Raid de Nuseirat

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Date 8 juin 2024
Issue libération de quatre otages israéliens capturés (dont Noa Argamani) lors de l'attaque du Hamas contre Israël d'octobre 2023
Raid de Nuseirat
Description de cette image, également commentée ci-après
Débarquement des otages secourus au Centre médical Chaim Sheba situé à Ramat Gan, à proximité de Tel Aviv.
Informations générales
Date 8 juin 2024
Lieu Nousseirat, Bande de Gaza
Issue libération de quatre otages israéliens capturés (dont Noa Argamani) lors de l'attaque du Hamas contre Israël d'octobre 2023
Belligérants
Drapeau d’Israël Israël Hamas
Forces en présence
Tsahal
Pertes
1 au moins 20
Selon le ministère de la Santé de Gaza, 276 Palestiniens tués et plus de 698 blessés.
Selon Tsahal, moins de 100 victimes palestiniennes.

Guerre à Gaza depuis 2023

Une équipe de la force de police anti-terroriste Yamam rejoint trois des otages et les extrait de la maison où ils étaient détenus.

Le raid de Nuseirat est une opération militaire israélienne dans la bande de Gaza qui a pour but de libérer quatre otages israéliens capturés par le Hamas ; cette attaque israélienne cause la mort de 274 Palestiniens, dont 64 enfants et 57 femmes[1],[2], et fait 700 blessés[3]. Elle a lieu dans le camp de réfugiés palestinien de Nousseirat le durant la guerre à Gaza depuis 2023.

Si cette opération permet de libérer les otages, le nombre très élevé de victimes palestiniennes, et l'utilisation de véhicules humanitaires par l'armée israélienne lors de l'assaut suscitent des critiques de la part de l'ONU et sur la scène internationale en raison de possibles violations du droit international, en particulier des principes de proportionnalité, de distinction et de précaution.

Initialement baptisée « Graines d’été », la mission a été renommée « Opération Arnon » en hommage au policier Yamam Arnon Zamora, tué pendant l’assaut[4].

Cette mission nécessite des semaines de préparation, le temps de recueillir des informations et d’organiser le sauvetage des captifs sans risquer leur vie[4]. Quelques jours avant son lancement, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou et Yoav Gallant, son ministre israélien de la Défense, rencontrent de hauts responsables de la Défense pour discuter des risques de l’opération et des scénarios possibles[4]. Selon le New York Times, cette opération, planifiée depuis plusieurs semaines, avait été annulée en attendant le meilleur moment pour surprendre le Hamas[5].

Déroulement

L'opération aurait impliqué des centaines de soldats au sol et un bombardement initial intensif sur le camp[6],[7].

L'armée israélienne lance l'assaut le à 11 h du matin[5], pour bénéficier d'un effet de surprise ; à cette heure-là, les rues étaient pleines de civils[8]. Le commando cible d'abord l'infrastructure du Hamas, puis s'infiltre dans le camp de réfugiés soutenu par des bombardements intensifs[5]. Selon des sources de sécurité israéliennes, des forces spéciales sont entrées dans le camp de réfugiés en se faisant passer pour des réfugiés palestiniens fuyant Rafah. Ils auraient dit aux habitants qu'ils fuyaient l'assaut israélien sur Rafah, et des habitants palestiniens ont déclaré que d'autres forces étaient entrées dans des camions humanitaires. Certains membres des forces spéciales israéliennes sont déguisés en portant des uniformes du Hamas[5] ou du Jihad islamique[9]. Des véhicules à usage humanitaire sont également utilisés pour le transport de troupes, notamment un camion réfrigéré[9]. En appui, des tirs d'artillerie, de chars et des frappes aériennes ciblent des combattants présumés du Hamas[9].

Selon un porte parole de l'armée israélienne, les otages se trouvaient dans deux bâtiments différents, de trois ou quatre étages[9], dans des pièces verrouillées, et entourés de gardes armés[4]. Les forces armées israéliennes lancent donc simultanément deux opérations, une pour chaque groupe d’otages[4].

Une fois les otages récupérés, ces derniers sont évacués dans deux hélicoptères, tandis que le repli des soldats israéliens est couvert par des bombardements aériens[5].

Selon l'armée israélienne, la violence s'est encore intensifiée lorsque le véhicule de l'armée israélienne transportant trois otages est tombé en panne, ce qui a donné lieu à des échanges de tirs intenses, à des frappes aériennes et à un soutien naval. Les civils blessés ont été transportés à l'hôpital Shuhada al-Aqsa et à l'hôpital Al-Awda. L'hôpital Al-Aqsa aurait été submergé de victimes et aurait connu des perturbations des communications en raison des bombardements israéliens intenses[6],[7].

Victimes

Le bilan du nombre de Palestiniens tués est de 274, selon le ministère de la santé de Gaza ; l'armée israélienne reconnaît 100 morts palestiniens. Aux morts s'ajoutent jusqu'à 700 blessés[5], dont des personnes dans un état critique[9]. De nombreux enfants font partie des victimes, selon Médecins Sans Frontières, organisation selon laquelle « des enfants trop jeunes pour marcher sont démembrés, éviscérés et tués par l’armée israélienne »[10]. 64 enfants et 57 femmes font partie des Palestiniens tués selon le Croissant rouge palestinien[1],[2]. Un officier israélien est également tué lors de cette opération[5]. 89 maisons ou immeubles résidentiels ont été bombardés[2] ; de nombreuses maisons résidentielles sont détruites ainsi que des magasins, et des voitures[9].

Le nombre de morts palestiniens est très élevé en raison des bombardements israéliens en appui aux soldats déployés, et des échanges de tirs[9].

A Rafah en février 2024 l'armée israélienne avait tué dans un raid 74 Palestiniens pour libérer 2 otages israéliens[11].

Qualifications juridiques

Notes et références

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