Belvézet

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Localisation

Le village de Belvézet est situé au cœur du Gard, à 10 km au nord-ouest d'Uzès et à une trentaine de kilomètres au nord de Nîmes.

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont Aigaliers, La Bruguière, Montaren-et-Saint-Médiers, Serviers-et-Labaume, Seynes et Vallérargues.

Géologie et relief

La superficie de la commune est de 22,86 km2 ; son altitude varie de 150 à 329 mètres[1].

Hydrographie

Carte hydrographique et des infrastructures routières de la commune.

La commune est traversée par les Seynes, une rivière qui prend sa source sur la commune éponyme de Seynes et se jette dans l'Alzon (affluent du Gardon) entre les communes d'Uzès et Saint-Maximin.

Les Seynes recueillent dans la commune les eaux de plusieurs ruisseaux.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen[4] et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (2 600 h/an), un été chaud (21,5 °C), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > 5 m/s) et peu de brouillards[5]. Elle est en outre dans la zone H3 au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 13,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 920 mm, avec 7,1 jours de précipitations en janvier et 3,2 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Uzès à 9 km à vol d'oiseau[8], est de 14,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 809,4 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 43,9 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −12,1 °C, atteinte le [Note 1].

Paysages

Le village est situé dans un paysage de garrigues et de collines à la végétation sèche.

Milieux naturels et biodiversité

Carte de la ZNIEFF de type 2 localisée sur la commune.

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Une ZNIEFF de type 2[Note 2] concerne notamment Belvézet[11], celle du « plateau de Lussan et Massifs Boisés » (37 159 ha), couvrant 40 communes du département[12].

Urbanisme

Typologie

Au , Belvézet est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1].

Elle est située hors unité urbaine[I 2]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Uzès, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[I 2]. Cette aire, qui regroupe 18 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[I 3],[I 4].

Occupation des sols

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (71,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (73 %).

La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (52 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (19,7 %), cultures permanentes (18 %), terres arables (4,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2,7 %), zones agricoles hétérogènes (2,2 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,5 %)[13].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Habitat et logement

En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 238, alors qu'il était de 225 en 2016 et de 215 en 2011[I 5].

Parmi ces logements, 51,4 % étaient des résidences principales, 39,5 % des résidences secondaires et 9,1 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 93 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 5,4 % des appartements[I 6].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Belvézet en 2022 en comparaison avec celle du Gard et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (39,5 %) supérieure à celle du département (12,7 %) et à celle de la France entière (9,7 %).

Le logement à Belvézet en 2022.
Typologie Belvézet[I 6] Gard[I 7] France entière[I 8]
Résidences principales (en %) 51,4 78,8 82,3
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 39,5 12,7 9,7
Logements vacants (en %) 9,1 8,5 8

Voies de communication et transports

Les bâtiments de l'aérodrome.

Belvézet est desservi par la RD 218 et est tangenté à l'est par le tracé de l'ancienne route nationale 579 qui lui donne un accès aisé à Uzès et Lussan.

Une partie de l'aérodrome d'Uzès se trouve sur la frange est de la commune. Il s'agit d'un aérodrome à usage restreint pouvant accueillir les appareils qui y sont basés, ceux qui sont basés sur les aérodromes voisins, et qui est utilisable par les hélicoptères dans des conditions définies par l'administration.

Énergie

Des parcs photovoltaïques ont été créés sous les mandats d'Aleth Robin et Raymond Bonnefille par trois opérateurs (Altergie, Générale du Solaire et Sovafim) en partenariat avec l’Etat, la commune et l’Office national des forêts, totalisant en 2017 78.700 panneaux répartis sur 32 hectares, soit une capacité de production de près de 29 GWh d'électricité par an, correspondant à la consommation annuelle d'environ 20.000 habitants[14],[15].

Risques naturels et technologiques

Le territoire de la commune de Belvézet est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts et séisme (sismicité modérée)[16]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[17].

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau et par une crue torrentielle ou à montée rapide de cours d'eau, notamment Les Seynes. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983, 1991, 1997, 1998 et 2002[18],[16].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Belvézet.

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 64,4 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (67,5 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 218 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 216 sont en aléa moyen ou fort, soit 99 %, à comparer aux 90 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[19],[Carte 2].

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[20].

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2012 et 2017 et par des mouvements de terrain en 1983[16].

Toponymie

Belvézet vient de l’occitan bèl et vezer, signifiant « bel aspect » ou « belle vue », indiquant un lieu élevé. C’est la même étymologie que pour les communes nommées Beauvezer et Belvèze. Le village porta différents noms au cours de son histoire : Locus de Bellovisu en 1272, Belvèze en 1622 ou encore Belveset en 1715[21].

Histoire

Préhistoire

Le Paléolithique

Un site potentiellement paléolithique a été identifié à Belvézet, et il y a de nombreux sites aux alentours : Allègre, la Bastide d'Engras, Castillon, Collias, Fontarèches, Saint-Anastasie, Serviers et Saint-Quentin. Il est très probable qu'il y ait eu des humains dès le Paléolithique à Belvézet, mais les indices de leur présence restent à confirmer.

Le Mésolithique

Un outil du Mésolithique a été découvert à Belvézet. Il s'agit d'un outil de silex trouvé à la Combe des Grèzes (probablement dans la grotte des Grèzes) et qui date d'environ 9 000 ans.

Le Néolithique

Localement, le Néolithique débute il y a environ 7000 ans, âge probable de l'enceinte du Roc del Jas. Pendant le Néolithique et les périodes suivantes, les plateaux du Gard sont parmi les lieux les plus importants en Europe pour les peuples préhistoriques avec une densité de peuplement très forte.

Le Chalcolithique

Au cours du Chalcolithique (5000 à 4500 ans BP), beaucoup des mégalithes sont érigés dont sans doute le menhir de Belvézet. C'est la période des pasteurs des plateaux. Avec la découverte de nouvelles matières pour réaliser les outils, les anciennes matières ne sont pas abandonnées pour autant : le silex continue à être employé pendant très longtemps.

Les études préhistoriques à Belvézet

Les études préhistoriques à Belvézet datent surtout du XIXe et du début du XXe siècle, époque à laquelle des curieux et érudits locaux ont commencé à s'intéresser aux éléments près de chez eux. Ce sont eux qui ont fourni le plus de détails sur la préhistoire de Belvézet. Depuis, les recherches ont été rares.

Le problème avec cette exploration assez précoce de Belvézet est que les premiers curieux n'étaient pas toujours bien équipés pour tirer tout le potentiel de leurs explorations. Parfois, ils souhaitaient surtout ramener le plus d'outils ou de morceaux de céramique possible, et ce faisant détruisaient les informations stratigraphiques.

Les plus connus et les plus sérieux des chercheurs de cette époque sont les suivants :

  • Ulysse Dumas était un archéologue à Baron. Il a fait plusieurs fouilles à Belvézet au début du XXe siècle ;
  • Louis Capitan était un célèbre médecin et archéologue et collaborait fréquemment avec Ulysse Dumas. Il était Chargé de conférences d'anthropologie pathologique à l'École d'anthropologie ;
  • Paul Raymond était un médecin et archéologue. Comme Dumas, il a fait des fouilles à Belvézet. Il fut l'un des fondateurs la Société préhistorique française en 1904 et de la Revue préhistorique. Annales de Paléontologie en 1906. Le musée municipal de Pont-Saint-Esprit est nommé musée Paul-Raymond en son honneur.

Sites

La zone comptant apparemment le plus de sites préhistoriques est la bordure sud du plateau. Les grottes sont fréquentes et les positions défensives aussi. Le silex y est relativement abondant ainsi que les pierres pour les mégalithes et enceintes. Les points d'eau issus du drainage souterrain du plateau au nord sont nombreux. Il est important de souligner que cette zone critique pour le patrimoine préhistorique (et aussi naturel) de Belvézet est largement la propriété de la commune qui peut ainsi en assurer la protection et l'accessibilité pour les futures générations.

Menhir

Le menhir de Belvézet est situé au quartier de Peiro Fico pierre fichée » en occitan). Ce mégalithe mesure 2,20 mètres de haut par 1,20 m de large (celui de Lussan, le plus grand du Gard, mesure 5,60 mètres de hauteur). Il date sans doute de 5000 à 4000 ans avant le présent. Selon certains, il en existerait un autre, basculé et brisé, pas très loin.

Tumulus

La commune de Belvézet compte un certain nombre de tumulus. Selon la Direction régionale des Affaires culturelles (DRAC), il en existe trois au bord sud du bois de la Vièle. Ce nombre semble très en dessous de la réalité. Les tumulus étaient plus faciles à identifier il y a cinquante ans ou plus, quand la végétation dans la garrigue était moins dense par suite du pâturage, de la coupe de bois plus intensive, et des feux fréquents. Une présentation d'Ulysse Dumas dans le Bulletin archéologique du Comité des travaux historiques et scientifiques de 1905 indique : « M. Ulysse Dumas résume l'ensemble des recherches qu'il a fait dans plus de onze cents tumulus des environs de Belvézet (Gard). Ces tumulus sont d'époques très différentes. Les premiers recouvrent des dolmens avec beau mobilier néolithique et quelques traces de métal. Les seconds sont de l'époque du bronze. Enfin les derniers se rapportent à l'époque hallstattienne et même gauloise, et ont fourni de belles séries de bracelets de bronze, d'armes de fer et de très belles poteries avec ornements symétriques profondément incisés. L'auteur insiste sur la très grande variété de construction de ces monuments : tantôt dolmens, tantôt caissons, tantôt simples urnes ou encore amas d'os brûlés sur place. » Dumas évoque 1100 tumulus dans les environs de Belvézet, mais il faut souligner qu'il considérait même un petit tombeau comme un tumulus.

La plupart des tumulus semblent être situés au bord du plateau. C'est sans doute dans un de ces tumuli du bord de plateau que Paul Raymond a fait la découverte d'un superbe bracelet de bronze au siècle dernier. Sa découverte est décrite en détail dans son article « Tumulus de l'époque moeringienne ou launacienne (transition du bronze au fer) ». Ce bracelet fut le seul objet de ce type trouvé après l'exploration de 15 tumulus n'ayant livré que quelques tessons de céramique. Dans tous ces monuments, il n'a jamais trouvé d'ossements importants.

L'un des tumulus se trouve sur la colline du Mas Martin. Ulysse Dumas en décrit la découverte dans son article « Des temps intermédiaires entre la pierre polie et l'époque romaine ». Vers 1900, il fut appelé à venir voir la découverte d'un habitant qui avait ouvert une butte près de son mas pour en prendre la terre. Il découvrit un cercle de grosses pierres avec des débris de métal et de céramique au milieu. Ces tessons furent identifiés par Dumas comme étant de type dit « Ligure ». En cherchant au sein des déblais de la butte, il découvrit des restes de céramiques gauloises plus récentes. Au nord des Martines, il dit avoir trouvé des fragments de haches polies.

Enceintes

Il existe une enceinte préhistorique répertoriée par la DRAC au Roc del Jas[22], dans la partie ouest du bord sud du plateau. En fait il y a deux enceintes concentriques partielles qui protègent les côtés nord et est. Les côtés sud et ouest sont protégés naturellement par des parois à pic. Les murs étaient à l'origine très épais et il reste des parties où l'on peut encore voir les pierres posées. Une grotte accessible depuis le sommet était probablement aussi employée. Il s'agit du plus grand site préhistorique facilement visible à Belvézet. L'absence de traces de tuiles romaines suggère une occupation du site antérieure à la présence romaine.

Il y a plusieurs autres enceintes à Belvézet, de nouveau surtout sur la bordure sud du plateau. Beaucoup sont sans doute préhistoriques, mais il est souvent difficile de déterminer l'âge d'une enceinte ou d'un mur. Les techniques de construction en pierre sèche n'ont guère évolué. Parmi celles qui sont considérées comme préhistoriques, Ulysse Dumas cite celle du Roc de Vendème (Vendôme), associée avec une grotte. Il en dit que le mur d'enceinte est recouvert de terre. F. Mazauric dressa en 1907 une liste des enceintes préhistoriques du Languedoc et ajoute celle de La Mouliere à Belvézet, mais sa localisation n'est pas claire (corruption de Molières ?).

Époque contemporaine

Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux

Rattachements administratifs

La commune se trouve depuis 1926 dans l'arrondissement de Nîmes du département du Gard[I 2].

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Lussan[1]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton d'Alès-2[I 2].

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la quatrième circonscription du Gard.

Intercommunalité

Belvézet était membre de la petite communauté de communes du Grand Lussan, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 2002 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Conformément aux prescriptions de la loi de réforme des collectivités territoriales du , qui a prévu le renforcement et la simplification des intercommunalités et la constitution de structures intercommunales de grande taille, celle-ci a fusionné avec la communauté de communes de l'Uzège pour former, le , la communauté de communes Pays d'Uzès dont est désormais membre la commune[I 2].

Liste des maires

Liste des maires successifs[23]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
mars 2001 mars 2008 Jean-Louis Galon DVG  
mars 2008 2014 Mme Aleth Robin[24],[25] UMP  
2014 juillet 2020 Raymond Bonnefille[26]   Retraité de l'enseignement
juillet 2020[27] mai 2025[28] Michel Lafont   Profession libérale
Démissionnaire
mai 2025[29] En cours
(au 31 juillet 2025)
Rodolphe Guillaumont   Cadre de la fonction publique

Équipements et services publics

Population et société

Les habitants sont appelés les Belvézetiens et les Belvézetiennes.

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[30]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[31].

En 2022, la commune comptait 235 habitants[Note 4], en évolution de −7,48 % par rapport à 2016 (Gard : +2,97 %, France hors Mayotte : +2,11 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
300304359404498521536551556
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
546562544511467462470440403
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
358327304262214244195171149
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
126109127159149210223218243
2014 2019 2022 - - - - - -
244239235------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[32].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

Revenus

En 2018 (données Insee publiées en ), la commune compte 110 ménages fiscaux[Note 5], regroupant 217 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 20 080 [I 9] (20 020  dans le département[I 10]).

Emploi

Taux de chômage
200820132018
Commune[I 11]11,8 %16,9 %6,8 %
Département[I 12]10,6 %12 %12 %
France entière[I 13]8,3 %10 %10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 135 personnes, parmi lesquelles on compte 74,4 % d'actifs (67,7 % ayant un emploi et 6,8 % de chômeurs) et 25,6 % d'inactifs[Note 6],[I 11]. En 2018, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et du département, alors qu'en 2008 la situation était inverse.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction d'Uzès, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 3],[I 14]. Elle compte 38 emplois en 2018, contre 37 en 2013 et 38 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 95, soit un indicateur de concentration d'emploi de 40,3 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 48,6 %[I 15].

Sur ces 95 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 30 travaillent dans la commune, soit 32 % des habitants[I 16]. Pour se rendre au travail, 84 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 4,3 % les transports en commun, 3,2 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 8,5 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 17].

Activités hors agriculture

Secteurs d'activités

38 établissements[Note 7] sont implantés à Belvézet au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 8],[I 18].

Secteur d'activitéCommuneDépartement
Nombre%%
Ensemble38
Industrie manufacturière,
industries extractives et autres
923,7 %(7,9 %)
Construction615,8 %(15,5 %)
Commerce de gros et de détail,
transports, hébergement et restauration
410,5 %(30 %)
Activités immobilières410,5 %(4,1 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
et activités de services administratifs et de soutien
923,7 %(14,9 %)
Administration publique, enseignement,
santé humaine et action sociale
25,3 %(13,5 %)
Autres activités de services410,5 %(8,8 %)

Le secteur des activités spécialisées, scientifiques et techniques et des activités de services administratifs et de soutien est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 23,7 % du nombre total d'établissements de la commune (9 sur les 38 entreprises implantées à Belvézet), contre 14,9 % au niveau départemental[I 19].

Entreprises et commerces

Installation d'une centrale photovoltaïque d'une puissance de 31,2 MWc, la puissance installée de l'ensemble du parc solaire et une production d'électricité renouvelable est équivalente à la consommation annuelle de 21 000 foyers[33].

Agriculture

1988200020102020
Exploitations201699
SAU[Note 9] (ha)237337364488

La commune est dans les Garrigues, une petite région agricole occupant le centre du département du Gard[34]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 10] sur la commune est la polyculture et/ou le polyélevage[Carte 4]. Neuf exploitations agricoles ayant leur siège dans la commune sont dénombrées lors du recensement agricole de 2020[Note 11] (20 en 1988). La superficie agricole utilisée est de 488 ha[36],[Carte 5],[Carte 6].

Culture locale et patrimoine

Ancienne église Saint-André

La commune compte deux édifices protégés au titre des monuments historiques :

  • Le Castellas Logo monument historique Inscrit MH (1998)[37] : construit entre 1144 et 1207, sa tour domine depuis le village et fait partie de son histoire. Selon les Monuments Historiques, quelques travaux seraient nécessaires, nettoyage des parcelles entourant le site, coupe des arbres qui en masquent la vue, arasement du haut de la tour en retirant les pierres branlantes du sommet, etc.
  • L'ancienne église Saint-André Logo monument historique Inscrite MH (2000)[38], d'origine romane, présente un grand intérêt par la profondeur du cœur, son transept, ses corniches ; la façade reconstruite en 1660, présente un rare exemple de portail monumental avec colonnes et arc plein cintre pour un édifice rural du XVIIe siècle.
    L'église est désacralisée à la fin du XIXe siècle et vendue pour devenir un hangar agricole Rachetée par la commune en 2000, les travaux de réhabilitation se sont achevés en 2023 et l'édifice est devenu un espace culturel afin d'accueillir expositions, concerts, conférences[39]...

On peut également signaler :

  • Certains hameaux constituant la commune : le mas de l'ancienne église, le Pigeonnier, le Bayle, le Puget, le Monteillet[40].
  • Divers points de vues sur le village[40].
  • Mairie : ancienne école des garçons, puis mairie.
  • Ancienne école (actuellement salle polyvalente) : la cour a été aménagée pour la création de l'Arbousier.
  • Four à pain : l'ancienne municipalité a souhaité l'acquérir en 2008. Ce petit bâtiment ayant perdu toute sa valeur ancienne (il ne reste plus que 4 murs) le nouveau conseil municipal, après réflexion, a décidé de le remettre en vente.
  • Les lavoirs, puits, ainsi que les croix de mission restaurées[40].
  • La nouvelle église Saint-André , construite en 1879 dans le style en vogue « romano-gothique » en remplacement de l'ancienne jugée trop petite et abîmée. Elle présente aujourd'hui[Quand ?] un état assez critique du point de vue de la toiture et des voûtes[réf. nécessaire].
  • Ancien presbytère du XIXe siècle : le rez-de-chaussée est en location à l'année. Une étude va être réalisée par la municipalité pour l'aménagement de l'étage.[réf. nécessaire]
  • La Draille des Seynes et le Sentier Art & Nature, deux parcours culturels aménagés dans la garrigue par l'association locale « de quoi je me mèle » et jalonnés de créations artistiques et d’informations sur l’écosystème de Belvézet[41].

Patrimoine culturel

Des vestiges archéologiques provenant de Belvézet sont conservés au Muséum d'histoire naturelle de Nîmes, au Musée Paul-Raymond de Pont-Saint-Esprit (fouilles de Paul Raymond) et au Musée d'archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye.

Personnalités liées à la commune

Héraldique

Voir aussi

Notes et références

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