Siège du nord de Gaza

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Date du [1],[2] au
Issue Cessez-le-feu et retrait israélien
Siège du nord de Gaza
Description de cette image, également commentée ci-après
Soldats israéliens dans Jabaliya le 2 novembre 2024.
Informations générales
Date du [1],[2] au
Lieu Gouvernorat de Gaza-Nord, bande de Gaza, Palestine
Issue Cessez-le-feu et retrait israélien
Belligérants
Drapeau d’Israël Israël Hamas
Jihad islamique palestinien
Brigades des martyrs d'Al-Aqsa
Front populaire de libération de la Palestine
Front démocratique pour la libération de la Palestine[3]
Comités de résistance populaire[4]
Commandants
Drapeau d’Israël Ehsan Daxa [5] Inconnu
Forces en présence
Forces de défense israéliennes
Forces terrestres israéliennes
* Commandement Sud
* 162e Division[6]
* 401e Brigade
* 460e Brigade
Force aérienne israélienne
Drapeau de la Palestine Salle des opérations conjointes palestiniennes
Brigades Izz al-Din al-Qassam
Brigades Al-Qods
Brigades des martyrs d'Al-Aqsa
Brigades d'Abou Ali Moustapha
Brigades de la résistance nationale
Brigades Al-Nasser Salah al-Din
Pertes
Plus de 1 000 civils tués au 28 octobre[7]
Plus de 1 000 blessés[8]
Plusieurs centaines de milliers de personnes déplacées de force

Invasion israélienne de la bande de Gaza

Batailles

Guerre à Gaza depuis 2023

Chronologie

Engagements militaires

Attaques et massacres

Débordement

Voir aussi

Le siège du nord de Gaza[9],[10] est un engagement de la guerre entre Israël et le Hamas dans le gouvernorat de Gaza-Nord, dans la bande de Gaza, entre Israël et les forces palestiniennes dirigées par le Hamas. Il commence le 5 octobre 2024 lorsque les Forces de défense israéliennes (FDI) envahissent Jabaliya et son camp de réfugiés pour la première fois depuis des mois[11],[12]. Un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas entre en vigueur le 19 janvier 2025, l'armée israélienne se retirant du nord de Gaza vers une zone tampon le long de la frontière entre la bande de Gaza et Israël le même jour[13].

Le siège fait partie du "plan des généraux (en)" israéliens pour forcer les Palestiniens à quitter le nord de Gaza en le désignant comme zone de combat et en donnant des ordres d'évacuation aux civils sous peine de mort[14]. L'armée israélienne impose un siège complet au nord de Gaza, le coupant de la ville de Gaza en détruisant la plupart des routes menant au sud et en empêchant l'entrée de l'aide humanitaire[15],[16]. Les villes sont presque entièrement détruites[17]. Les évacuations sont cependant entravées par les bombardements israéliens et les tirs sur les civils en fuite, laissant de nombreux prisonniers[18]. Des groupes de défense des droits de l'homme font part de leurs inquiétudes quant aux crimes de guerre, et les actions israéliennes sont qualifiées de nettoyage ethnique et de génocide[19],[20]. Israël attaque des hôpitaux et des infrastructures médicales, alors que les organismes internationaux mettent en garde contre les conditions désastreuses à Jabaliya[21].

La zone est habitée par 1,3 million de personnes avant la guerre[22].

Des combats entre militants palestiniens et l'armée israélienne ont lieu à Beit Hanoun et à Jabaliya depuis le 27 octobre 2023 et le 8 novembre 2023, respectivement[23]. L'armée israélienne lance également des raids à Beit Lahia, dont les sièges de l'hôpital Kamal Adwan (en) en décembre 2023 et mai 2024[24],[25],[26].

Depuis janvier 2024 l’UNRWA (l’agence onusienne chargée des réfugiés palestiniens) n’est plus autorisée à livrer de l’aide alimentaire dans le nord de Gaza[27].

L'armée israélienne rencontre une "résistance significative" lors des combats à Jabaliya et ne réussit finalement pas à démanteler la présence du Hamas dans la ville[28].

Le 31 mai 2024, l'armée israélienne se retire du nord de Gaza, y compris de Beit Hanoun et de Jabaliya[29],[30].

Au cours des quatre mois qui suivent le retrait israélien, le Hamas aurait reconstitué ses forces à Jabaliya et réussit à recruter des milliers de nouveaux combattants dans la région.

Siège

Deuxième bataille de Jabaliya

Environ 430 000 personnes vivent en octobre 2024, au début de la nouvelle offensive israélienne, dans les ruines de Jabaliya selon une estimation de l'ONU[31]. Dès la fin septembre ou le début octobre, l’approvisionnement en eau et en nourriture est totalement coupé[32]. Un quartier du nord est intégralement détruit le 7 octobre, et la dernière boulangerie du secteur le 8 octobre[32]. Les habitants cherchant à fuir sont pris pour cibles, tandis que l'approvisionnement en aide humanitaire et en matériel médical est bloqué[31],[32] : les deux routes indiquées par les autorités israéliennes pour l'évacuation comme sûres, les avenues Al-Rachid et Salaheddine, sont aussi des cibles pour l’armée israélienne et survolées par des drones et la cible des tireurs d'élite israéliens[32]. Dix-sept personnes, dont neuf enfants, sont tués lors des bombardements israéliens le 6 octobre 2024[33]. D'autres bombardements visant des écoles reconverties en centres pour réfugiés font trente morts le 11 octobre[34]. L’hôpital de la ville est aussi bombardé, ainsi que les équipes de secours[32]. En une semaine, au moins cent-trente personnes sont tuées[35]. Le 14 octobre, au moins onze personnes sont tuées par des tirs israéliens[36]. Au 20 octobre, après deux semaines de bombardements, on dénombre plus de 400 morts[37]. Un membre de Médecins sans frontières fait partie des victimes, a annoncé l'ONG[38]. Au 23 octobre, plus de 700 personnes ont été tuées[31]. Les enterrements ne pouvant souvent plus avoir lieu, les corps des victimes sont dévorés par les chiens errants[32]. Un bombardement le 10 novembre fait au moins 25 morts, dont 13 enfants[39].

Parmi les quatre journalistes encore présents dans le secteur début octobre, un a été tué et deux blessés gravement par les tirs de l'armée israéliennes, intentionnels semble-t-il. Seul un exerce encore, s’attendant à mourir[32].

L'armée israélienne commence à autoriser l'évacuation de plusieurs dizaines de milliers de personnes à partir du 21 octobre. Les personnes autorisées à partir ont d'abord été interrogées sur leur entourage et leurs voisins afin de livrer les noms de ceux travaillant avec le Hamas. Beaucoup sont victimes de violences au cours de leur interrogatoire[31].

Beit Lahia et Beit Hanoun

A Beit Hanoun, un bombardement a frappé une famille, les Kahlout, tuant 25 personnes le 9 décembre 2024[17].

Impact et attaques sur les civils

Plan des généraux

Ciblage des civils

Plusieurs témoignages, corroborés par des vidéos authentifiées, font état de l’utilisation par l’armée israélienne de la tactique de la « double frappe », consistant à bombarder à nouveau une zone quelques minutes après une première attaque, dans le but de maximiser les victimes en visant à la fois les survivants et les personnes venues leur porter secours[40].

Impacts humanitaires

Réactions

Notes et références

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