Spectrum (fusée)

From Wikipedia, the free encyclopedia

Pays d’origineDrapeau de l'Allemagne Allemagne
ConstructeurIsar Aerospace
Premier vol
StatutEn développement
Spectrum
lanceur spatial
Image illustrative de l’article Spectrum (fusée)
Données générales
Pays d’origine Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Constructeur Isar Aerospace
Premier vol
Statut En développement
Lancements (échecs) 1(1)
Hauteur 27 m
Diamètre m
Étage(s) 2
Base(s) de lancement Base de lancement d'Andøya, Norvège
Centre Spatial Guyanais, Guyane Française
Charge utile
Orbite basse 1 000 kg
Orbite héliosynchrone 700 kg (700 km)
Dimension coiffe 4,9 × 1,8 m
ou 5,3 × 2,5 m
Motorisation
1er étage 9 x Aquila : 675 kN
2e étage 1 x Aquila : 94 -kN

Spectrum (en français : « spectre ») est un lanceur léger développé par la jeune pousse allemande Isar Aerospace capable de placer 1 000 kg en orbite basse et 700 kg en orbite héliosynchrone. Il comporte deux étages propulsés par des moteurs-fusées à ergols liquides brûlant un mélange de propane et d'oxygène liquide.

Le à la base de lancement d'Andøya en Norvège a lieu le premier tir d'une fusée Spectrum, qui échoue.

Financements

Isar Aerospace est une jeune pousse créée à Munich en par trois ingénieurs de l'aérospatiale, dirigée par Daniel Metzler pour développer un micro-lanceur et les moteurs-fusées à ergols liquides nécessaires en s'appuyant sur l'expertise acquise par l'université technique de Munich dans le domaine des fusées-sondes et des moteurs-fusées. Elle dispose d'un soutien financier de l'Agence spatiale européenne et de fonds allemands. En , elle réussit à lever 17 millions d'euros sur le marché financier. La société propose en 2019 de développer le lanceur Spectrum pouvant placer une tonne en orbite basse. Elle vise un coût de lancement du kilogramme en orbite de 15 000  (afin de séduire aussi bien les opérateurs de satellites commerciaux que les institutions recherchant des alternatives aux lanceurs institutionnels) et espère atteindre un rythme de quinze tirs par an[1],[2]. En , la société dont les effectifs ont atteint cent personnes, a entamé la construction du lanceur[3].

En , l'entreprise annonce être la première à avoir été sélectionnée par le CNES afin que son lanceur soit lancé du Centre spatial guyanais[4].

L'agence spatiale allemande DLR décide en de financer à hauteur de 0,5 million d'euros trois sociétés allemandes développant des micro-lanceurs. Celles-ci devront réaliser deux vols entre 2022 et 2023 pour bénéficier des 25 millions d'euros que la DLR compte investir finalement dans ces sociétés. La DLR compte sélectionner un gagnant en 2021 et un deuxième gagnant en 2022. Trois entreprises ont été sélectionnées : RFA filiale du géant de l'aérospatiale bavarois OHB qui développe la fusée RFA One capable de placer 300 kg en orbite basse et 200 kg en orbite héliosynchrone, HyImpulse Technologies, une société résultant d'un essaimage de l'institut de propulsion spatiale de la DLR, qui développe SL1, un lanceur utilisant une propulsion hybride capable de placer 500 kg en orbite basse, et Isar Aerospace qui développe le lanceur Spectrum. Les trois lanceurs doivent utiliser les installations scandinaves d'Andoya et d'Esrange pour la mise au point de leurs lanceurs mais le site de lancement des vols orbitaux reste à définir[5].

En , l'Union Européenne qui a décidé d'encourager le développement des micro-lanceurs, décide d'accorder un financement de 10 millions d' euros à la société Isar Aerospace à l'issue d'un processus de sélection où se confrontaient une quinzaine de propositions de lanceurs européens. Les trois finalistes étaient outre Isar Aerospace, la société allemande Rocket Factory Augsburg (lanceur RFA One) et la société espagnole Payload Aerospace (Miura 5)[6].

Développement

Caractéristiques techniques

Le lanceur Spectrum comprend deux étages propulsés par des moteurs-fusées à ergols liquides identiques brûlant un mélange d'oxygène liquide et de propane. La fusée mesure 27 m de haut pour un diamètre de m. Le premier étage est propulsé par neuf moteurs-fusées Aquila fournissant une poussée totale au décollage de 675 kN. L'étage peut remplir sa tâche même si un des moteurs est victime d'une défaillance. Le deuxième étage est propulsé par un unique moteur-fusée Aquila dont la tuyère est adaptée au fonctionnement dans le vide et qui fournit 94 kN de poussée. Ce moteur peut être rallumé cinq fois pour placer les différents satellites transportés sur des orbites différentes. Deux types de coiffe sont proposées : 4,9 × 1,8 m ou 5,3 × 2,5 m[7].

Comparaison avec les autres lanceurs légers européens développés durant la décennie 2020

Principales caractéristiques des lanceurs légers européens en cours de développement (maj )
Lanceur Prime[8] RFA One[9] Spectrum[10] Skyrora XL[11] SL1 [12] Miura 5[13] Zéphyr[14]
Constructeur Drapeau du Royaume-Uni Orbex Drapeau de l'Allemagne RFA Drapeau de l'Allemagne Isar Aerospace Drapeau du Royaume-Uni Skyrora Drapeau de l'Allemagne HyImpulse Drapeau de l'Espagne PLD Space Drapeau de la France Latitude
Dimensions

Hauteur x diamètre

19 × 1,3 m 30 × 2 m 27 × 2 m 22,7 × 2,2 m 27 × 2,2 m 34 × 1,8 m 19 × 1,5 m
Étages 2 3 2 3 3 2 2
Masse 18 t 55,8 t 48 t
Propulsion (1erétage)

Poussée unitaire

6 ?

?kN

9 Helix

100 kN

9 Aquila

75 kN

9 Skyforce

80 kN

8 x 75 kN 5 Terrel-C

105 kN

7 Navier Sea Level

45 kN[15]

Ergols propane x

oxygène liquide

kérosène x

oxygène liquide

propane x

oxygène liquide

kérosène x

peroxyde d'hydrogène

oxygène liquide x paraffine kérosène x

oxygène liquide

kérosène x

oxygène liquide

Charge utile

orbite héliosynchrone

150 kg

(500 km)

1 200 kg

(700 km)

1 000 kg

(700 km)

315 kg

(500 km)

400 kg (500 km) 300 kg

(?km)

80 kg

(600 km)

Autre caractéristique Structure allégée de 30 %

/ratio standard

Moteur à combustion étagée Propulsion hybride 1er étage récupérable
Base de lancement

principale

Sutherland SaxaVord Andoya SaxaVord Whalers Way Orbital Launch Complex (en) Kourou SaxaVord
Premier vol (prévision) Abandonné 2026[16] 2026[17] 2026 2026 2026

Sites de lancement et production

Isar Aerospace effectue ses tirs depuis la base de lancement d'Andøya en Norvège sur un pas de tir construit à cet effet par la société qui gère la base mais également depuis l'ancien Ensemble de lancement Diamant du Centre spatial guyanais[4],[18]. Isar envisage de construire jusqu'à huit lanceurs par an dans une première usine et à terme, un lanceur par semaine dans une usine en planification[19].

Lancements planifiés et effectués

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI