Offensive de mai 2025 dans la bande de Gaza
opération Chariots de Gédéon
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L'offensive de mai 2025 dans la bande de Gaza (nom de code : opération Chariots de Gédéon ; hébreu : מבצע מרכבות גדעון) est une offensive militaire dans la bande de Gaza, approuvée par le cabinet de sécurité israélien le .
| Date |
du au (2 mois et 19 jours) |
|---|---|
| Lieu | Bande de Gaza (Palestine) |
| Issue |
Non concluant |
| Changements territoriaux | Objectif territorial d'occuper 75 % de Gaza atteint selon les estimations militaires israéliennes[5],[6] |
| Selon Israël : 48 soldats tués[7] |
+ 400 morts + 1 000 blessés[8] Selon Israël : 1 500 combattants tués[9] |
Invasion israélienne de la guerre de Gaza
Batailles
Chronologie
Attaques et massacres
- Festival de musique de Réïm
- Netiv HaAsara
- Alumim
- Be'eri
- Ein Hashlosha
- Holit
- Kfar Aza
- Kissoufim
- Nahal Oz
- Nir Oz
- Nirim
- Nir Yitzhak
- Camp de Jabaliya
- Al-Shati
- Tour Hajji
- Évacuations de Gaza
- Poste de frontière d'Erez
- Hôpital Al-Ahli Arabi
- École de l'UNRWA
- Église Saint-Porphyre
- Convoi médical d'Al-Shifa
- Camp d'Al-Maghazi
- École Al-Buraq
- Massacre de la farine
- Tel al-Sultan
- Rafah
- École Fahmi Al-Jarjaoui
- Massacres lors des distributions de la Fondation humanitaire
Voir aussi
Cette nouvelle opération militaire israélienne, impliquant une force militaire combinée terrestre, aérienne et maritime[10],[11], vise à vaincre le Hamas, à détruire ses capacités militaire et gouvernementales et à prendre le contrôle des trois quarts de la bande de Gaza. Le , Israël annonce le lancement de l'opération[12],[13]. Au , les forces de défense israéliennes affirment contrôler environ 65 % de la bande de Gaza, dont la majeure partie aurait été conquise lors de cette offensive[14]. Ce chiffre demeure contesté et inexact, celui-ci pouvant minimiser le contrôle que le Hamas conserve à Gaza[15]. Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme condamne l'opération, que l'agence qualifie de nettoyage ethnique[16].
Le Hamas répond par une contre-offensive dénommée opération Pierres de David, consistant en une série d'embuscades et d'opérations militaires à petite échelle contre l'armée israélienne[17],[18].
Le , des sources israéliennes rapporte l'achèvement de l'offensive, sans avoir atteint ses principaux objectifs, bien que l'objectif territorial principal — la conquête de 75 % de la bande de Gaza — ait été atteint[1],[2],[3]. À la mi-, Israël lance la seconde phase de l'opération, intitulée opération Chariots de Gédéon II, qui consiste à prendre la ville de Gaza[19].
Contexte
L’opération est approuvée dans un contexte de confrontations continues avec le Hamas, de détention d’otages israéliens à Gaza, et de nécessité de prévenir la menace sécuritaire persistante contre les communautés israéliennes autour de Gaza. L’opération est élaborée par le chef d’état-major des FDI et les échelons supérieurs du commandement militaire, puis approuvée par le ministre de la Défense et le Premier ministre[20]. Elle est approuvée à l’unanimité par le cabinet de sécurité israélien le [21]. L’opération porte le nom du guerrier biblique Gédéon, qui mena une bataille victorieuse contre les Madianites[22],[23].
Plan
Les principaux objectifs de l’opération consistent en deux points clefs : détruire complètement l’infrastructure militaire et administrative du Hamas afin que l’organisation ne puisse plus exercer d’influence à Gaza, et secourir les otages israéliens détenus à Gaza depuis l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023[24]. L’opération comprend un renforcement significatif des forces de Tsahal, des manœuvres terrestres en profondeur dans la bande de Gaza, ainsi que l’utilisation d’équipements lourds pour neutraliser les engins explosifs et détruire les bâtiments que les FDI désignent comme étant utilisés à des fins terroristes[25],[26]. Le , le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou déclare qu’Israël prévoit de « prendre le contrôle de l’ensemble de la bande de Gaza »[8].
Opération
Mai 2025
Dans la nuit du 16 au , Tsahal lance pour la première fois depuis le début de la guerre une avancée terrestre en direction de Deir al-Balah[27].
Le , Israël revendique avoir frappé plus de 670 « cibles du Hamas » lors d’une vague de frappes aériennes préliminaires sur la bande de Gaza, tuant plus de 400 personnes et en blessant environ 1 000 autres[8].
Le , les forces israéliennes tuent au moins 136 personnes et ferment le dernier hôpital encore en service dans le nord de la bande de Gaza. Israël frappe également l'entrepôt de fournitures médicales de l’hôpital Nasser à Khan Younès, endommageant les équipements fournis par l’organisation Medical Aid for Palestinians[8]. Israël ordonne à tous les habitants de Khan Younès de se déplacer vers Al-Mawasi, la zone étant « une zone de combat dangereuse » d'après le porte-parole de Tsahal, Avichay Adraee[28].
Le , au moins 49 personnes sont tuées lors de frappes nocturnes[8].
Le , les forces israéliennes tuent au moins 82 personnes[29]. L'hôpital Al-Awda est bombardé par les forces israéliennes[30].
Le , selon le Bureau des médias du gouvernement de Gaza, l’armée israélienne contrôle 77 % de la bande de Gaza[31].
Le , des frappes israéliennes nocturnes tuent au moins 54 Palestiniens, dont plus de 35 dans une frappe aérienne visant l’école Fahmi al-Jarjawi à Gaza-ville[32]. Tsahal émet de nouveaux ordres d’évacuation, déplaçant des Palestiniens à Khan Younès, Bani Suheila, Abasan et al-Qarara[33]. Elle lance également une nouvelle offensive terrestre à Khan Younès[34].
Le , la Fondation humanitaire de Gaza, soutenue par les États-Unis, commence ses opérations à Tel al-Sultan, à Rafah, afin de livrer de l'aide humanitaire aux réfugiés. Alors que des milliers de Palestiniens affamés se pressent autour du centre de distribution, les forces israéliennes tirent sur la foule, tuant dix personnes et en blessant au moins 62[35].
Le , les brigades al-Qassam du Hamas annoncent le début de leur contre-offensive « Pierres de David » avec une première attaque à Beit Lahia[17].
Le , les attaques israéliennes font au moins 70 morts à travers Gaza, dont plus de 23 dans des frappes visant des immeubles résidentiels dans le camp de réfugiés de Bureij[36]. L’envoyé spécial américain au Moyen-Orient, Steve Witkoff, propose un accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, comprenant la libération de 10 otages vivants et de 18 otages décédés, ainsi qu’une trêve de 60 jours. Cette proposition est acceptée par Israël mais rejetée par le Hamas[37].
Le , les attaques israéliennes provoquent plus de 72 morts et au moins 278 blessés[38].
Le , les attaques israéliennes tuent 60 personnes et en en blessent 284[39]. Le Hamas accepte la libération 28 otages vivants et/ou décédés, mais insiste sur le fait que cela nécessitera un cessez-le-feu permanent et un retrait israélien complet de la bande de Gaza[40].
Juin 2025
Le , 31 Palestiniens sont tués et au moins 150 blessés par des chars et des tirs israéliens alors qu'ils se rassemblent pour demander de l'aide à Rafah[41],[42].

Le , l’armée israélienne déclare avoir ouvert le feu sur un groupe de personnes ayant quitté les itinéraires d’accès désignés près du centre de distribution à Rafah, provoquant la mort de 27 civils et 161 blessés[43],[44],[45]. Le Comité international de la Croix-Rouge signale quant à lui 184 blessés[45]. Selon le Hamas, au moins 102 personnes ont été tuées et plus de 490 blessées[46]. Le lendemain, l'armée israélienne déclare la totalité des routes menant aux centres d'aide comme étant des « zones de combat », fermant ainsi les centres de distribution pour la journée[47].
Le , les Palestiniens signalent des « combats intenses » près de l’hôpital européen de Khan Younès[48].
Le , l'armée israélienne déclare avoir tué Ibrahim Abu-Shamala, le chef financier des brigades al-Qassam et ancien assistant de Marwan Issa[49].
Juillet 2025
Le , le Jihad islamique palestinien annonce avoir détruit un véhicule militaire israélien à al-Qarara[50].


L'armée israélienne lance une offensive contre le Hamas à Beit Hanoun le [51]. Le , l'armée israélienne signale cinq soldats tués et 14 blessés lors d'une embuscade des brigades al-Qassam dans les environs de Beit Hanoun[52]. En réponse à l'attaque, l'armée israélienne encercle la ville le [53].
Le , Tsahal ordonne l’évacuation de la ville de Deir el-Balah, où elle n’avait pas encore lancé d’offensive terrestre depuis le début du conflit[54].
Le , un haut responsable de Tsahal annonce que l’offensive prendra fin dans les prochains jours[9].
Août 2025
Le , Israël revendique la victoire à Beit Hanoun après avoir éliminé les derniers combattants du Hamas[55]. Deux jours plus tard, des sources israéliennes rapportent la fin de l’offensive. Si l'objectif territorial clé de prendre le contrôle de plus de 75 % de la bande de Gaza a été atteint, d'autres objectifs majeurs – vaincre le Hamas, récupérer les otages vivants et relocaliser la population civile palestinienne dans le sud de la bande de Gaza – n’ont pas été réalisés, même si plusieurs corps d’otages ont été récupérés. Tsahal indique qu’elle ne prévoit pas d’avancer davantage dans la bande de Gaza[2],[3]. Cependant, la direction israélienne reste en discussion quant à la possibilité de poursuivre l’offensive, avec des plans approuvés le par le cabinet de sécurité pour prendre le contrôle de Gaza-ville, une opération susceptible d’être suivie par d’autres actions au-delà de cette zone[56].
Finalement, le , le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, approuve une nouvelle offensive avec pour objectif la prise complète de Gaza-ville, intitulée opération Chariots de Gédéon II, la présentant comme la seconde phase de l'opération de [19].