Chronologie de la Wallonie

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La chronologie de l'Histoire de la Wallonie donne des clés pour mieux comprendre l'histoire de la Wallonie, l'histoire des peuples qui ont vécu ou vivent dans l'actuelle Wallonie.

Allée couverte de Wéris (dolmen du Nord, Wéris I)
  • Environ 125 000 ans avant Jésus-Christ, présence de néandertaliens à Sclayn.
  • Entre 50 000 et 35 000 ans avant Jésus-Christ, présence de néandertaliens à Awirs. Environ 36 000 ans avant Jésus-Christ, présence de néandertaliens à Spy, durant la période de transition entre le Paléolithique moyen et supérieur
  • Entre 5 400 et 4 800 ans avant Jésus-Christ, arrivée, en Hesbaye liégeoise, de groupes appartenant à la civilisation rubanée et introduction de l'agriculture.
  • Du Néolithique moyen (4 300 ans av. notre ère) au Néolithique final (2 200 ans av. notre ère), activité d’extraction et de taille du silex à Spiennes.
Section des mines de Spiennes. L'exploitation se fait à ciel ouvert comme à droite, de l'image. Ou en profondeur, comme à gauche, pour atteindre la couche de silex désirée en creusant des puits d'un mètre de diamètres (parfois de 16 mètres de profondeur) et à partir de là des galeries pouvant s'étendre sur plusieurs mètres.

Antiquité

La forteresse celtique « Le Cheslé »de Bérisménil recionstituée
Pilier Les Voyageyrs Musée archéologique d'Arlon Cliquer pour agrandir
Détail de la Table de Peutinger où Tournai est représenté vers la droite sous la forme Turnaco
  • Au Ier siècle, fondation d'Arlon, vicus de la Cité des Trévires, et de Tournai, vicus de la Cité des Ménapiens.
  • En 89, formation de la province de Germanie inférieure comprenant la Civitas Tungrorum qui auparavant faisait partie de la Gaule Belgique. Cette province fait partie du diocèse des Gaules lui-même faisant partie de la préfecture des Gaules.
  • Au IIIe siècle, Tournai, chef-lieu du territoire des Ménapiens, est évangélisée par saint Piat.
  • Au IVe siècle, création du diocèse de Tongres sur base de la Civitas Tungrorum.

Moyen Âge

Expansion du Royaume des Francs à partir de Tournai, sa capitale, puis de l'Empire de Charlemagne jusqu'à surtout 843
Cantilène de sainte Eulalie, suivi du début du Ludwigslied pour mieux visualiser le texte Numérisation du parchemin (Réf. Bibliothèque municipale de Valenciennes 150 (olim 143) fol.141v)
Cette carte représente l'ancien Diocèse de Liège (en jaune), Les provinces modernes de Liège et du Limbourg sont également indiquées. L'orange représente les frontières régionale (Flandre et Wallonie) ou nationales modernes.Le diocèse encien correspond à trois quarts du territoire wallon actuel dont s'exceptent l'ancien comté du Hainaut, la Gaume et la région d'Arlon
  • Au Xe siècle, Liège, surnommée l'Athènes du Nord, devient la capitale d'une puissante principauté épiscopale, grâce à l'action des évêques Éracle, Notger et Wazon. La ville devient un des principaux centres intellectuels d'Europe occidentale. Ses écoles sont célèbres jusqu'au XIIe siècle, de nombreux étudiants brillants, originaires de diverses contrées, y sont formés[3]. Sept collégiales s'élèvent alors dans la ville, en plus de la cathédrale, où est enterré saint Lambert. Deux abbayes bénédictines s'y ajoutent : Saint-Jacques et Saint-Laurent. Tous ces bâtiments religieux forment comme une couronne d'églises autour de la cathédrale, épicentre religieux et politique du diocèse, cœur de la cité de saint Lambert[4].
  • En 1096, départ en croisade de Godefroid de Bouillon, duc de Basse Lotharingie et descendant de Charlemagne.
  • Au XIe siècle et comme dans toute cette période les seigneurs pas assez fortunés pour construire leur église et leur propre donjon établissent ces donjonns (leur refuge), dans le clocher de l'église qui prend cette forme comme à Wierde[5].
  • Wibald de Stavelot moine bénédictin et abbé de l'abbaye de Stavelot-Malmedy (1130-1158, Léopold Genicot le décrit comme un mécène dont il reproduit la lettre à un artiste[6].Bernard Forthomme pense qu'il est à l'origine de la Principauté du même nom et que ce mécène se soucie de ce que l'image produite par les artistes soit celle d'« inscriptions tirées des Écritures et de textes liturgiques ou de la réflexion exégétique qui en lèvent l'ambiguïté native, nous conduit ici au creux de l'action liturgique, y compris pour les moines[7]. »
  • Du XIe au XIIIe siècle, épanouissement de l’Art mosan, art roman d'influence carolingienne et ottonienne, dans l'ancien diocèse de Liège qui avait de solides liens politiques avec les empereurs du Saint-Empire romain germanique et les évêques de Cologne. Développement de la dinanderie dans la vallée de la Meuse, d'abord à Huy puis à Dinant (ville d'où cette discipline tire son nom). Développement des abbayes mosanes : Saint-Laurent de Liège, Stavelot, Nivelles, Aulne, Floreffe, Florennes, Flône, Celles, Gembloux et Lobbes. Individualisation de la langue wallonne dans les limites de la partie romane du diocèse de Liège.
Le Sac de liège par Joseph Dreppe (1805
« Très redoubtes et excellens princes, je Pierre Plaoul, maistre en théologie, chanonne de Paris, conseille de faire le exécution de la voie de cession par la maniéré que le université de Paris ait avisée et donnée par escript ; et croy que faire le contraire seroit soubstenir le scisme »[19] Il s'agit d'un vote contre Benoît XIII pape d'Avigon, politique qu'il défend jusqu'à sa mmort prônant toujours la démission des papes rivaux, politique qui finit par triompher.
Henri Blès Forge et minières de fer dans un paysage mosan imaginaire
  • Années 1460, Guerres de Liège, rébellions de la Principauté de Liège contre la politique expansionniste du duché de Bourgogne. Le , Charles le Téméraire brûle Dinant[10]. Il espère ainsi étouffer les velléités d'indépendance de la principauté de Liège, dont le contrôle est indispensable à l'unification des Pays-Bas bourguignons. Par le traité d'Oleye, les Liégeois reconnaissent le duc de Bourgogne comme « avoué héréditaire de Liège »[10]. Ce qui n'était qu'un protectorat devient, de fait, une véritable seigneurie bourguignonne étendue sur Liège et tous les territoires de la principauté.
  • , malgré l'attaque surprise des six cents Franchimontois, Charles le Téméraire prend la ville de Liège révoltée et — en présence de Louis XI, probable instigateur de la révolte — la livre au pillage et au feu, avant de la faire raser[11].
  • En 1477, mort de Charles le Téméraire, la Principauté de Liège retrouve son autonomie.
  • En 1488 , Jean Salmier un marchand dinantais transporte en Angleterre par la Meuse puis la mer plus de 2,5 t de dinanderie[12].

Renaissance

La Halle al'Chair à Namur en 2023, après la rénovation. Art mosan de la renaissance. Sur la rive gauche de la Sambre peu avant le confluent avec la Meuse
Union d'Arras en jaune vif, Union d'Utrecht en bleu vif. La reconquête espagnole devient les Pays_Bas méridionaux espagnols puis autrichiens jusqu'en 1794. L'État liégeois indépendant est en vert.
  • La Paix d'Augsbourg la même année induit la fin des persécutions des luthériens, mais permet, selon Demoulin et Kupper une formidable expansion du calvinisme dans le pays de Franchimont, à Liège et Huy[15].
  • En 1559, Philippe II réduit de manière très importante la taille du diocèse de Tournai et du diocèse de Liège. Les nouveaux diocèses d'Anvers, de Bois-le-Duc, de Namur, de Ruremonde et l'archidiocèse de Malines reçoivent près de la moitié de l'ancien territoire du diocèse de Liège. Le territoire wallon perd son unité.
  • Selon Demoulin et Kupper « L'amoindrissement spectaculaire du diocèse de Liège eut des conséquences profondes. Il était dû à la volonté de Philippe II de maintenir ses sujets hors de l'autorité d'un souverain étranger sous couvert d'efficacité de la lutte contre la Réforme [...il] prive l'évêque de Liège de moyens importants et rend impopulaire l'alliance avec l'Espagne[15]. »
  • En 1568 Guillaume le Taciturne échoue dans sa tentative de s'emparer de Liège.
  • Entre 1567 et 1568, répression des protestants dans le Hainaut, par les troupes du duc d'Albe. Exécution du réformateur montois, Guy de Brès. Immigration massive vers l'Angleterre et l'Allemagne. Création de colonies wallonnes à Francfort et Wesel. Insurrection des Pays-Bas. Victoire espagnole à la bataille de Jodoigne en 1568.
Les Pays-Bas méridionaux perdent au nord et au sud puis deviennent les Pays-Bas autrichiens, la Belgique actuelle sans l'État liégeois ni la partie germanique du Luxembourg.

Vers l'époque moderne

Carte de la Provincia Walloniae des Capucins
Sceau des forges de Strömsberg datant du XVIIIe siècle, trace de la présence des Wallons [W] de Suède

XVIIIe siècle

Machine à feu de Bernissart installée en 171 qui utilise l'invention de Newcommen améliorée. « Témoin unique de l'activité minière pré-industrielle en Europe continentale » selon le site de la Wallonie. Son fonctionnement dans l'exhaure des eaux permettant l'extraction du charbon
  • Entre 1701 et 1714, guerre de succession d'Espagne. Bataille de Ramillies.
  • 1705 L'Anglais Newcomen invente une machine à vapeur capable d'actionner une pompe.
  • Vers 1715, 1720 la pomme de terre est introduite en Hainaut et dans le Namurois puis dans les autres provinces de la future Wallonie « ce qui rendait les habitants moins tributaires des fluctuations des prix des céréales panifiables » à l'origine auparavant de plusieurs famines, elle est « au menu des couches les moins nanties de la population[22]. »
  • 1720 La pompe de Newcomen qui apparut dans les mines britanniques en 1711 fonctionne à Liège dans quatre mines[23].
  • Entre 1740 et 1748, guerre de succession d'Autriche, siège de Tournai (1745), bataille de Fontenoy, siège de Namur (1746).
  • 1756 Pierre Rousseau fonde à Liège le Journal encyclopédique qui rencontre la vive opposition du clergé liégeois mais le Prince-Évêque Jean-Théodore de Bavière tolère. Il ne pourra plus en 1759 et le journal trouve alors refuge dans le Duché de Bouillon où il paraît jusqu'en 1793
  • Entre 1760 et 1780 le prix du bois avant triplé à cause de l'expansion extraordinaire de la sidérurgie et le fait que les maîtres de forge ne disposaient pas encore de la technique du coke. C'est ainsi que dans la seigneurie de Durbuy, le bois représentait plus de 50% des revenus de la recette totale du Duc d'Ursel qui possédait sur 3,280 ha de son patrimoine 3,111 ha de forêts.
  • En 1770 : début de la révolution industrielle en Wallonie.
  • En 1782 depuis 1696 quarante-huit accidents dans divers charbonnages où travaillent principalement des gens de Herstal et septante-sept morts de ce village et onze de Vivegnis
  • En 1780-1784 la Wallonie exporte pour plus de trois millions de livres de clous : « La percée sur le marché hollandais des cloutiers de la région de Charleroi marqua une étape importante dans le développement de la sidérurgie[24]. »
Léonard Defrance Intérieur d'une clouterie vers 1790 Cliquer pour agrandir

XIXe siècle

Vue des établissements de John Cockerill à Seraing en 1865

Entre 1810 et 1880, la Wallonie est la deuxième puissance industrielle au monde, derrière le Royaume-Uni. Création de grandes sociétés familiales qui finiront par fusionner au sein de Cockerill-Sambre.

Une illustration moderne de l'insurrection de 1886. Fusillade de Roux Texte d'en haut « Les soldats à cheval chargent les ouvriers. L'usine et le château du patron brûlent.Les soldats épaulent les émeutiers et en tuent quatre ».En-bas : « Le 27 mars le général Vandersmissen donne l'ordre aus lanciers de tirer sans avertissement.Le 29, douze sont tués et seront enterrés ensemble. »
  • Le « La Réunion centrale prend le pouvoir en tant que régime provisoire [..] Le club prend également des allures nationales. Il envoie des délégues dans les villes où des groupes de résistence sont actifs. Liège,Courtrai, Bruges, Louvain, Tournai, Mons, Namur et verviers, vivent les mêmes évènements que Bruxelles[28]. »
  • Le , l'armée hollandaise se retire de Bruxelles.
  • Le le Gouvernement provisoire proclame l'indépendance de la Belgique.
  • Le le Congrès national choisit Léopold comme roi.
  • Du au se déroule la Campagne des Dix-Jours l'armée néerlandaise envahit le pays, les troupes belges sont bousculées et le roi fait appel aux armées de la France qui sous les ordres du maréchal Gérard interrompent l'invssion.
  • En 1847 le pouvoir financier sur la Wallonie se concentre à Bruxelles : «L'enthousiasme, l'avidité technique et la hâte du moment entraînent les entrepreneurs au gigantisme, ce qui les amène à prendre des risques démesurés. Crises de la production et crises du crédit vont se succéder. Le système bancaire domine dès lors l'industrie en prenant des participations financières dans les entreprises, principalement par la création de sociétés anonymes. La décision économique échappe ainsi à l'espace wallon pour s'installer à Bruxelles, devenu centre financier lors de la mise en place du pouvoir politique belge en 1830. En 1847 tout est joué. Bruxelles structure et domine l'espace belge[29]. »
La Garde civique de Mons fait feu sur les grévistes borains le 17 avril 1893

Ampleur de l'immigration flamande vers la Wallonie sur base des recensements linguistiques de 1866-1910

Cette immigration est la plus importante avec l'immigration italienne à partir de 1946

Cette immigration est très importante dans le sillon industriel wallon à l'exception du Borinage (arrondissement de Mons)

Année de recensement Arrondissement (province) Ath (Hainaut) Charleroi (Hainaut) Mons (Hainaut) Soignies (Hainaut) Thuin (Hainaut) Tournai (Hainaut) Huy (Liège) Liège (Liège) Verviers (Liège) Waremme (Liège) Brabant-Wallon Luxembourg Namur
1866 Population totale:
Flamands:
84.207
1.621
1,93 %
212.446
9.044
4,26 %
189.168
2.205
1,17 %
93.014
2.727
2,93 %
96.283
485
0,50 %
151.434
3.515
2,32 %
80.874
433
0,54 %
290.947
19.242
6,61 %
131.828
5.953
4,52 %
49.019
1.635
3,34 %
156.243
4.466
2,86 %
199.910
645
0,32 %
302.778
2.100
0,69 %
1880 Population totale:
Flamands:
85.856
1.359
1,58 %
286.249
10.565
3,69 %
214.078
2.793
1,30 %
110.591
5.219
4,72 %
108.823
971
0,89 %
153.610
4.957
3,23 %
89.969
431
0,48 %
358.282
24.369
6,80 %
155.382
6.534
4,09 %
54.856
1.570
2,86 %
165.594
4.221
2,55 %
209.118
916
0,44 %
322.654
2.606
0,81 %
1890 Population totale:
Flamands:
84.373
2.173
2,58 %
327.179
15.912
4,86 %
227.835
2.921
1,28 %
121.133
5.895
4,87 %
114.496
1.078
0,94 %
154.936
6.434
4,15 %
95.847
753
0,79 %
425.595
40.423
9,50 %
172.016
5.714
3,32 %
57.450
2.592
4,51 %
169.350
8.502
5,02 %
211.711
842
0,40 %
335.471
4.198
1,25 %
1900 Population totale:
Flamands:
84.649
2.300
2,72 %
377.590
21.266
5,63 %
245.244
3.968
1,62 %
135.303
7.549
5,58 %
125.298
1.806
1,44 %
157.049
6.867
4,37 %
100.387
876
0,87 %
481.849
41.687
8,65 %
176.370
4.765
2,70 %
60.447
2.902
4,80 %
176.390
9.189
5,21 %
219.210
1.225
0,56 %
346.512
4.035
1,16 %
1910 Population totale:
Flamands:
83.790
2.537
3,03 %
421.024
26.986
6,41 %
260.780
4.070
1,56 %
147.879
8.956
6,06 %
137.522
3.327
2,42 %
164.054
7.930
4,83 %
103.385
971
0,94 %
534.981
42.476
7,94 %
178.476
5.052
2,83 %
63.077
2.805
4,45 %
186.354
10.561
5,67 %
231.215
1.546
0,67 %
362.846
5.169
1,42 %

XXe siècle

De 1900 à 1950

Les forts de Liège ont résisté La Dernière Heure vendredi .
  • Grève générale de 1902 en Belgique
  • En 1905 la Belgique produit 290 kg d'acier brut par habitant[31] et n'est dépassée que par les États-Unis. Cette performance n'est due qu'la seule Wallonie puisqu'il n'y a pas encore de sidérurgie en Flandre.
  •  : naissance à Liège de l'écrivain Georges Simenon.
  • En 1905 : Exposition universelle de Liège et 75e anniversaire de la Belgique : prenant prétexte de cet « événement double », des militants mettent sur pied du 30 septembre au 2 octobre le « premier Congrès national wallon [...] présidé par Julien Delaite [...] C'est le premier grand événement fondateur du mouvement wallon[32]. »
  • En 1911 : Exposition de Charleroi.
  • Un Congrès wallon réuni à Liège vote cette résolution finale soutenue par Jules Desirée : le Congrès « – toutes réserves faites au sujet des formes à donner à l’idée séparatiste ; – émet le vœu de voir la Wallonie séparée de la Flandre en vue de l’extension de son indépendance vis-à-vis du pouvoir central et de la libre expansion de son activité propre ; – désigne aux fins d’étudier la question une Commission, à raison d’un membre par quarante mille habitants[33] »
le mur Bourdon, après la fusillade (photographié par un Allemand). Des dizaines de corps enchevêtrés jonchent le sol.
Les septante-six victimes du « mur Bourdon ».Quartier des Rivages"sur la rive droite de la Meuse face à Neffe sur la rive gauche
  • Août 1912 : la Lettre au Roi sur la séparation de la Wallonie et de la Flandre de Jules Destrée est publiée dans plusieurs journaux wallons de Liège et Charleroi.
  • En 1913 : Le Congrès wallon adopte les couleurs du drapeau wallon.
  • « À la veille de la première guerre mondiale, l'essor des régions industrielles wallonnes contribue à faire de la Belgique une des principales puissancs économiques et commerfiales, sinon mondiales »[34].
  • Entre 1914 et 1918 : Première Guerre mondiale. Invasion allemande, Bataille de Liège, Bataille de Dinant, Bataille de Charleroi.
  • Le , Sac de Dinant. Les massacres ont lieu en dix-sept endroits de la ville, ainsi qu'à la proche commune de Bouvignes-sur-Meuse et à Neffe à la limite de Dinant et de l'ancienne commune d' Anseremme. Il y eut en tout six-cent-septante-quatre assassinats. soit le dixième de la population d'alors. Ce sac eutdonc lieu le alors que le Sac de Dinant de1466 eut lieu le <<; dans les deux cas, la ville fut presque entièrement détruite.
Palais du peuple à Charleroi (démoli en 1980).
  • août 1914. L'armée impériale allemande passe par les armes des milliers de civils dans plusieurs régions de Wallonie. Les massacres les plus importants ont lieu à Sambreville, Dinant et dans la Gaume (Latour et Ethe notamment).
Logo du journal Spirou de 1947 à 1949
  • De juillet 1932 à septembre 1932 se déroulz la Grève générale de 1932 en Belgique, grève qui se limite en réalité aux bassins miniers et sidérurgiques wallons du Borinage, du Centre, de Charleroi et de Liège. L'une des caractéristiques de cette grève est le rôle qu'y jouent constamment les femmes car cette grève est aussi une grève de la misère voire de la faim [35]. Une autre caractéristique c'est que les dirigeants du mouvement ouvrier tant des partis que des syndicats ont été durement mis en cause. Deux ouvriers ont été tués par des tirs de gendarmes l'un à Roux, l'autre à Montignies-sur-Sambre : « les autos mitrailleuses devront protéger le Palais du Peuple, assailli par les grévistes huant Émile Vandervelde qui tente vainement de prendre la parole[36]. »
Prisonniers de guerres à Couvin mai 1940.
  • Mars 1934 Sortie du film Misère au Borinage de Joris Ivens et Henri Storck qui est aussi partiellement le documentaire de la grève de 1932.
  • En 1936 : Inauguration du nouvel Hôtel de ville de Charleroi, en style Art déco.
  • Le , le parti dirigé par Léon Degrelle obtient, alors qu'il se présentait pour la première fois 21 sièges à la Chambre. Son succès est surtout important à Bruxelles (18,5 %), en Wallonie (15,1%), et plus faible en Flandre (7 %) : « ses meilleurs résultats étaient enregistrés là où la contestation des classes moyennes avait été le plus virulente, aussi bien à Bruxelles que dans les grandes villes wallonnes (hormis le Hainaut socialiste), et dans le sud de la Flandre orientale[37]. »
  • Juin 1936 Grève générale partant d'Anvers et se propageant aun bassin liégeois pour pgagner cette fois tout le pays à l'appel des syndicats tnt socialistes que chrétiens. Sous l'influence aussi des évènements en Franvce avec l'obtention de § bjours de congés payés, d'une augmnetation des salaires et [38]
Blindés allemand en Ardenne arrêtés par quelques hommes des Chasseurs ardennais
  •  : le Congrès des communistes wallons réunis à Liège stigmatise la politique de neutralité suivie par le Gouvernement belge et l'échange de lettres diplomatiques avec l'Allemagne du comportant l'accord de Hitler de respecter la neutralité belge de « politique de trahison », termes qui sont d'ailleurs aussi ceux adoptés par la Concentration wallonne[39].
  •  : publication du premier numéro du périodique de bande dessinée Spirou, aux éditions Dupuis de Marcinelle.
  •  : Congrès des Socialistes wallons à Charleroi. L'assemblée en commissionne le Projet Truffaut-Dehousse visant à instaurer le fédéralisme[40]
  •  : la Chambre belge refuse de prendre en considération le projet de fédéralisme dit Truffaut-Dehousse, par 111 voix contre 62 et 4 abstentions : la majorité des députés wallons (socialistes et communistes), ont au contraire pris en considération la proposition[40].
L Wehrmacht défilan devant le Palais royal
  • Entre 1940 et 1945 : Deuxième Guerre mondiale. Campagne des chasseurs ardennais, Bataille de Gembloux, Bataille de Flavion, Bataille de Charleroi, Bataille des Ardennes.
  • Les et , les Chasseurs ardennais, à Bodange et Chabrehez arrêtent significativement (en proportion, quelques soldats), les blindés allemands.
  • Du au , l'armée belge mène une dernière bataille d'arrêt, la bataille de la Lys avant de capituler.
  • Le , l'armée belge capitule.
  • De la capitulation belge à 1941, les prisonniers de guerre wallons sont maintenus prisonniers en Allemagne : « En permettant, dès 1940, le rapatriement en sept mois, des 160.000 prisonniers de guerre flamands, et en refusant celle des 65.000 francophone, Hitler laissa entrevoir sa volonté de n'accorder aucune faveur aux Wallons, il contribua rendre quasi impossible la basse besogne du chef de Rex[41]. »
  • début de la grève dite Grève des 100 000 qui se termine le 18.
  • août 1941 : Constitution du Front wallon pour la libération du pays avant de rejoindre quelques mois plus tard le Front de l'indépendance
  • et un Congrès national wallon propose à l'unanimité une large autonomie pour la Wallonie.
  • Protocole belgo-italien du 23 juin 1946 Il répond à la diminution de la main-d'œuvre autochtone effrayée par la dangerosité de ce travail. La catastrophe du Bois-du-Cazier mit tragiquement en lumière l'importance de l'immigration italienne et la dangerosité de l'industrie charbonnière mais en réalité la mine tuait au quotidien. C'est ainsi qu'on compte sur moins de six mois du au (période choie au hasard), on compte 43 morts en Wallonie[42].

De 1950 à 2000

  •  : à la Consultation populaire organisée sur la reprise de ses prérogatives constitutionnelles par Léopold III, la Flandre répond par l'affirmative et la Wallonie et Bruxelles la refusent.
Monument aux morts de Grâce-Berleur
La fumée s'échappant du charbonnage le jour où l'incendie se déclare
Millikan, Lemaître et Einstein au California Institute of Technology en . À quelques mois de sa mort le chercheur wallon voit l'hypothèse, qu'il avait défendue, validée.
Vue de l'Élysette la nuit, côté Meuse, Namur.
  •  : Parution du Manifeste pour la culture wallonne.
  • En 1984 : Fermeture du Roton, dernier charbonnage wallon en activité. Fin des mies, minières et carrières souterraines exploitées sur tout le territoire wallon (et pas seulement dans le sillon industreil)[44].
  • En 1986 (décembre) : Namur est consacrée capitale de la Wallonie. Cette fermeture marque la fin des mines, minières et carrière souterraines exploitées sur l'ensemble du territoire wallon au cours des âges[44].
  • En 1991 (septembre) : Réunion anticonstitutionnelle du Parlement wallon et installation du gouverement wallon à l' Élysette.
  • Le le roi Baudouin (roi des Belges) meurt inopinément en vacances en Espagne à Motril
  •  : premières élections directes des parlementaires wallons. L'assemblée wallonne a été composée auparavant des parlementaires fédéraux élus en Wallonie.
  •  : dans l'ensemble de la Wallonie, tous les meetings socialistes à l'occasion de la fête du travail sont perturbés par les enseignants en grève.
  • Au Festival de Cannes de 1999 les Frères Dardenne remportent la Palme d'or pour leur film Rosetta

XXIe siècle

Voir aussi

Notes et références

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