Bataille de Beït Djine
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- Territoire contrôlé par le gouvernement syrien et ses alliés
- Territoire contrôlé par l'Armée syrienne libre et Hayat Tahrir al-Cham
| Date | - |
|---|---|
| Lieu | Beït Djine, Mazraat Beït Djine et Maghar al-Mer |
| Issue | Victoire des loyalistes |
|
| Inconnues | Inconnues |
| 95 à 117 morts[1] 1 hélicoptère détruit[2] |
Inconnues |
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| Coordonnées | 33° 18′ 38″ nord, 35° 55′ 08″ est | |
|---|---|---|
La bataille de Beït Djine a lieu de septembre à pendant la guerre civile syrienne.
La poche de Beït Djine est située au sud-ouest du gouvernorat de Rif Dimachq et occupe une position stratégique près de la frontière avec le Liban et près du plateau du Golan, tenu par l'armée israélienne[3],[4]. La poche comprend les localités de Beït Djine (en) à l'ouest, Mazraat Beït Djine (en) au centre et Maghar al-Mer (en) à l'est, un village à majorité druze, abandonné par ses habitants[5]. Cette zone se situe sur les flancs du Mont Hermon et est tenue depuis 2012 par les rebelles[6]. Une offensive est lancée le par les troupes du régime contre cette poche qui est alors la dernière occupée par les rebelles dans l'ouest du gouvernorat de Rif Dimachq[6].
Forces en présence
La poche est défendue par plusieurs groupes rebelles, avec notamment la Brigade Omar bin al-Khattab ou le Liwa al-Izz, affiliés à l'Armée syrienne libre, ainsi que par Hayat Tahrir al-Cham, qui ne constitue cependant pas la majorité des combattants[5],[7].
Côté loyaliste, l'offensive est lancée par l'armée syrienne qui engage des troupes des 7e et 4e divisions, la milice Quwat Dir al-Watan, ainsi que quelques contingents du régiment d'Hermon, constitué en bonne partie d'ancien combattants rebelles[5],[7]. Ces troupes sont appuyées par le Hezbollah et des milices chiites, comme le Liwa al-Imam al-Hussein, un groupe irakien[5],[7].
Déroulement
En octobre, les forces du régime commencent à bombarder la poche de Beït Djine[8],[9],[10]. Fin novembre, les frappes s'intensifient[11],[12]. Le , un hélicoptère du régime est abattu par les rebelles[2]. Fin novembre et début décembre, des combats ont lieu dans les collines de Bardaya[13],[14].
Le , appuyés par l'artillerie, l'armée syrienne, le Hezbollah et des milices chiites se rapprochent de Beït Djine par le sud et par l'est[15],[4],[16],[7]. Le village de Maghar al-Mer est encerclé[15],[16],[7]. Le , les loyalistes contrôlent 80 des 120 kilomètres carrés qui étaient tenus par les rebelles[6]. Ces derniers capitulent alors : certains acceptent un accord d'évacuation, d'autres restent sur place et acceptent un « accord de réconciliation »[6],[5].
Le , l'évacuation des rebelles et des membres de leur famille commence ; certains sont déplacés vers la région d'Idleb et d'autres vers la région de Deraa[17],[18],[19],[20]. Une centaine de combattants de Hayat Tahrir al-Cham accompagnés de membres de leurs familles arrivent à Idleb le [21],[22],[23]. Les évacuations s'achèvent le [1].