Joseph-Louis Metzger

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Joseph-Louis Metzger, né le à Saint-Louis, et guillotiné le à la prison Roter Ochse de Halle-an-der-Saale, est un résistant français.

Résistance

Joseph-Louis est le fils de Philibert Metzger et de Louise Mangold[1].

Après avoir abandonné sa formation d'apprenti dans l'imprimerie, il exerce pendant une dizaine d'années le métier de monteur en chauffage[1].

En 1925, il fait son service militaire au 4e régiment de zouaves à Tunis[1].

En 1930, il épouse Anne Charpillet. Le couple a deux enfants[2].

Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, il est mobilisé, le , au 79e régiment régional de Montbéliard. Le , il est muté au 76e régiment régional dans le Haut-Rhin. Lors de la campagne de France, son unité est repoussée vers le sud du département et il est interné en Suisse[1],[3].

Le , il s'évade de Suisse et rejoint sa famille à Saint-Louis où il trouve du travail dans la société Kraepflé[1],[3],[2].

En 1942, Joseph-Louis Metzger est contacté par un agent de renseignement britannique, par l'intermédiaire de bateliers du Rhin. Travaillant près de la ligne de chemin de fer Bâle-Mulhouse, il accepte de comptabiliser le trafic ferroviaire à la gare frontière de Saint-Louis. Puis il transmet des informations sur la production d'usines de métallurgie légère du sud du Haut-Rhin à Saint-Louis, Mulhouse, Willer-sur-Thur et Altkirch. Il informe aussi son agent que le secteur du Hartmannswilllerkopf dans les Vosges est désormais interdit aux civils car on y installe des fortifications[1],[3],[2].

Arrestation, jugement

Le , à la suite d'une dénonciation, Joseph-Louis Metzger est arrêté à Saint-Louis par la Gestapo. Il est emprisonné à la prison de Mulhouse puis transféré, le , à celle d'Offenburg et enfin à celle de Alt Moabit à Berlin[1].

Les 26 et , il comparait, pour espionnage, devant le 4e Sénat du Reichskriegsgericht, présidé par le juge Biron. Il est condamné à la peine de mort pour espionnage, ainsi qu'au paiement de 450 Reichsmarks devant servir à récompenser le ou les dénonciateurs. Le , il rencontre pendant une demi-heure son frère. Le , le recours en grâce est rejeté[1],[3],[2]..

Le , il est guillotiné, par le bourreau Ernst Reindel, à la prison Roter Ochse de Halle-an-der-Saale en même temps que les bateliers Charles Lieby, Emile Wendling et Lucien Jacob qui transmettaient ses informations en Suisse[1],[3],[2]..

Il est incinéré le . Le , l'urne est déposée au cimetière Sainte-Gertrude. Elle est détruite lors d'un bombardement aérien. Une stèle, portant son nom, est posée dans le cimetière après la guerre[1],[3],[2].

Distinctions

Notes et références

Voir aussi

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