Cheval au Tibet
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| Cheval au Tibet | |
Attelage hippomobile au Tibet | |
| Espèce | Cheval |
|---|---|
| Objectifs d'élevage | Transport et traction |
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Le cheval au Tibet reste un animal de travail quotidien, mais il est aussi le support d'une multitude de pratiques traditionnelles, notamment l'archerie montée. Le cheval a une place dans les croyances du bouddhisme tibétain, à travers le cheval du vent et la pratique de l'hippomancie par le hennissement.
Dans la langue tibétaine, skad désigne le cheval, et skad-gsaṅs le hennissement, c'est-à-dire, littéralement, « la voix du cheval ». Les dictionnaires tibétains distinguent deux locutions, celle du hennissement retentissant et celle du hennissement qui devient faible[1].
Élevage
Le Tibet a conservé des populations de chevaux très primitives. L'explorateur et écrivain français Michel Peissel a découvert un cheval archaïque, le cheval de Riwoché, dans une vallée du Kham, après avoir révélé au monde occidental l'existence du cheval de Nangchen, dont il n'a pu obtenir de spécimen en raison du prix élevé demandé par les autochtones[2]. La valeur d'un poney au Tibet est en effet beaucoup plus élevée que celle d'un Yak[3].
Il existe par ailleurs des populations de poneys tibétains définies et caractérisées : le Ganzi, le Sikang et le Yushu. Propre au plateau tibétain, le Hequ forme une race à part[4].
Pratiques

Le cheval est mis à l'honneur pendant le festival annuel du cheval de Yushu, l'un des plus grands du Tibet, qui mêle courses, danses et archerie montée[5]. L'organisation du festival a été annulée en 2010 et pendant plusieurs années à cause des conséquences du séisme de 2010, mais il a depuis repris[6]. L'édition 2016 du festival, en février, a rassemblé plusieurs dizaines de milliers de spectateurs[7]. De nos jours, les festivals de chevaux sur le plateau tibétain ne représentent pas seulement des prouesses équestres. Ils ont aussi des objectifs de propagande politique de la part des autorités chinoises au Tibet et à l'étranger, pour affirmer que la culture traditionnelle tibétaine est en plein essor, contrairement à ce que le dalaï-lama et d'autres critiques affirment[8].
