Agneau du Limousin
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| Agneau du Limousin | ||
Agneau de race à viande élevé dans le but de produire une carcasse bouchère agneau du Limousin | ||
| Lieu d’origine | Limousin | |
|---|---|---|
| Créateur | GIE Ovin Limousin | |
| Type de produit | élevage ovin | |
| Classification | IGP (2000) | |
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Agneau du Limousin est l'appellation protégée par une indication géographique protégée désignant une carcasse bouchère d'agneau impérativement né, élevé et abattu dans la « zone Limousin », composée de la région administrative étendue aux cantons limitrophes.
Principalement consommé hors du Limousin, la viande d'agneau du Limousin est considérée comme une transformation bouchère haut de gamme[1].
Le Limousin est une région d'élevage notamment reconnue pour sa race rustique éponyme. Certains écrits relatent l'élevage ovin dès le XVIIe siècle. Après un premier essor entre l'intendance de Turgot (1761-1774) et le XIXe siècle, l'élevage ovin connaît un regain après la Seconde Guerre mondiale[2].
En 1984, dans un contexte de concurrence accrue marquée par l'entrée des ovins britanniques dans le marché commun européen et l'introduction de quotas d'importation de viande néo-zélandaise, plusieurs agriculteurs producteurs du Limousin décident de se constituer en coopérative et de créer une marque commerciale (« Le Baronet ») pour rendre identifiables leurs productions d'agneaux[3].
En 1987 est créé le Groupement d'intérêt économique Ovin Limousin (GIE), porté par deux groupes industriels d'abattage : Somafer, basé à Bessines-sur-Gartempe, et Limovin, à Bellac, tous deux en Haute-Vienne. En 1995, la production du GIE représente 30 % de la production totale de l'aire géographique concernée[2]. Un travail de sélection et de traçabilité effectué durant les années 1990 aboutit à l'obtention de l'indication géographique protégée en 2000[3].
Dans un contexte toujours concurrentiel, les carcasses agneau du Limousin se positionnent dans des marchés extérieurs et haut-de-gamme. En 2014, alors que les ventes sont en stagnation voire en baisse[4], une étude est réalisée par l'École nationale supérieure des sciences agronomiques de Bordeaux Aquitaine dans la perspective d'une sollicitation d'appellation d'origine contrôlée[5]. Depuis, le cours de l'agneau est à nouveau orienté à la hausse[6].
