Ravenoville
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Urbanisme
Ravenoville est divisé en deux bourgs : Ravenoville-Bourg et Ravenoville-Plage. Une route sinueuse d'environ deux kilomètres parmi le bocage normand les relie.
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Ravenovilla en 1164, Ravenouvilla vers 1280[1], Ravenotivilla sans date.
Le premier élément, raven, dérive peut-être du vieux norrois hrafn, « corbeau » (ravn en danois, raven en anglais).
Le gentilé est Ravenovillais.
Histoire
Moyen Âge
Au XIIe siècle, la paroisse relevait de l'honneur de La Haye[2].
En 1452, Colin III Basan hérite des fiefs de Ravenoville, Gatteville, Carneville, Virandeville et de la vavassorie de Beaurepaire[3].
En 1458, comme déclaré par l'abbé de Fécamp, la paroisse, sis en la vicomté de Valognes, au bailliage de Cotentin était la possession de l'abbaye : « Item au baillage de Caen, (nous avons), la baronnie, terre et seigneurie d'Argences, lasquelle Baronnie s'estend au bailliage du Costentin, en la viconté de Valognes, aux paroisses de Quettehou, de Saint Vaast, de Ravenoville, de Beuzeville, de Digoville, de Montaigu et d'Illec Environ… »[4].
Temps modernes
En 1519, Jacques du Prael, écuyer, est qualifié de seigneur de Ravenoville et de Morsalines[5].
En 1621, Hervé Blondel, sieur de Ravenoville, était en possession du château de Banville (Catz)[6].
Jacques Asselin (XVIIe siècle) et son fils, Jean-Baptiste (XVIIIe siècle), furent tous les deux seigneurs de Ravenoville et du Loreur, et, servirent dans la compagnie des gendarmes de la garde du Roi et furent faits chevaliers de Saint-Louis[7].
Révolution française et Empire
En 1789, le village avait pour seigneur Chrétien François de Lamoignon[8].
Époque contemporaine
Ravenoville, proche de la plage d'Utah Beach, a vécu dans la nuit du au et toute la journée du , le débarquement des Alliés.
Politique et administration
Liste des maires
Tendances politiques
- Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours
- élection présidentielle de 2017 [10] : 61,05 % pour Emmanuel Macron (En Marche, élu), 38,95 % pour Marine Le Pen (FN), 78,28% de participation.
- élection présidentielle de 2012 [11] : 67,49 % pour Nicolas Sarkozy (UMP), 32,51 % pour François Hollande (PS, élu), 86,69 % de participation.
- élection présidentielle de 2007 [12] : 24,02 % pour Ségolène Royal (PS), 75,98 % pour Nicolas Sarkozy (UMP, élu), 89,47 % de participation.
- élection présidentielle de 2002 [13] : 79,88 % pour Jacques Chirac (RPR, élu), 20,12 % pour Jean-Marie Le Pen (FN), 84,11 % de participation.
- Élections législatives, résultats des deuxièmes tours
- élections législatives de 2017 [14] : 60,99% Pour Philippe Gosselin (Les républicains, élu), 39,01% Benoite Nouet (La république en marche), 59,18% de participation.
- élections législatives de 2012 [15] : 63,64 % pour Philippe Gosselin (UMP, élu), 36,36 % Christine Le Coz (PS), 57,66 % de participation.
- élections législatives de 2007 [16] : 68,18 % pour Claude Gatignol (UMP, élu), 31,82 % Yveline Druez (PS), 66,51 % de participation.
- élections législatives de 2002 [17] : 75,57 % pour Claude Gatignol (UMP), 24,43 % pour Alain Labbé (communiste), 65,73 % de participation.
- Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores
- élections européennes de 2009[18] : 37,08 % pour Dominique Riquet (UMP), 16,85 % pour Hélène Flautre (Europe Écologie), 42,15 % de participation.
- élections européennes de 2004[19] : 29,41 % pour Tokia Saïfi (UMP), 16,47 % pour Didier Vergy (LCP), 16,47 % Jean-Louis Bourlanges (LUDP), 41,47 % de participation.
- Élections régionales
- élections régionales de 2010 [20] : 64,89 % pour Jean-François Le Grand (LMAJ), 35,11 % pour Laurent Beauvais (LUG), 58,67 % de participation.
- élections régionales de 2004 [21] : 27,27 % pour Philippe Duron (PS), 52,27 % pour René Garrec (UMP), 20,45 % pour Fernand Le Rachinel (Front national), 66,20 % de participation.
- Élections cantonales
- élections cantonales de 2011 : Canton de Sainte-Mère-Église [22] 36,97 % pour Élisabeth Aubert (SOC), 63,03 % pour Marc Lefèvre (DVD), 55,65 % de participation
- élections cantonales de 2004 : Canton de Sainte-Mère-Église [23] 30,08 % pour Élisabeth Aubert (SOC), 69,92 % pour Marc Lefèvre (DVD), 66,20 % de participation
- Élections référendaires
- Référendum de 2005 relatif au traité établissant une Constitution pour l’Europe[24] : 56,93 % pour le oui, 43,07 % pour le non, 68,57 % de participation.
- Référendum de 1992 relatif au traité de Maastricht[25] : 44,65 % pour le oui, 55,35 % pour le non, 73,87 % de participation.
Population et société
Ravenoville dépend de Sainte-Mère-Église, que ce soit au niveau de l'éducation (pour ses écoles), de la santé (pharmacie, médecin, vétérinaire) ou du commerce.
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[27],[Note 1].
En 2021, la commune comptait 232 habitants, en évolution de −9,38 % par rapport à 2015 (Manche : +0,44 %, France hors Mayotte : +2,49 %).
Économie
La commune se situe dans la zone géographique des appellations d'origine protégée (AOP) Beurre d'Isigny et Crème d'Isigny[30].
Depuis , Ravenoville forme avec Sainte-Mère-Église et Sainte-Marie-du-Mont un groupement de « communes touristiques »[31].
Ravenoville accueille les touristes dans l'un de ses deux campings, dans ses gîtes ou pour les camping-cars sur un parking près de la mer.
- L'ancien minigolf.
