Sainte-Anne (métro de Rennes)

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PaysFrance
VilleRennes
Adresse14 place Sainte-Anne
35000 Rennes
Sainte-Anne
Photo d'un quai de la ligne B avec à gauches les portes palières et à droite un escalier couplé à un escalator.
Quai de la station sur la ligne B.
Localisation
Pays France
Ville Rennes
Quartier Centre-ville
Adresse 14 place Sainte-Anne
35000 Rennes
Coordonnées
géographiques
48° 06′ 52″ nord, 1° 40′ 49″ ouest

Caractéristiques
Position par
rapport au sol
Souterraine (−19,7 m pour la ligne A et −19,9 m pour la ligne B)
Voies Ligne A : 2
Ligne B : 2
Quais Ligne A : 2
Ligne B : 2
Longueur Ligne A : 26 m
Ligne B : 35 m
Nombre d'accès 4
Accessibilité Oui
Historique
Construction Ligne A : 1997-2002
Ligne B : 2014-2021
Mise en service Ligne A :
Ligne B :
Architecte(s) Ligne A : Martine Weissmann et Jean Léonard
Ligne B : Canal Architecture avec Thierry Roty, 8'18" et Beterem Ingénierie
Artiste(s) Camila Oliveira Fairclough (en)
Gestion et exploitation
Propriétaire Rennes Métropole
Exploitant Keolis Rennes Métropole (STAR)
Code(s) de la station STA
Ligne(s) (Logo du métro de Rennes) (Logo de la ligne a du métro de Rennes) (Logo de la ligne b du métro de Rennes)
Correspondances
Lignes urbaines (Logo des autobus de Rennes)Navette centre-ville
(Logo de la ligne a du métro de Rennes)
(Logo de la ligne b du métro de Rennes)

Sainte-Anne est une station des lignes A et B du métro de Rennes, située dans le centre-ville de Rennes, dans le département français d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne.

Mise en service en 2002 et située sous la place Sainte-Anne, elle est conçue par les architectes Martine Weissmann et Jean Léonard pour la partie desservie par la ligne A et, pour celle desservie par la ligne B depuis 2022, par Canal Architecture avec Thierry Roty, 8'18" et Beterem Ingénierie. Ces deux sections affichent ainsi des styles très différents.

Sa construction a permis des découvertes archéologiques et son extension pour la seconde ligne a nécessité la démolition et la reconstruction d'un immeuble. Elle est l'une des deux stations du réseau, avec Gares, permettant la correspondance entre les deux lignes. Elle possède quatre niveaux au total, les deux lignes étant parallèles au niveau le plus profond.

Établie en souterrain (tunnel profond) sous la place Sainte-Anne (son adresse officielle étant au no 14[1]), la station Sainte-Anne est située[2] :

Histoire

Ligne A

Palissades de chantier bleues devant la basilique.
Terrassements devant la basilique Saint-Aubin en Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle.

La station Sainte-Anne est mise en service le , lors de l'ouverture à l'exploitation de la ligne A[2]. Son nom a pour origine la place Sainte-Anne, sous laquelle elle se situe. Elle est réalisée par les architectes Martine Weissmann et Jean Léonard[Cha 1], qui dessinent une station sur quatre niveaux : une salle des billets au niveau -1, éclairée de façon naturelle par une dalle de verre de 20 m2, deux mezzanines intermédiaires aux niveaux -2 et -3 et les quais au niveau -4.

La station possède une fantaisie architecturale concernant l'habillage de ses parois : les carreaux blancs ne sont pas à l'horizontale mais volontairement en biais[3].

La construction de la station débute en 1997[4].

Elle est la cinquième station atteinte par le tunnelier « Perceval » le soit 86 jours après son départ de la station République[5]. Cette section est moins problématique que la précédente, bien qu'un des moteurs du tunnelier soit tombé en panne en et qu'il ait fallu faire évacuer plusieurs jours les habitants de l’îlot « Pont-aux-Foulons » le temps que le tunnelier passe dessous de crainte qu'il s'effondre, le quartier étant bâti sur un sol instable, ce qui ne se produira pas[5]. Il quitte la station le , en direction de la station Anatole France, dernière station qu'il doit creuser[5]. La profondeur de la station est de 19,75 mètres à l'emplacement des voies. Le projet initial était de 16,25 mètres, toutefois en raison des incidents rencontrés lors de l'évolution du tunnelier Perceval, il est décidé de modifier le trajet en augmentant la profondeur de 3,50 mètres[5].

Le gros œuvre est terminé en  ; le second œuvre (sols, plafonds, garde-corps, portes palières, etc.) débute dans la foulée et s'achève en , en même temps que les aménagements de surface[4],[6].

Elle est la deuxième station la plus fréquentée de la ligne A derrière République, avec un trafic journalier cumulé de près de 42 554 montées et descentes en 2009[7].

Ligne B

Vidéo externe
L'immeuble « Dubonnet »
Vidéo de la démolition de l'immeuble

Le station est mise en correspondance le avec la ligne B[8]. Pour la deuxième ligne, les architectes sont Canal Architecture avec Thierry Roty, 8'18" (conception des éclairages[9]) et Beterem Ingénierie[10] qui dessinent une station dont les quais sont au niveau –3 comme ceux de la ligne A.

L'architecture de la station est marquée par les lames de verre colorées installées au-dessus des quais contrastant avec les piliers en béton et qui, via l'éclairage, se retrouvent illuminées à la façon des vitraux de la basilique voisine[11]. La station devait initialement se situer pile sous l'immeuble « Dubonnet » mais elle est finalement décalée plus à l'ouest car le maitre d'œuvre Egis s'est rendu compte que cela coûterait moins cher[9]. Les travaux commencent le [12].

La nouvelle station se situe à l'est de la station existante et a nécessité de démolir en 2014 deux immeubles de la place, situés sur l’îlot dit de « Bonne nouvelle », connus pour leur publicité murale pour la marque Dubonnet[13] qui seront reconstruits par les architectes de la station, et dont l'un est doté d'un accès à la station composé d'escaliers fixes et mécaniques et d'un ascenseur, ainsi que d'une agence commerciale du STAR[14],[15]. Un autre accès composé d'escaliers fixes et mécaniques, est construit à proximité des accès existants, ce qui porte à cinq le nombre d'accès à la station[14].

Les quatre niveaux des deux stations seront reliés entre eux, particulièrement la salle des billets via l'agrandissement du niveau -1 existant[14],[16]. Les premiers travaux sont réalisés entre avril et mai 2016[17].

En mars 2015, les travaux de la station de la ligne B engendrent des fissures sur la basilique (parfois encore nommée église Saint-Aubin), nécessitant l'arrêt des travaux et la consolidation de l'édifice[18]. Ils n'ont repris qu'au mois de septembre suivant, la consolidation de l'édifice ayant consisté à renforcer les arcs-boutants[19]. Le terrassement s'achève début 2016[20].

En septembre 2016, alors que le tunnelier « Elaine » n'est qu'à 150 mètres de la station, de nombreux immeubles subissent des travaux de renforcement, nécessitant l'évacuation des lieux, pour limiter les risques de déstabilisation provoqués par le tunnelier, le sol formant un « millefeuille » à cet endroit[21]. Elle est la sixième station atteinte par le tunnelier le , en venant de la station Saint-Germain[22]. Le creusement de cette section s'est fait sans encombre, les points sensibles tels l’îlot « Pont-aux-Foulons » ayant été renforcés en prévision par injection de béton dans les couches géologiques problématiques, ce qui n'a pas empêché des petites fissures dans certains bâtiments[22],[21]. Il quitte la station le , après une période de maintenance d'un mois et demi, en direction de la station Jules Ferry[23].

Le gros œuvre s'achève début 2018[20], le second œuvre débute dans la foulée pour s'achever fin 2020 tandis que le couloir de correspondance avec la ligne A est achevé début 2021[20]. La signalétique est posée à l'été 2021[24]. La station est située à une profondeur de 19,9 mètres, sensiblement équivalente à celle de la ligne A[14],[25].

La construction du nouvel immeuble au-dessus de la station, dont l'architecture est censée rappeler les maisons à colombages et qui accueille des logements sociaux, débute en 2019 pour une livraison en 2020[26]. L'artiste brésilienne Camila Oliveira Fairclough (en) a réalisé une fresque peinte, baptisée Rendez-Vous, sur les murs de la station[27],[28].

Service des voyageurs

Accès et accueil

La station est intégralement accessible aux personnes à mobilité réduite (PMR), conformément à la loi handicap votée en 2005[29].

Elle dispose de quatre accès, répartis sur la partie centrale de la place[30],[Cha 1] :

  • accès no 1 « place Sainte-Anne » : un escalier couplé à un escalier mécanique, côté est[14] ;
  • accès no 2 « rue Saint-Michel » : un escalier, côté ouest, donnant accès à la salle des billets, donnant lui aussi accès à la salle des billets ;
  • accès no 3 « rue d'Antrain » : un accès placé à côté de l'agence commerciale, est présent au rez-de-chaussée de l'immeuble Les Malouins construit à l'est de la place. Sa mise en service se fait en même temps que la seconde ligne[14] ;
  • un ascenseur desservant tous les niveaux de la station côté nord.

Depuis la salle des billets, on retrouve un second ascenseur faisant la liaison avec les deux niveaux inférieurs et deux escaliers mécaniques effectuant la liaison, chacun dans un sens, avec la mezzanine intermédiaire et depuis cette dernière on retrouve deux escaliers mécaniques montant depuis chacun des quais[31],[32]. Il n'y a pas d'escaliers mécaniques descendant, pouvant compliquer la vie des utilisateurs en béquilles[29].

Elle dispose de distributeurs automatiques de titres de transport et est équipée de portillons d'accès couplés à la validation d'un titre de transport, opérationnels à partir du concomitamment au nouveau système billettique, afin de limiter la fraude[33]. La décision de modification est confirmée lors du conseil du de Rennes Métropole[34].

La longueur des quais de la ligne A est alignée sur celle d'une rame VAL 208 en unité simple (soit 26 m de long) et sans réserve pour une éventuelle extension ; la longueur de ceux de la ligne B est de 35 m, anticipant l'éventuel ajout d'une 3e voiture aux rames Cityval[D 1],[35].

À partir du 30 mars 2018 et pour une durée de six mois, des diffuseurs de parfum sont installés sur les quais afin de guider les personnes malvoyantes, en complément des annonces sonores et visuelles existantes : l'odeur diffère selon le quai et la direction[36]. Ce système est mis au point par la société Sensorys et, si l'expérimentation s'avère concluante et si le collectif Handicap 35 rend un avis positif, sera déployé dans les autres stations du réseau[36]. En juin 2018, les premiers retours sont mitigés, jugeant que les parfums ne se sont pas assez différenciés, non réglementés ou encore inutiles[37]. L'expérimentation est finalement stoppée durant l'été 2018[38].

Desserte

Sainte-Anne est desservie par les rames qui circulent quotidiennement sur[39],[40] :

  • la ligne A, avec une première desserte à 5 h 20 (7 h 30 les dimanches et fêtes) et la dernière desserte à 0 h 40 (1 h plus tard les nuits des jeudis aux vendredis, vendredis aux samedis et des samedis aux dimanches) ;
  • la ligne B, avec une première desserte à 5 h 20 (7 h 25 les dimanches et fêtes) et la dernière desserte à 0 h 32 (1 h plus tard les nuits des jeudis aux vendredis, vendredis aux samedis et des samedis aux dimanches).

Son identifiant interne, utilisé notamment pour le format de données GTFS est 15005, et son code technique interne est STA ; deux « sous-codes » existent également pour désigner les quais propres à chaque ligne : STAa et STAb[1].

Intermodalité

Portes permettant le passage entre les deux lignes.
Couloir d'accès entre les deux lignes, depuis la station de la ligne A.
Vue latérale d'un minibus blanc aux lignes vert jade.
La navette de centre-ville.

Deux stations STAR, le vélo (Sainte-Anne et Place Hoche) et une station Citiz Rennes Métropole (Place Hoche) existent à proximité de la station[41],[42].

À la mise en place de la restructuration le , plus aucune ligne de bus ne dessert la station, les arrêts les plus proches sont situés à plus de 400 m à pied par la voie publique, mais dès le , la Navette centre-ville exploitée avec des minibus électriques voit le jour dans le centre historique en lien avec le projet de zone à trafic limité[43],[44],[45],[8]. Avant cela elle faisait office de point de correspondance pour les lignes du nord de Rennes Métropole[46], tâche dévolue désormais à la station Les Gayeulles[47].

En cas d'arrêt prolongé d'une des lignes, la station n'est pas desservie par les navettes de remplacement Bus relais métro : celle de la ligne A dessert à la place l'arrêt Les Lices de la ligne C2 à environ 650 m de marche par la voie publique, le long du canal d'Ille-et-Rance[45] tandis que celle de la ligne B dessert à la place l'arrêt Fossés situé sur le contour de la Motte[48],[49],[50].

Archéologie

Les fouilles préalables à la construction de la station menées entre avril et permettent de découvrir une cinquantaine d'objets datés du XVIe au XVIIIe siècle et provenant des latrines de l'ancien hôpital Sainte-Anne[51],[Cha 1]. Puis en 2013, lors des fouilles préventives pour la seconde ligne, ce sont des tombes du cimetière de ce même hôpital qui sont mises au jour, qui a fonctionné entre le XIVe et le XVIe siècle[52],[53],[54]. Les archéologues suggérèrent, lors des fouilles de 1992, de décaler la station de la ligne A deux mètres vers l'est afin de préserver les vestiges de l'ancienne église Saint-Aubin[55].

Des copies des pièces découvertes en 1998, accompagnées de copies d'objets gallo-romains trouvés lors de fouilles sous la place Hoche lors de la construction du parking souterrain, sont exposées dans des vitrines à l'intérieur de la station[52].

À proximité

Notes et références

Voir aussi

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