Frappes iraniennes sur Israël en 2026
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| Date | À partir du 28 février 2026 |
|---|---|
| Lieu | Israël, Cisjordanie |
| Casus belli | Attaques de représailles pour l'attaque israélo-américaine sur l'Iran |
| Issue | En cours |
| Iran (depuis le 28/02/2026) ; Houtis au Yémen (depuis le 28/03/ 2026) | Israël |
| 19 civils tués (au 28 mars 2026) |
Notes
Les frappes iraniennes sur Israël ont lieu quotidiennement depuis le début de la guerre contre l'Iran, soit le . Elles viennent en représailles à une série d'attaques menées conjointement par les États-Unis et Israël contre l'Iran. Après l'échec des pourparlers et des négociations américano-iraniens, plusieurs sites en Israël sont la cible de frappes de missiles iraniens, à travers l'opération iranienne appelée Promesse honnête 4. En soutien à l'Iran, les Houtis au Yémen y ajoutent leurs tirs sur Israël à partir du .
Malgré un système de défense antimissile robuste, des systèmes d'alerte et des abris, des missiles iraniens atteignent de nombreuses positions civiles à travers le pays hébreu. Le bilan le plus lourd est enregistré lors d'une frappe survenue le 1er mars contre un quartier résidentiel de la ville de Beit Shemesh, qui coûte la vie à neuf civils israéliens. Selon Tsahal, au , le nombre moyen de tirs sur Israël par l'Iran s'élève à environ dix par jour. Après un mois de conflit, l'Iran a tiré sur Israël plus de 470 missiles balistiques dont des bombes à fragmentation et l'armée israélienne en a intercepté 92 %. Le nombre de victimes s'élève à 16 Israéliens et étrangers sur le territoire et 4 Palestiniens en Cisjordanie.
Le , des frappes de missiles conjointes, coordonnées par les États-Unis et Israël, touchent des dizaines de sites militaires en Iran et éliminent ses hauts responsables, à travers l'opération Lion rugissant[1].

Le président américain Donald Trump déclare que ces attaques conjointes s'inscrivent dans une stratégie visant à provoquer un changement de régime par la prise de contrôle du gouvernement iranien, parmi d'autres objectifs tels que l'arrêt du programme nucléaire iranien[2]. De son côté, le gouvernement israélien a pour dessein d'éradiquer le « régime des mollahs » à travers des objectifs politiques et militaires ciblés. Depuis la Révolution de 1979, l'Iran considère l'État hébreu comme son ennemi, en le désignant par les expressions « entité sioniste », « tumeur cancéreuse » ou « petit Satan » - à côté du « grand Satan » que seraient les États-Unis -[3] et appelle publiquement à son élimination physique, à travers notamment une rhétorique officielle d'anéantissement, incorporant parfois le déni de la Shoah et invoquant des tropes antisémites[4],[3]. Outre l'industrie nucléaire militaire, le développement « de plus en plus rapide » de la production iranienne de missiles balistiques finit d'inquiéter et de convaincre Israël et son allié américain[1].

En représailles des premières attaques israélo-américaines du , le gouvernement iranien lance principalement sur Israël des frappes aériennes mais également dans toute la région moyen-orientale, touchant des pays du golfe Persique, en visant notamment leurs bases américaines[5].
Parallèlement, les dits « proxys de l'Iran » tels le Hezbollah au Liban et plus tardivement, les Houtis au Yémen, soutiennent l'Iran en bombardant également Israël, pour l'un au nord et pour l'autre au sud-est du pays. Avec au sud-ouest d'Israël le Hamas à Gaza et le Jihad islamique palestinien dans les territoires palestiniens, ainsi que d'autres groupes terroristes affiliés, ce réseau de procuration financé et formé par l'Iran lui permet d'exercer une influence sur plusieurs fronts, tout en posant une « menace existentielle » à Israël[6].
Préparatifs généraux
Défense anti-missile
Israël dispose d'un système de défense antimissile multicouche qui comprend le système Arrow de missiles antibalistiques, conçu pour intercepter et détruire les missiles lancés depuis l'Iran et depuis les Houthis au Yémen ; la Fronde de David pour intercepter les drones et les missiles à moyenne portée ainsi que le Dôme de fer pour les roquettes à plus courte portée[7],[8]. Conçu pour neutraliser principalement les roquettes bon marché à courte portée tirées par des groupes situés au-delà de ses frontières, le Dôme de fer - à travers chacune de ses batteries - offre une couverture de protection - coûteuse[9] - allant jusqu'à 50 km, avec un taux de réussite annoncé de 90 %[10].

Défense civile
Après les attaques de missiles Scud contre Israël pendant la guerre du Golfe (1990-1991) et face aux difficultés et aux insuffisances des abris collectifs alors en vigueur, le Commandement du Front intérieur israélien a établi des normes renforcées pour la défense civile. Celles-ci incluent des spécifications techniques pour des espaces protégés (Merkhav mugan) désignées dans toutes les habitations, connues sous l'acronyme hébreu Mamad[11]. Le Mamad est conçu comme une pièce de sécurité renforcée offrant une protection contre les projectiles à fort impact, capable de résister aux explosions et aux éclats d'armes conventionnelles, ainsi qu'aux armes chimiques et biologiques. Ses murs et plafonds en béton armé mesurent 20 à 30 centimètres d'épaisseur et ses portes et fenêtres sont en acier étanches à l'air et également résistantes aux explosions[12],[13].
Dès que Tsahal détecte l'arrivée prochaine d'un missile ou d'un drone dans son ciel, le Commandement du Front intérieur envoie un message d'alerte en plusieurs langues (hébreu, anglais, arabe, russe) sur les téléphones portables des citoyens pour leur enjoindre de se mettre à l'abri jusqu'au futur message pour les en libérer.
Les sirènes retentissent pour avertir tous les habitants de la zone de se mettre à l'abri, généralement dans les 90 secondes suivant leur déclenchement. Les missiles iraniens peuvent être détectés après leur lancement jusqu'à dix minutes avant l'impact prévu, et une application créée par le Commandement du Front intérieur israélien peut fournir aux citoyens israéliens un préavis sur leurs téléphones de plusieurs minutes avant le déclenchement éventuel d'une sirène[14].
Le Commandement du Front intérieur exhorte « les automobilistes pris sur la route au moment où une sirène retentit à se mettre immédiatement à l’abri dans le miklat le plus proche ou, s’ils ne le peuvent pas, à s’éloigner de leur véhicule et à s’allonger à plat ventre sur le sol en se protégeant la tête avec les mains »[15].
Cisjordanie
Outre Israël, ses infrastructures et ses habitants, certains tirs iraniens touchent également des zones en Cisjordanie, administrées par l'Autorité palestinienne qui n'a pas organisé de systèmes de protection civile. L'ONG Human Rights Watch remarque que « les Palestiniens de Cisjordanie sont particulièrement vulnérables aux tirs de missiles ainsi qu’aux retombées de fragments issus d’interceptions, en raison de l’absence d’infrastructures de protection telles que des sirènes d’alerte ou des abris anti-bombes »[16].
Situation en Israël

Dès le , Israël déclare l'état d'urgence immédiat dans le pays ; l'espace aérien civil est fermé, les activités scolaires et professionnelles non essentielles sont arrêtées, les rassemblements sont limités à 50 personnes voire totalement interdits, selon les jours[17]. 70 000 réservistes sont mobilisés[17].
Pendant plusieurs jours après le début des hostilités, l'espace aérien israélien étant fermé, le trafic aérien est perturbé au départ de l'aéroport Ben Gourion (près de Tel Aviv) et d'autres régions du pays.
Dans le centre du pays, les sirènes d'alerte se déclenchent quotidiennement avant les tirs, qui ont également lieu la nuit, ce qui contraint la population à devoir se réfugier voire dormir dans leur pièce de sécurité (Mamad) quand elle en possède une mais le plus souvent, dans les parkings et stations de métro ou train souterrains des villes, où même des mariages sont fêtés.
Un mois après le début du conflit, Israël résiste sur le front énergétique grâce à son indépendance gazière (70 % de son électricité est produite à partir de gaz) et une économie de guerre tournant à plein régime. Cependant, deux sites de production gazière, situés au nord du pays, sont fermés pour éviter les graves conséquences de potentiels tirs venant du Hezbollah au Liban, pour ne laisser en fonctionnement que son troisième site plus au sud[18].
Sondages
Avant le début de cette guerre, un sondage[19] de l'INSS (Institute for National Security Studies in Israel) indique que 72,5 % des Israéliens estiment que les systèmes de défense aérienne du pays sont suffisants en cas d'attaque iranienne. Si la confiance du public était alors forte, le doute s'installe dans les esprits après les premières semaines de conflit quand les défis se multiplient, en se demandant combien de temps Israël pourrait résister à la menace constante de tirs de missiles arrivant de plusieurs fronts.
Début avril, « la majorité de la population continue à soutenir très majoritairement la guerre contre l’Iran lancée fin février par Israël et les Etats-Unis, mais selon un sondage de l’Institut israélien de la démocratie (IDI), le soutien s’érode lentement, passant de 93 % chez les Israéliens juifs dans les deux premières semaines à 78 % fin mars »[20].
Schéma des attaques de missiles
Selon le porte-parole de l'armée israélienne, au , le nombre moyen de tirs par l'Iran sur Israël s'élève à environ dix par jour[21].
Il est remarqué que le nombre de tirs de missiles iraniens diminue fortement dès le cinquième jour de la guerre, tout en reconnaissant que les raisons de cette baisse restaient floues. Une analyse menée par le Jewish Institute for National Security of America montre une réduction marquée des tirs de missiles iraniens dès le premier jour du conflit, tant contre Israël que contre d'autres nations du golfe Persique. Cette analyse révèle que le nombre de missiles iraniens pointés vers Israël est bien inférieur à celui des tirs effectués lors de la guerre des Douze Jours en 2025, période durant laquelle les forces iraniennes lançaient fréquemment d'importants barrages de missiles destinés à submerger les défenses israéliennes. Les auteurs émettent l'hypothèse que cette réduction pourrait être attribuée au succès israélien dans le ciblage des lanceurs de missiles et des sites de stockage iraniens en 2025, ainsi qu'aux efforts conjoints américano-israéliens déployés lors du conflit de 2026 pour éliminer jusqu'aux trois quarts des lanceurs de missiles iraniens, y compris ceux qui ont été reconstruits au cours des mois précédents[22].
Au dixième jour de la guerre, les attaques de missiles et de drones iraniens diminuent de plus de 90 %, une réduction plus marquée qu'au cours du conflit de 2025 et attribuée aux efforts efficaces de suppression menés par les missions américaines et israéliennes au-dessus de l'Iran[23]. D'autres explications sont avancées pour expliquer la réduction du nombre de missiles ciblant Israël au dixième jour de la guerre, notamment les efforts iraniens pour préserver ce qui reste de leur arsenal et un système de commandement et de contrôle moins structuré après la frappe sur Téhéran qui a décapité une grande partie de son haut commandement[24].
Les caméras de vidéo-surveillance enregistrent certains impacts des tirs iraniens ; leurs images et celles tournées par des habitants sont diffusées sur Telegram ou partagées sur les réseaux sociaux[16].
Munitions iraniennes
« Au départ, l’Iran a tiré des missiles balistiques lourds dotés de charges supérieures à 500 kg, comme les Shahab-3 (missiles à propergol liquide ayant une portée de 1 000 à 2 000 km), Ghadr (missile de moyenne portée comprise entre 1 800 et 2 000 km) ou Emad, afin de frapper fort et de tester les défenses israéliennes. Début mars, la République islamique est montée en gamme avec des missiles plus avancés tels que le Khorramshahr (missile balistique à tête multiple), et surtout l’introduction d’ogives à fragmentation. La moitié des 19 missiles à sous-munitions utilisés depuis le début du conflit ont été tirés durant cette période. Enfin, depuis la mi-mars, une troisième phase semble s’amorcer : l’Iran mélange désormais ogives lourdes de plus de 500 kg et charges plus légères, comme celle utilisée lors de la frappe du »[25].
L’Iran a déjà « publié des informations sur des missiles balistiques capables de disperser des sous-munitions. Les médias iraniens ont notamment diffusé des informations sur le missile balistique « Zelzal », capable de transporter jusqu’à 30 sous-munitions non guidées de 17 kilogrammes », lesquelles ressemblent à celles utilisées dans le présent conflit[16].
Utilisation de munitions à fragmentation
Au dixième jour de la guerre, l'Iran a tiré un total de 300 missiles sur Israël, dont près de la moitié étaient équipés de bombes à fragmentation, capables de disperser des dizaines d'ogives explosives sur un rayon de 10 kilomètres pour y effectuer plus de dégâts à l'aveugle. L’utilisation d'armes à sous-munitions (munitions de 1,5) est interdite par la Convention sur les armes à sous-munitions, un traité international signé par plus de 100 nations mais pas par l’Iran[26].
« Les armes à sous-munitions sont tirées par des roquettes, des missiles ou d’autres projectiles, ou larguées depuis des aéronefs. Elles se dispersent généralement en vol, projetant des dizaines de sous-munitions explosives — ou « mini-bombes » — de manière indiscriminée sur une large surface. Nombre d’entre elles n’explosent pas lors de l’impact initial, laissant dans leur sillage des engins non explosés susceptibles de tuer et mutiler — à l’instar des mines terrestres — durant des années, voire des décennies, tant qu’elles n’ont pas été déminées et détruites »[16]. Cependant, ces armes à sous-munitions « possèdent une charge explosive relativement faible et causent des dommages nettement inférieurs à ceux provoqués par des missiles balistiques de portée moyenne ou intermédiaire, dont la charge explosive est nettement plus importante — plusieurs fois supérieure à celle d’une sous-munition isolée »[16].
Des vidéos tournées lors des attaques de mars en Israël montrent des missiles balistiques iraniens en phase descendante, entourés de nombreuses sous-munitions (de 21 à 65 objets), chutant au sol le long de leur trajectoire[16].
Après la guerre des Douze Jours de 2025, Amnesty International a condamné l’utilisation par l’Iran de ces munitions ciblant des zones résidentielles, la qualifiant de « violation flagrante du droit international humanitaire ». L'ONG déclare qu’il s’agit d’« armes intrinsèquement aveugles qui ne doivent jamais être utilisées » et que la manière dont elles ont été tirées sur Israël « témoigne d’un mépris manifeste du droit international humanitaire... Le droit international humanitaire coutumier interdit l'utilisation d'armes intrinsèquement aveugles, et le lancement d'attaques aveugles qui tuent ou blessent des civils constitue un crime de guerre ».
Le directeur exécutif de l’Arms Control Association qualifie de « délibéré » le ciblage par l’Iran de quartiers résidentiels par des ogives de munitions à sous-munitions, affirmant que « l’Iran semble les lancer dans des zones relativement peuplées, probablement dans le but de causer des dommages potentiels aux civils »[27].
Après enquête, l'ONG Human Rights Watch dénonce le trois attaques iraniennes distinctes à l’aide d’armes à sous-munitions, intervenues entre le 1er et le , qui ont touché des zones habitées en Israël et causé la mort de quatre civils en tout. L’organisation adresse un courrier au gouvernement iranien le concernant l’utilisation de ces armes, resté sans réponse. Elle déclare : « Le gouvernement iranien devrait immédiatement cesser de se servir d’armes à sous-munitions... Leur utilisation est non seulement intrinsèquement indiscriminée, mais les sous-munitions non explosées continuent de présenter un risque bien après, tant qu’elles n’ont pas été déminées ou détruites »[16].
Incidents
28 février 2026

Téhéran riposte à son attaque ce même jour, en réponse à « l’agression criminelle » contre la République islamique, en envoyant deux vagues de missiles et de drones de combat en direction du territoire israélien. Des sirènes retentissent dans tout le pays et la population est contrainte de se réfugier dans des abris (Mamad), tandis que de fortes explosions se font entendre dans plusieurs villes. L'action est revendiquée par les Gardiens de la révolution islamique (Pasdaran)[17].
Un missile frappe un immeuble à Tel Aviv, faisant un mort philippin et des dizaines de blessés. Malgré un avertissement préalable concernant le lancement du missile iranien, les sirènes du secteur ne retentissent pas à temps pour permettre aux victimes de se mettre à l'abri dans les 90 secondes imparties[28],.
Dans la ville de Tirat Carmel, un immeuble de neuf étages est touché par un missile faisant un blessé[17].
Après une interception, un homme est légèrement blessé dans la ville arabe israélienne d'Umm al-Fahm dans le nord du pays, par des éclats d'obus[17].
1er mars
Une attaque de missile a lieu dans un quartier résidentiel de la ville de Beit Shemesh, située à 30 km de Jérusalem et un missile touché un abri de fortune dans une synagogue, à tir direct. Neuf civils sont tués et 69 sont blessés[29],[30]. Neuf des victimes périssent lors d’une seule frappe de missile balistique et parmi elles figurent trois enfants[16].
Cet incident fait le plus grand nombre de victimes depuis le début du conflit et s'inscrit dans une série d'attaques qualifiées de « représailles » par la chaîne qatarie Al Jazeera English, à la suite de l'assassinat de l'ayatollah Ali Khamenei, lors d'une attaque ciblée contre un complexe à Téhéran, la veille[31]. L'armée israélienne et le service d'ambulance qui est intervenu indiquent que le missile iranien a causé une destruction généralisée sur l'abri de la synagogue. Tsahal accuse l'Iran de cibler les civils. Au moins deux intercepteurs ont été lancés contre le missile qui a néanmoins touché de plein fouet l'abri communautaire. Le nombre élevé de morts démontre les limites du système de défense antimissile israélien et montre que même les abris renforcés peuvent être vulnérables dans des circonstances extrêmes[32].
À Jérusalem, un missile balistique touche un véhicule, faisant six blessés et endommageant la route et le véhicule[réf. nécessaire].

2 mars
Soixante-quatorze personnes sont évacuées vers l'hôpital Soroka après la chute d'un missile iranien à Beer-Sheva. Certaines sont physiquement blessées (57 personnes) et d'autres en état de panique (16 personnes) ; deux immeubles résidentiels sont détruits et la municipalité doit prendre en charge des centaines de personnes évacuées[33],[34].
4 mars
Un tir d'arme à sous-munitions se produit dans la ville d’Or Yehuda, dans le centre d’Israël, en s’écrasant au milieu d’une large rue déserte, provoquant une explosion[16].
9 mars
Un tir d'armes à sous-munitions est perpétré en occasionnant des impacts quasi simultanés et indiscriminés sur les villes voisines d'Or Yehuda, Yehud, Bat Yam et Holon près de Tel Aviv, la zone la plus densément peuplée d'Israël[16].
Deux ouvriers sont tués et un troisième grièvement blessé à Yehud, après avoir été touchés par les sous-munitions d'un missile iranien équipé d'une ogive à fragmentation[16]. Les deux victimes se trouvaient à l'extérieur, sur un chantier de construction, et n'étaient pas à l'abri ; la première est morte sur le coup tandis que la seconde a succombé à ses blessures le lendemain[35].
Ce , le nombre total de morts en Israël depuis le début du conflit, le , s'élève à 11 personnes, outre des dizaines de blessés. Au dixième jour de la guerre, Israël a reçu un total de 300 missiles iraniens dont des bombes à fragmentation.
12 mars
L'armée iranienne affirme avoir ciblé des bases de Tsahal, notamment la base aérienne de Palmachim et la base aérienne d'Ovda, ainsi que le quartier général du Shin Bet, l'agence israélienne de contre-espionnage[36].
13 mars
À Zarzir, localité bédouine à 10 kilomètres ouest de Nazareth, dans le nord du pays, 60 personnes sont blessées et 300 maisons endommagées, à la suite des impacts directs de tirs iraniens[37].
16 mars
Des débris d'une attaque de missile iranienne tombent sur la vieille ville de Jérusalem, causant des dégâts sur le mont du Temple près de la mosquée Al-Aqsa, sur l'église du Saint-Sépulcre et à l'intérieur du quartier juif, sans faire de victime.
Une femme est légèrement blessée par des éclats de missile balistique à Rishon LeTsion et un homme plus sérieusement à Kiryat Gat.
17 mars
Les sirènes retentissent peu après minuit dans le centre du pays[16]. Un missile tiré d'Iran, équipé d'une ogive à fragmentation, traverse le toit d'un immeuble résidentiel à Ramat Gan, tuant par ses éclats deux septuagénaires dans leur appartement du 3e étage, avant qu'ils puissent se mettre à l'abri[16],[38]. Des tirs à sous-munition atteignent également la ville de Petah Tikva, provoquant un cratère au sol[16]. Un autre missile, visant Jérusalem dans le cadre de ce bombardement, est intercepté[38]. Dans un communiqué, le Corps des gardiens de la révolution islamique qualifie la mort des deux civils de « vengeance pour le sang du martyr Dr Ali Larijani et de ses compagnons », tués la veille lors d'une frappe aérienne ciblée israélienne.
18 mars
Lors d'une série d'attaques iraniennes à la bombe à fragmentation, un travailleur étranger thaïlandais est tué par des éclats d'obus dans le petit moshav Adanim, dans le centre du pays, tandis qu'un groupe d'au moins trois Palestiniennes travaillant dans un salon de beauté du village arabe de Beit Awwa, en Cisjordanie près d'Hébron, sont tuées et huit autres blessées, selon le Croissant-Rouge palestinien (PRCS), par des débris d'une munition à fragmentation, ayant vocation à disperser ses éclats métalliques[39],[16].
Une autre frappe de missile endommage trois avions privés vides stationnés à l'aéroport Ben Gourion, ce qui conduit les autorités israéliennes à réduire à 130 le nombre maximal de passagers autorisés sur les vols au départ de Tel-Aviv.
À Ramat Gan, un tir direct de missile sur un appartement fait 2 morts[réf. souhaitée].

19 mars
Un missile balistique à fragmentation touche une structure dans un moshav agricole de la région de Sharon-sud, tuant un travailleur étranger à Adanim.
Un blessé est touché dans la commune arabe-musulmane de Jaljulia près de Kfar Saba.
Des dégâts sont causés à la raffinerie de pétrole de Zan et à une ligne électrique à haute tension dans la baie de Haïfa[réf. souhaitée].
21 mars
En représailles à la frappe américaine contre le site nucléaire de Natanz, menée plus tôt dans la journée à l'aide de bombes anti-bunker, l'Iran bombarde ce samedi la ville israélienne de Dimona, dans le sud du pays, faisant au moins 47 blessés. L'Iran affirme avoir ciblé le Centre de recherche nucléaire Shimon Peres Negev[40],[41].
Peu après, l'Iran mène une autre frappe contre la ville israélienne d'Arad, également dans le sud du pays, blessant 71 personnes[42],[43].
À Rishon LeZion, plusieurs bâtiments, dont une école et une maternelle , sont endommagés sur 11 sites de largage de bombes à fragmentation, faisant un blessé.
Dans le sud du pays, à Dimona, une roquette à fragmentation touche 12 sites et blesse 59 personnes, dont grièvement un garçon de 12 ans. Cinq cent habitants sont évacués de leurs domiciles[réf. souhaitée].
22 mars
Un missile à fragmentation qui s'est divisé en bombes touche 17 sites dans le centre d'Israël, pour y blesser 15 personnes dont une grièvement[44].
24 mars
Une salve de missiles iraniens s'abat ce mardi sur Israël[45]. Outre les roquettes envoyées du Liban par le Hezbollah, différentes frappes iraniennes - au moins un de ses missiles lancés est équipé d'une ogive à fragmentation - touchent les villes de Petah Tikva, Bnei Brak, Rosh HaAyin et Giv'at Shmuel et y blessent sept personnes ; des éclats d'obus touchent 4 Bédouins israéliens ; un missile « inconnu » s'abat sur quatre sites à Tel Aviv, qui fait 6 blessés et d'importants dégâts dans plusieurs bâtiments[25] ; 6 autres blessés sont signalés à Safed dans le nord du pays.
L'ogive envoyée ce jour-là sur Tel Aviv est un missile inédit pesant seulement 100 kilogrammes mais qui a pu percer les défenses israéliennes en faisant de lourds dégâts. Les charges iraniennes sur Israël pesant habituellement 500 kilogrammes, cette nouvelle ogive plus légère et efficace témoignerait d'un changement de stratégie de Téhéran[25].
25 mars
Des tirs blessent 6 personnes à Safed dans le nord, 9 personnes à Bnei Brak dans le centre et 3 à Giv'at Shmuel[réf. souhaitée].
26 mars
Cette journée, Israël est à plusieurs reprises touchée.
Trois impacts iraniens sur la ville de Nahariya font un mort, un blessé grave, 13 blessés légers et 11 autres victimes prises en charge[réf. souhaitée].
Sept missiles sont lancés depuis l'Iran en direction du centre d'Israël, des plaines du Sharon et de la Samarie, faisant deux blessés à Tel Aviv[46].
Dans le village arabe israélien de Kafr Qassem, dans le centre du pays, un tir de missile iranien intercepté provoque onze incendies et éboulements causés par des débris d'interception. Une dizaine de blessés légers sont pris en charge par le Magen David Adom (MDA) puis transportés à l'hôpital[47].
27 mars
L'un des missiles lancés sur Israël transporte une ogive à fragmentation qui touche 10 sites d'atterrissage à Tel-Aviv, Ramat Gan et Givatayim, occasionnant la mort d'une personne et faisant huit blessés[réf. souhaitée].
28 mars
Ce samedi, six attaques de missiles sont menées par l'Iran contre le pays israélien dont à Beer-Sheva ou dans la région de la ville bédouine de Kuseife, dans le sud d'Israël, occasionnant des blessures légères sur les victimes[48]. L'armée israélienne indique avoir détecté le premier tir de missile depuis le Yémen par les rebelles Houthis soutenus par Téhéran, qui avaient auparavant menacé de se joindre au conflit[49],[50]. Le porte-parole des Houtis affirme qu'ils ont lancé « des missiles de croisière et des drones » en direction de « plusieurs objectifs vitaux et militaires » en Israël »[50].
Onze personnes sont blessées par l'impact des éclats d’un missile iranien dans le centre d’Israël[50]. L'une des frappes iranienne tue un civil, gardien municipal de profession mais hors service à ce moment-là, dans un immeuble résidentiel évacué de Tel Aviv et fait deux blessés. La victime se trouvait dans une zone où une attaque de missile meurtrière avait eu lieu plus tôt dans la guerre et a été touchée par un éclat d'une munition à fragmentation alors qu'elle s'était pas abritée au moment où retentissait la sirène d'alerte, malgré les consignes de sécurité[48].
1er avril
Ce mercredi, l'organisation armée chiite des Houthis du Yémen, alliée de l'Iran, revendique sa troisième attaque de missiles contre Israël[51].
Une bombe iranienne occasionne des dégâts matériels sur des maisons dans le quartier orthodoxe de Bnei Brak à Tel Aviv. Quatorze personnes sont blessées par des fragments dont une fillette dans un état critique[52].
2 avril
Juste après le discours du président américain Donald Trump menaçant de ramener l'Iran à l'« âge de pierre » avec des bombardements massifs pendant encore deux à trois semaines, Téhéran promet des réponses « plus écrasantes, plus vastes et plus destructrices » contre les États-Unis et Israël, jusqu'à obtenir leur « humiliation, (leur) déshonneur, (leurs) regrets définitifs et (leur) capitulation »[53],[54].
Après une première attaque, dans la nuit de la fête juive de Pessah, mercredi 1er à jeudi 2, plusieurs sites (possiblement neuf) sont touchés dans le centre d'Israël, à travers quatre salves de tirs de missiles venus d'Iran, dont deux survenues après le discours de Trump. Les observateurs indiquent qu'il s'agit de « munitions à fragmentation qui explosent en vol, dispersant des sous-munitions ». Le consultant de BFM Jérôme Pellistrandi précise que, même si les bombes iraniennes sont moins nombreuses, elles parviennent à percer le Dôme de fer israélien pour toucher avec plus de précision des habitations pour y occasionner des dégâts mais en ne causant que des blessures aux civils qui ont le temps de se mettre à l'abri. Cette amélioration des frappes iraniennes suggère un possible soutien de la part notamment de la Russie qui fournirait des informations à l'Iran[55].
La télévision d'Etat iranienne affirme que Téhéran a lancé ce jeudi une série d'attaques ciblant des sites industriels et militaires américains dans le Golfe, ainsi que des installations israéliennes, soit les « usines d'armement Rafael du régime sioniste »[56],[57].
Les rebelles houthis du Yémen, soutiens de l'Iran, annoncent avoir mené leur quatrième attaque de missiles contre Israël, en tirant « une salve de missiles balistiques visant des cibles vitales de l'ennemi israélien » dans la région de Tel-Aviv. L'armée israélienne a indiqué plus tôt avoir détecté un missile tiré depuis le Yémen[58].
Dans le nord d'Israël, des sirènes d'alerte retentissent également tôt le matin pour avertir d'attaques en provenance du Hezbollah libanais qui aurait visé avec des roquettes des positions israéliennes dans les zones frontalières et attaqué avec des drones un village israélien[55].
3 avril
De nouveaux tirs du Hezbollah libanais vers le sud d’Israël parviennent dans la nuit de jeudi à vendredi[53].
Alors que les juifs marquent la fête de Pessah et les chrétiens s’apprêtent à célébrer Pâques, l’Iran lance ce jour de nouvelles attaques de missiles sur Israël et sur des monarchies du Golfe. En Israël, des missiles « longue portée » sont tirés vers Tel Aviv et la station balnéaire d’Eilat dans le sud. Des dégâts sont constatés dans une gare de Tel-Aviv[53]. L’armée israélienne dit avoir enclenché son système de défense anti-aérien pour contrer des missiles tirés depuis l’Iran[57].
4 avril
Ce samedi, jour de Shabbat, dix impacts touchent la zone résidentielle de Petah Tikva, dans le centre du pays, avec une bombe à sous-munition iranienne ayant probablement voulu viser Tel Aviv où a notamment lieu place Habima une manifestation d'un millier de citoyens (et 3 à 400 le samedi précédent) contre la guerre en Iran, organisée par le groupe israélo-palestinien Standing Together. Dès que les sirènes ont retenti, manifestants, forces de sécurité israéliennes et chevaux des policiers, se retrouvent tous ensemble dans un parking servant d’abri, en attendant la fin de l’alerte signalant un tir vers Israël[20].
5 avril
Dans la nuit du 4 au , quatre personnes (âgées entre 35 et 80 ans) trouvent la mort et d'autres sont blessées (entre 10 mois et 82 ans) dans les décombres d'un immeuble résidentiel effondré de Haïfa, dans le nord d'Israël, frappé par un missile iranien. Les témoins parlent d'une énorme déflagration, suivie d’un champignon atomique, puis d’une explosion de gaz dix minutes plus tard, occasionnant une épaisse fumée[15]. Pompiers, unités de recherche et de sauvetage de Tsahal, organisations d’urgence et secouristes entreprennent en collaboration des fouilles particulièrement complexes de sauvetage, durant 18 heures, pour retrouver les disparus, sans en blesser aucun, alors que le bâtiment présente un risque « grave » d’effondrement et avec la menace d'une ogive ou des munitions non explosées à l’intérieur de la structure. Selon les enquêteurs, le missile n’a pas été intercepté car il s'est désintégré en vol et sa trajectoire a dévié ; l’ogive du missile balistique, contenant plusieurs centaines de kilogrammes d’explosifs, n’a pas non plus explosé lors de l’impact mais l'énergie cinétique générée par l’impact a provoqué l’effondrement de plusieurs étages d'un seul immeuble résidentiel, ce qui a évité des dégâts et des victimes plus nombreux. En outre, toutes les victimes ne se sont pas réfugiées dans le miklat – abri antiatomique de l’immeuble – alors que les autres résidents qui ont obéi aux directives de sécurité en sont ressortis indemnes. Plusieurs immeubles alentour sont également évacués «dans le cas improbable où le missile exploserait»[15].
6 avril
« Le centre du pays est... pris pour cible à deux reprises pendant la nuit, poussant des millions de personnes à courir se réfugier dans un abri antiatomique »[15].
Tôt ce dimanche matin, Israël est à nouveau visé par des missiles iraniens. Un missile balistique lancé depuis l’Iran vise la région de Haïfa, dans le nord. Il serait équipé d’une ogive à sous-munitions, dispersant des bombes sur une vaste zone. Quatre personnes (un couple d’une quarantaine d’années et deux jeunes filles) sont légèrement blessées[15].
Un autre missile équipé de sous-munitions touche le centre du pays, « dispersant des bombes sur une vaste zone avec quelque 15 à 20 impacts enregistrés ». Au moins deux personnes sont blessées dont une gravement[15].
Le Magen David Adom (MDA) prend en charge une femme de 34 ans, gravement touchée après l’explosion d’une sous-munition près d’elle, à Petah Tikva, au nord-est de Tel Aviv[15].