Bataille de Wadi Barada
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(1 mois et 6 jours)
| Date |
- (1 mois et 6 jours) |
|---|---|
| Lieu | Suq Wadi Barada et Aïn al-Fijé |
| Issue | Victoire des loyalistes |
|
| Maher el-Assad |
| 5 000 hommes[1] | 700 à 3 500 hommes[2],[3],[4] |
| Inconnues | Inconnues |
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| Coordonnées | 33° 37′ 00″ nord, 36° 06′ 00″ est | |
|---|---|---|
La bataille de Wadi Barada a lieu du au pendant la guerre civile syrienne dans la vallée du Barada à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Damas en Syrie.

Le , l'armée syrienne lance une offensive sur la vallée de Wadi Barada, à 18 kilomètres au nord-ouest de Damas[5]. L'objectif des loyalistes est de s'emparer des villes de Wadi Barada et Aïn al-Fijé, afin de contrôler leurs deux réservoirs d’eau potable qui alimentent 65 à 70 % de la population de Damas[5],[6]. Entre 4 et 5,5 millions d'habitants de Damas et de ses banlieues sont alors privés d'eau potable depuis fin décembre selon l'ONU qui indique que « les agences gouvernementales ont mis en place un programme de rationnement et de distribution d’eau », mais les habitants de Damas doivent « s'approvisionner auprès de vendeurs privés dont les prix et la qualité de l’eau ne font l'objet d'aucune réglementation »[6],[7]. Le , le régime accuse les rebelles d'avoir pollué les sources avec du carburant diesel afin de déclencher la coupure de l'approvisionnement en eau de la capitale[5],[8]. Les rebelles démentent en expliquant qu'ils seraient les premiers à en faire les frais d'un empoisonnement de la source[5]. En revanche, l'émir du Front Fatah al-Cham à Wadi Barada reconnaît la responsabilité de son groupe dans l'interruption de l’approvisionnement de Damas en eau potable depuis le [9]. Auparavant, les insurgés avaient utilisé à plusieurs reprises les coupures d'eau comme moyen de pression pour empêcher les forces du régime de les attaquer[5],[7]. Le , selon des habitants et des rebelles, des frappes aériennes détruisent la principale station de pompage de la source d'Aïn al-Fijé, tuent 14 civils et endommagent une clinique et une unité de la Défense civile syrienne[5]. Le , Jan Egeland, le chef du groupe de travail de l'ONU sur l'aide humanitaire en Syrie, déclare que « le sabotage et la privation d'eau sont évidemment un crime de guerre », mais juge qu'il est difficile d'établir lequel des deux camps est responsable de la situation[10].
Cependant, dans un rapport publié le , la commission d'enquête de l'ONU tranche et affirme que les privations en eau subies par la population de Damas sont dues aux bombardements menés « intentionnellement » et « à de multiples reprises » par les forces aériennes syriennes contre la principale source de la vallée de Wadi Barada, Al-Fijah, dès le [11]. La commission d'enquête réfute également les accusations du régime syrien contre les rebelles et affirme qu'« aucune partie n’a intentionnellement contaminé l’eau »[11]. Elle indique que les destructions causées par les frappes aériennes menées par les forces de Damas ont été « excessivement disproportionnées par rapport à l’avantage militaire attendu ou obtenu » et que les bombardements menés contre des installations civiles équivalent à « un crime de guerre »[11].
