Tramway de Cannes
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Compagnie des tramways de Cannes
Plusieurs projets pour desservir la ville voient le jour. Le premier à être adopté, en 1874, est celui de la circulation d'omnibus tirés par des chevaux. Ces omnibus ont fonctionné jusqu'à l'arrivée du tramway en 1899.
La Compagnie des tramways de Cannes[1] (CTC), une filiale de l'Omnium Lyonnais, est créée le à Lyon. Ses statuts sont déposés chez maitre Pétrus Bernard notaire dans cette ville[2]. Son siège se situe également dans cette ville, 39 rue Thomassin (siège de l'Omnium Lyonnais)[3].
Les et , deux décrets déclarent d'utilité publique la construction d'une ligne allant de La Bocca à Golfe-Juan via Cannes et de Vallauris à Antibes via Golfe-Juan.
Historique du réseau
Le réseau s'étend sur 20,24 km.
- La ligne principale longe la Méditerranée, via la Bocca, traverse Cannes par la rue Félix-Faure et la route d'Antibes, puis contourne le littoral vers Golfe-Juan et Antibes.
- La ligne du Cannet à son origine place Félix-Faure, puis parvient à la gare de Cannes via la rue de la Gare et le boulevard Carnot.
- La ligne Vallauris commence à l'église de Vallauris, rejoint la route de Golfe-Juan et se termine à la gare de Golfe-Juan.
La construction débuta en 1898 avant même que la municipalité ne donne son autorisation.
Les lignes La Bocca - Golfe-Juan et Cannes - Le Cannet sont inaugurées le .
La ligne d’Antibes à Vallauris est ouverte le .
La ligne de La Bocca est prolongée jusqu'à Mandelieu et inaugurée le .
En , une ligne allant de Cagnes-sur-Mer à Antibes est mise en service par la compagnie des Tramways de Nice et du Littoral (TNL).
Il est alors possible de se rendre en tramway de Mandelieu à Menton en faisant deux changements.
Le réseau fonctionne normalement durant la Première Guerre mondiale, mais à la suite de dommages sur la voie et de la ligne aérienne dus à une tempête, la ligne de Mandelieu est entièrement reconstruite en site propre.
La ligne côtière est exploitée de La Bocca à Antibes. Les lignes intérieures du Cannet et de Vallauris à Golfe-Juan sont exploitées en navette.
Le , un incendie détruit le dépôt des tramways et 18 motrices sur 31. Afin de rétablir le service, dix voitures sont louées au Tramway de Nice mais il fallut les rendre pour la période hivernale.
La CTC acheta alors des motrices d'occasion : quatre provenant des tramways de Melun[4] et huit des tramways de l'Ouest Varois
C'est à cette époque que le premier service d'autobus commence à opérer. Cela mit à mal la situation financière de la CTC et le , elle est autorisée à utiliser ses propres autobus (6 Saurer et 6 Berliet) afin de compléter les services du tramway.
La compétition est rude et la CTC se trouve dans l'obligation de remplacer les tramways par des autobus. Les lignes de tramway entre Cannes (La Source) et Antibes et de La Bocca à Mandelieu sont converties en lignes d'autobus le . Les lignes du centre-ville disparaissent le .
Les lignes
- La Bocca - Cannes (place Félix Faure) - Golfe-Juan (9,5 km) : ouverture le 25-02-1899 ;
- Cannes (place Félix Faure) - Le Cannet (3 km) : (embranchement) ouverture le 25-02-1899 ;
- Vallauris - Golfe-Juan - Antibes (7,5 km) : (embranchement) ouverture le ;
- Mandelieu- La Bocca (4 km): (prolongement) ouverture le ;
Le centre du réseau est la Place Félix-Faure à Cannes. Le dépôt se trouvait rue Cirrode à l'Est de la ville.
À l'origine il n'existait pas de liaison avec la compagnie des tramways de Nice. Les voies des deux compagnies se croisaient à Antibes. Pendant la guerre de 1914-1918, elle fut créée pour permettre aux convois de marchandises de circuler de Nice à Cannes[5]
