XIIe congrès du Front national
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| XIIe congrès du Front national | ||||||||
| Type | Congrès | |||||||
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| Édition | 12e | |||||||
| Localisation | Nice (Provence-Alpes-Côte d'Azur) | |||||||
| Organisateur | Front national | |||||||
| Date | 19 au 21 avril 2003 | |||||||
| Résultat | Réélection de Jean-Marie Le Pen. | |||||||
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Le XIIe Congrès du Front national se tient, à Nice, du samedi 19 au lundi 21 avril 2003. Un an après avoir créé la surprise à la présidentielle de 2002. Le XIIe Congrès est marqué par la réélection de Jean-Marie le Pen à la tête du parti et la chute de Marine le Pen au sein du comité central[1].
Ce congrès a lieu un an jour pour jour après la qualification de Jean-Marie Le Pen pour le second tour de la présidentielle 2002, date qui constitue pour le FN « le début d'une nouvelle dynamique » censée lui permettre d'accéder un jour prochain aux affaires, selon Carl Lang, son secrétaire général[2].
Après les défaites de 2002, la question de la succession à Jean-Marie le Pen se pose alors pour la seconde fois depuis la scission mégrétiste[3].
Marine le Pen, depuis la présidentielle de 2002, est devenue en un an la figure de proue de la tendance rénovatrice au sein du FN, et la porte-parole frontiste favorite des médias[4]. Tendance qu’elle porte comme défenseuse de la « dédiabolisation », notamment au micro de RTL en janvier 2003 peu avant le congrès où elle prononce ces mots : « Pendant des années, on nous a coupés de la classe politique et de la société civile par une diabolisation bien construite. Nous devons aujourd’hui prouver aux Français notre capacité à gouverner »[5].
De son côté, le dauphin officieux de Jean-Marie le Pen, Bruno Gollnisch se repose sur des gages donnés par Jean-Marie le Pen à plusieurs reprises, notamment en 2002 a l’issue de l’université d’été d’Annecy, pour s’assurer des intentions favorables du président en cas de succession[5].
Celui-ci est soutenu par plusieurs cadres qui souhaitent s’assurer de son accession future à la tête du parti. Les plus notables sont Bernard Antony, Jacques Bompard, Marie-France Stirbois, Christian Baeckeroot ou encore Martine Lehideux. Tous rejettent la « dédiabolisation » prônée par Marine le Pen qu’ils perçoivent comme une concession à « l’establishment »[6]. À la veille du Congrès de Nice, les gollnischiens décident de diffuser des consignes de vote afin selon eux « d’étouffer dans l’œuf l’embryon de "marinisme" »[7].
Bruno Gollnisch s’attache aussi à verrouiller la parole de Marine le Pen en amont du Congrès. Elle ne présidera aucune des cinq commissions et des quatre ateliers prévus lors du Congrès. Le Délégué général Bruno Gollnisch, qui nomme personnellement les responsables de ces groupes de travail, a choisi ses proches et des membres du courant catholique traditionaliste, son principal soutien[8].

