Tramways de l'Indre

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PaysDrapeau de la France France
Mise en service1902 1905
Fermeture1905 1939
Réseau des
Tramways de l'Indre
Image illustrative de l’article Tramways de l'Indre
Un train des TI à Vierzon (Cher),
tractée par une locomotive Pinguely
Pays Drapeau de la France France
Villes desservies Châteauroux, Valençay, Issoudun, Le Blanc, Vierzon
Historique
Mise en service 1902 1905
Fermeture 1905 1939
Concessionnaires Cie Gale de constr. de St-Denis (1900 1901)
Cie des Tramways de l'Indre (à partir de 1901)
Caractéristiques techniques
Longueur 171 km
Écartement métrique (1,000 m)
Nombre de voies Voie unique
Trafic
Propriétaire Département de l'Indre
Exploitant(s) Cie des tramways de l'Indre

Les Tramways de l'Indre (TI) étaient une compagnie de chemins de fer secondaires qui desservit le département éponyme entre les années 1900 jusqu'à la Seconde Guerre mondiale.

Avec trois lignes, le réseau des TI atteint 171 km à l'époque de son plus grand développement.

Une animation en gare de Graçay, sur la ligne d'Issoudun à Vierzon.

Les trois lignes sont déclarées d'utilité publique le au profit de la Compagnie générale de construction de Saint-Denis[1]. La concession est ensuite subdéléguée au profit de la Compagnie des tramways de l'Indre par le décret du [2]. La section de la ligne d'Issoudun à Vierzon s'étendant dans le département du Cher est concédée aux TI par le décret du [3].

Le traité de rétrocession prévoyait que les dépenses de premier établissement du réseau (création des voies et ouvrages d'art, des stations, acquisition du matériel roulant...) seraient payées par le Département, mais que l'exploitation se ferait aux risques de l'exploitant[4].

Un train en gare de Nohant-en-Gracay

Les lignes ouvrent de 1902 à 1905 comme suit :

Le trafic fut extrêmement réduit pendant la Première Guerre mondiale.

L'exploitation devint déficitaire dès la fin de la guerre et les conditions économiques s'aggravèrent dans les années trente, entrainant la fin de l'exploitation entre 1935 et 1939[8]. Seule la ligne d'Argenton à Chaillac sera rouverte pendant la guerre, pour desservir des mines de fer à Chéniers, mais tout s'arretera après l'armistice en 1940[9].

Infrastructure

Les lignes

Un train en gare du Blanc
La gare du Blanc permettait aux Tramways de l'Indre de se connecter à plusieurs lignes du Paris-Orléans, ainsi qu'au chemin de fer du Blanc-Argent
Il en était de même de la gare d'Argenton-sur-Creuse
Train en gare de Vatan.

Les TI exploitèrent trois lignes, définies comme suit au cahier des charges :

Gares de jonctions

Un train devant la gare de Châteauroux.

La voie

Rails. De gauche à droite :
- type UIC 60,
- type Vignole,
- type Broca ou à gorge, typique des voies de tramway car permettant l'implantation de la voie dans la chaussée,
- type double champignon symétrique,
- et double champignon asymétrique

La voie était à l'écartement métrique. Elle était implantée, lorsque c'était possible, sur l'emprise des chaussées, ce qui permettait d'importantes économies lors de la construction de la ligne, mais au prix de courbes parfois serrées, qui imposaient une vitesse très limitée des trains[8]. Le cahier des charges prévoyait que les courbes auraient au moins 40 m de rayon, voire, exceptionnellement dans les agglomérations, 30 m de rayon. Les rampes ne devaient pas excéder 40‰, voire 50‰ en agglomérations[11]. Les lignes étant à voie unique, les croisements de trains ne pouvaient se faire que dans les stations dotées d'évitements.

Les rails étaient de type Vignole, en acier et de 18 kg/m, posés sur des traverses de chêne selon les termes des cahiers des charges[12].

Implantation de la voie dans l'axe de la chaussée à Châteauroux

Exploitation

Horaires de mai 1914 des Tramways de l'Indre
Horaires des TI en mai 1914

Le tramway était destiné, comme la plupart des lignes secondaires rurales, tant au transport des voyageurs et de leurs bagages qu'à celui des marchandises[13]. La traction était assurée au moyen de locomotives à vapeur.

Les cahiers des charges prévoyaient que chaque ligne serait parcourue par au moins trois allers-retours. Les conventions de rétrocessions prévoyaient que ce nombre serait accru en fonction des recettes[14], la longueur des trains ne pouvant excéder 60 m. et huit voitures, et devaient circuler à moins de 20 km/h[15].

Matériel roulant

Les premières locomotives à vapeur furent fournies par Pinguely en 1901-1902[16].

Type 030T, poids à vide 17 tonnes, type 107
  • N° 1 - 2 Pinguely, N° constructeur (110-111), 1901,
  • N° 3 - 5 Pinguely, N° constructeur (112-114), 1901, (non livrées et attribuées aux CFD)
  • N° 5 - 7 Pinguely, N° constructeur (120-122), 1902
  • N° 8 - 9 Pinguely, N° constructeur (136-137), 1902
  • N° 10 - 12 Pinguely, N° constructeur (226-228), 1907,
Type 030T, poids à vide 20 tonnes, type 117
  • N° 50 - 52 Pinguely, N° constructeur (117-119), 1903,
  • N° 53 Pinguely, N° constructeur (149), 1903,

Le gabarit du matériel roulant était limité par le cahier des charges à 2,30 m. en largeur et 3,30 m. en hauteur[17].

Locomotive Pinguely n°9 en tête d'une rame à Vierzon

Vestiges et matériels préservés

Notes et références

Voir aussi

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