Cheval en Bulgarie
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| Cheval en Bulgarie | |
Cheval d'attelage bulgare lors de la Saint Théodore | |
| Espèce | Cheval |
|---|---|
| Statut | natif |
| Nombre | 137 090 (2017) |
| Races élevées | Trait bulgare, Bulgare oriental, Danubien, Karakatchan, Pleven, Pur-sang, Arabe, Hanovrien, Westphalien, Holsteiner, BWP, Haflinger et Shagya. |
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Le cheval en Bulgarie est une tradition remontant aux anciens Thraces[1].
Les proto-bulgares, peuple cavalier, s'installent au VIIe siècle après avoir franchi le Danube[1]. Après la conquête ottomane au XIVe siècle, les Bulgares ne sont plus autorisés à posséder et élever des chevaux de guerre[1]. À l'indépendance de la Bulgarie, en 1878, il n'existe pas de bons chevaux de selle dans ce pays, dont les habitants n'ont pas connaissances des pratiques de sélection appliquées ailleurs[1].
À la fin du XIXe siècle, en raison du besoin impératif d'une cavalerie de qualité, le gouvernement bulgare passe une série de décrets visant à implanter et favoriser cet élevage[1]. Le haras de Kabiuk est restauré en 1894[1]. Les deux années suivants, le haras national de Klementina est créé près de Pleven, suivi par le haras national de Stefan Karadja, près de Sofia[1]. Ces haras entretiennent un grand nombre d'étalons destinés à améliorer le cheptel local[1].
À l'arrivée du communisme en 1944, l'élevage équin reste une priorité pour le nouveau gouvernement[1]. Deux autres haras nationaux sont créés dans les années 1970 : le haras national d'Istar et le haras national de Khan Asparuh[1]. La chute du communisme en 1989 entraîne une baisse progressive des crédits accordés aux haras nationaux bulgares[2]. Le haras national de Klementina est privatisé à la fin du XXe siècle, et ferme quelques années plus tard ; celui d'Istar ferme en 1998[2]. En 2006, Khan Asparuh et Stefan Karadja ferment à leur tour, faisant de Kabiuk l'unique et dernier haras de la Bulgarie[2]. Il accueille environ 400 chevaux[3].
Usages
En Bulgarie, le cheval est encore (2016) employé pour les travaux agricoles et les taches de la vie courante ; les secteurs du sport équestre et du tourisme sont néanmoins représentés[4].