XIe congrès du Front national
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| XIe congrès du Front national | ||||||||
| Type | Congrès | |||||||
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| Édition | 11e | |||||||
| Localisation | Paris (Ile-de-France) | |||||||
| Organisateur | Front national | |||||||
| Date | 28 au 30 avril 2000 | |||||||
| Résultat | Réélection de Jean-Marie Le Pen. | |||||||
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Le XIe congrès du Front national a lieu à Paris, du 28 au . C’est le premier congrès officiel du mouvement après la scission de qui a fracturé le parti, entrainant la création du MNR par Bruno Mégret et ses proches.
Ce congrès est marqué par une réactualisation des propositions et une recomposition interne du mouvement en vue de l'élection présidentielle de 2002, ainsi que par la réélection de Jean-Marie Le Pen à la tête du parti.
Le Front national aborde ce congrès, amputé de la moitié de ses cadres et élus partis depuis janvier 1999 aux côtés de l'ancien délégué général du mouvement, Bruno Mégret, qui voyaient en Jean-Marie Le Pen un obstacle à la progression du FN. Selon le secrétaire général Carl Lang, ce congrès de refondation doit donc « fixer pour trois ans » la ligne du parti[1].
Lors des élections européennes du 14 juin 1999, la liste de Jean-Marie Le Pen n’a recueilli que 5,69 %. Celle du MNR, menée par Bruno Mégret, n'atteint que 3,28 %. Soit un total de 8,97 % (contre 10,52 % aux européennes de 1994)[2].
De plus, le la Cour de cassation rejette le pourvoi de Jean-Marie Le Pen et confirme l'arrêt prononcé par la cour d'appel de Versailles qui l’avait condamné à un an d'inéligibilité pour avoir agressé lors des législatives anticipées de 1997 la candidate socialiste à Mantes-la-Jolie[2].
Lors d’un discours de clôture du conseil national du parti qui réunis 200 élus et cadres du FN à Saint-Cloud le samedi , Jean-Marie le Pen présente ce XIe congrès comme celui de la « rupture avec l'Europe, le mondialisme et la décadence »[3]. Il ajoute concernant le contexte dans lequel ce congrès a lieu que « le premier enjeu, c'était d'échapper à la mort. C'est fait. Le second, c'est de reconstruire le mouvement, et le troisième, de nous préparer à affronter cinq échéances électorales majeures ». Bruno Gollnisch, interrogé en amont du congrès, annonce lui, souhaiter que ce congrès permette « l'émergence de talents nouveaux »[4].

Plusieurs sujets figurent au calendrier de ce congrès, au premier rang desquels l'élection présidentielle de 2002, pour laquelle Jean-Marie le Pen a déjà annoncé qu’il serait candidat. Les municipales, cantonales de mars 2001 et les législatives de 2002 sont, elles, tout aussi importantes pour le parti. Mais avant tout, pour le secrétaire général Carl Lang « ce qui compte, aujourd'hui, c'est d'afficher une unité. Le mouvement a besoin d'une relance. C'est nécessaire à sa survie »[2]. Avec la préparation des élections municipales de 2001, la concurrence est rude entre le FN et le MNR qui se disputent avec difficulté la constitution des listes[5]. Interrogé par la presse avant le congrès sur les possibilités de passer des accords locaux avec le MNR lors de ces élections municipales, souhaité par certains cadres, Jean-Marie le Pen explique que ceux-ci « ne s'exprimeront pas puisque, par définition, ce sont des caractères faibles », pour écarter l'éventualité d'une grogne pendant le congrès[2].
Selon plusieurs cadres du parti, ce congrès doit également être celui de la remobilisation des troupes à la suite de nombreuses défections qui se sont poursuivies à la suite de la scission. C’est le cas par exemple de Stéphane Durbec, conseiller régional PACA, ainsi que Christian Guéret du Manoir, conseiller régional Basse-Normandie ou encore Yvan Blot conseiller régional d'Alsace[6]. Car, même si Jean-Marie le Pen assure que son parti a récupéré 30% des voix perdues depuis la scission, les 1 500 délégués présents lors de ce congrès ont encore en mémoire le score de 5,69% réalisé aux européennes de juin et le nombre des députés FN qui est passé de onze à cinq[7].
