Jean Luchaire

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Nom de naissance
Jean Louis Gabriel LuchaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Jean Luchaire
Jean Luchaire et sa fille Corinne arrêtés en Italie en 1945 par les Américains.
Fonctions
Directeur
La France
-
Directeur
Les Nouveaux Temps
-
Directeur
Notre temps
-
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Jean Louis Gabriel LuchaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Père
Mère
Fernande Dauriac (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Françoise Besnard (d) (de à )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Parentèle
Françoise Tourmen (petite-fille)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
La France ( - )
Ici la France ( - )
Les Nouveaux Temps ( - )
Notre temps (-)
Commission gouvernementale de SigmaringenVoir et modifier les données sur Wikidata
Condamnation

Jean Luchaire, né le à Sienne (Italie) et mort fusillé le au fort de Châtillon, est un journaliste et patron de presse français. Son nom reste associé à la politique collaborationniste en raison de son rôle sous l'Occupation, après avoir été pacifiste dans l'entre-deux-guerres.

Un pacifiste devenu promoteur des relations franco-allemandes

Jean Louis Gabriel Luchaire, né le à Sienne (Italie), est le fils de l'écrivain Julien Luchaire et le petit-fils, par sa mère de l'éditrice Fernande Dauriac et du philosophe Lionel Dauriac. Il est le filleul du banquier Horace Finaly.

Il épouse, en , Françoise Besnard (1903-1998), fille du peintre Robert Besnard. De ce mariage naissent cinq enfants : Corinne (1921-1950), comédienne, Robert (1922-1998), décorateur de cinéma, Monique (1925-2025), Florence (1926-1982), actrice et ballerine, et Jean-François (1929), mort à la naissance.

Jean Luchaire collectionne les aventures féminines tout au long de sa vie, notamment avec des actrices comme Marie Bell, Josseline Gaël, Geneviève Boucher-Fath, Monique Joyce, Mireille Balin, Yvette Lebon et Madeleine Sacquard, alias Maud Sacquard de Belleroche.

Il commence sa carrière de journaliste en fondant et dirigeant, à Florence, une petite revue politique et littéraire, Les Jeunes Auteurs de 1916 à 1918. Il fonde et préside le Comité français et italien de la Ligue latine de la jeunesse de 1916 à 1920, puis dirige à Florence et à Paris la revue Vita, de 1920 à 1924. Il dirige aussi la revue La Jeune Europe en 1921, qui critique le traité de Versailles. Il collabore en parallèle au quotidien parisien Le Matin, de 1921 à 1924. Il y publie des reportages en Asie Mineure, au Maroc, en Italie, en Espagne, en Allemagne, en Autriche, en Tchécoslovaquie et en Angleterre. Il travaille ensuite pour un autre quotidien, Le Petit Parisien, de 1925 à 1926[1],[2],[3].

En 1927, Luchaire adhère au parti radical-socialiste au sein duquel il est proche des « Jeunes Turcs » Caillaux et Daladier. Il se fait le promoteur d'un rapprochement entre la France et l'Allemagne et soutient la politique extérieure de pacification européenne d'Aristide Briand[4],[5], de plus en plus à partir de 1930[6]. L'historien Pascal Ory explique : « Un futur collaborationniste comme Jean Luchaire est clairement un héritier d'Aristide Briand »[7]. En collaboration avec Emile Roche, proche de Caillaux, il fonde, en 1927, le mensuel Notre temps qui appuie une forme de pacifisme « raisonné et constructif »[8]. Il trouve divers commanditaires et un financement du Quai d'Orsay dirigé par Briand, à partir de l'automne 1928. Son journal bénéficie d'une subvention issue des fonds secrets : 10 000 francs par mois à l'origine, portés à 25 000 francs, puis à 100 000 francs, ce qui permet de transformer la revue en quotidien, en 1933[9].

Luchaire est alors l'ami de Bernard Lecache et est proche de la Ligue internationale contre l'antisémitisme (LICA) fondée et dirigée par ce dernier. Lecache et d'autres Juifs collaborent à Notre Temps au début des années 1930[10].

Du pacifisme à la collaboration

En 1930, Jean Luchaire fait la connaissance d'un professeur de dessin allemand de 27 ans, Otto Abetz, qui cherche à établir des contacts entre jeunes Allemands et jeunes Français[7], et noue avec lui une amitié durable. En liaison avec ce dernier, l'équipe de Notre temps participe aux rencontres franco-allemandes du Sohlberg en Forêt-Noire (juillet-), de Rethel dans les Ardennes () et de Mayence ()[11]. Ces rencontres donnent naissance au Comité d'entente des jeunesses pour le rapprochement franco-allemand, présidé par Jean Luchaire. En 1932, Abetz épouse la secrétaire de Luchaire, Suzanne de Bruycker[12].

Après le congrès de Rethel, en 1931, où apparaissent de fortes tensions entre les délégations françaises et allemandes[13], alors que Pierre Brossolette, secrétaire général de Notre temps, reproche aux Allemands un retour au passé dans chacune de leurs revendications « la reconquête des anciennes frontières, l'union avec les peuples de même race, le réarmement militaire »[14], Luchaire invite ses lecteurs à « comprendre l'Allemagne » et à relativiser un nationalisme qui ne serait pas de « type classique » mais seulement l’expression d’un « dynamisme ». Dès lors, Luchaire identifie l’abandon des valeurs démocratiques par la jeunesse allemande à l’existence d’un « langage neuf » chez les « nouvelles générations » d’outre-Rhin[14].

Malgré l'arrivée d'Adolf Hitler au pouvoir en 1933, Luchaire s'obstine dans la conviction que la paix passe par une politique de conciliation avec l'Allemagne. Alors que Bernard Lecache, président de la Ligue internationale contre l'antisémitisme (LICA) et ancien collaborateur de Notre Temps, estime dans Le Droit de Vivre que le contact franco-allemand ne peut être maintenu « qu’avec les démocrates allemands »[2], Luchaire écrit en  :

« Européens, nous devons traiter avec les gouvernements européens quels qu'ils soient. […] Stresemann nous était plus sympathique qu'Hitler mais Hitler, c'est l'Allemagne. […] Au surplus, ce qui compte essentiellement à nos yeux, c'est la paix. La liberté n'est le plus précieux des biens qu'à condition de vivre[15],[16]. »

Dès , Luchaire reproduit l’argumentaire national-socialiste sur la communauté juive, une « minorité non assimilée » mais qui aurait néanmoins pris en Allemagne « la plupart des leviers de commande »[14]. Le traité de Versailles, la République de Weimar, le judaïsme et le marxisme sont désignés comme les facteurs qui auraient empêché la libération du peuple allemand. Luchaire regrette aussi que les défenseurs des « israélites et des démocrates » n’aient pas protesté plus tôt contre le sort indigne de la jeunesse allemande[2].

En , Julien Luchaire se démarque explicitement de son fils Jean dans un article paru dans L'Eveil des peuples[17], dénonçant l’association avec « la doctrine hitlérienne […] tout entière fondée sur cette absurdité qu’est le racisme » ainsi que « des gens [les dirigeants nazis] dont […] la position fondamentale est imbécile », et qui œuvrent à « la plus grandiose entreprise d’oppression des esprits que le monde ait jamais vue » ; « quand j'assiste à la persécution méthodiquement entreprise contre des centaines de milliers de citoyens (...) que l'on couvre d'infamie, et que l'on condamne à mourir de faim ... ça me gêne Jean Luchaire ! »[18].

La majeure partie de ses équipes quitte Notre Temps en 1934[2]. Les cofondateurs Pierre Brossolette et Jacques Chabannes ne veulent pas continuer à travailler à un journal qui se veut européen « à n’importe quel prix ». Daniel-Rops, Pierre Mendès France, Louis Martin-Chauffier, Maurice Schumann sont déjà partis.

Le ministre des Affaires étrangères Louis Barthou supprime la subvention accordée à Notre Temps en 1934. La parution du journal devient hebdomadaire à partir de . Notre temps vit désormais pour une bonne part des « abonnements » et des « publicités » de l’ambassade d’Allemagne[19]. Notre temps reçoit ensuite une subvention grâce à Pierre Laval en 1935, une autre en 1938 grâce à Georges Bonnet[9].

Jean Luchaire se dit attentif au sort des Juifs et des démocrates allemands mais n'en reste pas moins attaché à une vision de plus en plus germanophile et à ses relations avec Abetz, désormais rallié au nazisme[20], et les Allemands. il reconnaît même à l'Allemagne un « légitime besoin d’expansion » en raison de sa démographie[2]. Il visite l'Allemagne, fréquente le Comité France-Allemagne et son journal est financé par l'ambassade allemande[21].

Luchaire persévère dans sa volonté d’un rapprochement toujours plus politique et Notre Temps devient alors une revue inconditionnellement favorable à Hitler, au point de finir par justifier le réarmement allemand[2].

En , Pierre Brossolette adresse une lettre à Bernard Lecache : « Il y a beau temps que personne ne répond plus à Jean Luchaire. Pour répondre, il faudrait d'ailleurs que je lise Notre Temps : mais n'allez tout de même pas me demander ça ! Un simple conseil à Jean Luchaire : qu'il laisse donc tranquilles ceux qui, en d'autres temps, ont été ses amis »[2].

Comme l'indique l'historien Laurent Joly[22]: « Très précocement, Jean Luchaire est corrompu par l’Allemagne nazie, tout le monde le sait et, dès 1935, c’est déjà un pestiféré pour la plupart de ses anciens amis de la gauche pacifiste ».

L'Occupation

Une du journal collaborationniste Les Nouveaux Temps fondé par Jean Luchaire, paru le .

La défaite de la France dans la bataille de 1940 et l'Occupation rapprochent encore davantage Luchaire et Abetz, nommé ambassadeur du Troisième Reich à Paris.

En , Luchaire part pour les Landes, d'où, à l'armistice, il gagne Vichy. Pierre Laval qui le cherchait le reçoit « toutes affaires cessantes ». II connaît son amitié pour Otto Abetz, et l'envoie préparer une entrevue Laval-Abetz[23].

Luchaire est brièvement rédacteur en chef du Matin, sur la proposition de son directeur, Maurice Bunau-Varilla, d'août à [1].

Grâce au soutien des Allemands et de Pierre Laval, il devient l'homme fort de la presse parisienne et même de la presse de la zone occupée. Il fonde d'abord en septembre ou le Groupement corporatif de la presse quotidienne parisienne, qu'il préside. Puis en la Corporation nationale de la presse française (CNPF) pour la zone occupée, qui s’arroge le droit de délivrer les cartes professionnelles aux journalistes de cette zone. Il dirige ces organismes qui entendent réunir chaque catégorie professionnelle (patrons, journalistes, cadres, techniciens, ouvriers et employés) pour s'occuper des questions relatives à l’exercice des métiers de la presse et trancher les conflits professionnels, dans le contexte de la vogue du corporatisme et des discussions qui ont donné lieu à la Charte du travail du 4 octobre 1941. Luchaire met en place des mesures sociales qui assurent sa popularité auprès de la profession : congés maladie, retraites, aide aux chômeurs, restaurant corporatif, centre médico-social, caisse de solidarité, colonie de vacances pour les enfants des membres de la corporation[24],[25],[26],[27]. Un commissaire du gouvernement, nommé en , y représente le régime de Vichy[28]. Luchaire occupe lui-même cette fonction par la suite[29], grâce à l'appui de Laval. Cette position prédominante fait de Luchaire le pivot du nouveau Tout Paris. Le Club de la presse qu’il installe avenue Henri-Martin accueillera tous les ténors du journalisme parisien, de Brasillach à Déat, de Sordet à Doriot[19].

En , Luchaire, à la demande d'Abetz[19], fonde le quotidien collaborationniste Les Nouveaux Temps qui se veut à la pointe du combat pour une « nouvelle Europe ». Il en est le directeur[21],[30].

Le 15 mai 1941 Les Nouveaux Temps célèbre dans sa Une la première grande rafle collective de Juifs étrangers  L'Epuration commence. 5000 juifs ont été arrêtés ce matin à Paris et dirigés vers des camps de concentration »[31].

Le Luchaire s'enthousiasme, dans un éditorial des Nouveaux Temps, de la constitution de la Légion des volontaires français contre le bolchevisme : « Allemands et Français vont verser leur sang côte à côte. (...) A dater de ce jour, naît réellement et incontestablement la nouvelle “France européenne”. Et elle naît — ce qui est certainement le fait le plus sensationnel de cette sensationnelle initiative — avec l'acquiescement du Führer »[32].

Le 2 février 1943, Luchaire écrit dans son éditorial que tout collaborationniste véritable « est inconséquent avec lui-même s’il ne veut pas aussi, avec tous les moyens appropriés, même les plus rudes, l’élimination totale des juifs du vieux continent[33]

Le journal est en déficit structurel, comblé par les fonds allemands. Luchaire s'en désintéresse à partir de 1943 et ne passe plus guère au journal que pour les fins de mois. Il laisse l'éditorial à Guy Crouzet[34], lui-même en contact permanent avec l’ambassade jusqu’à faire écrire par les employés de celle-ci certains articles du quotidien[19].

Par ailleurs, il mène grand train à Paris[21], entre dîners mondains, réceptions et parties fines[35]. Il administre aussi la maison d'édition Lutetia, fonde un club pour ses amis et un prix littéraire[35]. Déjà propriétaire de divers biens immobiliers, Luchaire achète une propriété à Vernon, puis rue Saint-Lazare à Paris, et une autre à Barbizon où il organise des fêtes recevant ses amis du tout-Paris, Français et Allemands.

Il se fait aussi affairiste avec ses associés, autour d'un bureau d'achats lié au marché noir et vient fréquemment à la « Carlingue »[36], officine de la Gestapo française d'Henri Lafont située au 93, rue Lauriston[35]. Sa fille Corinne, dont le mari est en affaires avec le chef de la Carlingue[37], ou sa maîtresse Yvette Lebon l'accompagnent parfois. Luchaire est un familier de Lafont qu'il tutoie et qui met à sa disposition des gardes du corps[37]. En retour, grâce à son réseau d’influence, Luchaire tient quotidiennement informé son ami Lafont des événements qui se passent à Vichy. Jean Luchaire parrainera aussi Henri Lafont auprès d’Otto Abetz. Comme le note David Alliot[37]: « Grâce à l’influence prépondérante de Jean Luchaire et de Georges Prade (secrétaire général des Nouveaux Temps), les agissements des hommes de la Carlingue sont inexistants dans la presse de l’époque. Soit le journaliste est dissuadé de le faire, soit l’article est censuré. »

En , Luchaire signe le Manifeste des intellectuels français contre les crimes britanniques dont Jean Guéhenno écrit dans son journal le  : « Les journaux ont publié ces jours-ci une incroyable protestation des « intellectuels français » contre les « crimes » anglais. (...) Ce texte imbécile, rempli de coq-à-l'âne, évidemment traduit de l'allemand, est signé d'Abel Bonnard, de l'Académie française, Ramon Fernandez, Brasillach, Céline, de Châteaubriant, Drieu La Rochelle, Abel Hermant, Luchaire, La Varende... ».

En , il annonce dans la presse les fiançailles d'une de ses filles, Monique, avec un officier allemand[38].

Le , Luchaire est cosignataire, avec Joseph DarnandMarcel Déat, Georges Guilbaud et Noël de Tissot, d'un texte intitulé « Plan de redressement national français ». Ce programme politique est largement inspiré de celui des nazis et vise à la création d'un parti unique et d'un État national-socialiste en France[39].

En , selon son ami et ancien rédacteur en chef de Notre temps, Jacques Chabannes, Luchaire croit encore à la victoire allemande[20]: « Eh bien, les Alliés vont avoir une heureuse surprise. Une nouvelle arme, mon vieux, une arme terrible, capable de mettre l’Angleterre à genoux en peu de temps. A genoux, ils seront. Alors on leur proposera l’armistice, la paix et de se retourner contre notre ennemi commun, la Russie communiste ».

Le , deux jours après l'exécution de Georges Mandel, il signe (avec notamment l'amiral Platon, Marcel Déat, Dominique Sordet et Fernand de Brinon) une déclaration commune, dite « appel des 29 », auprès de Pétain, visant à remettre en cause Pierre Laval, jugé trop tiède face à l'offensive anglo-américaine en Normandie, et demandant un gouvernement formé de « personnalités indiscutables ». Les signataires réclament une lutte sans merci contre les Français qui aident les Alliés.

En , quelques jours avant la libération de Paris, il se réfugie à Sigmaringen avec les derniers fidèles de la Collaboration[40]. Il est nommé commissaire à l'Information dans la Commission gouvernementale pour la défense des intérêts français, présidée par Fernand de Brinon. Directeur du journal La France, quotidien en langue française destiné aux exilés de Sigmaringen, qui paraît jusqu'en , il dirige aussi une radio, Ici la France.

Arrestation et condamnation à mort

Lors de la défaite de l'Allemagne et de la chute du gouvernement en exil en avril 1945, il tente, sans succès, d'obtenir le droit d'asile politique au Liechtenstein et en Suisse avec sa famille et Marcel Déat. Il est arrêté par les Américains dans les Alpes italiennes, à Merano, à la mi- puis livré aux Français.

Ramené à Paris, il est traduit en justice, pour collaboration avec l'ennemi, devant la Cour de justice de la Seine en . Il est condamné à mort[41], malgré le témoignage en sa faveur d'Otto Abetz, et est exécuté le au fort de Châtillon, aux côtés d'un ancien inspecteur des RG[42].

Témoignages

Contrairement à lui, son père Julien Luchaire choisit le camp de la Résistance. Julien Luchaire laisse un témoignage de son déchirement entre ses convictions et son fils dans un ouvrage intitulé Confession d'un Français moyen, dont le premier tome est publié en 1943, et le second en 1965.

Corinne Luchaire, comédienne et fille de Jean Luchaire, publie quant à elle, juste avant sa mort prématurée en 1950, un ouvrage autobiographique (Ma drôle de vie, 1949) qui constitue un document intéressant sur sa situation de fille d'un personnage en vue de la collaboration.

Dans son autobiographie La nostalgie n'est plus ce qu'elle était, Simone Signoret évoque le souvenir de Jean Luchaire, dont elle a été la secrétaire en 1940[43]. Neveu par sa mère de Françoise Besnard, l'épouse de Jean Luchaire, Daniel Filipacchi indique dans son autobiographie que son oncle aurait été le premier amant de Simone Signoret[44]. Lors de son procès, Luchaire signale qu'il a aidé des Juifs sous l'Occupation, citant l'exemple de Simone Signoret[45].

Publications

  • Les Rapports franco-italiens et la question yougoslave, Florence, Vita latina, Ligue latine de la jeunesse, 1919.
  • Problèmes du jour, Paris, A. Delpeuch, 1924.
  • Un plan de liquidation financière de la guerre. L'Évacuation rhénane par le règlement des réparations et des dettes interalliées, Paris, [?], 1928.
  • Une génération réaliste, Paris, Valois, Bibliothèque syndicaliste, 1929.
  • Les Anglais et nous. L'Action britannique contre la France jusqu'au , Paris, éditions du Livre moderne, 1941.
  • Partage du pouvoir, patrons et salariés, Paris, éditions Balzac, 1943.
  • De l'Union fédérale européenne à la réforme de l'État français, Paris, 86 rue Claude-Bernard, sans date.

Cinéma

Notes et références

Annexes

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