The Butterfly Effect (album)

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Sortie 27 septembre 1999
Durée 57:24
The Butterfly Effect
Album de Moonspell
Sortie 27 septembre 1999
Enregistré
Studios Trident II, Londres
Durée 57:24
Genre Metal gothique, metal industriel
Producteur Andy Reilly
Label Century Media Records

Albums de Moonspell

The Butterfly Effect est le quatrième album studio du groupe portugais de metal gothique Moonspell, sorti en 1999.

L'album, composé en grande partie par le claviériste Pedro Paixão, avec l'aide du nouveau bassiste Sergio Crestana, durant une période où le guitariste Ricardo Amorim s'était détaché du groupe et où celui-ci n'avait plus de local de répétition, ce qui était surtout ennuyeux pour la batterie[1]. Il a en conséquence un son très expérimental incorporant des éléments de musique électronique et de metal industriel[2]. Enregistré à Londres avec le producteur Andy Reilly, l'album est l'objet de nombreuses expérimentations de la part des membres du groupe, une plaisanterie récurrente de leur part étant alors de dire : « Est-ce que c'est suffisamment fou ? Oui, alors on essaye ! »[3]. Le groupe achète aussi une machine à rêves pour l'expérimenter pendant le processus d'enregistrement[4]. C'est le dernier album du groupe enregistré sur bandes, avant son passage au numérique[3].

Le titre Tired inclut des samples du Requiem de Wolfgang Amadeus Mozart. C'est un morceau qui traite du fait d'être incompris et « à quel point c'est difficile de parler de quelqu'un quand lui-même ne se connait pas – en tout cas, pas d'une manière qui peut aider son existence »[3]. Le titre instrumental atmosphérique K clôt l'album, avec le morceau caché O Mal de Cristo, dont les paroles sont de William S. Burroughs, l'un des écrivains favoris de Fernando Ribeiro à cette époque[3].

Le titre de l'album est tiré de la théorie de l'effet papillon. Fernando Ribeiro déclare à ce sujet : « Je lisais ces livres sur la théorie du chaos et je suis tombé sur le concept de l'effet papillon, qui est une métaphore créée par Edward Lorenz. Il essayait de décrire scientifiquement comment les mouvements irréguliers dans la croissance des plantes, les écosystèmes, les parcours de vie, les adaptations, chez les animaux, les bactéries, les virus, etc. créaient une forme d'ordre. Il a extrapolé ça pour l'appliquer à la météo, et j'ai trouvé que c'était aussi un concept qui pouvait être appliqué à la société – c'était le point de vue que j'ai adopté pour l'album »[3].

Réception

L'album a atteint la 16e place des charts au Portugal[5].

AllMusic lui donne 3/5, écrivant que « suivant le modèle établi par l'album Wildhoney de Tiamat, qui a eu une influence considérable, The Butterfly Effect marie des riffs de guitare violents et graves, des passages de synthétiseur inquiétants et des thèmes lyriques ésotériques (en partie science-fiction, en partie anti-christianisme). Et bien que son ampleur ne permette pas d'obtenir une image aussi cohérente que les précédents efforts, l'album comporte un certain nombre de morceaux exceptionnels » tels que Tired, Can't Bee, Soulsick, I am the Eternal Spectator et Disappear Here[6]. Sputnikmusic lui donne 3/5, estimant que « Moonspell s'essaie à des influences plus électroniques et au metal industriel » et que l'album « s'est avéré un peu trop ambitieux pour son propre bien et Moonspell a trop sacrifié son son gothique caractéristique pour trop peu en retour, ce qui en fait un album inégal avec des moments plutôt ennuyeux et oubliables, mais aussi d'autres vraiment excellents. Cependant, les bons moments l'emportent sur les mauvais, ce qui fait de The Butterfly Effect un quatrième album globalement correct, bien que relativement décevant »[7]. Sur Metal Storm, il obtient 5,5/10, le chroniqueur estimant que « les musiciens ont mis l'accent sur le contraste entre les mélodies principales calmes et les refrains violents. Et cela serait acceptable si cela n'était utilisé que sur certains morceaux. Malheureusement, ce contraste semble être un schéma récurrent dans tout l'album. En conséquence, la musique perd toute son originalité et sonne comme une composition binaire. Même si la production est excellente, même si le son est énorme, l'album semble progressivement répétitif et, pire encore, ennuyeux »[8]. Le site web Les Éternels lui donne une note de 17/20, évoquant un album déroutant et très varié musicalement « qui mêle guitares féroces, ambiance gothique décalée, chant de plus en plus schizophrénique et un ajout important de samplers et de synthés, donnant une couleur assez froide, électronique aux morceaux »[9]. Le site web Nightfall in Metal Earth lui donne 4/5, concluant : « The Butterfly Effect a tout bonnement divisé les fans, et même s'il paraît bizarre, si Moonspell semble avoir changé ; il faut savoir reconnaître un certain génie de composition aux portugais, une audace et une réussite. Cet opus recèle de titres phares et la seule chose que l'on puisse dire c'est qu'il est loin d'être mauvais »[10].

Tournée

Pour promouvoir l'album, Moonspell tourne pour la première fois en Amérique du Nord pour une série de concerts en novembre 1999 en co-tête d'affiche avec In Flames. Cependant, le public américain, venu en grande partie pour entendre les chansons des deux premiers albums du groupe, réserve un accueil très mitigé aux nouvelles compositions. Pedro Paixão déclare à ce sujet : « In Flames nous a défoncés et ça nous a mis un coup au moral »[11]. Le groupe tourne ensuite en Europe en janvier et février 2000, en co-tête d'affiche avec Kreator[3]. En mai 2000, le groupe retourne en Amérique du Nord, cette fois en co-tête d'affiche avec Amorphis[11].

Butterfly FX, Angelizer et Soulsick sont les titres que le groupe a le plus souvent joués en concert même si, de manière générale, il ne joue plus que très rarement des titres de cet album depuis le début des années 2000[12]

Liste des chansons

Toutes les paroles sont écrites par Fernando Ribeiro sauf O Mal de Cristo de William S. Burroughs et Ribeiro.

NoTitreMusiqueDurée
1.SoulsickPedro Paixão, Sergio Crestana4:16
2.Butterfly FXPaixão, Crestana3:52
3.Can't BeePaixão, Crestana5:12
4.LustmordPaixão3:45
5.SelfabusePaixão, Crestana, Ricardo Amorim4:17
6.I am the Eternal SpectatorPaixão3:32
7.Soulitary VicePaixão3:28
8.Disappear HerePaixão3:34
9.AdaptablesPaixão3:02
10.AngelizerPaixão4:30
11.TiredPaixão, Crestana5:24
12.K (O Mal de Cristo) (K se termine à 3:28 et le morceau caché O Mal de Cristo commence à 5:28)Paixão, Crestana12:38
57:24

Références

Bibliographie

Liens externes

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