Arnaud Robinet
politicien français
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Arnaud Robinet, né le à Reims, est un homme politique français, membre d'Horizons[1] et maire de Reims depuis 2014[2]. Il est, depuis le , président de la Fédération hospitalière de France[3]. Il est président du Grand Reims depuis le [4].
| Arnaud Robinet | |
Arnaud Robinet en 2015. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Président de la Fédération hospitalière de France | |
| En fonction depuis le (3 ans, 7 mois et 2 jours) |
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| Prédécesseur | Frédéric Valletoux |
| Président du Grand Reims | |
| En fonction depuis le (2 ans, 2 mois et 25 jours) |
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| Prédécesseur | Catherine Vautrin |
| Maire de Reims | |
| En fonction depuis le (12 ans et 19 jours) |
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| Élection | |
| Réélection | |
| Coalition | HOR-RE-LR-UDI-LC |
| Prédécesseur | Adeline Hazan |
| Vice-président du conseil régional du Grand Est | |
| – (1 an, 3 mois et 18 jours) |
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| Élection | |
| Président | Jean Rottner Franck Leroy |
| Député français | |
| – (8 ans, 6 mois et 5 jours) |
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| Élection | 14 décembre 2008 |
| Réélection | 17 juin 2012 |
| Circonscription | 1re de la Marne |
| Législature | XIIIe et XIVe (Cinquième République) |
| Groupe politique | UMP (2008-2012) R-UMP (2012-2013) UMP (2013-2015) LR (2015-2017) |
| Prédécesseur | Renaud Dutreil |
| Successeur | Valérie Beauvais |
| Conseiller général de la Marne | |
| – (3 ans et 27 jours) |
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| Circonscription | Canton de Reims-6 |
| Prédécesseur | Francis Hénon |
| Successeur | Valérie Beauvais |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Reims (France) |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | DL (1998-2002) UMP (2002-2015) LR (2015-2021) LFA (depuis 2017) HOR (depuis 2021) |
| Profession | Maître de conférences des universités – Praticien hospitalier |
| Religion | Catholicisme |
| Maire de Reims | |
| modifier |
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Famille
Fils de commerçants[5], Arnaud Robinet est l’aîné d’une fratrie de trois enfants[2]. Du côté paternel, sa grand-mère est oranaise de confession juive et son grand-père, originaire de Verzy dans la montagne de Reims, est catholique[6]. Du côté maternel, son grand-père est kabyle[6].
Il est père d’un enfant[2].
Études et carrière professionnelle
Arnaud Robinet fréquente les écoles primaires Voltaire et Saint-Joseph, le collège Jeanne-d’Arc puis le lycée Saint-Joseph de Reims, où il obtient son baccalauréat [réf. nécessaire].
Après trois échecs au concours de première année de médecine, il se réoriente vers la recherche en biochimie et biologie moléculaire[7],[5]. Il obtient en 2003 un doctorat de recherche (biochimie et biologie moléculaire) à la faculté de médecine de Reims[8],[2].
En 2007, il devient maître de conférences des universités-praticien hospitalier (pharmacologie) à l’université de Reims-Champagne-Ardenne et au CHU de Reims[2],[9],[10].
Parcours politique
Au niveau local
Il adhère à Démocratie libérale en 1998[2]. Il devient conseiller municipal de Reims, où il siège dans la majorité de Jean-Louis Schneiter après les élections de 2001[2],[11]. Il se présente sans succès aux régionales de 2004 sur la liste UMP de Jean-Claude Étienne[12] et aux municipales de 2008 à Reims sur la liste divers droite de Catherine Vautrin[13].
Arnaud Robinet se présente aux élections cantonales de 2011 dans le sixième canton de Reims[14]. Le conseiller général socialiste sortant, Francis Hénon, ne se représente pas [réf. nécessaire]. Il reçoit, outre l'investiture UMP, le soutien du Nouveau Centre et de l'Alliance centriste[15]. Après être arrivé en tête du premier tour avec près de 40 % des voix, il est élu au second tour face à Zara Amarouche-Pince avec 56,13 % des suffrages[14].
Début 2014, il se présente comme tête de liste lors des élections municipales à Reims et, le , sa liste l’emporte au second tour avec 46,19 % des voix, devant celle menée par la maire sortante Adeline Hazan (42,75 %)[16],[17]. Le suivant, il est élu maire par le conseil municipal[11].
Il est réélu au premier tour lors des élections municipales de 2020 avec 66,32 % des voix[18],[19], un scrutin marqué à Reims par une abstention d’environ 69 %[20].
En 2023, des articles de presse révèlent qu’une expérimentation d’analyse vidéo fondée sur une solution de Thales a eu lieu à Reims depuis 2021 ; le maire en a confirmé l’existence lors d’un conseil municipal fin [21],[22],[23].
Il est élu président de la communauté urbaine du Grand Reims par le conseil communautaire extraordinaire du , face à Charles Gossard, maire de Fismes[24],[25]. Il succède à Catherine Vautrin, nommée ministre le [26].
Il est réélu pour un nouveau mandat lors des élections municipales de 2026[27].
Au niveau national
À la suite de la démission de Renaud Dutreil de son mandat de député de la première circonscription de la Marne et la convocation des électeurs le [28], Arnaud Robinet est choisi comme candidat de l’UMP pour lui succéder[29]. Il arrive en tête du premier tour de l'élection législative partielle avec 28,64 % des voix devant le socialiste et premier adjoint à la maire de Reims, Éric Quénard (28,05 %), et l'ancien député divers droite Francis Falala (20,94 %)[29]. Le , il est élu député avec 52,49 % des suffrages exprimés (participation : 24,16 %) face à Éric Quénard[30]. À 33 ans, il devient le plus jeune des députés UMP[31],[32].
Il siège à la commission des Affaires sociales à l’Assemblée nationale durant les XIIIe et XIVe législatures[33],[34].
En 2011, il est secrétaire national de l’UMP chargé des retraites et participe aux travaux relatifs à la mission d’information sur le Médiator[35],[36].
Aux élections législatives de 2012, il arrive en tête du premier tour avec 38,54 % des suffrages (PS : 34,62 % ; FN : 14,82 %) et est réélu au second tour avec 52,77 % dans une circonscription remodelée[37],[38]. Dans la ville de Reims, il obtient 50,65 % des voix[39].
Il soutient la candidature de François Fillon pour la présidence de l’UMP lors du congrès d’automne 2012 [réf. nécessaire].
En 2013, il vote contre la loi ouvrant le mariage aux personnes de même sexe, par crainte de la possibilité d'ouverture du droit à la GPA et la PMA[40].
Il est présenté comme « Monsieur retraites » de l’UMP par plusieurs médias[41],[35], où il est également cité comme « secrétaire national chargé des retraites » au sein du parti.
Le , Nicolas Sarkozy, alors président de l’UMP, le nomme secrétaire national chargé de la santé[42],[43].
Il soutient Bruno Le Maire pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016 et rejoint son équipe comme conseiller politique en [44].
Le , dans le contexte de l’Affaire Fillon, et à la suite du départ de Bruno Le Maire de l’équipe de François Fillon, il annonce qu’il cesse de soutenir le candidat de la droite[45],[46].
Pour respecter l’interdiction de cumul entre mandat parlementaire et fonction exécutive locale entrée en vigueur lors du renouvellement de 2017, il ne se représente pas aux législatives de 2017[47].
Après sa réélection à la mairie de Reims, il adresse le une lettre au Premier ministre Jean Castex proposant une expérimentation de légalisation du cannabis à Reims[48],[49]. Le , il co-signe avec les maires de Châteauroux et de Charleville-Mézières une tribune appelant à légaliser l’usage du cannabis[50].
Dans un questionnaire pré-municipales 2020 du journal L’Union, il indique regretter son vote contre le mariage pour tous[51].
Fin 2021, il quitte LR pour rejoindre Horizons, le parti d’Édouard Philippe[52],[53]. En , il annonce soutenir Emmanuel Macron pour l’élection présidentielle de 2022[54].
En , lors des débats sur la loi immigration, il publie une tribune en défense de l’aide médicale d’État (AME), jugeant sa suppression « un non-sens déontologique, économique et sanitaire »[55],[56],[57], en tant que Président de la FHF.
Le , il est reconduit pour un second mandat de trois ans à la présidence de la FHF[58],[59].
Détail des mandats et fonctions
- 2001-2008 : membre du Conseil municipal de Reims (Marne)
- 2001-2008 : membre de la Communauté d'agglomération Reims Métropole
- 2011-2014 : conseiller général de la Marne (élu dans le canton de Reims-6)
- 2008-2017 : député de la première circonscription de la Marne
- Depuis 2014 : maire de Reims[31]
- 2014-2024 : membre du Conseil communautaire du Grand Reims (ex-Reims Métropole)
- Depuis 2022 : président de la Fédération hospitalière de France (FHF)[3]
- Depuis 2024 : président du Grand Reims[4]
Décorations
Chevalier de la Légion d'honneur (), au titre de « président d’une association nationale d’hôpitaux et d’établissements médicosociaux publics, maire de Reims (Marne) ; 22 ans de services »[60].