Coup du fondeur de cloches
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Coup aux dames (d) |
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Le coup du fondeur de cloches est un final du jeu de dames dans lequel deux pièces viennent bloquer la dame adverse à une des extrémités de la grande diagonale[1].
Déjà décrit en 1650 par Juan García Canalejas sur le jeu à soixante-quatre cases[2], ce mécanisme singulier sera nommé en 1770 par Pierre Manoury « coup du fondeur de cloches »[3], probable allusion au métier de celui qui fit connaître le coup[4].
Un joueur est bloqué et perd la partie lorsqu'il ne peut plus jouer alors que c'est son tour. L'emprisonnement d'une dame adverse à une des extrémités de la grande diagonale est un des nombreux blocages possibles au jeu de dames, mais c'est l'un des rares à porter un nom spécifique[5].
Dans une position en apparence avantageuse pour celui qui possède la dame[6], le mécanisme particulier de cette fin de partie place d'abord la dame au coin de la grande diagonale, positionne le pion ennemi pour limiter les mouvements de la dame, puis attaque ce pion pour forcer l'adversaire à le sacrifier[7]. Voir animation.
Ce final est un classique du problémisme, car différentes combinaisons peuvent précéder son déroulement[8],[9].
Le « coup du fondeur de cloches » sert aussi à désigner parfois le même mécanisme en position miroir avec blocage dans le tric-trac d'une dame en 50[10]. La case 45 est alors occupée par un pion noir ou une pièce blanche. Il existe cependant d'autres mécanismes menant à ce genre de blocage[11].