Cheval en Éthiopie
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| Cheval en Éthiopie | |
Chevaux sauvages éthiopiens du mont Kundudo. | |
| Espèce | Cheval |
|---|---|
| Statut | Importé |
| Nombre | 2 000 000 (2013) |
| Races élevées | Abyssinien, Bale, Selale, Kundudo |
| Objectifs d'élevage | Selle et bât |
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Le cheval est, en Éthiopie, toujours très présent dans la vie quotidienne. Avec plus de deux millions de chevaux recensés en 2013, l'Éthiopie reste le pays d'Afrique comptant le plus grand nombre de ces animaux. Le cheval y est très généralement attelé pour les tâches de transport, mais aussi monté par des peuples cavaliers, tels que les Oromos. Le Selale forme la race équine la plus répandue. Le cheval sauvage Kundido, seul cheval réensauvagé d'Afrique avec celui du Namib, est en danger d'extinction.

Les chevaux d'Éthiopie sont longtemps restés méconnus. Ils étaient désignés et décrits par le passé comme formant un seul type, l'« Abyssinien » ou « cheval éthiopien », de conformation, taille et couleur variables[1].
William Youatt cite (1852) un certain Ludolph qui décrit les chevaux d'Éthiopie, à la fin du XVe siècle, comme « forts, agiles, pleins de feu et noirs pour la plupart. On ne les emploie que pour la guerre et pour la chasse. Ils ne sont pas soumis à des voyages longs et fatigants, et les travaux pénibles sont faits par les mules »[2]. Le ferrage est inconnu à cette époque, les cavaliers ayant l'habitude de descendre de selle pour reposer les pieds de leurs chevaux sur les terrains caillouteux[2].
En 1997, deux types de chevaux distincts, l'Oromo et le Dongola, sont décrits[3]. Une étude de caractérisation publiée en 2012 distingue huit races, ayant chacune une distribution géographique précise[4].
En 2013, une étude de la FAO sur la répartition des chevaux dans le monde détermine que l'Éthiopie détient, avec plus de deux millions de chevaux, le septième cheptel mondial, derrière les États-Unis, le Mexique, la Chine, le Brésil, l'Argentine, et la Mongolie ; ces chiffres font aussi de l'Éthiopie le pays africain comptant le plus grand nombre de chevaux[5].
Pratiques et usages

L'Éthiopie étant l'un des pays les plus pauvres du monde, les trois-quarts des cultivateurs de trouvent à plus d'une journée et demie de marche d'une route praticable[6]. Les chevaux, comme les mulets et les ânes, restent essentiels au transport, à la traction, et à des tâches agricoles telles que le labour.
Les cultivateurs éthiopiens utilisent diverses techniques d'attelage pour le labour, notamment le joug : l'usage du collier d'épaule a été démontré être le plus efficace avec les chevaux[7].
Il existe cependant des chevaux éthiopiens employés majoritairement sous la selle. Les Éthiopiens pratiquent aussi un jeu équestre traditionnel, le guugsi, impliquant l'utilisation de longs bâtons, et des poursuites à cheval[8].