Offensive de la Badiya

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Date
(1 an, 6 mois et 8 jours)
Issue Victoire loyaliste
Offensive de la Badiya
Description de cette image, également commentée ci-après
Paysage du désert de Syrie, entre Palmyre et Al-Soukhna
Informations générales
Date
(1 an, 6 mois et 8 jours)
Lieu Désert de Syrie
Issue Victoire loyaliste
Belligérants
Drapeau de l'État islamique État islamique
Commandants
Drapeau de la Russie Valeri Assapov
Souheil al-Hassan
Drapeau de l'Iran Qassem Soleimani
Drapeau de la Russie Valeri Fedianine †
Drapeau de l'État islamique Abou Bakr al-Baghdadi
Forces en présence
50 000 hommes[1] ~ 10 000 hommes[2],[3]
Pertes
1 800 morts au moins[A 1] 2 500 morts au moins[A 2]
Civils : 738 morts au moins[A 3]

Guerre civile syrienne

Batailles

L'offensive de la Badiya a lieu lors de la guerre civile syrienne. Elle est lancée contre l'État islamique le par l'armée et les milices du régime syrien, alliés aux milices chiites pro-iranienne et à la Russie. Elle permet aux forces loyalistes de reprendre le contrôle du désert de Syrie (la Badiya) dans l'est du pays, puis de briser le siège de Deir ez-Zor en , avant de reprendre toutes les localités sur la rives ouest de l'Euphrate en .

L'offensive est lancée peu de temps après la conclusion, le , à Astana, d'un accord entre le régime et ses alliés d'une part, et les groupes rebelles de l'autre ; celui-ci prévoit l'instauration d'un cessez-le-feu par la mise en place de « zones de désescalade » dans les régions contrôlées par l'opposition, à l'ouest de la Syrie[15],[16],[17],[18]. Avec cette trêve, le régime syrien tourne alors une partie de ses forces vers l'est du pays et le gouvernorat de Deir ez-Zor, tenu par l'État islamique : son objectif est prendre de vitesse les Forces démocratiques syriennes et l'Armée syrienne libre, soutenus par les États-Unis et la coalition, qui progressent contre les djihadistes dans cette région ; les premiers s'approchent alors de la ville de Raqqa au nord, tandis que les seconds avancent vers Boukamal au sud[2],[19],[20].

Forces en présence

L'offensive est lancée par l'armée arabe syrienne, ainsi que par le Hezbollah et des milices chiites irakiennes encadrées par le Corps des Gardiens de la révolution islamique[20]. Ces troupes sont appuyées par l'aviation russe[20]. La Russie engage également des mercenaires issus de sociétés militaires privées, comme Evro Polis et ChVK Wagner, dont les hommes sont chargés de la garde des installations pétrolières reconquises à l'EI[21].

L'armée syrienne engage principalement son 5e corps d'armée ; ce dernier a été formé en novembre 2016, il est composé entièrement de volontaires équipés et conseillés par la Russie et est placé directement sous le commandement du général russe Valeri Assapov[22],[23].

Le régime syrien forme également des milices tribales sunnites dans les régions reconquises[24]. Nawaf Bashir, un chef de la tribu des Bagharas à Deir ez-Zor, rejoint notamment le camp loyaliste après avoir rallié l'opposition en 2011 ; 600 membres de sa tribu intègrent alors les Forces de défense nationale, bien que d'autres combattent au même moment à Raqqa dans les rangs des Forces démocratiques syriennes[21].

L'Armée de libération de la Palestine participe également à l'offensive[25].

Du côté de l'État islamique, Le Monde indique que 10 000 djihadistes occuperaient le gouvernorat de Deir ez-Zor selon des sources pro-opposition locales[2].

Déroulement

Pertes

Annexes

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