Famille Gaillard de Longjumeau
famille noble française éteinte
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La famille Gaillard ou de Gaillard (parfois appelée Gaillard de Longjumeau pour la différencier de ses homonymes) est une famille éteinte de la noblesse française, originaire de la ville de Blois, ayant eu pour principaux fiefs Villemorant (actuel Loir-et-Cher), Longjumeau (Essonne) et Ventabren (Bouches-du-Rhône).
2- « À la mort que toucque le pigeon de ma dame »
de Fayet (éteinte au XVIIIe siècle[Quand ?])
de Longjumeau (éteinte en 1858)
filiation contestée :
d'Agoult (éteinte en 1797)
de Désaignes (subs. incertaine)
de La Roche (subs. incertaine)
de Marseille (éteinte en 1909)
de Rabarin (subs. incertaine)
de Ventabren (éteinte en 1760)
| Famille (de) Gaillard ou (de) Gaillard de Longjumeau | ||
Armes anciennes. | ||
| Blasonnement | D'argent semé de trèfles de sinople, à deux perroquets du même, membrés et becqués de gueules, surmontés en chef de deux taux aussi de gueules. | |
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| Devise | 1- « Sic fortes nominantur in armis » 2- « À la mort que toucque le pigeon de ma dame » |
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| Fondateur | Mathurin Gaillard | |
| Branches | de Coucy (éteinte[Quand ?]) de Fayet (éteinte au XVIIIe siècle[Quand ?]) de Longjumeau (éteinte en 1858) filiation contestée : d'Agoult (éteinte en 1797) de Désaignes (subs. incertaine) de La Roche (subs. incertaine) de Marseille (éteinte en 1909) de Rabarin (subs. incertaine) de Ventabren (éteinte en 1760) |
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| Période | XVe – XXe siècles | |
| Origine | ||
| Allégeance | ||
| Fiefs tenus | Acy-en-Multien, Chilly, Escrennes, Longjumeau, Puteaux, Ramburelles, Ventabren, Villemorant, Villennes-sur-Seine | |
| Titres obtenus | barons, marquis | |
| Demeures | château de Chilly-Mazarin château du Fayel (incertain) château de Ventabren château de Villemorant (Neung-sur-Beuvron) hôtel de Gaillard d'Agoult (Aix-en-Provence) hôtel de Gaillard-Longjumeau (Aix-en-Provence) |
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| Charges | panetier ordinaire du roi gentilhomme de la chambre du roi sous-gouvernante des Enfants de France receveurs généraux des finances en Provence conseiller au parlement d'Aix premier président à mortier au parlement de Provence conseiller au parlement de Toulouse conseillers d'État maire de Tours (nommé) premier consul de Marseille (nommé) adjoint au maire de Marseille maire d'Hyères (élu) |
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| Fonctions militaires | contrôleurs général des guerres colonel capitaine des galères du roi capitaine de vaisseau |
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| Fonctions ecclésiastiques | aumônier du roi évêque d'Apt chevaliers-hospitaliers |
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| Récompenses militaires | ordre du Porc-Épic ordre de Malte ordre de Saint-Michel |
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| Preuves de noblesse | ||
| Montres | maintenue en 1668[1] | |
| Autres | fils admis à l'école militaire en 1777 filles admises à la maison royale de Saint-Louis en 1687 et 1772 |
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| modifier |
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La famille a fourni plusieurs maires, dont un à Tours et un autre à Marseille pendant l'Ancien Régime, puis un troisième à Hyères sous la IIIe République.
Dans la seconde moitié du XVIe siècle, la branche aînée s'est convertie au protestantisme et, en réaction à la montée des violences lors de la première guerre de Religions, s'est vue obligée de quitter le royaume de France pour la Suisse, alors tolérante auxdits religieux réformés. À l'inverse, une branche cadette de la famille a fourni un évêque catholique à Apt (Vaucluse).
La filiation réelle d'une troisième et dernière branche, établie en Provence, à la famille est disputée, certains généalogistes — dont Gustave Chaix d'Est-Ange et Raoul de Warren — estimant qu'il s'agit de deux familles homonymes dont la seconde aurait usurpé sa filiation avec la première, en dépit d'une maintenue officiellement prononcée à l'occasion de la grande enquête sur la noblesse commanditée par Louis XIV. De la même manière, une autre famille Gaillard, originaire cette fois de Vivarais, s'est rattachée aux Gaillard de Provence, les deux ayant repris les mêmes armoiries que les Gaillard de Longjumeau.
Histoire
Origines
La famille Gaillard serait originaire de Blois[a], où on rencontre un chevalier Gaillard de Gaillard, supposément mentionné dans une charte de donation datée de l'an 1140 qui concernait déjà une rente annuelle en échange de la célébration d'une messe annuelle « pour le repos de l'âme de ses ancêtres », à l'abbaye de Bourg-Moyen[2],[3],[4].
On retrouve ensuite un Mathurin Gaillard, mentionné comme bourgeois de Blois[5], procureur général en 1409[6], puis seigneur de Villemorant[Fief 1], en Sologne[3],[4],[7]. Vivant encore en 1453[8], il aurait acquis cette terre en partage avec son frère, Guillaume[9]. Contemporain de la guerre de Cent Ans et du siège d'Orléans levé par Jeanne d'Arc en 1429, Mathurin aurait rencontré le roi Charles VII vers 1450[10],[11].
Marié en 1450 à Jeanne Calipeau[b], Mathurin laissa derrière lui quatre enfants, dont trois fils et une fille[8],[3],[12],[11]. Celle-ci, prénommée Marie, épousa un Pierre Burdelot, notaire et secrétaire du roi ainsi que commis au fait de son argenterie[8].
Parmi ses fils, l'aîné Michel eut une longue postérité et a ainsi créé plusieurs branches, contrairement à ses cadets. D'une épouse inconnue, Mathurin II fut père de quatre enfants, dont la moitié de filles : Marguerite, mariée au sieur de Massé-Baillet[12], et Jeanne, mariée à Bernard Prévost, seigneur de Saint-Cyr[11],[c]. Ses fils, Michel et Jacques († ), furent respectivement second conseiller clerc au parlement de Paris et trésorier de la Sainte-Chapelle de Bourges, et abbé à Bourg-Moyen de Blois[2],[11],[5].
Quant au benjamin, Jean, il fut homme d'armes dans la compagnie d'ordonnance du comte de Penthièvre[Lequel ?] et épousa Jacqueline de Beauvilliers, avec qui il eut une fille, Marie, qui se maria à son tour à Étienne de Morvilliers[8],[2],[3],[12],[11]. L'un des fils de Marie et d'Étienne, Jean de Morvilliers († ), fut élu évêque d'Orléans en 1552 puis nommé garde de sceaux en 1568 par Charles IX.
Selon les recherches du comte généalogiste et érudit italien Berardo Candida Gonzaga (it), publiées en 1875-1876 dans ses Memorie delle Famiglie Nobili delle Province Meridionali d'Italia (Mémoires des familles nobles des provinces méridionales de l'Italie), volume III, la branche de la famille de Michelle Gaillard, seigneurs de Longjumeau et Chilly en Provence, et la branche italienne des nobles Gagliardi partageraient la même souche familiale d'origines communes.
Branche principale de Longjumeau
Apogée et proximité avec les rois de France
Fils de Mathurin, Michel Gaillard († ) commença sa carrière en tant que maître d'hôtel du roi Louis XI, qui l'apprécia tellement qu'il le nomma son favori[10],[13],[3],[12],[5], ce qui lui permit d'occuper des charges relativement importantes. Devenu successivement argentier de la reine-mère Marie d'Anjou puis de la duchesse Marie de Clèves, conseiller du roi, trésorier de la Sainte-Chapelle de Bourges, gouverneur de la seigneurie de Chauny — premier point d'attache de la famille en Picardie —, procureur général du comté de Blois[réf. nécessaire], patron général des galères de France et avocat du duc d'Orléans[réf. nécessaire], il conserva cette grande estime auprès de Charles VIII, qui le nomme chambellan en 1487[réf. nécessaire], conseiller au parlement de Paris en 1484, conseiller au Grand Conseil l'année suivante et, enfin, général des finances en 1495[14].
Devenu maire de Tours[réf. nécessaire] et décoré chevalier de l'ordre du Porc-Épic par le duc Louis II d'Orléans (futur Louis XII)[10],[13],[9], Michel hérita de la seigneurie de Villemorant après avoir acquis en 1499 la moitié de celles de Longjumeau et de Chilly[d], plus celle de Fayet[Fief 2],[3],[12],[15],[14],[16],[5], de Villandry[réf. nécessaire] et de Savonnières[17]. En premières noces, Michel épousa Marguerite Berthelot avec il eut une fille, Perrenelle ou Péronelle, elle-même mariée à Louis de Vassé[13],[3],[18] ou Ruzé[19],[15],[20].
Michel se maria en secondes noces avec Marguerite Bourdin, fille du général des finances Jean Bourdin. De ce second lit, Michel eut un fils et une fille, Michel II et Michelle[e]. Cette dernière épousa l'illustre Florimond Robertet[10],[19],[13],[3],[18],[15], trésorier de France en Normandie et principal conseiller de Louis XII puis de François Ier. Son mari étant décédé en 1527, Marie Gaillard perpétua sa mémoire en achevant la construction du château de Bury, où elle mourut en 1549[21].

Proche de la cour royale, Michel II († ) passa ses premières années au service de François d'Angoulême[15] et se fit panetier du roi[3],[9],[18]. Profitant de la présence prépondérante de son beau-frère Florimond à la Cour, le prince — et sa mère Louise de Savoie — lui offrent même en mariage une de ses demi-sœurs, Souveraine d'Angoulême († ), fille légitimée en 1521 de son père, le comte Charles d'Angoulême[13],[3],[9],[18],[15],[22],[5],[23]. À l'occasion du mariage, célébré en 1512, Louis XII lui fit don de l'autre moitié des terres de Longjumeau et de Chilly[24],[25], suite à quoi Michel II prend le titre de baron de Longjumeau[16]. Le couple laissa deux fils, dont le cadet Denis qui aurait fondé la souche établie en Provence[18],[26], ainsi qu'une fille, Anne, mariée à Thomas de Balzac, seigneur de Montaigu[13],[3],[18],[15].
Une famille convertie à la religion prétendue réformée
Quant à leur fils aîné, Michel III († ), il fut proche du protestant Théodore de Bèze[f] mais aussi de Jeanne d'Albret[25], et aurait même donné des prêches en sa maison de Paris : en ce début de la première guerre de Religions, il fut accusé d'embrasser le parti huguenot[27] et ordonné de quitter la capitale, suite à plusieurs assauts reçus en , sous peine d'être déclaré rebelle au roi[28],[29],[30],[31],[16]. Trouvant refuge en son château de Chilly, il se retrouve de nouveau attaqué par la foule en octobre de la même année, qui en vient à piller la demeure[30]. Ironie de circonstances, le traité de paix entre catholiques et protestants de 1568 sera signé sur les anciennes terres de Michel via ladite paix de Longjumeau[32].
Marié à Louise de Sains d'Ailly, fille du baron de Marigny[13],[18],[15], le couple eut pas moins de quatorze enfants[33], dont au moins cinq fils et huit filles. Parmi ses fils — hormis son héritier Nicolas —, Jean se fit baron de Coucy[Fief 3], et Michel IV († [réf. nécessaire] ou 1607[34]) fut seigneur de Longjumeau et forma la branche établie en Picardie[18],[29]. Sont aussi rapportés Louis dont la descendance fonde le rameau de Fayet[35], et Benjamin, seigneur de Raucourt, mort sur le champ de bataille sans avoir été marié[34].
Concernant ses filles, la première Souveraine (ou Bernarde[19],[18] ou encore Bernardine[34]) se maria et laissa postérité avec Jean de Montmorency, seigneur de Bours[29]. La deuxième, Charlotte, aurait de même épousé Nicolas d'Aumale, seigneur d'Haucourt[36],[18]. On a ensuite Jeanne, qui épousa Claude de Louvigny (ou Touvigny), originaire du Boulonnais ; Rachel, mariée au picard protestant Jacques de Boubers, vicomte de Bernâtre et de Gouy ; Esther, devenue épouse du seigneur de Launay, en Normandie ; Suzanne, qui se maria avec le sire du Puiset ; Renée, femme de Louis de Grailly, seigneur de Chalette[34] ; Élisabeth, devenue épouse de Louis Picot, seigneur de Santenay ; et enfin, Anne, mariée en secondes noces à Paul des Champs, seigneur d'Aucheville[37].
Exil en Suisse
Seigneur de Fayet, d'Escrennes, de Roncourt et de Harmancourt, Nicolas de Gaillard († ) est contraint de quitter la France après le bannissement de son père de Paris. Ancien élève de Théodore de Bèze et fervent protestant comme son père, il s'installe alors en Suisse, d'abord à Genève puis à Berne et enfin durablement à Morat[29],[33]. D'une épouse inconnue, Nicolas fut père de deux fils, Samuel et Jacques[29].
L'aîné Samuel (1570–1623), dont on ne connaît rien si ce n'est la descendance, laissa à son tour deux fils, Samuel II qui eut un petit-fils mort sans postérité[29], et Élie-Philippe, dont la descendance s'est éteinte en 1800[38].
Quant au cadet Jacques (1571–1638), il fut nommé avoyer de Morat et laissa une descendance active jusqu'à la fin du XVIIIe siècle[38], dont la plupart reste en Suisse. Son rameau s'éteint après six générations, le dernier représentant mâle étant Nicolas David, né en 1766 à Londres et mort l'année suivante seulement[39].
La branche aînée de la famille s'éteint en 1858 avec le décès de Marianne-Élisabeth de Gaillard de Longjumeau, sœur de Nicolas David, morte dernière de son nom[40],[39]. Elle avait émigré en 1805 avec son mari en Amérique[Où ?], où le coupla laissa une descendance sous le patronyme Hassler d'Hasli[40],[39].
Son petit-fils Ferdinand, né en 1847, fut décoré chevalier de l'ordre de Charles III d'Espagne et de l'Ordre de Notre-Dame de Guadalupe, et titré baron de Longjumeau-Norreys[40],[39]. Contrairement à ses ancêtres Gaillard, il fut catholique[39].
Souche établie en Picardie
Rameau de Coucy (ou Courcy)
Dès 1596, Michel IV choisit de revendre les seigneuries de Longjumeau et de Chilly à son cousin, Martin Ruzé de Beaulieu, contre la somme de 40 000 écus[27],[30]. Vraisemblablement catholique d'après Jacques Pannier[34], il se maria avec Claude de La Fayette de Saint-Romain[34], petite-fille du prestigieux maréchal Gilbert Motier de La Fayette[13],[29].
On retrouve également dans les archives du prieuré Saint-Nicolas du pont de Compiègne , deux filles destinées à la religion : d'abord Anne de Gaillard de Courcy, dite de Saint-Joseph, fille de Louis de Gaillard de Courcy, puis Marie de Gaillard de Courcy (1597–1677), dite de Sainte-Thérèse, fille de Michel, aussi baron de Courcy[41].
Rameau de Fayet (ou Faget)
Troisième fils de Michel IV, Louis Gaillard de Longjumeau est mentionné comme seigneur de Fayet[Fief 2],[42]. Pour une raison indéterminée, Louis se voit saisir sa seigneurie en 1617, avant qu'elle ne soit acquise dix ans plus tard par Daniel de La Mothe-Houdancourt, alors évêque de Mende[35].
Marié en 1619 à Barbe de Fontaines[35] ou Marie Le Moine[34], Louis laissa deux fils et une fille, prénommée Marie[35]. Quant à ses fils, le cadet Geoffroy se maria avec Suzanne Le Clère de la Boderie, tandis que l'aîné Charles, qui acquiert la seigneurie de Ramburelles[1], épousa Jeanne Le Bon[35]. En 1687, leur fille Hélène fut admise à la maison royale de Saint-Louis, à Saint-Cyr, sans qu'on ne lui connaisse d'autre descendance[1].
On connaît également un Denis II Gaillard de Longjumeau, mentionné comme baron de Courcy (probablement en héritage de ses cousins), admis en 1654 au sein de l'ordre de Malte en tant que chevalier-hospitalier[43] — il était par conséquent catholique —, en qui s'éteint cette branche selon Jacques Pannier[34].
Souches à la filiation contestée
Souche établie en Provence
Certains auteurs refutent la filiation de la famille Gaillard de Longjumeau établie en Provence avec celle originaire de Sologne. Si François-Alexandre Aubert de La Chesnaye Des Bois fait du premier Gilles de Gaillard le fils unique de Michel IV[44] ou si Louis Moréri (vraisemblablement se basant sur Charles d'Artefeuille[13]) en fait le fils cadet de Michel III[3], Gustave Chaix d'Est-Ange mais également Raoul de Warren estiment catégoriquement que les preuves ne sont pas suffisantes pour formellement confirmer la filiation des premiers avec les seconds[1],[45]. Si les Gaillard de Provence ont utilisé des armoiries similaires à celles des Gaillard de Sologne, ils ont ajouté une particule pour adopter le patronyme « de Gaillard » voire « de Gaillard-Longjumeau ».
Branche de Ventabren, ou des barons de Longjumeau
Fils puiné de Michel II et de Souveraine d'Angoulême, Denis de Gaillard, surnommé le Pieux[24], fut maître d'hôtel du roi, son oncle François Ier. Seigneur de Longjumeau et de Puteaux, il épousa Antoinette de Rueil, avec qui il eut un fils, Gilles[46],[3],[26],[1].
À son tour, Gilles épousa en 1544 Catherine Le Coigneux[18], et le couple eut trois fils, dont le cadet Jean qui créa la branche d'Agoult, et Jacques, mentionné comme aumônier du roi Henri III[46],[47],[44],[26]. Il aurait également été pourvu de l'office de secrétaire du roi[1].
Son fils aîné et héritier naturel, Gilles II, fut quant à lui gentilhomme de la chambre du roi et conseiller d'Henri III[46],[47],[44],[26]. Marié en 1575 à Marie de Charron[g], il laissa un fils nommé Pierre, qui s'établit en Provence, où il acquit en 1595 la terre de Ventabren, près d'Aix-en-Provence[46],[47],[44],[26],[7],[1].
Marié à Marquise de Villages, fils du seigneur César de Villages, Pierre fut père de six enfants[44],[26] dont deux filles. Celles-ci, prénommées Marguerite et Madeleine, épousèrent Jean-Baptiste de Guérin du Castelet, président en la cour des comptes de Provence, et Gaspard de Gavon de Venel, conseiller au parlement d'Aix puis conseiller d'État, respectivement[46],[48],[49]. Madeleine fut par ailleurs gouvernante des nièces du cardinal Mazarin puis sous-gouvernante des Enfants de France — à savoir les trois fils du Grand Dauphin : le duc de Bourgogne, le duc de Berry et le duc d'Anjou et futur roi Philippe V d'Espagne —, et enfin, dame d'honneur de la reine[46],[47],[44],[49].
Hormis son fils et principal héritier — César de Gaillard —, les trois autres fils de Pierre furent, au contraire de leurs cousins, destinés au clergé : François fut reçu chevalier de l'ordre de Malte en 1642, Pierre (II) devint chanoine du chapitre de l'abbaye Saint-Victor de Marseille, et le benjamin Jean († ) qui fut même désigné évêque d'Apt en 1670[46],[47],[44],[48],[50]. Le théologien Louis Moréri a d'ailleurs été aumônier de l'évêque Jean[27] ; plusieurs auteurs affirmant que c'est Jean qui commanda la réalisation de son Grand Dictionnaire historique, ou Le mélange curieux de l'histoire sacrée et profane.
Seigneur de Ventabren, César fut successivement conseiller du roi au parlement de Toulouse en 1649 et contrôleur général des guerres[48],[1], charge qu'il revend à la province en 1656 pour 280 000 livres[51],[52]. En [Quand ?] (année [Laquelle ?]), il est titré baron de Saint-Estève et d'Auriac[réf. nécessaire]. De son épouse Marguerite de Gérente, sœur du marquis de Senas, il laissa un fils, Pierre III[51],[47],[52],[48].
Pierre III embrassa quant à lui la carrière des armes en devenant colonel du régiment des dragons de la reine. Marié en 1703 à Anne-Marguerite de Gantès, dame de Valbonette, Pierre III laissa deux fils et une fille, Polisène, devenue religieuse au couvent des Ursulines d'Aix[51],[47],[52],[48].

Quant aux fils de Pierre III, le cadet Louis-Henri suivit la voie de son grand-oncle en se faisant chevalier-hospitalier, tandis que l'aîné Pierre-Joseph-Laurent fit carrière au sein de la cour des comptes de Provence[53],[47],[52],[48]. Amateur des beaux-arts, il est aussi mentionné comme artiste[27] et intégra même l'Académie de peinture en 1756[54]. Sous le pseudonyme Charles d'Artefeuille[55], il publie plusieurs ouvrages dont une Histoire héroïque et universelle de la noblesse de Provence[h] et Les antiquités de la ville d'Aix[56]. D'après Ludovic de Magny, la branche s'éteignit en la personne de Pierre-Joseph-Laurent, mort sans descendance[48] en 1760[50].
Rameau d'Agoult
Fils cadet de Gilles de Gaillard et de Catherine Le Coigneux, Jean de Gaillard de Longjumeau en Provence arriva quelques années avant son neveu Pierre, où on le retrouve en 1587 comme contrôleur des guerres puis receveur général des finances de la province[53],[47],[57],[58],[50]. L'année suivante, il épousa Louise d'Arbaud, avec qui il eut deux fils : Joseph, qui continua la descendance, et Gilles[57],[58], qui se convertit au protestantisme[50]. Seigneur de La Motte-Lussan[Où ?], Gilles se retira à Orange où il publia les raisons de sa conversion dans un ouvrage nommé Le prosélyte évangélique, livre auquel le vray christianisme est très-clairement démonstré par la parole de Dieu contre la tradition des hommes, qui fut condamné par le parlement de Provence[28]. Décoré chevalier de l'ordre de Saint-Michel[47],[57], Gilles épousa Catherine de Colla, qui le rendit père de deux filles, non nommées, qui laissèrent postérité dans les familles de Chaine et de Guiran[53],[58].
Quant à Joseph, il fut reçu conseiller en la cour des comptes d'Aix en 1622, avant d'intégrer le parlement de Provence en 1631 où il finit pourvu en 1638 d'un office de premier président à mortier justement créé en sa faveur. De son épouse Anne de Grimaldi de Régusse, il laissa deux fils et une fille, prénommée Marquise et mariée à François de Foresta-Colongne[53],[47],[57],[58]. Son fils cadet, Pierre, fonda quant à lui un rameau de militaires[59],[60] établis à Marseille[50].
Fils aîné de Joseph et d'Anne de Grimaldi, Sauveur de Gaillard fut nommé en 1648 receveur général en Provence comme son grand-père[47],[57],[58],[50]. Marié à Blanche de Boyer, il laissa quatre fils, dont les trois cadets (Joseph, Vincent-Laurent et Jean-Augustin) furent chevaliers-hospitaliers de l'ordre de Malte[57], et une fille, mariée à Annibal de Lombard, seigneur de Saint-Benoît[53],[47],[59],[61].
Fils aîné de Sauveur, Gaspard fut reçu à la cour des comptes en tant que conseiller, avant d'en devenir le président en 1697[47],[59],[61],[50]. Marié à Thérèse d'Agoult, fille du marquis Joseph d'Agoult d'Ollières, le couple laissa deux enfants, dont une fille, Élisabeth, mariée à 1713 à Jean de Forbin-Gardane, ancien capitaine des vaisseaux du roi[62],[47],[59],[61].
Quant à son fils, Auguste, il se fit aussi conseiller à la même cour des comptes en 1713[61]. D'une épouse issue de la famille d'Astouaud, Auguste laissa cinq enfants, dont deux filles, envoyées au couvent des Ursulines d'Aix[62],[59],[61]. L'aîné Louis-Auguste († ) suivit les traces de ses père et grand-père, mais mourut sans laisser de descendance. Les frères restants Dominique-Gaspard et Chrysostome furent chevaliers de Malte[62],[47],[59] ; en l'aîné s'éteignit la branche d'Agoult[61],[50].
Rameau dit de Marseille, ou des marquis de Gaillard de Longjumeau
Fils cadet de Joseph de Gaillard-Longjumeau et d'Anne de Grimaldi de Régusse, Pierre intégra la Marine en devenant capitaine des galères du roi[47],[50]. Installé à Marseille, il y épousa en 1672 Madeleine de Rafélis de Roquesante[50], avec qui il eut un fils, Gabriel[63], à qui Charles d'Artefeuille et Gustave Chaix d'Est-Ange attribuent un fils, aussi prénommé Pierre (1719–1778)[62], connu sous le nom de « marquis de Gaillard »[50].
Marié à Madeleine-Élisabeth Dumon (ou Dumont), on attribue à ce deuxième Pierre au moins deux fils et une fille. Celle-ci fut admise à la maison royale de Saint-Louis en 1772. De la même manière, son frère cadet Antoine-Alphonse († ) fut admis à l'école militaire cinq ans plus tard[50]. Promu capitaine de vaisseau, ce dernier mourut sans laisser de descendance, à l'inverse de leur frère aîné, Joachim-Gabriel († ), nommé premier consul (ou maire) de Marseille en 1783[50].
D'une épouse inconnue, Joachim-Gabriel laissa deux fils. L'aîné Antoine-Marseille († ) est mentionné comme négociant et adjoint au maire de Marseille lors de la Première Restauration et du retour de Louis XVIII en 1814, mais mourut sans descendance[50]. Titré marquis de Gaillard de Longjumeau, le roi voulut l'anoblir mais il fit remarquer qu'il était déjà noble[50]. Quant à son frère cadet, Antoine-Frédéric, il eut de son épouse Césarée de Benault de Lubières un fils, le marquis Paul Henri-Eugène de Gaillard de Longjumeau (1883–1882), élu maire d'Hyères au début de la IIIe République[64],[65], ainsi que plusieurs filles[66]. Ce dernier laissa derrière lui un fils, Joachim, mort prématurément et dernier de son nom en 1909, à l'âge de 28 ans[65].
La mort du marquis Joachim marque l'extinction de la famille Gaillard et du titre de marquis de Gaillard de Longjumeau.
Souche établie en Vivarais
De la même manière que la souche établie en Provence, un autre famille Gaillard, cette fois établie en Vivarais (Languedoc), s'est à son tour rattachée aux Gaillard de Provence en reprenant les armes des Gaillard de Longjumeau[67],[68].
La tradition veut qu'un cadet des Gaillard de Provence converti au protestantisme serait venu se fixer au cours du XVIe siècle en Vivarais, où l'on trouve un Gaillard sans prénom, notaire à La Pras, parmi les archives de Saint-Basile. Il serait père d'un Jean, qui laissa à son tour un Pierre († ), mentionné en 1625 comme notaire à Désaignes[67]. Marié à Jeanne Cholat, il était père d'un fils qui lui succède et d'une fille, Suzanne, devenue épouse du notaire Jacques V Vacheresse[69].
Son fils, Barthélemy († v. ), est qualifié de notaire royal dans un acte daté de 1671. Il épousa en premières noces Jeanne-Isabeau Fourrès, avec qui il eut trois fils et une fille, Isabelle ou Isabeau († )[69].
Les trois fils de Barthélemy suivirent la voie du droit. L'aîné Jacques se fit lieutenant du juge de Désaignes, et dut confirmer la confiscation des biens de ses frères cadets à cause de leur foi. D'après Jules Villain, ces confiscations des biens des protestants expliquent l'absence de maintenue prononcée en faveur de cette branche. Marié à Catherine Beyguet, il fut père d'une fille, Jeanne-Marie, qui épousa Isaac d'Arbalestier La Gardette, seigneur de La Pras[69].
Si le cadet Barthélemy (II) est mentionné comme docteur en droit et avocat au Parlement[Lequel ?] sans qu'on ne lui connaisse de descendance, le cadet Jean-Paul († ) s'est vu confisquer ses biens en 1681, puis emprisonné au château de La Tourette en 1683[69]. Conduit ensuite à Nîmes, il se serait échappé et aurait rejoint la Suisse avant de revenir à Désaignes où il aurait été tué pendant une embuscade[réf. nécessaire]. D'une épouse issue de la famille de Reboullet d'Arsenesche, il eut un fils, Barthélemy (III), que sa mère fit baptiser après sa mort en 1692[69].
Élevé dans la religion catholique, en conformité à la révocation de l'édit de Nantes (1685), Barthélemy III fut juge des terres de Maisonseule, de Lamastre et de Désaignes. Vers 1720, il épousa Marie Garnier des Hières, qui le rendit père d'un fils et de deux filles. Celles-ci, prénommées Suzanne et Isabeau, épousèrent respectivement Jacques-René Vernhes de Roubuols, et Jean Banchet[69].
Son fils André se fit quant à lui avocat au Parlement[69]. Marié à Jeanne-Suzanne du Verhnet d'Odon, le couple eut pas moins de sept fils, dont Barthélemy (IV) qui continue la descendance et Jean-François-Régis, qui fonde la branche cadette, ainsi que deux filles. Parmi elles, la première Jeanne ou Julie épousa un « M. du Cros », tandis que la seconde, Suzanne-Catherine, fut mariée à Jacques de Sautel, seigneur du Besset[70].
Quant à ses cinq autres fils, trois intègrèrent les gendarmes d'Artois : Louis, Jean-André et Esprit-Gratien. Après la Révolution durant laquelle est supprimé ce corps d'armée, Louis († ) intégra les gardes nobles du roi Charles III d'Espagne, tandis que Jean-André († v. ) resta en France où il se fit capitaine du 7e régiment de chasseurs à cheval. Ce dernier participa d'ailleurs à « toutes » les campagnes de la Révolution mais aussi du Consulat et du début de l'Empire de Napoléon Bonaparte, du moins jusqu'au camp de Boulogne — 1803 à 1805 — où il prit sa retraite car devenu infirme. Enfin, Esprit-Gratien († ) suivit son frère Jean-André avec qui il participa aux guerres de cette époque et fut promu sous-lieutenant puis chef de bataillon[70].
Un autre fils, Pierre, s'engagea quant à lui dans la Marine où il fut promu lieutenant de marine[70].
Quant au dernier, Joseph, il accède aux charges religieuses en devenant prieur à Gilhoc, puis archiprêtre de Désaignes, chanoine à Saint-Chamond et, après avoir émigré lors de la Révolution, grand vicaire de son ami l'abbé de La Tourette, nommé évêque de Valence[70].
Rameau aîné
Fils aîné d'André, Barthélemy IV Gaillard († ) est mentionné comme seigneur des Tourettes, conseiller du roi en la senechaussée d'Annonay puis président du tribunal civil de Privas. Il fit restaurer et agrandir Belair[Fief 4], où il s'établit. Marié à Jeanne-Marie-Madeleine de Bénéfice de Cheylus, il laissa un fils, Hyacinthe[70].
Hyacinthe Gaillard (1791–1869) s'engagea quant à lui dans l'armée où il est promu capitaine des gardes du corps[70]. En 1833, il épousa Élisa de Lys, avec qui il eut deux fils, Hyacinthe II et René, qui eurent chacun une fille, nommées respectivement Élisa — qui épouse son cousin Rémy Gaillard de Rabarin — et Hélène[71].
Rameau cadet de Rabarin
Septième et dernier fils d'André, Jean-François-Régis († ) fit des études de droit à Toulouse et devint jurisconsulte. Marié à Rose Richoud, il fut père de deux enfants, dont une fille morte sans alliance[71].
Son fils, André-Henry († ) était de même avocat et, de son épouse Valérie Lloyd, laissa cinq fils et une fille, prénommée Agathe et reçue parmi les sœurs de l'église Saint-Vincent-de-Paul, à Yvré-l'Évêque (Sarthe)[72].
L'aîné des fils d'André-Henry, Raphaël († ), simplement mentionné comme propriétaire, laissa à son tour trois fils, dont Rémy qui épousa sa cousine Élisa, et une fille[71].
Francis († ) fut greffier en chef de la Cour de Nîmes. De son épouse Augusta Dupré de Loire, on lui connaît deux fils, Paul et Adolphe, qui suivirent la carrière de leur père à Nîmes[71].
Quant au cadet, Louis († ) rejoignit l'armée en tant que chef de bataillon d'infanterie et participa notamment à la guerre franco-prusse de 1870. Il mourut sans avoir été marié[71].
Suivit Odon († ) , qui devint docteur en médecine. Marié à Louise Dupré de Loire[Qui ?], il laissa un fils, Jules, et deux filles, Augusta et Louise[71].
Enfin, le dernier fils d'André-Henry se nommait Joseph et, de sa femme Marie Grand, on lui connaît deux enfants, Jean et Marguerite[72].
La descendance des petits-fils d'André-Henry est néanmoins inconnue, il est donc possible qu'elle soit subsistante sans appartenir à l'ANF.
Souche établie en Velay
Une quatrième souche revendique la filiation avec les Gaillard de Longjumeau en ayant copié ses armes, en l'occurrence celles de la branche de Fayet. Établie en Velay (Auvergne) depuis le depuis du XVIIe siècle, sa filiation connue remonte à Thomas Gailhard, dont le petit-fils Thomas-Antoine se fit conseiller et secrétaire du roi. Baron de Ceyssac et seigneur de Couteaux[72].
Fils de Thomas-Antoine, Antoine est le premier à prendre le nom « Gaillard de La Roche ». Marié à Euphrasie Gimbert de Villard, son petit-fils, Isidore, eut pas moins de neuf enfants, dont seulement trois filles : Marie et Euphrasie, toutes deux mortes sans alliance, et Clotilde, mariée et laissant descendance à Ambroise Paris[72].
Parmi ses fils, l'aîné Fabien (1825–1888) fut capitaine de zouaves en Algérie française. Blessé en 1870, il finit décoré chevalier de la Légion d'honneur. Marié en 1872 à Léontine Durand-Fornas, le couple ne laissa pas de descendance, contrairement au cadet Léon (1827–1894) qui, de son épouse Anne-Zoé de Meilheurat, laissa deux fils, Isidore (II) et Paul, dont on ignore la destinée[72]. De même, le benjamin Amédée (1848–1900), docteur en médecine et marié à Louise de Montgolfier, laissa postérité avec trois fils, dont un mort en bas âge, ainsi qu'une fille[73].
Les trois autres fils d'Isidore, à savoir Paul (1837–1875), Jules (1842–1906) et Antonin (1844–1902), ne laissèrent pas de descendance connue[73].
Généalogie simplifiée
(d'après J. Pannier[74])
| Mathurin (???) | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Capétiens | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| branche de Longjumeau | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Charles d'Angoulême († ) | Michel († ) | Mathurin II (???) | Jean (???) | Marie | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
François Ier († ) | Souveraine d'Angoulême († ) | Michel II († ) | Perrenelle (??) | Michelle († ) | Marie | famille Burdelot | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Valois-Angoulême | Anne | Michel III († ) | famille Ruzé | famille Robertet | famille de Morvilliers | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
famille de Balsac | Nicolas († ) | Michel IV († ou 1607) | Louis (???) | Bernarde | Charlotte | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
maison de Montmorency | famille d'Aumale | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Demeures
- Château de Villemorant[Fief 1], situé à l'écart des bourgs de Montrieux-en-Sologne et de Neung-sur-Beuvron, acquis par Mathurin Gaillard au XVe siècle. Le château actuel a été construit au XIXe siècle[23] et fut propriété de l'empereur Bokassa Ier de Centrafrique. C'est aujourd'hui le siège de la communauté de communes de la Sologne des Étangs.
- Château de Chilly, à Chilly-Mazarin, ancien château des comtes de Dreux, reconstruit au début du XVIIe siècle par Antoine Coëffier de Ruzé d'Effiat.
- Hôtel de Gaillard-Longjumeau, acquis par Pierre de Gaillard de Ventabren, à Aix-en-Provence[75].
- Hôtel de Gaillard d'Agoult, construit pour Louis Gaillard d'Agoult[réf. nécessaire], aussi à Aix-en-Provence[75].
Héraldique
Armes
La famille Gaillard portait à l'origine « d’argent semé de trèfles de sinople, à deux taux (ou croix de saint Antoine)[i] de gueules en chef, et deux perroquets de sinople affrontés en pointe »[76],[77],[78],[79],[80],[4],[81],[82],[83],[5] ; certains auteurs ajoutant que les perroquets étaient « membrés et becqués de gueules »[84],[42],[85],[8],[86],[87],[45],[75].
Armes pleines de la famille. |
Selon d'autres héraldistes, le champ n'était pas d’argent mais d’or[88], que l'on retrouve notamment attribué au marquis Paul Gaillard de Longjumeau[81] et à Michelle Gaillard, mariée à Florimond Robertet[89]. D'après Henri-Émile de La Vallière et son étude de l'hôtel d'Alluye, ce blasonnement est tout de même incomplet. Selon lui, il serait plus correct de blasonner les armes de Michelle « d’or, à six treffles de sinople, 5 en orle et 1 en cœur, à deux papegeais affrontés de sinople, allumés, becqués et colletés de gueules, empiétant à dextre et à sénestre le second treffle de l'orle, tenant et bequetant celui du cœur, leurs queues fourchues de deux plumes, descendant presque en pointe et surmontés chacun d'un tau de gueules en chef »[89].

Néanmoins, Félix Vérany affirme catégoriquement que les Gaillard portaient ordinairement un champ d'argent[90], le champ d'or ayant été réservé à la branche du Fayet[83].
La branche de Longjumeau, issue de Michel II, marié à Souveraine d'Angoulême, fut autorisée à porter des armes composées que l'on blasonnent « écartelé : aux 1er et 4e, d’argent semé de trèfles de sinople, à deux perroquets de sinople, membrés et becqués de gueules, affrontés, surmontés en chef de deux taux de gueules (Gaillard) ; aux 2e et 3e, d’azur à trois fleurs de lis, au lambel d’argent chargé de trois croissants de gueules (Valois-Angoulême), brisé d’une barre d’argent »[36],[91],[92].
De son côté, le baron Pierre-Joseph-Laurent de Gaillard-Longjumeau porta « écartelé : au 1er, d’azur à trois fleurs de lis, au lambel d’argent chargé de trois croissants de gueules (Valois-Angoulême), brisé d’une barre d’argent ; au 2e, d’argent à un double delta en deux triangles, entrelacés l’un dans l’autre, de sable, enfermant un cœur de gueules (Villages) ; au 3e, d’or au sautoir de gueules (Jarente-Senas) ; au 4e, d’azur au chef émanché de quatre pièces d’or (Gantès) ; sur le tout, d’argent semé de trèfles de sinople, à deux T de gueules en chef, et à deux perroquets aussi de sinople, affrontés au-dessous (Gaillard) »[24],[80],[90].
D'après l'abbé de Vertot, Denis II Gaillard de Courcy, en tant que chevalier de l'ordre de Malte, aurait quant à lui porté : « écartelé : au 1er, d’argent semé de trèfles de gueules, à deux croix de saint Antoine du même en chef, et à deux perroquets de sinople, affrontés en pointe (Gaillard) ; au 2e, de gueules à la fasce d’or, au chef échiqueté d’argent et d’azur de trois traits (Saints), parti d’argent à la croix de gueules, chargée de cinq coquilles d’argent (Hangest) ; au 3e, d’azur à trois fleurs de lis, au lambel d’argent chargé de trois croissants de gueules (Valois-Angoulême), brisé d’une barre d’argent ; au 4e, de gueules semé de trèfles d’or à deux bras adossés de même (Beaufremont), parti de gueules à la croix d’argent (Apremont) »[43].
La commune de Longjumeau, en Île-de-France, a repris[Quand ?] les armes de la famille en changeant les trèfles de gueules[93].
- Armes de la branche de Longjumeau, descendante de Michel II et de Souveraine d'Angoulême, reprises par la souche établie en Provence.
- Armes du baron Pierre-Joseph-Laurent de Gaillard-Longjumeau, alias Charles d'Artefeuille († ).
- Armes de la branche de Fayet.
- Blason de la commune de Longjumeau (Essonne).
Ornements extérieurs
Les grandes armes de la famille se composent ainsi :
Les souches établies en Vivarais et en Velay ont néanmoins porté deux licornes comme support, avec une couronne de comte[72],[73].
Devises
La famille Gaillard avait comme devise « Sic fortes nominantur in armis »[4],[94],[75].
On trouve également la formule « À la mort que toucque le pigeon de ma dame »[95].