Bataille de Wadi Barada

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Date -
(1 mois et 6 jours)
Issue Victoire des loyalistes
Bataille de Wadi Barada
Description de cette image, également commentée ci-après
Explosion d'une bombe barril larguée par hélicoptère à Wadi Barada, le 22 janvier 2017.
Informations générales
Date -
(1 mois et 6 jours)
Lieu Suq Wadi Barada et Aïn al-Fijé
Issue Victoire des loyalistes
Belligérants
Commandants
Maher el-Assad
Forces en présence
5 000 hommes[1] 700 à 3 500 hommes[2],[3],[4]
Pertes
Inconnues Inconnues

Guerre civile syrienne

Batailles

Coordonnées 33° 37′ 00″ nord, 36° 06′ 00″ est
Géolocalisation sur la carte : Syrie
(Voir situation sur carte : Syrie)
Bataille de Wadi Barada

La bataille de Wadi Barada a lieu du au pendant la guerre civile syrienne dans la vallée du Barada à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Damas en Syrie.

Position de la poche de Wadi Barada, au nord-ouest de Damas.
  • Zones contrôlées par le régime syrien et ses alliés
  • Zones contrôlées par les rebelles
  • Zones contrôlées par les rebelles sous cessez-le-feu
  • Zone contrôlée par l'État islamique
  • Zones contestées
  • Le , l'armée syrienne lance une offensive sur la vallée de Wadi Barada, à 18 kilomètres au nord-ouest de Damas[5]. L'objectif des loyalistes est de s'emparer des villes de Wadi Barada et Aïn al-Fijé, afin de contrôler leurs deux réservoirs d’eau potable qui alimentent 65 à 70 % de la population de Damas[5],[6]. Entre 4 et 5,5 millions d'habitants de Damas et de ses banlieues sont alors privés d'eau potable depuis fin décembre selon l'ONU qui indique que « les agences gouvernementales ont mis en place un programme de rationnement et de distribution d’eau », mais les habitants de Damas doivent « s'approvisionner auprès de vendeurs privés dont les prix et la qualité de l’eau ne font l'objet d'aucune réglementation »[6],[7]. Le , le régime accuse les rebelles d'avoir pollué les sources avec du carburant diesel afin de déclencher la coupure de l'approvisionnement en eau de la capitale[5],[8]. Les rebelles démentent en expliquant qu'ils seraient les premiers à en faire les frais d'un empoisonnement de la source[5]. En revanche, l'émir du Front Fatah al-Cham à Wadi Barada reconnaît la responsabilité de son groupe dans l'interruption de l’approvisionnement de Damas en eau potable depuis le [9]. Auparavant, les insurgés avaient utilisé à plusieurs reprises les coupures d'eau comme moyen de pression pour empêcher les forces du régime de les attaquer[5],[7]. Le , selon des habitants et des rebelles, des frappes aériennes détruisent la principale station de pompage de la source d'Aïn al-Fijé, tuent 14 civils et endommagent une clinique et une unité de la Défense civile syrienne[5]. Le , Jan Egeland, le chef du groupe de travail de l'ONU sur l'aide humanitaire en Syrie, déclare que « le sabotage et la privation d'eau sont évidemment un crime de guerre », mais juge qu'il est difficile d'établir lequel des deux camps est responsable de la situation[10].

    Cependant, dans un rapport publié le , la commission d'enquête de l'ONU tranche et affirme que les privations en eau subies par la population de Damas sont dues aux bombardements menés « intentionnellement » et « à de multiples reprises » par les forces aériennes syriennes contre la principale source de la vallée de Wadi Barada, Al-Fijah, dès le [11]. La commission d'enquête réfute également les accusations du régime syrien contre les rebelles et affirme qu'« aucune partie n’a intentionnellement contaminé l’eau »[11]. Elle indique que les destructions causées par les frappes aériennes menées par les forces de Damas ont été « excessivement disproportionnées par rapport à l’avantage militaire attendu ou obtenu » et que les bombardements menés contre des installations civiles équivalent à « un crime de guerre »[11].

    Forces en présence

    Déroulement

    Notes et références

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