Gare de Bruxelles-Midi

gare ferroviaire internationale à Bruxelles, Belgique From Wikipedia, the free encyclopedia

La gare de Bruxelles-Midi (en néerlandais : Station Brussel-Zuid), communément appelée gare du Midi, est une gare ferroviaire belge, située sur le territoire de la commune bruxelloise de Saint-Gilles, à proximité de la ville de Bruxelles et d'Anderlecht. C'est l'une des trois plus importantes gares de cette zone urbaine, avec les gares centrale et du Nord.

CommuneSaint-Gilles
AdresseAvenue Fonsny
1060 Bruxelles
Faits en bref Localisation, Pays ...
Bruxelles-Midi
Image illustrative de l’article Gare de Bruxelles-Midi
Bâtiment voyageurs et entrée de la gare.
Localisation
Pays Belgique
Commune Saint-Gilles
Adresse Avenue Fonsny
1060 Bruxelles
Coordonnées géographiques 50° 50′ 07″ nord, 4° 20′ 07″ est
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCB
Exploitant SNCB
Code UIC 88140012
Services Eurostar, ICE, TGV inOui, European Sleeper (ES), Nightjet (NJ), EuroCity (EC), Ouigo Train Classique (OTC), InterCity (IC), Heure de Pointe (P)
(M)S1S2S3S8S10
Caractéristiques
Ligne(s) 0, Bruxelles-Midi à Bruxelles-Nord
50A, Bruxelles-Midi à Ostende
96, Bruxelles-Midi à Quévy (frontière)
124, Bruxelles-Midi à Charleroi-Central
28, Schaerbeek à Bruxelles-Midi
Voies 22
Quais 12
Zone Brupass
Altitude 26 m
Historique
Mise en service
Architecte Auguste Payen
Correspondances
Métro (M)(2)(6)
Tramway (T)(4)(10)(51)(81)(82)
Bus (B)(48)(49)(50)(73)(78)
Bus De Lijn R42, R70, R71, 116, 117, 118, 136, 144
Bus TEC W, 123, 365a

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Cette gare, qui était un terminus lors de son inauguration en 1869, est devenue une gare de passage depuis l'ouverture de la jonction Nord-Midi en 1952. Aujourd'hui, c'est une grande gare voyageurs de la Société nationale des chemins de fer belges (SNCB) desservie par de nombreux trains de relations internationales, nationales, régionales et locales.

Situation ferroviaire

Établie à 24 mètres d'altitude, la gare de Bruxelles-Midi est située au point kilométrique (PK) 0,000 des six voies de la ligne 0 Bruxelles-Midi - Bruxelles-Nord (dite aussi jonction Nord-Midi), avant la gare de Bruxelles-Chapelle pour quatre de ces voies (voies 0/3 à 0/6) et la gare de Bruxelles-Central pour les deux autres (voies 0/1 et 0/2).

Elle est également : l'origine au PK 0,000 des lignes : 50A Bruxelles - Ostende, avant la gare de Gand-Saint-Pierre, 96 Bruxelles-Midi - Quévy, avant la gare de Forest-Midi, et 124 Bruxelles-Midi - Charleroi-Central, avant la gare de Forest-Est ; et l'aboutissement, au PK 8,9, de la ligne 28 Schaerbeek - Bruxelles-Midi, après la gare ouverte de Bruxelles-Ouest.

Histoire

Gare des Bogards

La ligne de chemin de fer du Midi, destinée tout d’abord à relier Bruxelles à Mons puis à la frontière française et au-delà, a été inaugurée le [1]. Elle appartenait à la Compagnie du Nord - Belge, elle-même détenue par la Compagnie des chemins de fer du Nord[2]. Son terminus était installé à proximité du centre de la ville, dans un bâtiment en bois construit à l’emplacement de l’ancien cloître du couvent des Bogards, là où se situe aujourd’hui la place Rouppe.

La gare des Bogards prend rapidement le nom de « gare du Midi ». Cette appellation peut s'expliquer par le nom de la ligne desservant la gare, mais aussi parce que les voies pénétraient en ville par la large avenue du Midi (devenue aujourd'hui l'avenue de Stalingrad), mais l'ordre de dénomination des deux infrastructures est indéterminé, ou alors l'origine du nom tient du fait que la gare desservait à son origine principalement le Midi de la France[2].

Le succès du nouveau mode de transport est immédiat, le réseau de chemin de fer belge s’accroît rapidement et devient le plus dense du continent. Déjà on envisage de relier la gare du Midi à la gare du Nord. Une liaison à voie unique placée à même la rue existait déjà entre les gares des Bogards et de l'Allée Verte, mais sans résultats probants car chaque train devait être précédé par un homme à pied agitant un drapeau rouge. Le projet définitif ne sera réalisé que plus d’un siècle plus tard. Vers 1860, la gare du Midi arrive à saturation et sa situation trop proche du centre commence à poser des problèmes. Il est décidé d’en construire une nouvelle de plus grande dimension, en dehors des boulevards qui forment le pentagone bruxellois, sur le territoire de la commune de Saint-Gilles.

Gare de Bruxelles-Midi

La première gare monumentale est inaugurée en 1869. Elle est conçue par l'architecte Auguste Payen (1801-1877). Elle sera le pôle de développement du quartier et restera en fonction jusqu’au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, époque où est réalisée la jonction Nord-Midi à travers la ville (cette jonction, dont les travaux commencèrent en 1911, est finalement terminée en 1952). Cette première gare se trouvant dans l'axe de la jonction Nord-Midi, elle dut être complètement démolie.

La deuxième gare est inaugurée en 1949 : elle est couverte d’un parement de briques jaunes et lisses (appelées briques de Fouquemberg) et est surmontée d’une tour d’horloge carrée (désormais démolie). Les salles de guichets se trouvent au niveau de la rue, tandis que les voies sont placées en surplomb, au niveau d’un pont en fer forgé qui leur permet de traverser les boulevards et de rester en hauteur jusqu’au niveau de la gare de Bruxelles-Chapelle, à partir de laquelle elles deviennent souterraines.

La plupart des bâtiments actuels, de style moderniste, sont édifiés entre 1939 et 1954 d'après les plans des architectes Adrien et Yvan Blomme et Fernand Petit. Dans les années 1990, la partie arrière, bâtie à front de la place Victor Horta, est démolie[3] et remplacée par un nouveau terminal dessiné en 1992 par l'architecte Marc De Vreese, pour les trains à grande vitesse des liaisons Paris – Bruxelles Amsterdam, Paris – Bruxelles Cologne et Londres – Bruxelles (puis Amsterdam). S'y ajouteront des ICE (trains allemands) faisant terminus à Bruxelles-Midi.

Durant les années 1990 et 2000, le quartier qui environne la gare est profondément transformé. Du côté saint-gillois, des plans d’expropriation en cours à partir de 1992 ont abouti, en 2012, à la création de tours d'immeubles de bureaux constituant un secteur économique tertiaire le long de l'avenue Fonsny, ainsi que d'extensions de la gare le long de la rue de France, les deux artères qui encadrent la gare. Ce pôle d'affaires situé au sud du centre-ville, à deux pas de celui-ci, est destiné, dans l'esprit des pouvoirs publics, à faire pendant au Quartier Nord situé près de la gare du nord, de l'autre côté du centre-ville.

La gare actuelle comporte 22 voies à quai, dont deux réservées exclusivement aux trains Eurostar vers le Royaume-Uni (zone sous douane).

Avec plus de 60 000 voyageurs par jour, elle est l'une des gares les plus fréquentées du pays ; c'est la plus fréquentée en 2014[4] et la troisième en 2019[5]. Elle est dans un mouchoir de poche avec Bruxelles-Nord, Bruxelles-Central et Gand-Saint-Pierre ; ces quatre gares ont en effet chacune vu monter entre 55 000 et 64 000 voyageurs en moyenne par jour en .

Le , les EuroCity Vauban et Iris (Bruxelles Bâle via Namur, Luxembourg, Metz et Strasbourg) sont supprimés, pour être partiellement remplacés le lendemain par des TGV (Bruxelles – Strasbourg via Roissy).

Par ailleurs, une liaison Ouigo Train Classique Paris Creil Aulnoye-Aymeries Mons – Bruxelles est lancée le [6],[7],[8] ; un arrêt à Saint-Quentin est ajouté le [9]. Enfin, European Sleeper relance le un service nocturne entre Paris-Nord et Berlin via Bruxelles-Midi[10].

Fréquentation

Ces graphique et tableau montrent le nombre de voyageurs embarquant en moyenne durant la semaine, le samedi et le dimanche[11].

Davantage d’informations Nombre de voyageurs qui embarquent en gare, Semaine ...
Nombre de voyageurs qui embarquent en gare
SemaineSamediDimanche
199841 57611 77811 493
199936 97311 09510 830
200039 18811 2469 476
200153 24320 10919 016
200241 36513 32913 055
200340 45413 62513 438
200443 31814 53713 118
200544 15515 67315 764
200647 58215 42815 348
200749 19415 65815 592
2008---
200945 10418 10314 819
2010---
2011---
201254 85517 75519 422
201358 73220 42220 284
201461 94124 12223 485
201562 54519 34721 453
201660 36123 79724 358
201758 46126 07824 079
201858 03521 96123 837
201959 67023 73324 534
202031 00617 16515 038
2021---
202250 74629 05627 814
202358 34433 46932 344
202458 38031 87129 804
Fermer

Service des voyageurs

Le hall : panneau des départs.

Accueil

Gare de la SNCB, elle dispose d'un bâtiment voyageurs, avec guichets, ouvert tous les jours. Elle est notamment équipée de consignes pour les bagages et d'automates pour l'achat de titres de transport. Elle dispose d'aménagements, équipements et services pour les personnes à mobilité réduite. Un buffet est installé en gare[12].

Desserte

Internationale

Eurostar à quai.
Thalys et ICE.
Voitures Nightjet, stationnant en gare.

La gare est desservie par les liaisons internationales suivantes :

Par ailleurs, la desserte directe de Lille-Flandres par InterCity n'est plus assurée depuis l'arrivée des trains à grande vitesse. Malgré cela, un trajet Bruxelles – Lille est toujours possible via une correspondance entre IC à Tournai[13] ou Courtrai.

Nationale

Bruxelles-Midi donne accès à la plupart des grandes gares du pays et voit partir plusieurs dessertes omnibus (rebaptisées trains S dans le cadre du projet RER)[14].

Les dessertes nationales sont assurées par les catégories de trains suivantes :

Intermodalité

La gare est connectée au réseau de transports publics de la STIB ; par exemple, le tramway.
Le bus TEC W, ayant remplacé le tram vicinal.

Un parc à vélos et un parking (payant) sont aménagés à ses abords[12].

La gare permet des correspondances avec différents modes de transports en commun.

STIB

Bus De Lijn

Lignes R42, R70, R71, 116, 117, 118, 136, 144.

Bus TEC

Lignes W, 123 et 365a.

Sécurité

La gare de Bruxelles-Midi est devenue un point névralgique du trafic de drogues de la capitale, ce qui pèse lourdement sur son image[15]. En , Sophie Dutordoir, la dirigeante de la SNCB, réclame aux autorités fédérales et régionales de renforcer la sécurité et la propreté autour de la gare[15]. Quelque 3 500 infractions pénales ont lieu annuellement dans cette gare, soit une dizaine par jour. Cela représente autant d’actes criminels et délictueux dans et aux abords de Bruxelles-Midi que dans toutes les gares des treize centres urbains flamands réunis. Les délits les plus fréquents sont le vol et l’extorsion, suivis par les faits liés à la drogue[16]. Pour L'Écho, cette situation n’est pas nouvelle : « cela fait des dizaines d'années que l'insécurité, le sentiment d'insécurité, la situation sanitaire et la concentration de problèmes sociaux aux abords de la gare du Midi à Bruxelles choquent jusqu'au-delà des frontières belges[17]. »

Le , la gare a été temporairement évacuée sur ordre de la police fédérale belge. La raison de cette évacuation était une alerte à la bombe, qui s'est révélée être une fausse alerte. Plusieurs centaines de voyageurs ont dû quitter les lieux, et le trafic ferroviaire a été momentanément interrompu. Des équipes de la zone de police Midi (Anderlecht, Forest, Saint-Gilles) étaient également présentes sur place pour assurer la sécurité[18].

Le , un coup de feu au pistolet éclate à l'entrée de la gare, lors d'affrontements, blessant par balle un supporter du Club Bruges KV à la cheville[19],[20].

La gare dans la culture

Le hall principal, au rez-de-chaussée, sous les voies.
La voie 1 et la tour du Midi.

Cinéma

Musique

Littérature

Bande dessinée

Notes et références

Voir aussi

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