Bataille d'Azaz (2013)
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| Date | - |
|---|---|
| Lieu | Azaz |
| Issue | Victoire de l'EIIL |
| inconnu | • Samir Amouri • Mahmoud Naddom |
| Inconnues | ~ 1 000 hommes |
| Inconnues | Inconnues |
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| Coordonnées | 36° 35′ 10″ nord, 37° 02′ 41″ est | |
|---|---|---|
La deuxième bataille d'Azaz a lieu lors de la guerre civile syrienne. Elle oppose les djihadistes de l'État islamique en Irak et au Levant aux rebelles de la Brigade de la Tempête du Nord et s'achève par la victoire des premiers qui prennent le contrôle de la ville d'Azaz.
Située au nord-ouest d'Alep, près de la frontière turque, la ville d'Azaz est tenue par l'Armée syrienne libre (ASL) depuis le , date de la fin d'une première bataille contre les forces du régime syrien[1]. La ville est alors contrôlée par la Brigade de la Tempête du Nord, un groupe de l'ASL[2],[3]. Le , celle-ci accueille pendant quelques heures à Azaz le sénateur américain John McCain, qui rencontre le général Selim Idriss, commandant en chef de l'Armée syrienne libre[2],[4].
Cependant en , l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL) fait son apparition en Syrie avec le ralliement d'un partie des combattants du Front al-Nosra[5]. En , l'EIIL commence à s'implanter à Azaz et dans sa région[6]. Non loin de cette ville, les djihadistes participent notamment au siège de l'aéroport de Menagh et jouent un rôle important dans la prise de cette base aérienne, le [5]. En revanche, la Brigade de la Tempête du Nord apparaît affaiblie après cette longue bataille, où elle perd notamment son chef, Amar al-Dadikhi, mortellement blessé en [6].
À l'été 2013, les relations entre la Brigade de la Tempête du Nord et l'État islamique en Irak et au Levant deviennent de plus en plus tendues[2]. Les djihadistes n'oubient pas la visite de John McCain en et nourrissent de fortes suspicions contre le groupe de l'ASL[2]. À la mi-septembre, un médecin allemand escorté par les hommes de l'ASL est découvert en train de prendre des photos près des bâtiments habités par les cadres de l'EIIL[2],[7]. Pour le chercheur Romain Caillet, le « point de non-retour » est atteint : l'EIIL est désormais persuadé d'être espionné par les Américains avec la complicité de la brigade de l'ASL[2]. Deux semaines plus tard, les djihadistes adressent un ultimatum à la brigade Tempête du Nord : ils exigent la remise des armes et l'allégeance de ses combattants à leur « émir », Abou Bakr al-Baghdadi[2]. Les rebelles refusent[2],[7].