Groupe Rassemblement national

groupe parlementaire français à l'Assemblée nationale From Wikipedia, the free encyclopedia

Le groupe Rassemblement national (RN) est un groupe parlementaire de l'Assemblée nationale française fondé en 2022.

À la suite des élections législatives de 2022, le RN réalise une percée historique, avec 89 députés élus qui font leur entrée à l'Assemblée nationale. Le parti d'extrême droite devient ainsi le premier parti d'opposition.

Il est présidé par Marine Le Pen depuis le .

Après la dissolution de l’Assemblée nationale le 9 juin 2024 par Emmanuel Macron, Le président du Rassemblement national Jordan Bardella présente sa "candidature" comme Premier ministre français dans le cas d'une victoire du parti aux élections anticipées. Le Rassemblement national sans atteindre ses objectifs de victoire bat toutefois un record historique pour le parti politique en possédant le plus de sièges à l’Assemblée nationale depuis sa création avec 126 sièges sur 577 et en devenant le premier groupe de la chambre basse.

Fondation

Ancien logo du groupe jusqu'en 2022.

Le groupe parlementaire est constitué au début de la XVIe législature après le succès du parti lors des élections législatives de 2022 et l'élection de 89 députés investis par le Rassemblement national. On trouve parmi ces députés une membre de la Ligue du Sud.

C'est la seconde fois que le parti constitue un groupe parlementaire, la première fois étant en 1986 après des élections utilisant le scrutin proportionnel. Entre 1988 et 2022, le nombre de députés du parti n'était pas suffisant pour la constitution d'un groupe.

Direction

Présidente

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Présidente Parti Début Circonscription
Marine Le Pen RN 11e circonscription du Pas-de-Calais
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Président délégué

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Présidente Parti Début[réf. nécessaire] Fin[réf. nécessaire] Circonscription
Jean-Philippe Tanguy LAF 6 juillet 2022 en cours 4e circonscription de la Somme
Sébastien Chenu RN 13 septembre 2024 en cours 19e du Nord
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Vice-présidents

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Vice-présidents Parti Début[réf. nécessaire] Fin[réf. nécessaire] Circonscription
Caroline Colombier RN 6 juillet 2022 9 juin 2024 3e circonscription de la Charente
Yoann Gillet 6 juillet 2022 9 juin 2024 1re circonscription du Gard
Bruno Bilde 6 juillet 2022 en cours 12e circonscription du Pas-de-Calais
Alexandre Loubet LAF 6 juillet 2022 en cours 7e circonscription de la Moselle
Caroline Parmentier RN 6 juillet 2022 en cours 9e circonscription du Pas-de-Calais
Laurent Jacobelli 6 juillet 2022 en cours 8e circonscription de la Moselle
Gaëtan Dussausaye 13 septembre 2024 en cours 2e des Vosges
Manon Bouquin 13 septembre 2024 en cours 4e du Hérault
Edwige Diaz 13 septembre 2024 en cours 11e de la Gironde
Franck Allisio 13 septembre 2024 en cours 12e des Bouches-du-Rhône
Hélène Laporte 13 septembre 2024 en cours 2e du Lot-et-Garonne
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Porte-paroles

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Secrétaire général

Le secrétaire général est Renaud Labaye[22] depuis 2022.

Composition

XVIe législature

Liste des membres

Davantage d’informations Député, Parti ...
Député PartiCirconscriptions
Jérôme Buisson RN Ain, 4e
Nicolas Dragon Aisne, 1re
José Beaurain Aisne, 4e
Jocelyn Dessigny Aisne, 5e
Jorys Bovet Allier, 2e
Christian Girard Alpes-de-Haute-Provence, 1re
Lionel Tivoli Alpes-Maritimes, 2e
Alexandra Masson Alpes-Maritimes, 4e
Bryan Masson Alpes-Maritimes, 6e
Jordan Guitton Aube, 1re
Angélique Ranc Aube, 3e
Christophe Barthès Aude, 1re
Frédéric Falcon Aude, 2e
Julien Rancoule Aude, 3e
Gisèle Lelouis Bouches-du-Rhône, 3e
Joëlle Mélin Bouches-du-Rhône, 9e
José Gonzalez Bouches-du-Rhône, 10e
Franck Allisio Bouches-du-Rhône, 12e
Romain Baubry Bouches-du-Rhône, 15e
Emmanuel Taché Bouches-du-Rhône, 16e
Caroline Colombier Charente, 3e
Serge Muller Dordogne, 2e
Géraldine Grangier Doubs, 4e
Lisette Pollet Drôme, 2e
Christine Loir Eure, 1re
Katiana Levavasseur Eure, 2e
Kévin Mauvieux Eure, 3e
Timothée Houssin Eure, 5e
Yoann Gillet Gard, 1re
Nicolas Meizonnet Gard, 2e
Pascale Bordes Gard, 3e
Pierre Meurin Gard, 4e
Grégoire de Fournas Gironde, 5e
Edwige Diaz Gironde, 11e
Stéphanie Galzy Hérault, 5e
Aurélien Lopez-Liguori Hérault, 7e
Alexis Jolly Isère, 6e
Roger Chudeau Loir-et-Cher, 2e
Mathilde Paris Loiret, 3e
Thomas Ménagé LAF Loiret, 4e
Hélène Laporte RN Lot-et-Garonne, 2e
Annick Cousin Lot-et-Garonne, 3e
Christophe Bentz Haute-Marne, 1re
Laurence Robert-Dehault Haute-Marne, 2e
Florence Goulet Meuse, 2e
Kévin Pfeffer Moselle, 6e
Alexandre Loubet LAF Moselle, 7e
Laurent Jacobelli RN Moselle, 8e
Victor Catteau Nord, 5e
Michaël Taverne LAF Nord, 12e
Pierrick Berteloot RN Nord, 15e
Matthieu Marchio Nord, 16e
Thibaut François Nord, 17e
Sébastien Chenu Nord, 19e
Philippe Ballard Oise, 2e
Alexandre Sabatou LAF Oise, 3e
Michel Guiniot RN Oise, 6e
Emmanuel Blairy Pas-de-Calais, 1re
Christine Engrand Pas-de-Calais, 6e
Caroline Parmentier Pas-de-Calais, 9e
Thierry Frappé Pas-de-Calais, 10e
Marine Le Pen Pas-de-Calais, 11e
Bruno Bilde Pas-de-Calais, 12e
Sophie Blanc Pyrénées-Orientales, 1re
Anaïs Sabatini Pyrénées-Orientales, 2e
Sandrine Dogor-Such Pyrénées-Orientales, 3e
Michèle Martinez Pyrénées-Orientales, 4e
Antoine Villedieu Haute-Saône, 1re
Émeric Salmon Haute-Saône, 2e
Béatrice Roullaud Seine-et-Marne, 6e
Jean-Philippe Tanguy LAF Somme, 4e
Yaël Menache RN Somme, 5e
Frédéric Cabrolier Tarn, 1re
Marine Hamelet Tarn-et-Garonne, 2e
Laure Lavalette Var, 2e
Stéphane Rambaud Var, 3e
Philippe Lottiaux Var, 4e
Julie Lechanteux Var, 5e
Frank Giletti Var, 6e
Frédéric Boccaletti Var, 7e
Philippe Schreck Var, 8e
Catherine Jaouen Vaucluse, 1re
Bénédicte Auzanot Vaucluse, 2e
Hervé de Lépinau Vaucluse, 3e
Daniel Grenon Yonne, 1re
Julien Odoul Yonne, 3e
Nathalie Da Conceicao Carvalho Essonne, 2e
Marie-France Lorho DXD Vaucluse, 4e
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Répartition partisane

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Statut Parti Nombre
Membres Rassemblement national 82
L'Avenir français 5
Divers extrême droite 1
Total 88
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Anciens membres

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Député Parti Circonscription Observation
Anne-Sophie Frigout LAF Marne, 2e Élection invalidée par le Conseil constitutionnel le [23]. Défaite lors d’une élection partielle
Joris Hébrard RN Vaucluse, 1re Démissionne après avoir participé à l'inauguration d'une mosquée franco-turque dans sa circonscription[24],[25], il se fait élire maire du Pontet pour ne pas causer d'élection partielle grâce à l'« incompatibilité prévue aux articles LO 137, LO 137-1, LO 141 ou LO 141-1 du code électoral »[26]. Sa suppléante Catherine Jaouen lui succède.
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XVIIe législature

Liste des membres

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Député PartiCirconscription
Franck Allisio RN Bouches-du-Rhône, 12e
Maxime Amblard Meuse, 1re
Bénédicte Auzanot Vaucluse, 2e
Philippe Ballard Oise, 2e
Anchya Bamana Mayotte, 2e
Christophe Barthès Aude, 1re
Romain Baubry Bouches-du-Rhône, 15e
José Beaurain Aisne, 4e
Christophe Bentz Haute-Marne, 1re
Théo Bernhardt Bas-Rhin, 8e
Guillaume Bigot Territoire de Belfort, 2e
Bruno Bilde Pas-de-Calais, 12e
Emmanuel Blairy Pas-de-Calais, 1re
Sophie Blanc Pyrénées-Orientales, 1re
Frédéric Boccaletti Var, 7e
Pascale Bordes Gard, 3e
Anthony Boulogne Meurthe-et-Moselle, 6e
Manon Bouquin Hérault, 4e
Jorys Bovet Allier, 2e
Jérôme Buisson Ain, 4e
Sébastien Chenu Nord, 19e
Roger Chudeau Loir-et-Cher, 2e
Bruno Clavet Pas-de-Calais, 3e
Caroline Colombier Charentes, 3e
Nathalie Da Conceicao Carvalho Essonne, 2e
Jocelyn Dessigny Aisne, 5e
Edwige Diaz Gironde, 11e
Sandrine Dogor-Such Pyrénées-Orientales, 3e
Nicolas Dragon Aisne, 1re
Alexandre Dufosset Nord, 18e
Gaëtan Dussausaye Vosges, 2e
Aurélien Dutremble Saône-et-Loire, 3e
Auguste Évrard Pas-de-Calais, 8e
Frédéric Falcon Aude, 2e
Marc de Fleurian Pas-de-Calais, 7e
Guillaume Florquin Nord, 20e
Emmanuel Fouquart Bouches-du-Rhône, 13e
Thierry Frappé Pas-de-Calais, 10e
Julien Gabarron Hérault, 6e
Stéphanie Galzy Hérault, 5e
Jonathan Géry Rhône, 8e
Frank Giletti Var, 6e
Yoann Gillet Gard, 1re
Christian Girard Alpes-de-Haute-Provence, 1re
Antoine Golliot Pas-de-Calais, 5e
José Gonzalez Bouches-du-Rhône, 10e
Florence Goulet Meuse, 2e
Géraldine Grangier Doubs, 4e
Monique Griseti Bouches-du-Rhône, 1re
Julien Guibert Nièvre, 2e
Michel Guiniot Oise, 6e
Jordan Guitton Aube, 1re
Marine Hamelet Tarn-et-Garonne, 2e
Timothée Houssin Eure, 5e
Sébastien Humbert Vosges, 4e
Laurent Jacobelli Moselle, 8e
Pascal Jenft Moselle, 5e
Alexis Jolly Isère, 6e
Tiffany Joncour Rhône, 13e
Sylvie Josserand Gard, 6e
Florence Joubert Dordogne, 3e
Hélène Laporte Lot-et-Garonne, 2e
Laure Lavalette Var, 2e
Marine Le Pen Pas-de-Calais, 11e
Robert Le Bourgeois Seine-Maritime, 10e
Julie Lechanteux Var, 5e
Nadine Lechon Dordogne, 1re
Gisèle Lelouis Bouches-du-Rhône, 3e
Hervé de Lépinau Vaucluse, 3e
Katiana Levavasseur Eure, 2e
Julien Limongi Seine-et-Marne, 4e
René Lioret Côte-d'Or, 5e
Christine Loir Eure, 1re
Aurélien Lopez-Liguori Hérault, 7e
Philippe Lottiaux Var, 4e
David Magnier Oise, 7e
Claire Marais-Beuil Oise, 1re
Matthieu Marchio Nord, 16e
Pascal Markowsky Charente-Maritime, 4e
Patrice Martin Seine-Maritime, 6e
Michèle Martinez Pyrénées-Orientales, 4e
Alexandra Masson Alpes-Maritimes, 4e
Bryan Masson Alpes-Maritimes, 6e
Kévin Mauvieux Eure, 3e
Nicolas Meizonnet Gard, 2e
Joëlle Mélin Bouches-du-Rhône, 9e
Yaël Menache Somme, 5e
Pierre Meurin Gard, 4e
Serge Muller Dordogne, 2e
Julien Odoul Yonne, 3e
Caroline Parmentier Pas-de-Calais, 9e
Thierry Perez Isère, 10e
Kévin Pfeffer Moselle, 6e
Lisette Pollet Drôme, 2e
Stéphane Rambaud Var, 3e
Angélique Ranc Aube, 3e
Julien Rancoule Aude, 3e
Matthias Renault Somme, 3e
Catherine Rimbert Vaucluse, 5e
Joseph Rivière La Réunion, 3e
Laurence Robert-Dehault Haute-Marne, 2e
Béatrice Roullaud Seine-et-Marne, 6e
Anaïs Sabatini Pyrénées-Orientales, 2e
Émeric Salmon Haute-Saône, 2e
Philippe Schreck Var, 8e
Emmanuel Taché de La Pagerie Bouches-du-Rhône, 16e
Thierry Tesson Nord, 17e
Lionel Tivoli Alpes-Maritimes, 2e
Romain Tonussi Bouches-du-Rhône, 8e
Antoine Villedieu Haute-Saône, 1re
Frédéric Pierre Vos Oise, 1re
Frédéric Weber Meurthe-et-Moselle, 3e
Alexandre Loubet RN - LAF Moselle, 7e
Alexandre Sabatou Oise, 3e
Jean-Philippe Tanguy Somme, 4e
Michaël Taverne Nord, 12e
Thomas Ménagé LAF Loiret, 4e
Marie-France Lorho EXD Vaucluse, 4e
Eddy Casterman (apparenté) IDL Aisne, 3e
Thibaut Monnier (apparenté) Drôme, 4e
Anne Sicard (apparentée) Val-d'Oise, 1re
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Anciens membres

Davantage d’informations Député, Parti ...
Député Parti Circonscription Observation
Flavien Termet RN Ardennes, 1re Démissionne le pour raisons de santé
Arnaud Sanvert Saône-et-Loire, 5e Démission d'office après l'annulation de son élection par le Conseil constitutionnel pour des irrégularités dans le scrutin[27],[28].
Sandra Delannoy Nord, 3e Rejoint les non-inscrits le 6 janvier 2026[29].
Christine Engrand RN puis EXD Pas-de-Calais, 6e Exclue le 19 novembre 2024 pour une durée de six mois à cause de ses « dépenses non réglementaires »[30] de plusieurs milliers d'euros, ainsi que de sa non parution à une convocation de groupe[31]. Elle est exclue du RN en mars 2025.
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Répartition partisane actuelle

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Actions

Le groupe RN a présenté en un an 6 143 amendements, dont 123 ont été adoptés. Alors qu’il forme le deuxième groupe parlementaire de l’Assemblée, le RN n’est que quatrième par le nombre d’interventions en commission[32].

Relations avec le gouvernement et les autres groupes

Il a ainsi voté, dès les premières semaines de la mandature, régulièrement dans le sens du gouvernement, en particulier sur les questions économiques : refus d’augmenter le Smic et de bloquer les prix, maintien de la flat tax à 30 % sur les revenus du capital, suppression de la redevance audiovisuelle, etc[33]. Lors de l’examen de la réforme de l’assurance-chômage, les députés du RN votent, avec les LR, des amendements-clés et proposent de réduire les droits des travailleurs étrangers[34].

Après une année de mandature, le RN apparait comme une « opposition à deux visages » selon France Info, votant régulièrement en faveur des textes-clés présentés par le gouvernement. Sur les quatorze principales réformes du gouvernement, les députés du groupe RN ont voté, en moyenne, à 42 % pour et à 22 % contre (le reste correspondant aux abstentions et non-participations). Il constitue ainsi le deuxième groupe d'opposition le plus proche du gouvernement, après le groupe LR[35]. Ce dernier est celui dont le RN est le plus proche. Tous deux ont voté dans le même sens dans 56 % des cas, selon le site Datan[32].

Niche parlementaire de 2022

Lors de la niche parlementaire du groupe, Marine Le Pen annonce reprendre une proposition de loi votée au Sénat en faveur de la lutte contre les violences faites aux femmes, créant une aide d’urgence pour les victimes de violences conjugales. Finalement, il sera examiné au titre de la « semaine de l’Assemblée » une semaine après la niche RN[36],[37].

La reprise « sans en changer une virgule »[38] du texte de Caroline Fiat, députée LFI sur la réintégration des soignants non-vacciné est considérée comme un « piège »[38],[39],[40].

Constitutionnalisation de l'IVG

Après s'être d'abord opposé à l'inscription du droit à l'IVG dans la Constitution, le groupe propose la constitutionnalisation de la loi Veil sur l'IVG[41]. Finalement, 38 députés RN sur 88 votent l'inscription du droit à l'avortement dans la Constitution proposée par la NUPES[42].

Positions économiques et sociales

Sur les questions économiques et sociales, le groupe RN a au cours de la XVIe législature (2022-2024) prioritairement défendu les intérêts des grandes entreprises, des propriétaires immobiliers et des ménages aisés, tout en conservant l’essentiel de sa défense de l’État social, selon le quotidien Le Monde[43].

Ainsi, sur le logement, le groupe RN a prôné l’allègement de la fiscalité locative et des obligations de rénovation énergétique. Il s'est opposé à une proposition de loi visant à « remédier aux déséquilibres du marché locatif en zone tendue » en donnant davantage de pouvoirs de régulation aux maires ainsi qu'à l'allègement de la niche fiscale dite « Airbnb ». Les députés RN ont déposé une proposition de loi visant à détricoter la loi solidarité et renouvellement urbains (SRU), qui oblige les communes en zone urbaine à proposer un taux minimal de logements sociaux[43].

En matière de fiscalité, le RN a proposé la baisse de la TVA sur les carburants et sur les énergies, sans toutefois faire de distinction entre ménages populaires et ménages aisés, ainsi que l’exonération d’impôts sur le revenu pour les moins de 30 ans et pour leurs entreprises. Il s'est par ailleurs opposé au malus au poids pour les véhicules thermiques, qui devait viser les SUV. Le RN a également soumis des propositions propres à avantager les détenteurs de patrimoine, avec l’abrogation des droits de succession pour les héritages inférieurs à 150 000 euros et le remplacement de l’impôt sur la fortune immobilière par un impôt sur la fortune financière[43].

Sur les questions liées à l'entreprise et au travail, le RN a soutenu la réforme de l’assurance-chômage de 2022 et défendu des amendements réclamant la fin de l’indemnisation des chômeurs ayant refusé un CDI à la fin d’un CDD et assimilant les abandons de poste à des démissions. Il s’est par ailleurs toujours opposé à une augmentation du smic ou à l’indexation des salaires sur l’inflation, proposant en revanche d'inciter les entreprises à augmenter les salaires par des exonérations de cotisations patronales. Il s'est opposé à la réforme du RSA qui instaure au moins quinze heures d’activité hebdomadaire en contrepartie du versement de l’allocation[43]. Opposé au projet de réforme des retraites, le RN a déposé une motion référendaire qui a été débattue à l'Assemblée nationale le [44]. Le RN a déposé une motion de censure afin de tenter de faire démissionner le gouvernement[45].

Le groupe Rassemblement national a utilisé son « droit de tirage » annuel pour obtenir la création de la commission d'enquête visant à « lever les incertitudes budgétaires en matière de Sécurité sociale »[46].

Environnement

Sur l’agriculture, le groupe Rassemblement national s'est exprimé en soutien à l’agrandissement des exploitations et à l’intensification, et contre toute forme de contrainte. Ses membres ont voté contre l’inscription dans la loi d’objectifs à 2030 de surfaces en agriculture biologique, contre l’instauration de diagnostics climatiques lors de l’installation, contre la mise en place de stages de sensibilisation en cas d’atteintes à l’environnement, contre l’interdiction des nitrites dans les charcuteries, et contre un amendement du groupe écologiste proposant un approvisionnement 100 % français pour la viande servie en restauration collective[43].

Selon le quotidien Libération, le groupe RN est engagé en faveur de l’énergie nucléaire mais s'oppose aux initiatives favorisant la transition énergétique. Il a ainsi proposé en 2024 une baisse drastique des subventions aux énergies renouvelables, une hausse de la taxe sur l’éolien en mer, la suppression du plan vélo, une réduction du champ d'activité de l'Agence de la transition énergétique et de l’Office français de la biodiversité, une baisse de l'aide publique au développement (qui consacre une grande part de son budget à l’adaptation climatique), et la privation pour certaines ONG des réductions d’impôts auxquelles ont droit les associations, visant en particulier Greenpeace en raison de son militantisme contre le nucléaire[47].

Polémique sur Grégoire de Fournas

Lors des questions au gouvernement du 2 novembre 2022, le député Grégoire de Fournas crie « Qu'il retourne en Afrique » au moment où le député Carlos Martens Bilongo questionne le gouvernement au sujet du bateau Océan Viking en attente de pouvoir débarquer ses passagers dans un port. Ces propos jugés racistes suscitent une réaction très forte de tous les autres partis; de son côté, le groupe RN fait corps autour du député pour s'opposer à la demande qu'il quitte l'hémicycle et argue que le député évoquait le sort du bateau. À la suite de cet événement, le député De Fournas est exclu du parlement pour 15 jours et son indemnité parlementaire est diminuée de moitié pour deux mois[48].

Organisation

En , L'Express dénombre 144 collaborateurs parlementaires de députés du groupe RN, essentiellement issus des militants locaux du parti, ce qui illustre, selon l'hebdomadaire, « la difficulté du parti à recruter en dehors de sa zone de confort ». L'Express identifie également « des profils radicaux » et « une dizaine de transfuges - venus pour l'essentiel du parti Les Républicains »[49].

Notes et références

Voir aussi

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