Limes de Germanie supérieure et de Rhétie
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d’identification430
Limes de Germanie supérieure et de Rhétie *
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Reconstitution du Limes de Germanie supérieure et de Rhétie. | ||
| Pays | ||
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| Numéro d’identification |
430 | |
| Année d’inscription | (11e session) | |
| Année d’extension | (29e session) (32e session) | |
| Extension | Limes de Germanie | |
| Type | Culturel | |
| Critères | (ii) (iii) (iv) | |
| Superficie | 527 ha | |
| Zone tampon | 5 226 ha | |
| Région | Europe et Amérique du Nord ** | |
Tracé du Limes de Germanie supérieure et de Rhétie à la fin du Ier siècle. | ||
| * Descriptif officiel UNESCO ** Classification UNESCO |
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Le limes de Germanie supérieure et de Rhétie matérialisait la frontière extérieure de l'Empire romain sur une longueur de 550 km entre le Rhin à Rheinbrohl et le Danube à Ratisbonne. Il est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2005. Cette fortification devait protéger l'empire entre la fin du Ier et le milieu du IIIe siècle apr. J.-C.[1]. C'était un mur essentiellement constitué de palissades, de fossés et de tours de guet, accompagné d'une infrastructure de forts, de bâtiments et de diverses routes à travers les forêts de cette région. Après les graves assauts répétés des Germains autour de l'an 260, les Romains ont finalement renoncé à ce territoire et se sont rétractés sur les rives gauche du Rhin et droite du Danube, car les fleuves constituaient une frontière plus facile à défendre.
La raison d’être du limes a fini par être oubliée avec le temps : de là les vieilles appellations populaires de mur du diable et Pfahlgraben (fossé de palissades) en allemand.
Le tracé du limes de Germanie supérieure et de Rhétie suit rarement les limites physiques que sont les cours d'eau et les lignes de crête, sauf sur un court tronçon qui passe sur le Main (Camp romain d'Obernburg).
Les limes romains n'avaient sans doute pas exclusivement une fonction défensive et n'avaient pas pour objet de rendre la frontière infranchissable. Les recherches récentes[Lesquelles ?] laissent penser qu'ils devaient également marquer, vis-à-vis de l'intérieur, la limite des espaces dans lesquels l'Empire assurait la sécurité. Rome étendait son influence bien au-delà et les échanges commerciaux étaient importants. On assistait même parfois à l'installation de légionnaires au-delà du limes ou au recrutement d'auxiliaires germains.
Certains chercheurs pensent que le limes aurait pu servir de rempart pour empêcher l'immigration illégale, et ils le comparent au système de clôture le long de la frontière américano-mexicaine[2].
Abandon
Le limes germanique fut détruit par les attaques des Alamans en 258, qui occupèrent l'espace compris entre le Rhin et le Danube. Néanmoins, le retrait du limes germano-rhétique supérieur après la « crise du IIIe siècle apr. J.-C. » ne semble pas avoir été nécessairement lié à un remplacement de la population locale par des peuples alamaniques, suggérant une continuité d'occupation durable. à la périphérie romaine dans la région du Rhin supérieur, comme le montre par exemple la communauté funéraire de Bâle-Waisenhaus (Suisse)[3].
Une nouvelle ligne de défense fut organisée par Aurélien (270-275) le long du Rhin et de l'Iller, affluent du Danube, le limes Danube-Iller-Rhin avec Brigantium (Brégence) comme camp militaire.
