Nombre carré centré
From Wikipedia, the free encyclopedia
Un nombre carré centré C est un nombre figuré centré qui peut être représenté par C points dans un carré avec un point placé au centre et les autres points disposés en couches carrées concentriques de 4 points, 8 points, 12 points, etc. Ainsi, le n-ième carré centré comporte n points sur chaque rayon et sur chaque côté [1]:
Pour tout entier n ≥ 2, le n-ième nombre carré centré est aussi[1] la somme du n-ième et du (n – 1)-ième nombres carrés.
Pour tout entier n ≥ 1, le n-ième carré centré a un point central et n – 1 couches carrées.
Pour tout entier n ≥ 2, la dernière couche du n-ième carré centré comporte 4(n – 1) points ; c'est le gnomon faisant passer du (n – 1)-ième carré centré au n-ième :
Pour tout entier n ≥ 1, le n-ième nombre carré centré égale donc 1 plus 4 fois la somme des entiers de 0 à n – 1 :
- (S), (D)
Exemple
Liste de nombres carrés centrés
Relations avec les nombres triangulaires
- D'après son expression (S) ou (D) plus haut, le n-ième nombre carré centré est égal à 1 plus 4 fois le (n – 1)-ième nombre triangulaire Tn–1 = n(n – 1)2 (en comptant 0 comme le 0-ième nombre triangulaire) :
- (T)
- Cette égalité peut se représenter par :
- De l'expression (D) plus haut ou (T) ci-dessus, on tire :
- pour tout entier n ≥ 2, le n-ième nombre carré centré est la somme pondérée des trois nombres triangulaires consécutifs Tn–2, Tn–1, Tn, affectés des coefficients 1, 2, 1.
- Le cas C4,2 = T0 + 2T1 + T2 = 0 + 2×1 + 3 = 5 est trivial ; représentations suivantes :
Relations avec les nombres carrés
- De l'expression (D) plus haut, on tire :
- pour tout entier n ≥ 1, le n-ième nombre carré centré est[1] la somme du n-ième et du (n – 1)-ième carrés parfaits (en comptant 0 comme le 0-ième carré parfait).
- Exemple d'illustration :

- Si n est impair, on peut donc écrire :
- De même, si n est pair :
- Exemple :
- De l'expression (D) plus haut, on tire aussi :
- (trinôme du second degré sous forme canonique).
- Donc un entier C est carré centré si et seulement si 2C – 1 est un carré parfait impair.
- La dernière égalité est représentée ci-dessous pour n = 1, 2, 3, et 4 ; la n-ième figure est formée en considérant un carré de 2n – 1 points par 2n – 1 points, et en sélectionnant la moitié des points : à partir du coin supérieur gauche, jusqu'au point central inclus.[réf. souhaitée]
Propriétés de congruence
- Tous les nombres carrés centrés sont impairs ; et en base 10, le chiffre des unités du n-ième nombre carré centré suit le motif 1-5-3-5-1.
- Tous les nombres carrés centrés et leurs diviseurs sont congrus à 1 modulo 4. (En effet : pour tout facteur premier p de 2n2 – 2n + 1, p est impair, et modulo p, puisque (n – 1)2 est congru à –n2, –1 est un résidu quadratique ; donc modulo 4, p est congru à 1.) Ils se terminent donc par le chiffre 1 ou 5 en bases 6, 8, et 12.
Égalités entre nombres carrés centrés et d'autres nombres figurés
Avec les nombres triangulaires
1 est le seul nombre à la fois carré centré et triangulaire. En effet, pour tout entier n ≥ 2,
Avec les nombres carrés
La recherche des solutions de l'équation diophantienne revient à la recherche des triplets pythagoriciens c.-à-d. ceux dont les deux plus petits termes sont consécutifs.
Les cinq plus petits nombres à la fois carrés centrés et carrés parfaits sont alors :
- C4,1 = 02 + 12 = 1 = 12 ; C4,4 = 32 + 42 = 25 = 52 ; C4,21 = 202 + 212 = 841 = 292 ;
- C4,120 = 1192 + 1202 = 28 561 = 1692 ; C4,697 = 6962 + 6972 = 970 225 = 9852.
Pour les suivants, voir[2],[3],[4],[5] :
(Pour la suite des nombres carrés, voir
A000290.)
On obtient la solution générale en mettant l'équation (n − 1)2 + n2 = m2 sous la forme :
- (2n – 1)2 – 2m2 = –1,
et en utilisant les solutions de l'équation de Pell-Fermat :


