Robert Grafé

From Wikipedia, the free encyclopedia

Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 71 ans)
LiègeVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Robert Grafé
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 71 ans)
LiègeVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Parentèle
Autres informations
Membre de

Robert Grafé, né à Liège le et mort à Liège le , est un écrivain belge de langue wallonne.

Il est également connu comme pédagogue spécialiste de l'apprentissage de cette langue et pour son militantisme en faveur son inclusion dans le milieu scolaire.

Engagement en faveur de la pédagogie de la langue wallonne

Robert Grafé nait à Liège le dans une famille de la grande bourgeoisie catholique. Son père, Alfred Grafé, est professeur de philosophie à l'université de Liège[1].

Il étudie la philologie romane et obtient son doctorat en 1925. Sa thèse porte sur « La connaissance de l'Angleterre en France sous le Directoire »[1]. Il enseigne alors le français, à l'athénée royal Air Pur puis à l'athénée royal Charles Rogier[2]. En 1955, il devient président de l'Association des romanistes de l'Université de Liège[3],[4].

Il est aussi membre de la commission consultative du Théâtre wallon du Trianon[4].

Il meurt le [1] à Liège[2].

Robert Grafé est chargé par le Comité liégeois du wallon à l'école de concevoir une anthologie scolaire destinée à être publiée à l'occasion de son vingt-cinquième anniversaire. Cet ouvrage parait en 1959, sous le titre Lectures wallonnes[5].

Carrière de littérateur

La production personnelle de Robert Grafé est très restreinte. Composée en wallon liégeois entre 1944 et 1963, elle se compose seulement de 9 poésies en vers, de 2 poèmes en prose et de 11 courts récits[6]. Il adapte notamment le poème en prose Le Désespoir de la vieille de Charles Baudelaire[7].

En 1945, Grafé est nommé président de la commission dialectale et folklorique de l'Association pour le progrès intellectuel et artistique en Wallonie (APIAW)[4]. Il initie à ce titre des contacts entre littérateurs de langue wallonne et occitane. C'est à la suite d'une rencontre qu'il organise à Liège en mai 1952 qu'est amorcé le projet du recueil bilingue Luire dans le noir, coédité par Henri Espieux et Albert Maquet[note 1],[8].

En 1947, il devient conseiller du conseil d'administration de l'association Le Vieux-Liège et membre de sa commission des publications. En 1954, il est élu parmi les 40 membres titulaires de la Société de langue et de littérature wallonnes[4].

Réception critique et postérité

La poésie de Robert Grafé  qui présente une grande densité[9]  relève à la fois de l'impressionnisme et du mouvement parnassien[10]. Sur base des préférences prosodiques qui s'y déploient, Robert Vandamme l'associe aux œuvres de Paul Verlaine et de Paul-Jean Toulet[11]. Victor George cite Grafé parmi ses « auteurs de prédilection » :

« Mesurée, sensible, riche, suggestive, l'œuvre est exemplaire par sa ténuité même, c'est-à-dire par sa finesse pénétrée de lumière, par sa haute valeur dans son exiguïté[12]. »

Le philologue Maurice Piron a publié des œuvres de Grafé dans les deux anthologies importantes dont il a assuré l'édition, Poètes wallons d'aujourd'hui et Anthologie de la littérature dialectale de Wallonie[12]. En 1992, le poète Yann Lovelock (en) a publié une traduction en scots d'un de ses poèmes dans un numéro spécial de la revue écossaise Gairfish[note 2] et dans la revue anglaise Stand (no 33/4)[13].

Œuvres

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI