mornas, Orange, Piolenc, Puyméras, Rasteau, Richerenches, Roaix, La Roque-Alric, Sablet, Sainte-Cécile-les-Vignes, Saint-Marcellin-lès-Vaison, Saint-Romain-en-Viennois, Saint-Roman-de-Malegarde, Saint-Saturnin-lès-Avignon, Sarrians, Séguret, Sérignan-du-Comtat, Sorgues, Suzette, Travaillan, Uchaux, Vacqueyras, Vaison-la-Romaine, Valréas, Vedène, Villedieu, Violès et Visan[3].

Crus des côtes du Rhône

Au sein de l'aire d'appellation, plusieurs autres AOC existent, plus restrictives, formant ainsi une hiérarchie : au sommet, ce qu'Inter Rhône (l'interprofession) appelle les 19 « crus des côtes du Rhône »[14] (20 % du volume produit) ; en dessous, l'appellation côtes-du-rhône-villages avec dénomination géographique (il y en a 21 : 10 % du volume) ; plus bas, le côtes-du-rhône-villages (sans dénomination : 5 %) ; tout en bas, le côtes-du-rhône (65 %)[15].

Davantage d’informations Appellation, Année de reconnaissance ...
Appellations de la vallée du Rhône septentrionale
AppellationAnnée de reconnaissanceSuperficie 2024Type(s) de vinCépage(s)
côte-rôtie1940340 havin rougesyrah
château-grillet19364 havin blancviognier
condrieu1940213 havin blancviognier
saint-joseph19561 408 harouge et blancsyrah et marsanne
hermitage1937135 harouge et blancsyrah et marsanne
crozes-hermitage19372 069 harouge et blancsyrah et marsanne
cornas1938163 havin rougesyrah
saint-péray1936122 hablanc et mousseuxmarsanne
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Davantage d’informations Appellation, Année de reconnaissance ...
Appellations de la vallée du Rhône méridionale
AppellationAnnée de reconnaissanceSuperficie 2024Type(s) de vinCépage(s)
vinsobres2006553 havin rougegrenache, etc.
cairanne2016889 harouge et blancgrenache, etc.
rasteau1944 (VDN) et 2010965 harouge et VDN (rosé, grenat et blanc)grenache, etc.
gigondas19711 205 harouge, blanc et roségrenache, etc.
vacqueyras19901 480 harouge, blanc et roségrenache, etc.
muscat de Beaumes-de-Venise1945280 haVDN (blanc, rosé et rouge)muscat à petits grains
beaumes-de-venise2005729 havin rougegrenache, etc.
landun2024591 harouge et blancgrenache et clairette
châteauneuf-du-pape19363 159 harouge et blancgrenache, etc.
lirac1947876 harouge, blanc et roségrenache, etc.
tavel1936770 havin roségrenache, etc.
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Enfin, le nom de l'appellation côtes-du-rhône-villages peut être complété par une des 21 dénominations géographiques suivantes[16] :

Climatologie

Encépagement

Un total de 32 cépages sont autorisés par le cahier des charges pour produire l'appellation.

Pour produire les côtes-du-rhône rouges et rosés, les cépages principaux (ensemble ils doivent être d'au moins 70 %) sont le grenache N[2], le mourvèdre N et la syrah N ; ces trois sont complétés avec comme cépages accessoires le bourboulenc B, le brun argenté N (localement dénommé camarèse ou vaccarèse), le caladoc N, le carignan N, le cinsaut N, la clairette B, la clairette rose Rs, la counoise N, le couston N, le grenache blanc B, le grenache gris G, la marsanne B, le marselan N, le muscardin N, le piquepoul blanc B, le piquepoul noir N, la roussanne B, le terret noir N, l'ugni blanc B et le viognier B.

Pour les vins blancs, les cépages principaux sont le bourboulenc B, la clairette B, le grenache blanc B, la marsanne B, la roussanne B et le viognier B ; les cépages accessoires sont la clairette rose Rs, le grenache gris G, le piquepoul blanc B et l'ugni blanc B.

La proportion du cépage grenache N doit être d'au moins 30 % de l'encépagement au sud de Montélimar ; celle de l'ensemble des cépages mourvèdre N et syrah N doit être supérieure ou égale à 20 % ; celle de l'ensemble des cépages caladoc N, couston N et marselan N ne peut être supérieure à 10 % ; celle des cépages blancs ne peut être supérieure à 5 % pour les vins rouges et à 20 % pour les vins rosés.

Au titre de l'adaptation du vignoble (notamment aux changements climatiques), de nouveaux cépages sont autorisés depuis 2024 (les « variétés d'intérêt à fin d'adaptation », les VIFA), sous conditions et limités à 5 % de l'encépagement. Pour faire du côtes-du-rhône blanc il s'agit du carignan blanc (de) B, du floréal (de) B et du rolle B ; pour faire du rouge et du rosé se rajoute aux premières le vidoc (de) N[3].

Dans la pratique, l'encépagement pour produire du rouge est composé en 2023 de 55 % de grenache noir, de 27 % de syrah, de 7 % de carignan noir, etc. En blanc, de 30 % de viognier, 26 % de grenache blanc et 16 % de roussanne[17].

Rendements

Le rendement est limité par le cahier des charges de l'appellation à un maximum de 51 hectolitres par hectare. Chaque année, ce rendement maximum peut être modifié à la hausse ou à la baisse par un arrêté du ministère de l'Agriculture, dans la limite du rendement butoir de l'appellation, fixé à 60 hl/ha[3].

Vins

Volumes

La production déclarée en 2024 a été d'un total de 987 460 hectolitres (un hectolitre = 100 litres = 133 bouteilles de 75 cl), dont 818 866 hl de côtes-du-rhône rouge, 85 364 hl de rosé et 83 229 hl de blanc[1]. Les données de production des années récentes, telles que publiées par les Douanes[1], sont en rouge :

Davantage d’informations Année, Superficie (ha) ...
AnnéeSuperficie (ha)Production (hl)Rendement (hl/ha)
202027 1151 174 96143
202126 7021 132 61442
202225 7361 108 46543
202325 093948 23338
202424 698818 86633
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  • en rosé :
Davantage d’informations Année, Superficie (ha) ...
AnnéeSuperficie (ha)Production (hl)Rendement (hl/ha)
20202 322102 60744
20212 23895 66643
20222 07596 12546
20232 25288 76639
20242 31985 36437
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  • et en blanc :
Davantage d’informations Année, Superficie (ha) ...
AnnéeSuperficie (ha)Production (hl)Rendement (hl/ha)
20201 92773 36638
20212 05982 93640
20222 07484 19541
20232 09192 96144
20242 13383 22939
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Gastronomie

La robe des côtes-du-rhône rouges est généralement de couleur rubis, plus profonde si la syrah domine. Le nez est fruité, évoquant les petits fruits rouges. La bouche est tannique sur la jeunesse. Les rosés ont souvent un nez sur le bonbon anglais, parfois sur de la violette. Les blancs sont plutôt floraux[18].

Ils se gardent de un à quatre ans pour les rouges ; un ou deux ans pour les blancs et rosés. Les rouges ne doivent pas être servis trop chaud, l'idéal est entre 14 et 16 °C les blancs et rosés entre 8 et 12 °C[19].

Les côtes-du-rhône s'accordent avec une cuisine riche en fruits et légumes, relevée par de l'ail, du poivron ou de la tomate ainsi que par les herbes de Provence et l'huile d’olive[8]. Les vins rouges forment une alliance parfaite avec agneau, mouton, veau, bœuf, porc, volaille, lapin, gibier, charcuterie et fromage de brebis[20]. Les vins rosés mettent en valeur la cuisine méridionale ainsi que le poisson, la volaille, le lapin, les légumes et les fromages[20]. Les vins blancs se marient traditionnellement avec du poisson, fruits de mer, fromage de chèvre et desserts[20].

Hiérarchie des prix

Le prix de vente des vignes ayant droit à l'appellation régionale côtes-du-rhône est officiellement en 2023 dans la Drôme de 15 000 euros l'hectare en moyenne (variant entre 10 000 et 18 000 ) ; c'est un peu plus cher pour la même appellation dans le Vaucluse avec 23 000 €/ha (entre 16 000 et 28 000 ). Les prix sont du même ordre pour les AOC voisines que sont les grignan-les-adhémar (14 000), costières-de-nîmes (15 000), côtes-du-vivarais (17 000), côtes-du-rhône-villages (18 000 ; 20 000 pour une dénomination) et luberon (24 000 €/ha).

Par contre, les prix s'envolent quand il est question des crus des côtes du Rhône : 40 000  pour l'hectare de vigne produisant du lirac et du vinsobres, 55 000 pour le muscat de Beaumes-de-Venise, 60 000 pour le tavel, 75 000 pour le cairanne, 80 000 pour le beaumes-de-venise et le rasteau, 100 000 pour le vacqueyras, 140 000 pour le saint-joseph, 150 000 pour le crozes-hermitage, 215 000 pour le gigondas, 500 000 pour le cornas, 510 000 pour le châteauneuf-du-pape et 1 250 000 pour le côte-rôtie[21].

Pour une comparaison entre les appellations, on peut aussi prendre le cours moyen des vins en vrac (à l'hectolitre) en 2023 servant officiellement au calcul des fermages (la valeur locative) :

  • Rhône :
    • 880 €/hl pour du condrieu ;
    • 1 357 €/hl pour du côte-rôtie[22] ;
  • Loire :
    • 116 €/hl pour du côtes-du-rhône ;
    • 694 €/hl pour du saint-joseph ;
    • 1 350 €/hl pour du condrieu[23] ;
  • Ardèche :
    • 38 €/hl pour du VSIG ;
    • 57 €/hl pour de l'IGP ;
    • 71 €/hl pour du côtes-du-vivarais ;
    • 80 €/hl pour du côte-du-rhône ;
    • 170 €/hl pour de l'IGP en viognier ;
    • 230 €/hl pour du saint-péray ;
    • 431 €/hl pour du saint-joseph ;
    • 737 €/hl pour du cornas ;
    • 979 €/hl pour du condrieu[24] ;
  • Drôme :
    • 43 €/hl pour du VSIG ;
    • 69 €/hl pour de l'IGP ;
    • 87 €/hl pour du grignan-les-adhémar ;
    • 94 €/hl de côtes-du-rhône ;
    • 141 €/hl pour du côtes-du-rhône-villages ;
    • 455 €/hl pour du crozes-hermitage[25] ;
  • Vaucluse :
    • 35 €/hl pour du ventoux ou du luberon ;
    • 60 €/hl pour du côtes-du-rhône ;
    • 90 €/hl pour du côtes-du-rhône-villages ;
    • 130 €/hl pour du côtes-du-rhône-villages + dénomination ;
    • 160 €/hl pour du cairanne ;
    • 165 €/hl pour du muscat de Beaumes-de-Venise ;
    • 190 €/hl pour du beaumes-de-venise ;
    • 200 €/hl pour du rasteau ;
    • 232 €/hl pour du vacqueyras ;
    • 454 €/hl pour du gigondas ;
    • 634 €/hl pour du châteauneuf-du-pape[26] ;
  • Gard :
    • 34 €/hl pour du VSIG ;
    • 39 €/hl pour de l'IGP ;
    • 50 €/hl pour du coteaux-du-vivarais ;
    • 64 €/hl pour du côtes-du-rhône, du côtes-du-rhône-villages, ou du costières-de-nîmes ;
    • 134 €/hl pour du lirac ;
    • 180 €/hl pour du tavel[27].

Les prix dans le commerce sont évidemment bien plus élevés, variant considérablement en fonction du nom du producteur.

Commercialisation

Bouteille de côtes-du-rhône commercialisée en Angleterre.
Restaurant du château des Fines Roches à Châteauneuf-du-Pape.

La commercialisation des côtes-du-rhône se maintient à un excellent niveau. Au cours de la campagne 2009-2010, les ventes sur le marché français ont représenté 74 %, complétées par 26 % à l'exportation. Ces mises en marché sont le fait des caves coopératives qui arrivent en tête avec 64 %, viennent ensuite les caves indépendantes avec 33 %, puis les négociants-vinificateurs avec 3 %[28].

Sur le marché intérieur, arrivent en tête la grande distribution (29 %), suivie des cavistes et petits magasins (13 %), et des hôtels-restaurants (11 %). Les ventes directes sur le lieu de production et le hard-discount représentent chacun 10 % des parts de marché[28].

L'exportation représente plus du quart du marché. Les principaux pays acheteurs sont[28] :

  • Royaume-Uni : 20 %
  • États-Unis : 17 %
  • Belgique/Luxembourg : 11 %
  • Canada : 10 %
  • Allemagne : 8 %
  • Pays scandinaves : 7 %
  • Suisse : 6 %
  • Pays-Bas : 4 %
  • Japon : 3 %
  • Chine : 2 %
  • Autres destinations : 12 %

Notes et références

Voir aussi

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