Coup de la résurrection
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Coup aux dames (d) |
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Le coup de la résurrection est une combinaison du jeu de dames, plus précisément un type de collage décrit en 1770 et nommé ainsi en 1922[1].
Le mécanisme consiste, quand l'adversaire doit prendre plusieurs pièces, à venir au contact d'une pièce adverse et dans un second temps, à redéplacer la pièce venue coller pour permettre un coup avantageux. En résumé, la pièce colle et se redéplace[3].
Comme la plupart des collages, c'est une application de la règle de la prise majoritaire[4].
La première partie de l'animation ci-contre contient deux coups de la résurrection, l'un avec un pion, le second avec une dame.
La seconde partie de l'animation montre qu'avec une succession de prises majoritaires, le collage peut être répété[5].
Le coup de la résurrection est rendu possible grâce à un ou plusieurs « temps de repos » créés par soi-même ou découlant d'une attaque adverse[6].
Le thème de la résurrection est souvent présent dans le coup Springer, quand le pion blanc 32 prend et colle en 21 les pions 16 ou 26, puis va s'offrir en 17[7].
Appellations
Manoury illustre dans son traité de 1770 la notion de temps de repos avec un coup de la résurrection caractéristique, qu'il intitule « Coup de Repos »[8].
Le concept de temps de repos est en effet essentiel au jeu de dames et à la base de nombreuses combinaisons.
Plus spécifiquement, l'analogie avec la résurrection, choisie par Léchalet en 1922 et adoptée depuis, illustre bien le rétablissement d'une pièce en apparence perdue[9].