Milice, film noir
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| Réalisation | Alain Ferrari |
|---|---|
| Pays de production |
|
| Genre | Documentaire |
| Durée | 128 minutes |
| Sortie | 1997 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Milice, film noir est un documentaire français du réalisateur Alain Ferrari, sorti dans les salles le .
Résistants interviewés
« L’ignorance du passé ne se borne pas à nuire à la connaissance du présent ; elle compromet, dans le présent, l’action même. » Marc Bloch, fusillé par la Gestapo le .

Le documentaire traite des agissements de la Milice française, organisation étatique du Régime de Vichy, inféodée aux allemands, durant la Seconde Guerre mondiale ; il est ponctué d'entretiens avec d'anciens miliciens, d'anciens résistants qui relatent les circonstances ayant mené à leur rencontre avec cet organisme de collaboration politique avec les nazis. Figurent des spécialistes de cette période historique, dont Jacques Delperrié de Bayac, auteur de l'ouvrage de référence Histoire de la Milice, 1918-1945 (1969), et Michel Germain, auteur de nombreux ouvrages sur la Haute-Savoie 1939-1945, qui accompagne plusieurs jours le tournage dans le département, où la Milice sévit cruellement.
Témoignages, commentaires, extraits d'archives photographiques et cinématographiques, sont associés pour retracer l'histoire de la Milice, créée le avec à sa tête Pierre Laval et Joseph Darnand, tous deux condamnés à mort et exécutés après la Libération.
Le film est divisé en trois parties : Maréchal, les voilà ! (1914-1943), Vous avez dit "Maintien de l'ordre"? (1943-1944), La Terreur et la chute (1944-1945) .
- René Filhol, résistant actif dans le Sud-Ouest de la France et Jean Cataloup témoignent au sujet de l'Insurrection de la centrale d'Eysses du 19 au .
- Julien Helfgoot et Constant Paisant, au sujet de la bataille des Glières en 1944.
- Louis Goudard, au sujet de l'exécution des sept Juifs au cimetière de Rillieux[1].
Spécialistes interviewés
- Françoise Basch, petite-fille d'Hélène et Victor Basch[2], au sujet de l'assassinat de ses grands-parents par la Milice en 1944.

- Jean-Noël Jeanneney, spécialiste d’histoire politique, parle du résistant Georges Mandel.
- Claude Mandel, fille de Georges Mandel, assassiné le en forêt de Fontainebleau par des miliciens.
- Tzvetan Todorov, critique littéraire, sémiologue parle des exécutions de juifs par le miliciens de Saint-Amand-Montrond (Cher).
- Hélène Mouchard-Zay, fille de Jean Zay[3].
- Jean Labouret, non-voyant ex-standardiste à la sous-préfecture du Cher (Saint-Amand-Montrond) et Henri Jeanclos parlent des exécutions de Saint-Amand-Montrond.

Miliciens interviewés
- Léon Gaultier[4].
- Henri Minvielle[5].
- Georges Rouchouze[6].
- Philippe Darnand, fils de Joseph Darnand, figure majeure de la collaboration française, fusillé en 1945.
