Schéma FTCS
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En analyse numérique le schéma FTCS (Forward Time-Centered Space) est une méthode du premier ordre centrée en espace et explicite en temps utilisée en différences finies pour résoudre l'équation de la chaleur et des équations aux dérivées partielles parabolique similaires[1]. Elle est conditionnellement stable lorsqu'elle est appliquée à l'équation de la chaleur. Lorsqu'elle est utilisée pour résoudre une équation d'advection, ou plus généralement pour une équation aux dérivées partielles hyperbolique, elle est instable sauf adjonction d'une viscosité artificielle.
L'abréviation FTCS a été utilisée pour la première fois par Patrick Roache[2].
La méthode FTCS est basée sur la méthode d'Euler centrée assurant une convergence du premier ordre en temps et du second ordre en espace. Par exemple, en une dimension, si l'équation aux dérivées partielles est :
alors, en posant , la méthode d'Euler explicite s'écrit :
La fonction doit être discrétisée spatialement à l'aide d'un schéma aux différences finies centrées. Il s'agit d'une méthode explicite, ce qui signifie que peut être calculé explicitement (sans avoir à résoudre un système d'équations algébriques) si les valeurs de à l'instant précédent sont connues. Ce schéma numérique est peu coûteux.
Exemple : l'équation de la chaleur unidimensionnelle
La méthode FTCS est souvent appliquée aux problèmes de diffusion. À titre d'exemple, pour l'équation de la chaleur unidimensionnelle :
le schéma FTCS s'écrit :
ou, en posant :
Stabilité
Comme démontré par l'analyse de stabilité de Von Neumann, la méthode FTCS pour l'équation de la chaleur unidimensionnelle est stable numériquement si et seulement si la condition suivante est satisfaite[3] :
En deux dimensions, la condition devient :
Si l'on choisit un maillage uniforme , les conditions de stabilité deviennent pour les applications à une, deux et trois dimensions, respectivement.
Un inconvénient majeur de la méthode FTCS est que la condition de stabilité n'est vérifiée qu'avec des petits pas en temps pour les problèmes à forte diffusivité α.
Ce schéma est inconditionnellement instable pour les problèmes hyperboliques[4].