Léon Mignon
sculpteur belge
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Léon Mignon, né le à Liège et mort le à Schaerbeek, est un sculpteur belge.
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Léon Jacques Joseph Mignon |
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Liège (- |
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Biographie
Léon Jacques Joseph Mignon, né le à Liège, est le fils de Jean-Windelen Mignon, employé, et de Marie Françoise Conrardy[1],[2]. Il a été en couple avec Léontine Martens avec qui il a eu deux enfants.

Il se forme à l'Académie royale des beaux-arts de Liège, où il est l'élève de Prosper Drion, Lambert Herman, Charles Soubre, Auguste Chauvin et Jules Ansiaux[3],[4] et termine ses études en 1871[5]. Durant ses années à l'Académie, il se lie d'amitié avec le peintre Adrien de Witte, partageant avec ce dernier au début des années 1870 un atelier rue de l'Étuve[6]. S'y réunit un petit groupe d'habitués qui comprend Achille Guillaume Durup de Baleine (professeur et directeur de l'Institut Royal des Sourds-Muets et Aveugles de Liège), Félix Nisen (peintre ; fils du portraitiste Jean-Mathieu Nisen), Alphonse Taïée (sculpteur), Antonin Terme (archéologue, collectionneur et futur conservateur du musée des Tissus et des Arts décoratifs de Lyon), Jean Ubaghs (peintre) et Léonard Hubert Zeyen (photographe)[7].
Mignon expose ses premières œuvres au Salon de Gand puis obtient une bourse de la fondation Lambert Darchis pour se rendre à Rome (1872-1875)[5],[8],[9], tout en revenant de temps en temps à Liège dans l'atelier de la rue de l'Étuve[10]. C'est durant cette période qu'il rencontre son ami Alfred Micha, qui vient lui porter dans son atelier une commande pour une Bacchante qui est offerte par la Société Franklin comme lot, à une tombola organisée, en 1873 par les Comités de charité du Bureau de bienfaisance[11]. Dans son ouvrage Les maîtres tombiers, sculpteurs et statuaires liégeois de 1909, Micha décrit le sculpteur comme « un bon garçon sans prétention, au cœur généreux, aimant son art au point de savoir, au besoin, faire complète abnégation de son intérêt propre »[11].

L'artiste s’installe en 1876 dans les environs de Paris en compagnie du sculpteur Paul De Vigne avant de s'établir définitivement à Schaerbeek. Il remporte une médaille d'or au salon de Paris en 1878 pour sa sculpture Le dompteur de taureau (Li Tore) et une autre médaille en 1879 à Anvers. L'installation du Dompteur de taureau aux Terrasses d'Avroy à Liège provoque une polémique : la nudité virile du dompteur, et du taureau, sont jugées indécentes par les bourgeois catholiques de la ville. Joseph Demarteau, rédacteur en chef de La Gazette de Liège mène une croisade contre l'œuvre de Léon Mignon.
Durant la Seconde Guerre mondiale, Li Tore devient la « mascotte » des étudiants liégeois qui le cachent dans les caves de l'Académie royale des beaux-arts de Liège afin de le protéger de l’envahisseur. La sculpture devient le centre de la Saint-Torè, l'une des principales manifestations du folklore estudiantin liégeois[12]. Diverses entreprises liégeoises adoptent le logo du taureau, dont la marque de bière Jupiler, intégrée dans le groupe Inbev. Le taureau, emblème de la puissance, devient aussi le symbole de la ville Liège et illustre le slogan : « Liège, forcer l’avenir ! »[12].
Une des œuvres animalières de Mignon est visible au Jardin botanique de Bruxelles : L'Olivier (ou La Paix), représentant un laboureur et son taureau. Une autre œuvre de Léon Mignon se trouve aux musées royaux des beaux-arts de Belgique à Bruxelles ; il s'agit de l'œuvre intitulée Combat de taureaux dans la campagne romaine.
Sélection d'œuvres

- 1871 : Buste de Ferdinand Piercot (marbre ; hauteur 74 cm), La Boverie à Liège[13] ; Buste de Ferdinand Piercot (plâtre ; hauteur 72 cm), La Boverie[14].
- 1872 : La Frileuse (terre cuite ; hauteur 44 cm), La Boverie[15].
- 1873 : Buste de Jean Fontaine (terre cuite ; hauteur 60 cm), La Boverie[16].
- 1878 : Combat de taureaux dans la campagne romaine, aux musées royaux des beaux-arts de Belgique à Bruxelles[17].
- 1881 : Le Dompteur de taureau (Li Tore), aux Terrasses d'Avroy, sur l'avenue Rogier, à Liège[18].
- 1884-1885 : Buste du professeur Philippe-Charles Schmerling (marbre ; hauteur 79,5 cm), Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique (sculpture reproduite en 1989 aux Awirs, à Flémalle)[19],[20].
- 1885-1886 : Bœuf au repos, aux Terrasses d'Avroy, sur l'avenue Rogier, à Liège.
- 1890 : Portrait d'Alphonse Taïée (bas-relief en plâtre et stuc ; 49 × 35 cm), cimetière de Sainte-Walburge à Liège[21],[22].
- 1892 : Allégorie de la Philosophie, sur la façade du bâtiment central de l'université de Liège, place du 20-Août, à Liège.
- 1892-1896 : Hommage à Antoine van Dyck (bronze), musée royal des Beaux-Arts d'Anvers[23].
- 1896 : Buste d'Alfred Verwée, à Knokke-Heist.
- 1898 : L'Olivier ou La Paix (bronze), au Jardin botanique de Bruxelles[24] ; Lady Godiva (terre cuite ; hauteur 62 cm), La Boverie[25],[26],[27].
- Non daté : Buste du photographe Léonard Hubert Zeyen (terre cuite ; hauteur 32,2 cm), collections de l'Institut archéologique liégeois[28] ; Buste de femme (bronze ; hauteur 66 cm), La Boverie[29] ; Buste de femme (marbre ; hauteur 63 cm), La Boverie[30].
Galerie
- Buste de Ferdinand Piercot (1871).
- La Frileuse (1872).
- Combat de taureaux dans la campagne romaine (1878).
- Bœuf au repos (1885-1886).
- Portrait d'Alphonse Taïée (1890).
- Hommage à Antoine van Dyck (1892-1896).
- Lady Godiva (1898).
- Buste de Léonard Hubert Zeyen (non daté).
- Buste de femme (non daté).
- Buste de femme (non daté).
- Le Cocher de Paris (non daté).
Expositions
- 1880 : Exposition historique de l'art belge 1830-1880, du au , musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles (il y expose sept sculptures)[31].
- 1895 : Exposition inaugurale de l'Académie des Beaux-Arts (organisée par le Cercle royal des Beaux-arts dans le cadre de l'inauguration des nouveaux bâtiments de l'Académie royale des beaux-arts de Liège), du au , rue des Anglais no 21, Liège[32],[33],[34].
- 2026 : 10 ans de La Boverie : Les coulisses d'une Collection, du au , La Boverie, Liège[35],[36],[37].
Hommages
En 1899, Schaerbeek dénomme une de ses artères rue Léon Mignon. Liège possède également une rue Léon Mignon ainsi qu'une école d'armurerie, bijouterie et gravure qui porte son nom. Les Maîtres artisans issus de cette école, jouissent encore aujourd'hui d'une réputation mondiale.