Sommet de Londres sur l'Ukraine

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Typesommet diplomatique multilatéral
LocalisationLancaster House, Londres
Sommet de Londres sur l'Ukraine
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Photo des participants

Type sommet diplomatique multilatéral
Pays Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni
Localisation Lancaster House, Londres
Coordonnées 51° 30′ 14″ nord, 0° 08′ 21″ ouest
Organisateur Sir Keir Starmer, Premier ministre du Royaume-Uni
Date
Participant(s)

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Sommet de Londres sur l'Ukraine
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Sommet de Londres sur l'Ukraine
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Sommet de Londres sur l'Ukraine
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Sommet de Londres sur l'Ukraine

Le sommet de Londres sur l'Ukraine est un sommet international convoqué par le premier ministre britannique Keir Starmer le à Londres. Le sommet a pour but la rédaction d'un plan de paix dans le cadre du conflit russo-ukrainien. Il prend place deux jours seulement après la rencontre Trump-Zelensky de 2025 à la Maison Blanche à Washington. Il réunit les chefs d'état de 16 pays et de 2 organisations, l'OTAN et l'Union européenne[1].

Le , Donald Trump et Volodymyr Zelensky ont participé à une réunion bilatérale télévisée dans le Bureau ovale de la Maison-Blanche à Washington, DC[2] trois ans après les débuts de l'invasion de l'Ukraine par la Russie et quelques semaines après le début de la seconde présidence de Donald Trump. La réunion s'est terminée abruptement sans la signature d'un accord sur les ressources minérales entre l'Ukraine et les États-Unis[3],[4], après que Trump et le vice-président américain J. D. Vance ont critiqué Zelensky, couvrant parfois sa voix et l'interrompant, pendant la réunion. L’administration Trump a finalement demandé à Zelensky de partir de la Maison-Blanche, mettant ainsi fin aux négociations[5].

Le , le président tchèque Petr Pavel appelle sur les réseaux sociaux à la formation d'une coalition pour mettre fin à l'invasion russe de l'Ukraine[6].

Le sommet est organisé sous la devise « Securing our future » (« Préservons notre avenir »)[7]. Avant le début du sommet, le Premier ministre britannique, Sir Keir Starmer, reçoit la Présidente du Conseil des ministres italiens, Giorgia Meloni, pour une rencontre bilatérale au 10 Downing Street[8].

Participants

Résultats

Plan en quatre points

Le Premier ministre britannique, Sir Keir Starmer, donne une conférence de presse à l'issue du sommet

Lors d’une conférence de presse qui a suivi le sommet de Londres, Sir Keir Starmer a présenté quatre résultats clés[11] :

  1. Engagement à maintenir le flux d'aide militaire à l'Ukraine tout en augmentant la pression économique sur la Russie par le biais de contre-mesures et d'autres mesures ;
  2. Affirmation que tout accord de paix durable doit garantir la souveraineté et la sécurité de l'Ukraine, l'Ukraine devant être présente à toutes les négociations de paix ;
  3. Engagement à renforcer les capacités militaires défensives de l'Ukraine après tout accord de paix afin de dissuader d'éventuelles agressions futures ;
  4. Développement d'une « coalition des volontaires » composée de plusieurs nations prêtes à défendre les termes de tout accord de paix et à garantir la sécurité de l'Ukraine par la suite[12].

Engagements

Discussions informelles entre le Premier ministre britannique, Sir Keir Starmer, et le Président français, Emmanuel Macron
La Présidente de la Commission européenne, Ursula Von der Leyen, s'exprime à l'issue du sommet

Dans le cadre de cette annonce, Sir Keir a promis 1,6 milliard de livres sterling (1,94 millards d'euros) de fonds d'exportation britanniques pour acheter plus de 5 000 missiles de défense aérienne pour l'Ukraine[13]. Les missiles seront fabriqués à Belfast, en Irlande du Nord[13]. Cet engagement s'ajoute au 2,2 milliards de livres sterling (2,42 millards d'euros) annoncés la veille sous forme de prêt pour l'aide militaire, garanti par des avoirs russes gelés[14],[15],[16].

Sir Keir Starmer a souligné que les nations européennes devraient assumer la responsabilité principale de l'initiative et « do the heavy lifting » (« assurer le gros du travail »)[13], et que l'accord nécessiterait le soutien des États-Unis et l'implication de la Russie. En ce qui concerne la possibilité d'une présence militaire directe du Royaume-Uni et de l'UE en Ukraine pour mener une opération d'imposition de la paix, il a indiqué que le Royaume-Uni soutiendrait ses engagements en matière de sécurité par des troupes au sol et des avions dans les airs[13].

La Présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a souligné l'urgence de réarmer l'Europeafin de soutenir ces garanties de sécurité après une longue période de sous-investissement[17],[18]. Elle a suggéré que l'Union européenne pourrait assouplir ses règles budgétaires afin de faciliter l'augmentation des dépenses de défense des États membres. Le 4 mars 2025, Ursula von der Leyen a annoncé le plan d'investissement de l'UE pour la défense, doté de 800 milliards d'euros, intitulé « Réarmer l'Europe »[19],[20].

Le Secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, a fait écho à ce sentiment, notant que la réunion démontrait que les nations européennes « intensifiaient leurs efforts » pour garantir que l'Ukraine dispose des ressources nécessaires pour « rester dans le combat aussi longtemps qu'il le faudra »[21].

Immédiatement après le sommet, le président finlandais Alexander Stubb a déclaré que la Norvège et la Finlande travaillaient à l'élaboration du plan de paix entre le Royaume-Uni, la France et l'Ukraine. Il a également précisé que le rôle des pays voisins de la Russie ne se limiterait pas à la fourniture de troupes de maintien de la paix[22].

Le soir du sommet, le Président français, Emmanuel Macron, a déclaré au journal Le Figaro qu'il proposait, avec le Premier ministre britannique, une « trêve partielle » en Ukraine, « dans les airs, sur les mers, et sur les infrastructures énergétiques », d'une durée d'un mois[23],[24].

Galerie

Voir aussi

Références

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