Fort de Boppard
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| Période d'activité |
fin du IVe siècle au Ve siècle |
|---|---|
| Localité moderne | |
| Unité présente |
milites balistarii |
| Dimension du fort |
308 × 154 m (=4,75 ha) |
| Province romaine | |
| Statut de la localité | |
| Coordonnées |
Le fort de Boppard est un ancien fort romain de l'Antiquité tardive dont le site archéologique se trouve sur le territoire de Boppard (Rhénanie-Palatinat, en Allemagne[1],[2].
Ce grand camp romain se trouvait sur la voie romaine Route romaine de la vallée du Rhin (de) et du limes Danube-Iller-Rhin sous Valentinien Ier et fut fondé dans la seconde moitié du IVe siècle (entre 367 et 370). Sa garnison était chargée de la sécurité et de la surveillance des rives du Rhin. Les vestiges des anciennes fortifications présentent un intérêt particulier pour la recherche en raison de leur remarquable état de conservation.

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Le fort appartenait à la province romaine de Germanie première. Le fort fut construit sur une légère élévation dominant le Rhin, en terrain non inondable. Il occupait une position centrale entre les forts d'Oberwesel et d'Andernach[3]. Après le retrait des troupes romaines, la population civile continua d'habiter le fort romain. Vers 406/407, les thermes militaires furent détruits par un incendie. Vers le milieu du Ve siècle, l'édifice qui allait devenir l'actuelle église Saint-Séverin fut construit à cet emplacement, après la démolition du rempart nord. 10 Les remparts du fort servirent de muraille à la ville médiévale jusqu'au XIIe siècle. Au XIXe siècle, des sections encore plus importantes de l'ancien fort furent détruites.
Les vestiges du fort de Boppard fontt parties du site du patrimoine mondial de l'UNESCO « Vallée du Haut-Rhin moyen » depuis 2002. De plus, ce site archéologique est protégé en tant que monument historique enregistré en vertu de la loi rhénano-palatine sur la protection et la préservation des monuments (DSchG). Les fouilles et les prélèvements ciblés nécessitent une autorisation ; les découvertes fortuites doivent être signalées aux autorités compétentes.
Recherches archéologiques
Lors de la construction du réseau d'égouts de Boppard en 1939, plusieurs découvertes archéologiques furent mises au jour et publiées dans les Annuaires de Bonn en 1941. Des vestiges du côté ouest des fortifications romaines, près des tours 2 et 3, furent ainsi révélés. Deux tombes franques contenant du mobilier funéraire furent également découvertes. Parmi les objets archéologiques remarquables, on note la présence d'un cautès, une statuette du culte de Mithra[4]. Dans le cadre d'un programme de recherche lancé en 1959 pour recenser les fortifications romaines des villes du Rhin moyen, les vestiges de plusieurs tours de guet de la muraille défensive ont été mis au jour[5]. S'appuyant sur ce programme, le fort a fait l'objet de fouilles entre 1959 et 1962 par l'historien de l'art Günter Stein (1924-2000). Ces recherches, menées en collaboration avec l'Université technique de Berlin, ont été publiées en 1966 dans l'Annuaire de Saalburg n° 23 et ont depuis servi de base à toutes les investigations ultérieures.

Les premières fouilles systématiques ont été menées entre 1963 et 1966 lors de travaux de rénovation de l'église Saint-Séverin et de construction de la place du marché par le Bureau de préhistoire et d'histoire ancienne de Coblence. Au cours des fouilles sous l'église Saint-Séverin, des fonts baptismaux paléochrétiens du Ve siècle siècle ont été mis au jour. D'autres fouilles ont été réalisées en 1977 à la porte ouest et sur la partie sud du rempart ouest. Ces fouilles ont permis de déterminer le tracé de la section ouest du rempart et de confirmer l'emplacement de la porte ouest présumée, sur l'actuelle Oberstraße[6].
D'importantes fouilles supplémentaires ont été menées entre 1989 et 1995. Elles ont été réalisées dans la zone de l'ancienne étable à taureaux, située dans la basse-cour sud, et à l'intérieur des remparts du fort, rue Angertstraße. Le mur d'enceinte y a été mis au jour sans interruption sur plus de 55 m. La tour 8 ne subsiste que jusqu'au niveau du sol actuel, tandis que la tour 9 est conservée jusqu'à une hauteur de huit mètres. Suite à ces découvertes, les autorités chargées du patrimoine ont interdit la construction du poste de police et exigé que le site reste inexploité.


