Sorginaren Txabola

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Chronologie~5000–3000 av. J.-C.[1]
TypeDolmen à galerie[2]
Faciès culturelPréhistorique basque
Sorginaren Txabola
Image illustrative de l’article Sorginaren Txabola
Vue de Sorginaren Txabola à Elvillar, Alava
Présentation
Chronologie ~5000–3000 av. J.-C.[1]
Type Dolmen à galerie[2]
Période Néolithique[1]
Faciès culturel Préhistorique basque
Fouille
  • 1936 par Barandiaran
  • 1974 par Apellaniz
  • 2010–2014 par Fernández Eraso et Mujika Alustiza
Protection Classé Bien culturel (Monument) par décret 183/2011
Visite Accès libre depuis le village d'Elvillar
Caractéristiques
Dimensions Chambre : 4 m × 3,8 m × 2,7 m ; Galerie : 1,10 m × 1,50 m × 5 dalles
Matériaux grès
Inhumations Au moins 39 individus
Mobilier Maillets en pierre, hache, vases en terre cuite, vase campaniforme
Géographie
Coordonnées 42° 34′ 03″ nord, 2° 33′ 13″ ouest
Pays Drapeau de l'Espagne Espagne
Région Pays basque
Province Alava
Commune Elvillar
Géolocalisation sur la carte : Alava
(Voir situation sur carte : Alava)
Sorginaren Txabola

Sorginaren Txabola (Chabola de la Hechicera en espagnol) est un dolmen à galerie situé dans le village d'Elvillar, dans la province d'Alava. Il a été découvert en 1935 par Álvaro de Gortazar et Carlos Sáenz de Tejada. En 1936, José Miguel Barandiaran a procédé à des fouilles, suivies en 1974 par Juan María Apellaniz[1].

Le nom Sorginaren Txabola provient du basque :

  • Sorgin signifie « sorcière » ;
  • le suffixe -aren est possessif, signifiant « de la » ;
  • Txabola signifie « cabane » ou « petite maison ».

Littéralement, le nom se traduit donc par « la cabane de la sorcière ». Barandiaran lui donna le nom de « Sorgiñaren-Txabola » (« la choza de la hechicera » – « la hutte de la sorcière[2] »). Ce nom reflète la tradition populaire basque, qui associe souvent les dolmens et autres sites préhistoriques à des sorcières ou à des lieux mystérieux.

Description

Le dolmen est constitué de neuf orthostates supportant une dalle qui forme le toit. Trois d'entre eux soutiennent la grande dalle de couverture. La galerie est composée de cinq orthostates. À sa découverte, la dalle de couverture était brisée en trois morceaux[3].

Après restauration, elle a été replacée à son emplacement supposé d'origine. Sous les pierres, au moins 39 personnes avaient été enterrées, accompagnées de quelques outils, dont deux maillets en pierre, une hache et des vases en terre cuite[3].

Entre 2010 et 2014, à la demande de la députation forale d'Alava, les professeurs Javier Fernández Eraso et José Antonio Mujika Alustiza de l'Université du Pays basque ont mené de nouvelles fouilles et recherches[1]. Aujourd'hui, les restes humains et les objets découverts sont conservés au musée d'archéologie d'Alava, certains étant exposés. Parmi eux, le vase en forme de cloche trouvé dans le dolmen est particulièrement remarquable, représentant la culture des vases campaniformes[3].

Caractéristiques

Sorginaren Txabola est un dolmen de type galerie de grande taille. La chambre funéraire mesure environ 4 m × 3,80 m pour 2,70 m de hauteur et est formée de neuf orthostates en grès, avec une dalle supplémentaire servant de couverture.

La galerie, de plan rectangulaire, est constituée de cinq dalles formant un passage de 1,10 m de largeur et 1,50 m de hauteur. Une dalle transversale divise la galerie. Le trait le plus distinctif du dolmen est la différence de hauteur entre les orthostates de la galerie et ceux de la chambre. Le tumulus de couverture n'est conservé que partiellement.

Mythologie

Selon la mythologie basque, « Les pierres de Sorginaren Txabola seraient des personnes pétrifiées par la sorcellerie de la femme qui y vivait, frappant quiconque osait, la nuit de la Saint-Jean, traverser le chemin d'Elvillar à Laguardia[4]. »

Son nom provient d'une légende, qui la relie à la maison d'une sorcière, que l'on disait entendre chanter aux aurores de la Saint-Jean. C'est pourquoi, la veille des fêtes, autour du jour de la Vierge d'août, un Akelarrea est célébré près du dolmen, avec pour personnage principal un être mythologique nommé Aker[5].

Protection et statut

Le 26 juillet 2011, par décret 183/2011, les dolmens d'Alava situés dans les plaines ont été classés comme bien culturel d'intérêt national appartenant à un ensemble monumental.

Parmi les dolmens de ce type dans les plaines d'Alava figurent :

Ces structures peuvent présenter des liens avec d'autres monuments similaires de l'âge du cuivre dans la péninsule Ibérique, tant du point de vue de l'architecture, de la chronologie que du matériel archéologique.


Notes et références

Voir aussi

Bibliographie

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